Route des Abolitions (54-68-70-25 et 21)

La Route des abolitions de l’esclavage et des droits de l’homme

La Route des abolitions de l’esclavage et des droits de l’homme est située dans les régions Alsace, Lorraine, Franche Comté et Bourgogne, sur des sites qui ont tous un lien étroit avec l’histoire de l’esclavage en France.

Pendant trois siècles et demi, 15 millions de Noirs furent arrachés à l’Afrique pour être réduits en esclavage sur les plantations d’Amérique...

Lancé en 2004 et soutenu par l’Unesco, cette route historique se veut la déclinaison de la loi du 10 mai 2001 qui reconnaît la traite et l’esclavage des Noirs comme crime contre l’Humanité.

Ce projet associatif dont le siège est basé à Houtaud, dans le Doubs regroupe cinq sites et lieux de mémoire.

Du grand Est de la France : la Maison de la Négritude, à Champagney (70). «  Les habitants et communauté de Champagney ne peuvent penser aux maux que souffrent les nègres dans les colonies, sans avoir le cœur pénétré de la plus vive douleur, en se représentant leurs semblables, unis encore à eux par le double lien de la religion, être traités plus durement que ne le sont des bêtes de somme.... " Extrait de l'article 29 du Cahier de doléances de Champagney.

La maison de l’abbé Grégoire, à Emberménil (54) ; le château de Joux, près de Pontarlier (25) ; la maison Anne-Marie Javouhey, à Chamblanc (21), ainsi que la maison de Victor Schoelcher, à Fessenheim (68).

Ces 5 lieux de mémoire autour de l’esclavage des Noirs sont unis par un même idéal : commémorer le combat mené pour l’abolition de l’esclavage des Noirs par ces précurseurs des Droits de l’Homme que furent Anne-Marie Javouhey, libératrice des esclaves en Guyane.

Les habitants de Champagney qui, dans leur cahier de doléances du 19/03/1789, lancèrent le premier appel du peuple contre la traite négrière et l’esclavage des Noirs, l’Abbé Grégoire qui obtint, le 4 février 1794, la première abolition de l’esclavage de l’histoire.

Toussaint Louverture, chef de l’insurrection des esclaves de Saint-Domingue et Victor Schoelcher père de l’abolition définitive de l’esclavage dans les colonies françaises le 27 avril 1848 alors que l’Europe s’enrichissait par le commerce du «bois d’ébène».

Loin des côtes atlantiques françaises et de leurs ports négriers, loin de l’Afrique, des Caraïbes et des Amériques où pendant quatre siècles la traite occidentale a sévi et déporté plus de 15 millions d’Africains, cette route, pionnière mais méconnue, retrace sur cinq sites culturels le parcours de figures abolitionnistes et humanistes.

La Route des Abolitions en auto, moto, camping-car, en autocar, à vélo...

Le 27 avril 1848, la France abolit définitivement par décret l’esclavage dans ses colonies. Chaque année, le 10 mai, a lieu la journée nationale des mémoires de la traite, l’esclavage et leurs abolitions. L’Unesco a impulsé et coordonné, au niveau international, le projet de reconnaître l’esclavage comme un désastre humain et de garder en mémoire cette histoire par devoir.

En 1994, l’Organisation des Nations Unies met en place la Route de l’esclave qui rassemble des sites internationaux. Suivez-nous de Meurthe-et-Moselle, puis en Haut-Rhin en passant par la Doubs et la Haute-Saône sur les traces d’hommes qui en leur temps ont œuvré pour la liberté de leurs semblables. 

Route des abolitions guide du tourismeEn allant à la rencontre de ces grands personnages et de leurs combats, on comprend aussi mieux l’évolution des mouvements abolitionnistes en France. Pour découvrir cette Route des Abolitions de l’esclavage et des droits de l’homme, nous vous proposons de commencer votre parcours de Emberménil situé à 16 km de Lunéville et autant de Blâmont dans la Meurthe-et-Moselle.

Juste à coté de l'église un musée, la Maison de l'Abbé Grégoire à Emberménil présente l'œuvre de la vie de l'Abbé Grégoire (1750-1831), 1er abolitionniste de l'esclavage, curé d'Emberménil, avant, pendant et après la Révolution Française.

La Maison Grégoire d'Emberménil rappelle que l’abbé Henri Grégoire (1750/1831) fut le  curé de ce petit village situé aux portes de Lunéville en  retraçant  de façon originale, sous formes de vitraux la vie de celui qui fut l’un des seuls à oser attaquer publiquement Napoléon Bonaparte après le rétablissement de l’esclavage en 1802.

L'abbé Grégoire fût une grande figure de la Révolution française. Le premier à avoir fait abolir l'esclavage. C'est en tant que curé d'Emberménil qu'il fut élu député du bailliage aux États généraux de 1789.Les cendres de celui qui était surnommé "l'ami des noirs" furent transférées au Panthéon en 1989. 

Arrêtez-vous au pied de la stèle inaugurée en 1989, année du bicentenaire de la Révolution française et du cénotaphe situé en arrière-plan. Admirez la fresque peinte en trompe-l'œil sur la façade d'un bâtiment communal toujours à proximité de la place centrale. Il s’agit d’une magnifique peinture en « trompe l’œil » sur la façade de l’ancien presbytère, laquelle reflète une vue du village d’Emberménil au siècle dernier. 

Vous pouvez aussi pour cette étape, empruntez le chemin de randonnées pédestres (circuit des Evrieux 7 km environ). A proximité : L'abri du Kronprinz : sur un sentier de randonnée, découvrez le "bunker de commandement" du prince héritier de Bavière lors de la Première Guerre mondiale. D'une rare finition pour un ouvrage de guerre, il était réservé aux officiers supérieurs de l'Armée Allemande. Les tranchées et réseau anticavalerie.

Prendre la direction de Fessenheim située dans le département de Haut-Rhin en Alsace (maintenant partie de la région de Grand-Est), à 23 kilometres de Colmar. A proximité du Parc naturel des Ballons des Vosges.

La route des abolitions guide du tourismeVous ferez connaissance à Fessenheim de Victor Schœlcher, homme politique français. Il est l'initiateur du décret du 27 avril 1848 abolissant définitivement l'esclavage en France et dans ses colonies. La commune a inauguré en 2015 l'espace muséographique Victor Schoelcher, son oeuvre qui est consacré à la vie et aux combats de l'abolitionniste.

Humaniste éclectique, partisan de l’abolition de la peine de mort, défenseur de la cause des femmes et des droits de l’enfant, Victor Schœlcher repose au Panthéon à Paris, avec son père Marc, natif de Fessenheim.

Le nouvel espace muséographique "Victor Schœlcher, son œuvre" est implanté dans une maison médiévale datant du XVIe siècle, redonnant à la bâtisse une seconde jeunesse.

La visite de ce lieu vous permettra de découvrir la vie d’un homme hors du commun essentiellement connu pour sa lutte contre l’esclavage. Nul ne devrait ignorer ses témoignages et engagements pour l’avancée des droits de l’Homme. Dès les premiers instants, grâce à une scénographie élaborée, vous voyagerez avec Victor Schœlcher des totems extérieurs jusqu’aux supports numériques tactiles à l’intérieur.

Laissez-vous guider dans un circuit composé de plus de cent cinquante visuels, d’œuvres originales avec des livres, manuscrits, journaux, d’objets d’époques et de porcelaines signées de son père Marc, originaire de Fessenheim. Une manière inédite de plonger dans l’histoire du XIXe siècle, période de transformations sociales et politiques profondes dont certains aspects sont encore bien souvent d’actualité.

Continuez vers Champagney en Haute-Saône au coeur  des Vosges du Sud. En 1789, les villages et villes de France eurent à rédiger leurs cahiers de doléances pour la convocation des États généraux. Les habitants de Champagney, incluent dans leur cahier un article que l'on retrouve rarement dans les cahiers de doléance (l'article 29), condamnant énergiquement l'esclavage et réclamant son abolition.

Les habitants de Champagney auraient entendu parler de cette pratique par Jacques-Antoine Priqueler, garde du corps de Louis XVI en congé dans son village natal. Le seul Noir connu des habitants de Champagney se trouve alors sur un tableau de leur église représentant l'adoration des Mages. Il s'agit du roi Balthazar.

La maison de la negritude et des droits de l homme route des abolitions guide du tourisme haute saoneEn souvenir de cet acte, la ville a ouvert en 1971 dans l'ancien collège un musée dit "Maison de la Négritude et des Droits de l'Homme" à l'initiative de René Simonin et qui retrace l'histoire de l'esclavage et son abolition. Ce musée a été parrainé par Léopold Sédar Senghor, à l'époque président de la République du Sénégal.

Dans ce lieu de mémoire élaboré autour de l’article 29 du cahier de doléances de Champagney dans lequel les habitants de ce modeste village ont demandé l’abolition de l’esclavage des Noirs (19 mars 1789) est évoqué le contexte de la rédaction de ce texte visionnaire, éclairé et courageux, l’histoire de l’esclavage des Noirs ainsi que les formes contemporaines d’esclavages.

Le musée occupe d'abord une partie de la mairie et de l’ancienne école et change à plusieurs reprises de locaux. Sa collection s'étoffe progressivement grâce aux dons. L'exposition est finalement installée dans ses locaux définitifs en 1995. Elle permet également d'appréhender des sujets tels que les traites négrières, la négritude, les droits de l'homme, l'esclavage et son abolition.

Le visiteur y découvrira entre autres la reproduction d'une cale de navire occupe un espace central dans l'une des trois salles d'exposition, elle montre les conditions du transport lors des traites négrières et de nombreux objets africains et haïtiens illustrant la négritude ou les valeurs de civilisation du monde noir, chère à Léopold Senghor.

Pendant cette étape, visiter l'église de Champagney l'une des neuf plus anciennes églises du département de la Haute-Saône. Elle est construite entre 1785 et 1788 et de style baroque comtois. Placée sous le patronage de saint Laurent, martyr, elle reçoit la visite du roi Louis XIV le 21 juin 1683.

À gauche, sous le porche, se trouve une plaque rappelant la visite du Roi-Soleil. L'inscription latine dit : « Le roi Louis XIV a passé à Champagney la nuit du 21 juin 1683 avec la reine. Celle-ci a donné 30 pièces d'or à cette église afin qu'avec cet argent une lampe brûle perpétuellement dans le sanctuaire. Cette pierre a été placée par ordre du roi. »

Fontaines et lavoirs complèteront votre visite, les lacs artificiels des Ballastières et du Bassin et le Tumulus au Plat-du-Chat.

Chateau de joux donjon et latrines medievales rempart du xixe routes touristiques du doubs guide touristique franche comtePoursuivre vers Pontarlier pour visiter le Château de JouxAu sommet d'un éperon rocheux à 1000 mètres d'altitude, le Château de Joux commande l’entrée de la cluse de Pontarlier, voie de passage naturelle vers la Suisse. Riche d’une histoire dix fois centenaire, le Château de Joux vous accueille au cœur d’un site d’exception.

Eléments clefs de la politique de défense des frontières de l'Est, il devient à partir de 1690 et jusqu'en 1815 une prison d'Etat. Il accueille en 1802 Toussaint Louverture (1743/1803), emprisonné sur ordre de Napoléon Bonaparte pour s’être opposé au rétablissement de l’esclavage des Noirs. L’ancien esclave devenu gouverneur de l’île de Saint-Domingue (actuelle Haïti) meurt quelques mois après son arrivée.

Le Château de Joux recèle les restes de Toussaint Louverture celui que Châteaubriand à surnommé le « Napoléon Noir ».. Il est aujourd’hui un lieu de pèlerinage et l’un des hauts lieux de la mémoire du monde Noir. La cellule de Toussaint Louverture, située au rez-de-chaussée du donjon, accueille de nombreux visiteurs venus rendre hommage à celui qui fut avant Martin Luther King et Nelson Mandela, le symbole de l’émancipation des peuples.

Pour finir cette Route des Abolitions de l’esclavage et des droits de l’homme prendre la direction de Chamblanc en côte-d'Or (21). Anne-Marie Javouhey, voit le jour le 10 novembre 1779, dans le petit village de Jallanges, dans le foyer de Balthazar Javouhey, laboureur aisé et bon chrétien, qui très vite s’installe à Chamblanc dans le village voisin où elle grandit

Le début des années 1830 vit la renaissance du mouvement abolitionniste. Alors que le combat parlementaire était porté par Lamartine, se déroulait à Mana, en Guyane, une expérience d’émancipation des noirs, confiée par le gouvernement à Anne-Marie Javouhey et qui vit à partir de 1838, dix ans avant l’abolition définitive de l’esclavage, plusieurs centaines de noirs accéder à la liberté.

Outre la Maison familiale d'Anne-Marie Javouhey sise dans l'enceinte du lycée Anne Marie Javouhey à Chamblanc, un parcours pédestre (départ devant ce même lycée) retrace les grandes étapes de la vie de cette missionnaire.

A voir la forêt mémoire Anne Marie Javouhey de Chamblanc-Seurre et Jallanges. La forêt mémoire : un symbole . plutôt qu’une plaque, stèle ou édifice de type « monument aux morts », idée classique et peu « vendable » il est proposé pour être plus original et attractif de planter une forêt de 185 arbres . chaque arbre porte le nom d’un des 150 esclaves affranchis avec plaque apposée.

Carnet pratique de la Route des Abolitions

Les incontournables de cette route touristique

Visites & Activités

  • Musée Abbé Gregoire - Place de l'Abbé Grégoire - 54370 Embermenil - abbe-gregoire@chatloupe.org

Horaires : D’avril à fin septembre : Les dimanches de 14h30 à 18h - Toute l'année : Sur réservation au 03 83 71 20 56 ou au 03 83 71 20 57 (tél./Fax)

Musée Abbé Gregoire - Embermenil : site web

  • Espace muséographique Victor Schoelcher - 21, rue de la Libération 68740 Fessenheim - 03.89.62.03.28 - musee.schoelcher@fessenheim.fr
  • La Maison de la Négritude et des Droits de l'Homme Champagney - Site web
  • Château de Joux : site web
  • Maison familiale d’Anne Marie Javouhey - Contact : agnes.thevenin@wanadoo.fr

La maison de la negritude et des droits de l homme de champagney route des abolitions guide du tourisme haute saone

A voir à Chamblanc-Seurre et Jallanges :

  1. Maison natale d’Anne Marie Javouhey à Jallanges -Plaque commémorative (pas de visite car maison privée).
  2. Maison familiale d’Anne Marie Javouhey à Chamblanc
  3. Salle d’exposition Anne Marie Javouhey à Chamblanc
  4. Forêts mémoire des affranchis de 1838 à Chamblanc, Seurre et Jallanges
  5. Sentier historique Anne Marie Javouhey de Chamblanc à Jallanges
  6. Eglise de Chamblanc et vitraux Anne Marie Javouhey
  7. Eglise de Seurre : plaque et statues d’Anne Marie Javouhey

Dates et heures d‘ouverture :

  1. toute l’année sur rendez-vous pour la maison familiale à Chamblanc et la salle d'exposition.
  2. toute l'année en accès libre pour les forêts mémoire en plein air, églises de Chamblanc et Seurre et le sentier historique.
  3. « les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en Droits ».
  • Association « Route des abolitions de l’esclavage et des Droits de l’Homme » 8B, rue de la Grande Oie - 25300 HOUTAUD Tél : 03.81.46.59.17 / Fax : 03.81.46.77.72 Site internet 
  • M. Philippe PICHOT Chef de projet Château de Joux – Toussaint Louverture Coordonnateur du projet « route des abolitions Membre du Comité pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage Mail : philippe.pichot@haut-doubs.org ou pichotp@aol.com

Plus d'information

  • Mairie - Place du Général De Gaulle - Tél. 03 84 23 13 98 - Champagney : site web
  • Mairie d'Emberménil par courrier : Grande Rue, 54370 Emberménil - téléphone : 03 83 71 20 57 Fax : 03 83 71 20 57
  • Tourisme Lorraine : site web
  • Tourisme Meurthe-et-Moselle : site web
  • Chamblanc : site web
  • Bourgogne tourisme : site web
  • Côte d'Or tourisme : site web
  • Fessenheim : site web
  • Tourisme Mulhouse : site web
  • Tourisme Alsace : site web

Pour vous rendre sur la Route des Abolitions

Bonifacio

Ciel dégagé 9 °C

Ciel dégagé

  • Min: 2 °C
  • Max: 12 °C
  • Vent: 4 kmh 30°

Le saviez-vous ?

Le 19 mars 1789, les Champagnerots réclamèrent au roi de France, en des termes énergiques et courageux, par l'intermédiaire de leur cahier de doléances l'abolition de l'esclavage des Noirs.

L'article 29 du cahier de doléances, dit Vœu de Champagney, pour la convocation des États Généraux en 1789 condamne l'esclavage des noirs et en demande l'abolition.

Voici le texte de cet article :

« Les habitants et communauté de Champagney ne peuvent penser aux maux que souffrent les nègres dans les colonies, sans avoir le cœur pénétré de la plus vive douleur, en se représentant leurs semblables, unis encore à eux par le double lien de la religion, être traités plus durement que ne le sont les bêtes de somme. Ils ne peuvent se persuader qu'on puisse faire usage des productions des dites colonies si l'on faisait réflexion qu'elles ont été arrosées du sang de leurs semblables : ils craignent avec raison que les générations futures, plus éclairées et plus philosophes, n'accusent les Français de ce siècle d'avoir été anthropophages, ce qui contraste avec le nom de français et encore plus celui de chrétien. C'est pourquoi, leur religion leur dicte de supplier très humblement Sa Majesté de concerter les moyens pour, de ces esclaves, faire des sujets utiles au royaume et à la patrie. »

Nos coups de coeur sur la Route des Abolitions

Hébergement :

Restauration :

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Date de dernière mise à jour : 26/03/2019