Bar-le-Duc abrite dans la Ville Haute un quartier qui constitue l'un des ensembles urbains de style Renaissance les plus remarquables de France. Les nombreuses demeures et hôtels particuliers affichent de riches façades ornées de frontons sculptés, de pilastres cannelés ou encore de gargouilles en surplomb. Construits en pierre blonde abritent jardins et jolies cours intérieures.
La belle place Saint-Pierre est occupée par de belles demeures Renaissance, dont l'hôtel de Florainville, actuel Palais de Justice. Sur le trajet, se succèdent d’incontournables monuments comme la porte Romane, la Tour de l’Horloge, vestige des remparts de la ville détruits sous le règne de Louis XIV, le belvédère de la rue des Grangettes avec un panorama à 180 degrés sur la ville basse.
Plus bas, l'esplanade du château médiéval a laissé place au Neuf Castel datant du 16ème siècle et abrite aujourd’hui les collections archéologiques, des peintures françaises et flamandes, œuvres du Moyen Âge et de la Renaissance du Musée Barrois.
En Ville Basse, le quartier du Bourg contient également de belles demeures de style Renaissance. Le collège Gilles de Trèves construit de 1573 à 1576. La rue du Bourg est bordée d'immeubles aux belles façades, comme l'Hôtel de Marne ou la Maison des deux Barbeaux.
Prendre la direction de Naives-Rosières (6,6 km). Sur le chemin dit des Romains, des monnaies et substructions ont été découvertes, attestant une occupation précoce du site. Les communes de Naives-devant-Bar et Rosières-devant-Bar ont fusionnés. A voir l'église Saint-Maurice de Naives-devant-Bar, du XVe siècle et premier quart du XVIe siècle.
Passez Erize-la-Brûlée située au kilomètre 12 de la Voie sacrée. Puis, Raival (18,2 km). A voir l'église Saint-Evre de Rosnes du XVIe siècle. Traversez Erize-la-Grande (22,5 km).
Continuez vers Erize-la-Petite (24,7 km). Une grande borne kilométrique de 5 mètres de hauteur représentant la Voie Sacrée est visible à Érize-la-Petite. Elle fut érigée à l'occasion du Tour de France 2001 mais elle était à Lemmes quand les coureurs sont passés car c'est à cet endroit qu'il rejoignaient la Voie Sacrée après être partis de Verdun.
Mais, ayant été construite par trois retraités dont un qui est un ancien maire et habitant d'Erize-la-Petite, la borne retrouva place dans le village quelques jours plus tard, sur la petite place devant la mairie.
« Erize-la-Petite, 2 août. C'est le pire des maudits trous perdus où j'aie jamais atterri. Sur la voie sacrée de Verdun. Un petit village clairsemé de part et d'autre de la route principale. La plupart des maisons...ont été consciencieusement détruites par les bombardements passés... Le calme absolu, un calme de mort. Grande concentration d'ambulanciers.
La campagne sombre déroule largement ses moissons brunes - étendues sous une pluie grasse, sous du crachin, sous de la bruine, ou sous des déluges - mais toujours sous la pluie.
3 août, pluie, pluie, pluie...
Erize a pu être tout d'abord une petite ville sans attraits, mais à présent, avec la moitié des maisons qui ne sont que des coquilles pleines de gravats et de fumier boueux, et le sol partout piétiné en une sorte de brouet par le défilé ininterrompu des troupes et des camions, c'est incroyablement le symbole de l'intense ennui latent de la guerre ».
Ces quelques lignes décrivant l'aspect du village d'Érize-la-Petite durant la Première Guerre mondiale sont tirées du livre d'un américain, ambulancier engagé volontaire pour servir sur le front et en poste au village. Cet ouvrage est l'Initiation d'un Homme : 1917. Ce soldat, c'est John Dos Passos (1896-1970), un des écrivains américains majeurs du XXe siècle.
La voie Sacrée passe par Chaumont-sur-Aire (26,4 km). A voir : l''église Saint-Pierre. Suivre la direction d'Issoncourt (35,3 km). Issoncourt devient Les Trois-Domaines à la suite de sa fusion-association avec Mondrecourt et Rignaucourt. A voir l'église Saint-Rémi d'Issoncourt du XVe siècle.
Poursuivre vers Hieppes (40,2 km) sur la commune se trouve les vestiges du diverticule, une voie romaine secondaire de Verdun à Fains-les-Sources.
La commune est riche d'un petit patrimoine ancien : le lavoir communal du XIXe siècle dont la charpente très caractéristique supporte une toiture de zinc. La fontaine adossée au lavoir avec son bassin en demi-lune. Le gayoir du XIXe siècle construit en 1882, qui servait à laver les chevaux au retour des travaux des champs et couramment appelé « le Gué » par les habitants.
L'ancien château féodal édifié par les ducs de Bar dont une aile est devenue ferme agricole. On ignore la date de sa construction, qui semble avoir été la maison forte du village.
Continuez en direction Souilly (44,4 km). Le 25 février 1916, le général Philippe Pétain installe son quartier général dans la mairie, en vue de la bataille de Verdun, ce jour-là, il retrouve le général Édouard de Castelnau. Le 10 mars 1916, le général Joseph Joffre rencontre le général Philippe Pétain dans la mairie, en vue de l'organisation de la défense de Verdun.
En 1918, la mairie fut le quartier-général des Américains lors de l'offensive Meuse-Argonne, durant la Première Guerre mondiale. Une plaque de bronze commémore cet événement.
Visitez le Musée de la voie sacrée, puis découvrez en flanant l'église Saint-Martin reconstruction néo-gothique de la fin du XIXe sur l'emplacement d'une église d'origine médiévale. Hôtel de ville de Souilly, le manoir du XVIIe et du XVIIIe.
Ancienne prévôté du Barrois Mouvant, Souilly comptait un important château féodal souvent remanié. Abandonné à la fin du XVIIe siècle, ses pierres servirent à la construction de certaines maisons du centre du village actuel. Il n'en reste qu'une motte féodale au lieu-dit le Château.
Ce périple passera par Lemmes (49,3 km), a découvrir l'église Saint-Laurent du XVIIIe et XIXe siècle. Puis, Le Moulin-Brûlé (54,8 km) où se trouve Le monument ou mémorial de la Voie sacrée ou du Train est un monument érigé aux abords de la Voie sacrée et rendant hommage aux soldats français qui ont œuvré sur cette route stratégique pour ravitailler le front de la bataille de Verdun.
Le monument fut érigé à l'endroit où débarquaient les troupes venues en camion de l’arrière. Arrivés sur le plateau de Moulin-Brûlé, hors d'atteinte des canons allemands, les Poilus joignaient à pied le champ de bataille situé à 8 kilomètres. Le monument a été édifié par la Fédération nationale du train (FNT), et a été inauguré le 14 mai 1967 par le général Boucaud, président de la FNT2.
Le monument se compose de deux parties : un mur en forme d'arc de cercle sur lequel se figure une frise représentant en bas-relief les soldats de la Voie sacrée, associant le rail et la route. Au centre, une partie verticale, en forme d'obélisque pointé vers le ciel, surmontée d'une roue ailée, emblème de l'Arme du train. Par sa rectitude, cette partie centrale symbolise les deux voies de la route menant de l'arrière du front au champ de bataille de Verdun.
Continuez vers Regret via la D603 (59,8 km), passez le faubourg de Glorieux pour arriver à Verdun (71,9 km). Au cœur d'un bel hôtel particulier du XVIe siècle, le musée de la Princerie de Verdun vous accueille. Ses collections, très variées, permettent de connaître la riche histoire de Verdun depuis la préhistoire jusqu’à la veille de la première guerre mondiale.
Depuis le Traité de 843, Verdun a toujours été au cœur d’évènements historiques et d’enjeux décisifs qui ont marqué son histoire et contribué à la construction de l’Europe. Après la découverte du patrimoine de la ville de Verdun, partez découvrir les sites de combats et les hauts lieux de mémoire de la guerre 14-18.
En restant sur la ville de Verdun, entrez dans sa citadelle souterraine qui a joué un rôle majeur pendant la bataille de 1916. Puis prenez votre véhicule en direction d’Etain, pour vous diriger sur le champ de bataille qui se situe sur la plus haute colline qui enveloppe Verdun. Depuis 100 ans, ces lieux de combats sont restés intacts.
Entrez dans l’Histoire, descendez dans sa citadelle souterraine, suivez les poilus dans les tranchées, revivez leurs exploits dans les forts de Douaumont ou de Vaux et rendez-leur hommage à l’Ossuaire de Douaumont. Légitimement, la ville abrite le Centre Mondial de la Paix.