Il a subi quelques transformations à l’époque médiévale. Promis à la démolition en 1843, en même temps que l’ancien pont. Il a été sauvé, démonté puis remonté sur la place Bassompierre. C'’est un des vestiges romains les mieux conservés de la ville de Saintes.
Comme beaucoup d’amphithéâtres de l’Empire Romain, celui de Saintes a été implanté à la périphérie de la ville antique dans un site choisi et aménagé : le "vallon des Arènes". Grâce à une topographie favorable, les constructeurs ont été dispensés d’une partie de leur travail, l’amphithéâtre prenant appui sur le versant du vallon. Ce monument elliptique, aux dimensions imposantes (long de 126 mètres et large de 102 mètres), permettait d’accueillir plusieurs milliers de spectateurs.
L’amphithéâtre de Saintes est l’un des plus précoces de Gaule. Il est possible que sa construction ait débuté dès le règne de Tibère (14 – 37 ap. J.-C.), pour s’achever sous le règne de Claude (41 – 54 ap. J.-C.). L'amphithéâtre fut utilisé comme carrière lors du Moyen Âge et ne fut dégagé et restauré qu'au XXe siècle. Seules demeurent l'arène et les fondations de l'édifice ; quelques gradins ont été dégagés et remis en valeur.
C’est aujourd’hui l’un des amphithéâtres les mieux conservés de ce qui était la province de Gaule aquitaine. Malgré la disparition de la plupart des superstructures, les vestiges rendent une image fidèle de ce que pouvaient être cet amphithéâtre à l’époque de sa splendeur. Certains objets retrouvés à l’occasion de diverses fouilles dans le quartier de l’amphithéâtre sont visibles au musée archéologique.
Les thermes de Saint-Saloine sont les vestiges d’un des nombreux établissements thermaux que possédait Saintes (Mediolanum) à l’époque romaine. De dimensions assez réduites, ces thermes datent du troisième quart du Ier siècle ap. J.-C. Se trouvant dans un quartier relativement excentré, comme l’amphithéâtre, ils seront progressivement abandonnés et transformés en nécropole à partir du IIIe siècle.
Un sanctuaire paléochrétien dédié à Saint-Saloine est alors installé à l’intérieur des thermes mais il tombera en ruine au XVIe siècle. Aujourd’hui on peut encore identifier les murs de soutènement du caldarium (salle des bains chauds), cependant ni le système de chauffage ni le système d’alimentation n’ont été conservés. Ce site témoigne non seulement du mode de vie à Saintes à l’époque antique mais également de l’évolution topographique de la cité.
Des fouilles ont permis de retrouver de nombreux sarcophages antiques et médiévaux dans le périmètre entourant l'ancienne église, prouvant la transformation du site des thermes de Saint-Saloine en nécropole durant l'antiquité tardive et le haut Moyen Âge.
Situé dans l'ancien abattoir sur la rive droite sur l’esplanade André Malraux, le musée archéologique de Saintes expose de nombreux vestiges provenant de la fouille de l’ancienne enceinte urbaine de la ville. Ce musée conserve aussi une collection de sculptures romaines. Une exposition permanente consacrée à "La vie quotidienne au temps des gallo-romains" a été entièrement réaménagée.
L'aqueduc de Saintes alimenta la ville en eau potable du Ier au IVe siècle dont les thermes de Saint-Vivien (rive droite, aujourd'hui disparus), ceux de Saint-Saloine (rive gauche) et des fontaines publiques. Il se composait de deux tronçons : Les aqueducs du Douhet et de Fontcouverte qui étaient alimentés par les fontaines de Vénérand. Une tranche de canalisation est exposée au musée archéologique de Saintes.
Aux alentours de Saintes les communes de Fontcouverte, de Vénérand ou du Douhet conservent des traces de l'ancien aqueduc gallo-romain de Saintes, qu'elles soient monumentales (piliers de maçonnerie antique à Fontcouverte) ou plus discrètes (source de captage au Douhet).
Saintes possède d'autres richesses et font à juste titre la renommée de la cité tels que l'Abbaye-aux-Dames et sa magnifique église abbatiale de style roman saintongeais ou encore la cathédrale Saint-Pierre témoignent de son riche passé. Pour les amateurs d'art, le musée du Présidial et le musée de l'Échevinage exposent des collections de peintures.
Quittez la ville d'art et d'histoire de Saintes, pour vous rendre dans l'ancienne cité Médiévale de Pons, via la D137 (23 km). Le peuple gaulois des Santons y établissent un oppidum, l'un des plus grands de l’Ouest français avant l’arrivée de l’occupant romain. Ces derniers, vont durant trois siècles, vivre autour du castrum édifié. De cette époque, Pons garde l’origine de son nom. Car pour traverser la vallée marécageuse, les Romains utilisaient un système de ponts sur pilotis, les "pontes".
Aujourd'hui, ville étape sur la route de Saint-Jacques de Compostelle, installée sur un promontoire rocheux, Pons se développe dès l'époque gallo-romaine avec une économie tournée vers l'artisanat et le commerce. Mais c'est au XIIe siècle que Pons trouve sa force avec l'édification d'une importante forteresse (construction du donjon et du château médiéval aujourd'hui disparu).
Grande place protestante au XVIe siècle, Les visiteurs pourront apprécier son important patrimoine architectural témoignant d'un riche passé hérité du moyen-âge. Haut de trente mètres, le donjon médiéval de Pons est l'un des principaux sites touristiques de la ville. Considéré comme le plus imposant de de toute la Saintonge, il offre une vue imprenable sur la cité, ainsi que sur la vallée de la Seugne.
Il est agréable se promener dans l'ancienne cour du château est aujourd'hui occupée par l'actuel hôtel de ville, au bord des remparts. Au bout du jardin, ne manquez pas la chapelle Saint-Gilles, qui dépendait autrefois du château, ou la façade reconstituée d'une maison Renaissance. La première, ancien édifice de style roman, accueille aujourd'hui le musée d'archéologie de Pons.
On peut notamment y découvrir des collections d'objets découverts lors de fouilles dans les environs et datant, entre autres, de l'époque romaine. Emprunter une venelle pour rejoindre la ville basse. C'est que là que se trouve l'Hôpital des Pèlerins, classé au Patrimoine mondial de l'Unesco. au titre des chemins Jacquaires, il permet notamment de découvrir des graffitis d'anciens pèlerins du Moyen Âge.
En vous promenant dans Pons, ne manquez pas d'admirer d'autres édifices religieux d'exception, à l'instar de l'église Saint-Vivien de style roman saintongeais, construite au cours du XIIe siècle. Ne manquez pas non plus l'église Saint-Martin reconstruite entre le XVIe et le XVIIe siècle. Agrandie au XIXe siècle, elle se munit à cette époque d'un clocher néo-classique. Ne manquez pas d'admirer l'église du Sacré-Cœur de style néogothique, la chapelle Sainte-Marie-du-Fa.
Prendre la direction de Jonzac, via la D142, entre Pons et Jonzac, sur votre gauche prendre la D50 Jusqu'à la Voie Romaine de Neuillac (RD 148 et RD 250, Neuillac - 39 km). La voie romaine entre Neulles et Neuillac représente un site d'intérêt manifeste puisque nulle part en Charente-Maritime on ne la retrouve si présente et d'une si grande qualité.
Vous y trouverez une table de lecture illustrée vous informant sur la voie romaine. Elle propose un beau vestige d’une civilisation qui a beaucoup apporté à l’histoire locale. Découvrez aussi un curieux "pont romain" de l'époque médiéval au lieu dit "Romas".
Continuer vers Jonzac, via la D148 (48 km), la ville a été labellisée "Plus beaux détours de France". Etape aussi sur la Route historique des trésors de Saintonge, notamment grâce à son château. Les sites touristiques à découvrir ne manquent pas sur Jonzac, que ce soit du côté des monuments historiques ou de la récente station thermale.
Construite sur deux collines, au bord de la Seugne, Jonzac est une ancienne villa gallo-romaine comme l'ont démontré les vestiges retrouvés lors de la construction des nouveaux thermes. La villa de Jovinius a été découverte au moment de la construction du centre aqualudique, elle se visite en été, exposition au Moulin à eau. Ce dignitaire Gallo-romain est sans doute celui qui a fait naitre le nom actuel de la ville : « acum » démontrant la possession.
Joviniacum (la villa de Jovinius) est peu à peu devenu Jonzac. Laissez-vous guider par les ruelles médiévales, véritable dédale, traversez vers la rive gauche pour atteindre le quartier des carmes et son centre culturel. Soyez attentif aux détails de l'art Roman façonnés sur la belle pierre à cathédrale Saintongeaise. Construite à l'origine au Haut Moyen Âge, l'église Saint-Gervais-Saint-Protais présente une architecture actuelle qui date du XIIe siècle.
Sur la façade, on peut admirer un style roman typique de la Saintonge, et l'édifice présente en son dernier étage huit colonnettes pourvues de visages humains. Construit en grande partie au XVe siècle, le château de Jonzac prend place sur un éperon calcaire en hauteur de la vallée de la Seugne. il a été fortement modifié au cours du XIXe siècle, notamment pour accueillir l'hôtel de ville, la préfecture et le théâtre.
La porte de ville du XVe siècle est un des rares vestiges de l'enceinte fortifiée, qui protégeait autrefois le quartier du château de Jonzac. Elle était appelée autrefois « porte du château » et donnait accès à une place où étaient établis le minage et les halles. Conservant créneaux et mâchicoulis, elle témoigne du sentiment d'insécurité dans la province à la fin de la guerre de Cent Ans.
Aujourd'hui en partie centre culturel, l'ancien couvent des Carmes date du début du XVIe siècle. A l'intérieur, on peut découvrir un musée archéologique retraçant l'histoire de la région à travers des objets issus de fouilles archéologiques. Le quartier sur la rive gauche de la Seugne, conserve nombre de maisons anciennes, notamment autour de la rue James-Sclafer. A voir également dans la ville de Jonzac, les Vestiges d'une ancienne maladrerie du XVe siècle.
Il est temps de filer visiter le Musée et Site Gallo-Romains du Fâ, via la D2 et D730 (91 km). Dans un panorama exceptionnel au-dessus de l’estuaire de la Gironde, le site archéologique du Fâ à Barzan, vous accueille pour un voyage dans le monde gallo-romain. Véritable gisement pour les scientifiques, il dévoile peu à peu une ville portuaire antique, l’une des plus importantes de la façade atlantique ayant joué un rôle économique de premier plan en lien avec "Mediolanum" (Saintes).
Le site du Fâ, une chronologiques depuis la fin du premier âge du Fer jusqu’à l’époque romaine. À l’emplacement de la ville gallo-romaine : cinq siècles d’occupation attestée et d'histoire ! Le musée archéologique, accueille les collections archéologiques provenant des fouilles programmées et des prospections pédestres. Les pièces archéologiques sont présentées dans les différentes salles thématiques.
Les fouilles archéologiques ont révélé la présence d'une ville portuaire gallo-romaine de grande importance : les entrepôts, le quartier d’habitat à l’ouest des thermes, le sanctuaire et son temple. Le temple circulaire est l’un des plus grands de la Gaule. Il a été construit dans la seconde moitié du IIe siècle de notre ère, la « Grande Avenue » située entre les communes de Barzan, Talmont-sur-Gironde et Arces-sur-Gironde.
Le site du port antique, situé non loin du lieu-dit la Combe du Rit n'a pas encore été fouillé. Il était situé au sud de la ville gallo-romaine, à proximité du forum. Il constituait un point de débarquement pour les bateaux de haute mer. Les vastes entrepôts et les céramiques grecques du Ve siècle av J-C et hispaniques, retrouvées sur le site peuvent laisser penser que le port était un lieu de négoce sur l'un des routes de l'étain reliant les Îles Britanniques à la Méditerranée.
Situe à 3 km à l'est du site, l'aqueduc de la source de Chauvignac est situé sur la commune de Chenac-Saint-Seurin-d'Uzet. Exploré sur une centaine de mètres, son altitude est néanmoins plus basse que les thermes et que le temple, posant la question de l'alimentation en eau de la ville.
Retour sur Saintes, via la D114 (127 km). Suite à ces découvertes, vous pouvez prolonger ce parcours pour visiter également l'aqueduc Gallo-Romain, situé Route du Golf sur la commune de Fontcouverte, via la D150.
Un aqueduc au pluriel… A l’époque romaine, les thermes jouaient rôle de premier plan dans la vie sociale et beaucoup de villes en possédaient, à l’image de Saintes, l’antique Mediolanum Santomun où trois ensembles sont connus, dont celui des Thermes Saint-Saloine. A Saintes, l’alimentation en eau de ces établissements ainsi que celle des fontaines publiques, était assurée par un aqueduc, ou plus exactement plusieurs aqueducs successifs.
L’aqueduc le plus ancien, construit vers l’an 20 après J.C, amenait dans la ville, les eaux de la Font-Morillon, située dans l’actuelle commune de Fontcouverte. Sa conception surprend par son audace et l’expression « un travail de romain » trouve ici tout son sens. Depuis la source, l’eau était canalisée pour l’essentiel dans un conduit souterrain jusqu’au Vallon des Arcs (actuelle route du Golf), et à partir de ce point, de grands ouvrages d’art furent édifiés.
Quelques chiffres témoignent de cette démesure : Le Pont des Arcs, long de 160 mètres et pourvu de 27 arcades, la plus haute s’élevant à 16 mètres. Plusieurs piles de ce pont subsistent et ont été intégrées après restauration au parcours du Golf Rouyer-Guillet à Fontcouverte. En accès libre sur le sentier GR.
La galerie souterraine du Plantis dite des Neuf Puits, voûtée en plein cintre sur une longueur de 500 mètres, dont le canal était établi jusqu’à plus de 17 mètres sous la surface du sol. Le Pont de Haumont dont les 62 arches enjambaient une vallée de 400 mètres de longueur et s’élevait jusqu’à 29 mètres de hauteur.
A découvrir également la Villa Gallo-Romaine de Saint-Saturnin-du-Bois, situé au 25 bis rue des Tilleuls à Surgères. Depuis sa découverte, le site archéologique à Saint-Saturnin du Bois n’en fini pas de livrer des trésors de connaissance aux archéologues, ainsi qu’aux nombreux visiteurs. Le Site archéologique, vous invite à vous replonger dans la vie quotidienne des habitants d'une ancienne ferme rurale qui a été occupée pendant presque 1000 ans.
Des ateliers ludiques d'expérimentation archéologique sont proposés aux enfants pendant toute la saison. Des spectacles et visites guidées (en langue étrangère sur réservation) ou libres selon votre choix. Les Apéro-fouilles permettent aux passionnés de découvrir l'actualité scientifique du site en participant à une visite commentée gratuite des médiateurs.