Route "Sur les pas de la résistance française" (Haute-Savoie)

La Route touristique "Sur les pas de la résistance française" en Haute-Savoie

A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, en 1944, la Haute-Savoie fut le théâtre de l’un des épisodes marquants de la Résistance française. Sur le Plateau des Glières, près de cinq cents maquisards se battirent pour libérer le territoire au péril de leur vie. Plus de soixante-dix ans plus tard, leur mémoire est honorée quotidiennement sur les lieux des combats.

Le plateau des Glières a recueilli de nombreux jeunes des vallées souhaitant échapper au STO ou animés par des convictions politiques durant la seconde guerre mondiale. Les maquisard du plateau des Glières furent écrasés par les allemands en mars 1944 dans ce qui fut appelé la bataille des Glières.

A l'instigation du collectif CRHA (Citoyens résistants d'hier et d'aujourd'hui), un rassemblement de manifestants est organisé sur le plateau des Glières afin de rappeler les valeurs républicaines de solidarité, de fraternité, de vivre-ensemble et de justice contenues dans le programme du Conseil national de la Résistance, élaboré le 15 mars 1944.

Les théâtres des affrontements gardent en eux la trace de cette période à part. Une nécessaire plongée dans l’Histoire en suivant cette route touristique.

La Route touristique "Sur les pas de la résistance française" en auto, moto, camping-car, en autocar, à vélo...

Aux portes de la Suisse, ce parcours de mémoire partira de la ville d'Annemasse (km 0), situé aux pied de deux montagnes, le Mont Salève (1375 m) et les Voirons (1400 m). Annemasse bénéficie d'une situation géographique privilégiée, au débouché naturel des vallées montagnardes de la Haute-Savoie. La ville transporte ses visiteurs au travers d'un tourbillon d'architectures contemporaines, d'animations, de promenades arborées et fleuries.

La ville d'Annemasse a acquis l'ancienne prison de la Gestapo et souhaite y créer une Maison de la mémoire qui prendra le nom d'Espace Guy-GavardSitué au 22 avenue de la Gare, L'Hôtel Pax, durant la Seconde Guerre mondiale est transformé en prison par la Gestapo. C'est le lieu de détention, de tortures et d'exécutions sommaires, du 8 septembre 1943 au 18 août 1944.

Pour l'histoireles Italiens, arrivent à Annemasse en décembre 1942. Ils créent en juin 1943, en face du Pax hôtel, dans l'entrepôt annexé à une maison de bonneterie en gros, la prison du Pax. Constatant que les personnes incarcérées sont parquées à plus de 20 dans une cave froide et humide, le maire d'Annemasse Jean Deffaugt obtient à faire aménager les locaux en dix grandes cellules et un cachot

Les Allemands arrivent en septembre 1943. Immédiatement une grande raffle est organisé, qui remplit le Pax. La terreur commence. Plus de 1 500 personnes de douze nationalités différentes ont passé par le Pax, surtout des Juifs. Près de 500, transférés à Annecy, à Lyon ou ailleurs, ont disparu sans laisser de trace. Klaus Barbie est très actif du côté savoyard de la frontière franco-suisse, lieu de passage de clandestins vers la Suisse.

Accompagné de son interprète Gottlieb Fuchs, il conduit des interrogatoires accompagnés d'actes de torture à l'hôtel Pax. Aujourd'hui, sur la façade du bâtiment une plaque commémorative de marbre noir rappelle :

"Français - Souvenez-vous - Dans ce bâtiment, 1 500 personnes ont été emprisonnées pendant l'occupation italienne du 3 janvier 1943 au 7 septembre 1943 et l'occupation allemande du 11 septembre 1943 au 18 août 1944. Ici la Gestapo a torturé un grand nombre de détenus et a lâchement assassiné les 7 décembre 1943 et 29 janvier 1944".

La ville d'Annemasse a été libérée de l’occupant nazi le 18 août 1944. Quitter Annemasse en direction de la cité médiévale de La Roche-sur­-Foron par la D1205 et la D903 (19 km). La Roche-sur-Foron est aujourd'hui considérée comme la deuxième cité historique de Haute-Savoie. Grâce à un important patrimoine très bien restauré, La Roche a su mettre en valeur cet extraordinaire héritage du temps passé. La cité rochoise est répertoriée parmi les cent plus beaux détours de France !

La roche sur foron routes touristiques de haute savoie guide du tourisme de rhone alpesDe nombreux lieux sont à découvrir dans cette cité de La Roche-sur­-Foron ou ses alentours. La tour des Comtes de Genève du XIIIe siècle et sa vue imprenable non seulement sur la cité médiévale et la vallée de l'Arve, mais aussi plus au loin sur le lac Léman, les monts du Jura suisse et la chaîne du Bargy. Visitez le centre historique et son sentier de la Licorne. Le quartier du Plain-Château est le plus ancien de La Roche-sur-Foron, il fut bâti sur un promontoire naturel.

La rue des Fours banaux relie le Plain-Château à la seconde enceinte, dont l’Eglise Saint-Jean-Baptiste fut la 1ère construction au XIIIe siècle. La Bénite Fontaine, la petite "Lourdes savoyarde" : à 1,2 km du centre-ville de La Roche-sur­-Foron, se trouve le site de la Bénite Fontaine. Après avoir visité la petit chapelle, on descend le chemin de croix jusqu'au creux du vallon boisé où l'on découvre la source, l'oratoire et le sanctuaire.

Pour l'histoire : Le développement des maquis dans le département crée à partir de 1943 un climat de violences en Haute-Savoie. Les sabotages se multiplient, ainsi que les actions à main armée destinées à approvisionner les maquisards. Des opérations sont également menées contre la Milice.

En 1943, un groupe de l’Armée Secrète sous les ordres de Lucien Cotterlaz-Ranard, dirigeant fédéral de la Jeunesse Agricole Chrétienne, multiplie les sabotages sur la voie ferrée reliant Annecy au reste de la Haute-Savoie, jusqu’à leur montée au Plateau des Glières où ils forment la section « Savoie-Lorraine ». Leur chef sera fait prisonnier et fusillé par les Allemands.

Le 21 novembre 1943, le chef milicien départemental, Gaston Jacquemin, est exécuté par un commando de résistants dans un hôtel de Thônes.

La tension s’intensifie en janvier 1944. Pour intervenir contre les Franc-tireurs et partisans, la branche armée du PCF, des policiers de la SPAC (section de la police anticommuniste) sont envoyés dans le département. La population les surnomme « les canadiennes », en raison des manteaux du même nom dont ils sont équipés.

Le 10 janvier 1944, 9 de ces policiers sont enlevés par un commando FTP alors qu’ils se trouvaient dans un hôtel de Bonneville. Le 11 janvier 1944, un groupe FTP investit la Roche-sur-Foron et enlèvent au café Mino dix policiers de la section policière anticommuniste. Ceux-ci sont emmenés sur la commune de Saint Laurent dans l’espoir de pouvoir les échanger contre des résistants prisonniers.

Les autorités de Vichy refusant de négocier, ces otages sont exécutés. Lorsque leurs corps seront découverts un peu plus tard, la “fosse de Saint-Laurent” alimentera la propagande de la collaboration contre les “terroristes” et sera utilisée ensuite contre Glières.

Le 20 janvier 1944, le lieutenant Tom Morel et le capitaine Anjot, présents ce jour-là au poste de commandement départemental de l’AS à Cornier, apprenant que six soldats allemands attendent devant l’école de la Sainte Famille une automobile devant les emmener à Annemasse, décident de les faire prisonniers. La prise d’otages se transforme en fusillade : cinq Allemands sont morts ou blessés. 

Plateau des glieres routes touristiques de haute savoie guide du tourisme de rhone alpesLe 2 mars 1944, les forces du maintien de l’ordre organisent une importante rafle dans la ville. Plusieurs personnes sont arrêtées, certaines sont déportées. Jean Moënne, responsable du groupe FTP arrêté chez sa mère sera fusillé le 26 mars 1944 à Sévrier. 

Continuer vers Thorens-Glières, via la D2 (35 km). Situé en moyenne montagne (700 m - 2000 m). Son territoire est composé de deux parties. Tout d'abord son village avec son château aux charmes discrets et variés, son église. Ensuite cette localité possède deux stations de ski. Montpiton qui est une toute petite station de ski alpin et le domaine nordique sur le plateau des Glières. Le plateau des Glières, au-dessus du village est un site important haut lieu de la Résistance en Haute-Savoie.

Le château de Thorens est situé à la sortie du village de Thorens-Glières, par la route montant au plateau des GlièresLe château dresse sa silhouette altière dans un bel écrin de montagne. Il est bâti sur l'ancien fort de 1060, élevé par ordre du comte Gérold de GenèveLe château de Thorens fut la demeure de Saint François de Sales (1567-1622). Il est souvent confondu avec le château de Sales, son ancien voisin de quelques centaines de mètres.

Le château des Sales, qui rendaient justice pour le Duc de Savoie, était donc situé à une portée de flèches du château de Thorens, il fut détruit sur ordre de Richelieu parce que Louis de Sales, frère de Saint François, gouverneur d'Annecy, avait osé résister, durant 3 jours, aux troupes de Louis XIII. A découvrir également à Thorens-Glières, l'église Saint-Maurice et Saint-François-de-Salesle circuit des Bassins de Nâves-Parmelan pour ses multiples hameaux aux points de vue d'exception.

Pour l'histoire : En 1943 Thorens est le fief du corps franc du “Lieutenant Simon”. C’est sur son territoire communal que se situe l’un des principaux accès du Plateau et du Col des Glières. A partir de janvier 1944, dans le cadre de l’état de siège départemental, Thorens est la principale base d’attaque des forces françaises du Maintien de l’Ordre contre le Plateau des Glières.

La Milice en fait son poste de commandement puisque les Allemands lui ont confié ce secteur vers lequel leur plan d’attaque du Plateau prévoit de pousser les maquisards des Glières. La commune subit une présence policière permanente qui aboutit à de nombreuses arrestations de ses habitants.

Le 26 février les maquisards commandés par Louis Morel (« Forestier ») montent au Plateau à la demande deTom Morel qui leur confie la défense du secteur ouest de Champ Laitier et l’accès au Plateau par le Pas du Roc et forment la section « Chamois ».

Lors du décrochage des maquisards des Glières qui suit le 26 mars 1944, une grande partie des hommes de Louis Morel, familiers du secteur, réussissent à contourner les barrages. Mais le groupe de « Franquis » doit forcer le barrage milicien près de la Luaz : Jacques de Griffolet d’Aurimont qui a rejoint ce groupe et 4 hommes (Jean Bajard, Jean Germ, Avelino Escudero Peinado, Paulino Fontoba Casas) sont tués en tentant de franchir la route.

Philippe Henriot fait son apparition dans le village le 29 mars 1944. Mais son éditorial à la radio de Vichy, présenté comme un reportage en direct de Thorens, dans lequel il prétend avoir sous les yeux des maquisards en déroute, est, en réalité, enregistré à la Préfecture d’ Annecy.

Les Miliciens regroupent leurs prisonniers dans la salle des fêtes avant de les diriger sur Annecy. Ils exécutent cinq maquisards (Marcel Carretti, Gérard Echert, Pablo Fernandez Gonzales, Paul Schaeffer et Victoriano Ursua-Salcedo). Remis aux autorités allemandes, seize Thoranais sont déportés. Deux seulement, Felix Bouvard et Joseph Jungo, reviendront des camps de concentration.

François Baud, Raymond Bonzi, Noël Bouvard, Achille Carrier, Albert Chappaz, Fernand Croset, Marius Fontaine, Camille Foumier, Georges Lavillat, Henri Pollet, André Richard, Victor Richard, Marcel Suaton et Émile Velluz meurent en déportation.

Rapidement, la compagnie « Forestier » se reconstitue sous les ordres de Louis Morel. Dès le mois de juin l’ennemi ne pénètre plus dans le secteur. Pour le 14 juillet, comme le demande le Comité départemental de Libération, « Forestier » décide de célébrer à Thorens même la fête nationale et la libération de la ville. La veille, la BBC et la radio suisse annoncent l’événement qui va avoir lieu.

Un important dispositif de protection du village est mis en place avec notamment le groupe des « Evadés » installé depuis le 1er juillet à la Verrerie. Environ cent quarante maquisards et sédentaires participent à une cérémonie au monument aux morts suivie d’un défilé impeccable.

Evidemment Thorens est mis en état de défense renforcée pour protéger le parachutage du 1er août sur le Plateau des Glières. Les Allemands font une tentative vite dissuadée en direction du secteur. A partir de début août Thorens devient l’une des bases de départ de l’offensive qui va libérer Annecy.

Plateau des glieres monument des glieres routes touristiques de haute savoie guide du tourisme de rhone alpesAprès la guerre, le 11 novembre 1948, la ville est citée à l’ordre de la division et reçoit la croix de guerre avec étoile d’argent et prendra le nom de Thorens-Glières.

Il est temps de filer vers le Plateau des Glières, via la D55 (49 km) d'une altitude de 1440 m, situé dans le massif des Bornes. Le Plateau des Glières est apparu lors de la formation des Alpes. La diversité paysagère du plateau est d’abord due à son climat et à ses caractéristiques géologiques. Ses longs plateaux herbeux dégagent de larges perspectives sur les vallées et les montagnes alentours.

Le plateau des Glières est encadré par la montagne des Auges (1 822 mètres), la crête des Ovines (pointe des Québlette, 1 915 mètres) et la montagne des Frêtes (1 910 mètres). Le plateau est délimité à l'est par la vallée du Borne, au nord-ouest par la vallée de la Fillière et au sud-ouest par la vallée du Fier. Les accès principaux aujourd'hui sont la route des Glières depuis Thorens-Glières ou la vallée du Borne.

Haut lieu de la résistance durant la guerre, un monument dédié à la résistance symbolisant le soleil dans une main, est érigé au milieu de la combe.  Il a été érigé à proximité du mât au pied duquel les maquisards avaient choisi de « Vivre Libre ou Mourir ». Il est un symbole des valeurs qui ont animé les maquisards dans la reconquête de la liberté. Un musée départemental de la résistance haut-savoyarde est ouvert au visites dans la vallée à l’entrée de Thônes.

Le Sentier Historique est un itinéraire de découverte d'environ deux heures au centre du Plateau des Glières et retrace l'organisation et la vie quotidienne du bataillon des Glières durant l'hiver 1944.

Pour l'histoire : Au cœur du massif des Bornes, le Plateau des Glières fut choisi par les Alliés comme terrain de parachutages, notamment du fait de son étendue, de ses accès resserrés et des nombreux chalets d'alpage, pour recevoir les armes destinées à la Résistance haut-savoyarde dès janvier 1944. Sous les ordres du lieutenant Tom Morel, tué le 10 mars, puis du capitaine Maurice Anjot, tué le 27 mars, 465 jeunes combattants vouèrent leurs jours à lutter pour la Liberté.

Sous le commandement d'anciens cadres du 27e bataillon de chasseurs alpins d'Annecy et de chefs aguerris de l'Armée Secrète haut-savoyarde. Ravitaillés par la population des vallées, ils résistèrent deux mois contre les forces de Vichy soit plus de 3 000 chasseurs de montagne de la Wehrmacht et 700 francs-gardes de la Milice française, de l'artillerie et  l'aviation. Avant de céder partiellement le 26 mars sous l’attaque d’une division alpine de la Wehrmacht.

Le capitaine Anjot, qui estime l'honneur sauf, ordonne l'exfiltration du bataillon des Glières le 26 mars 1944 à vingt-deux heures. Ainsi, quasiment dépourvus d’armes lourdes, bombardés par la Luftwaffe, pilonnés par l'artillerie allemande, les défenseurs, après avoir livré un baroud d'honneur contre la Milice et la Wehrmacht, évacuent le plateau dans la nuit du 26 au 27 mars 1944.

129 d’entre eux furent alors tués. Les rescapés ne tardèrent néanmoins pas à se regrouper dans les montagnes alentours. « Défaite des armes, mais victoire des âmes » (Henri Romans-Petit), l'épopée des Glières prend vite naissance et persuade les Alliés que la Résistance française est capable de combattre à visage découvert.

Le 1er août 1944, une livraison massive d’armes leur permis de renverser définitivement les forces d’Occupation. Le Général de Gaulle dira plus tard : « C’est grâce à Glières que j’ai obtenu des parachutages importants pour la Résistance. » 

A quelques kilomètres de là, le site de Morette permet également une immersion dans l’Histoire. C’est ici, à la limite des communes de Thônes et de la Balme de Thuy, qu’un groupe de vingt-cinq maquisards fut pris sous le feu des Allemands dans la nuit du 27 au 28 mars 1944. Exécutés et laissés sur le bord du torrent, ils ne furent retrouvés que quelques jours plus tard.

Refusant au départ d’offrir des obsèques décentes à ces « terroristes », les forces allemandes finirent par céder sous l’insistance du Maire Louis Haase. Les premières tombes furent creusées le 1er avril, face aux cascades descendant du plateau. Au lendemain de la Libération du département, Morette devint le lieu d’inhumation de la plupart des maquisards tombés dans le secteur des Glières. 

Cent cinq résistants reposent aujourd’hui encore à la Nécropole nationale des Glières. A quelques pas de là, le Musée départemental de la Résistance retrace l’histoire du maquis et de la libération de la Haute-Savoie. Le Mémorial départemental de la Déportation apporte quant à lui un témoignage bouleversant sur la vie en camps nazis. Ici, des hommes ont su mourir pour demeurer des hommes…

19 août 1944, Annecy, Hôtel Splendid. Il est dix heures au siège de la Kommandantur lorsque le colonel allemand commandant les forces d’occupation présentes en Haute-Savoie remet aux chefs de la Résistance départementale l’acte de capitulation. Après des mois de combat, le document scelle l’un des épisodes marquants de la Deuxième Guerre mondiale en France. La Haute-Savoie devient alors le premier territoire à s’être entièrement libéré par la force de ses résistants. 

Revenir sur vos pas en direction de Thorens-Glières, prendre la direction de Allonzier-la-Caille, via la D55 et D2 (75 km). Le territoire, limité au Nord par les gorges profondes des Usses et à l'Ouest par le ruisseau de Mounant, est essentiellement constitué d'une colline culminant à 887 mètres, appelée le Crêt de la Dame. L'histoire de la commune est indéniablement liée à celle du passage de cette gorge, même si son nom a une autre origine. 

On voit dans le vieux bourg d'Allonzier, une vieille maison forte encore habitée : c'est le château d'Allonzier, ancienne résidence des nobles Fabri d'Allonzier puis des nobles d'Angeville jusqu'en 1765. Situé entre la rivière des Usses et le ruisseau de Mounant, les ruines du Château Vieux était un château de Templiers à donjon carré datant de 1100. Il fut habité par les De Reydet de la Vulpillière jusqu’en 1768. Une fenêtre à meneaux du château a été réemployée dans une maison d’Avregny.

Vous prendrez plaisir à prolonger cette étape vers les Bains Cherpier, aujourd'hui dits "de la Caille". Au fond de la vallée des Usses, en aval du pont Charles Albert, jaillissent deux sources sulfureuses, exploités à plusieurs reprises depuis le Moyen Âge.

Suivre la direction de Cruseilles, passer le pont de la Caille (78 km), vieux pont suspendu du XIXème siècle sur la rivière "Les Usses". Depuis l'Antiquité, plusieurs ponts de pierres furent construits. Ils assuraient le passage de la voie romaine reliant Genève et l'Italie par le col du Petit Saint Bernard. Spectaculaire sur le plan Pont de la caille routes touristiques de haute savoie guide du tourisme de rhone alpesarchitectural et paysager, le pont de la Caille fait partie des 25 sites touristiques emblématiques de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Continuer vers le Col du Mont-Sion, via la D1201 (87 km). Le col du Mont-Sion est un col séparant la commune d'Andilly de celle de Beaumont, à 785 m d'altitude. Descente au pied du Mont Salève avec de très belles, belle vue sur Genève, du lac Léman et la chaîne du Jura. Puis suivre la direction de Collonges-sous-Salève, via la D1201 et D18 (98 km).

Collonges-sous-Salève se situe au pied du Salève, en vous baladant dans la commune, vous pourrez admirer le charme de l'église Saint-Martin qui a été entièrement reconstruite au milieu du XIXe siècle. Mais c'est principalement pour son patrimoine naturel que la commune de Collonges-sous-Salève est appréciée. Elle offre notamment de nombreux points de vue remarquables tant sur le lac Léman et la plaine genevoise avec le Jura comme toile de fond, que sur les falaises de calcaire du Salève.

Au début de la Deuxième Guerre mondiale, les élèves et membres du Séminaire adventiste de Collonges-sous-Salève refusaient leurs tickets de rationnement de viande. La chose ne passa pas inaperçue. Dans le journal Le Petit Dauphinois du 13 avril 1941, on trouve ce compte rendu : Quarante habitants de Collonges-sous-Salève préfèrent le fromage à la viande et refusent leurs tickets. Ce sont, il est vrai, des « adventistes »…

Marius Jolivet, prêtre catholique séculier français, l4 août 1941, prend possession de la cure de Collonges-sous-Salève. Et il est ravi d'être en poste dans une paroisse si proche de la frontière. Il y voit la « main de Dieu ». Il a 36 ans et va s'engager à fond dans l'action. Il va installer alors sa filière d'évasion. Il est en plus la boîte aux lettres de Allen Dulles, chef de l'Office of Strategic Services pour l'Europe, avec comme couverture un poste d'attaché d'ambassade à Berne.

Il est également agent du réseau Ajax. En 1941, il passe Xavier de Gaulle, alors malade, frère du général, en Suisse. En avril 1943, il accompagne personnellement la petite Éva Stein rejoindre sa mère en Suisse, après que la Résistance ait pu la faire échapper de prison à la suite du suicide de son père dans cette geôle. C'est avec la complicité des habitants du village qu'il a pu faire passer en Suisse des centaines de femmes, d'enfants et de vieillards juifs.

Il meurt en 1964, certainement des suites des maltraitances de la guerre. Retour à Annemasse par la D1206 (108 km).

Carnet pratique de la route touristique "Sur les pas de la résistance française"

Les incontournables de cette route touristique

Visites & Activités

  • Les visites des villes et villages.
  • Circuits de randonnées pédestres et cyclotouristiques.
  • Spéléo, canyoning, parapente, escalade
  • Sports nordiques (fond, rando-raquette, chiens de traîneaux) et alpins.

Activités et Festivités

  • La Roche-sur-Foron
  1. Visites guidées de la Cité Médiévale avec les Guides du Patrimoine des Pays de Savoie ; Visites guidées spéciales enfants sous forme de jeu de piste ludique ; Visites nocturnes contées et animées durant l’été.
  2. Promenade médiévale balisée à découvrir librement toute l’année.
  3. Parcours familial « nature » ou sportif dans le Parc public du Château de l’Echelle.
  • Thorens-Glières
  1. Château de Thorens : La visite comprend le donjon, les salles de garde des xiie et xiiie siècles, la cuisine et ses imposantes cheminées (1632), des salons, des chambres, et bureaux, richement meublés et décorés d'œuvres rassemblées depuis la Renaissance italienne jusqu'à Napoléon III avec notamment des tapisseries des Flandres retraçant la vie de Tobie, et des tableaux de grands maîtres. Une partie du jardin (un ancien potager italien du xviie siècle) est classée au titre des Monuments Historiques.
  • Plateau des Glières
  1. Circuit historique : le Conseil départemental de la Haute-Savoie vous propose de marcher sur les traces des maquisards des Glières autour d’un circuit de découverte historique balisé, accessible à tout type de marcheurs et en toute saison. Ce parcours s’achève à hauteur du monument national de la Résistance. Possibilité d'effectuer ce parcours avec un guide. Durée : 2h environ
  2. Découverte historique à proximité du bâtiment d'accueil Mémoire du Maquis. Durée : 45 minutes environ.
  3. Visite virtuelle : en cas de mauvaise météo, pour un public à mobilité réduite, vous pouvez parcourir virtuellement le circuit historique des Glières en restant installé dans un fauteuil de la salle de projection de Mémoire du maquis. Un médiateur relate les événements de l'hiver 1944 grâce à un diaporama. Durée : 1h environ.

Plus d'information :

Pour vous rendre sur la route touristique "Sur les pas de la résistance française"

Annemasse

Couvert 6 °C

Couvert

  • Min: 6 °C
  • Max: 6 °C
  • Vent: 18 kmh 30°

Le saviez-vous ?

Les lieux de sauvetage de la de la résistance française en Haute-Savoie

  • Auberge du Lyonnais 74000 Annecy
  • Campus adventiste du Salève 74160 Collonges-sous-Salève
  • Centre d'accueil des Marquisats 74000 Annecy
  • Centre médico-social de Megève 74120 Megève
  • Château des Avenières 74350 Cruseilles
  • Collège Saint-François-de-Sales 74100 Ville-la-Grand
  • Colonie d'enfants de Faverges 74210 Faverges
  • Colonie d'enfants de Pringy 74370 Pringy
  • Couvent de la congrégation du Sacré-Coeur 74200 Thonon-les-Bains
  • Couvent des Capucins 74000 Annecy
  • Couvent des soeurs de la Croix 74650 Chavano
  • École des Fins 74000 Annecy
  • Ferme de Tayulers 74100 Annemasse
  • Feux Follets 74140 Saint-Cergues
  • Fleur des Neiges 74170 Saint-Gervais-les-Bains
  • Frères rédemptoristes 74100 Annemasse
  • Home Méribel 74120 Megève
  • Hôpital d'Annecy 74000 Annecy
  • L'Hôtel de la Paix 74400 Chamonix-Mont-Blanc
  • La Chaumière 74500 Saint-Paul-en-Chablais
  • Maison de l'enfance 74560 Monnetier-Mornex
  • Maison des sœurs infirmières de Saint-Joseph 74500 Évian-les-Bains
  • Maison du peuple 74000 Annecy
  • Pension de famille 74920 Combloux
  • Pouponnière 74100 Annemasse
  • Saint-François 74100 Ville-la-Grand
  • Salésien de Don Bosco 74200 Thonon-les-Bains
  • Sanatorium de Praz-Coutant 74190 Passy
  • Sanatorium du Faucigny 74130 Faucigny
  • Séminaire adventiste du Salève 74160 Collonges-sous-Salève

Nos coups de coeur sur la route touristique "Sur les pas de la résistance française"

Hébergement :

Restauration :

Les routes touristique dans la Haute-Savoie

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Date de dernière mise à jour : 25/12/2020