Votre escapade partira de l’office de tourisme Val de Risle, 5 place des Annonciades à Montfort-sur-Risle (0 km). Le nom latin Monsfortis qui signifie "mont fortifié" démontre l'origine gallo-romaine de Montfort, à l'image des vestiges datant de cette époque retrouvés dans les courtines du château médiéval haut perché.
Montfort-sur-Risle, située au coeur de la vallée de la Risle doit sa grandeur à la famille qui lui donna son nom lors de la période Anglo-Normande. Ses différents vicomtes s'illustrèrent lors de plusieurs siècles tant par leurs faits d'armes que par leurs réalisations architecturales locales.
A l'image du château médiéval, perché à plus de 120 m d'altitude, qui représentait la forte puissance de Montfort, une sentinelle de pierres presque inattaquable et à l'histoire mouvementée, peut-être le plus ancien donjon de style anglo-normand.
Tandis que le château la Motte situé un peu à l'écart du village, aujourd'hui transformé en gîte, forme un bel ensemble composé d'un manoir de style directoire du XVIIe, d'une chapelle du XVe et d'un ancien colombier. A proximité de ce château, vous pourrez remarquer un lavoir bien restauré, situé à l'emplacement d'une petite source.
Découvrez pour cette première étape, le château médiéval de Montfort, forteresse médiévale construite sur un ensemble de 4,6 hectares, édifice des XIe et XIIe siècles. Entre Brionne et Pont-Audemer, cette sentinelle de pierres domine le village de Montfort depuis près de 1000 ans.
D’ailleurs, cette situation particulièrement avantageuse permettait de contrôler les voies terrestres menant de Pont-Audemer à Brionne et de Lieurey à Montfort-sur-Risle, mais aussi de prévenir tout danger en provenance du trafic fluvial contrôlant ainsi l’un des rares points de franchissement de la Risle à cette époque.
L'historique liée au lieu se réfère à la conquête de l'Angleterre alors qu'Hugues II de Montfort accompagnait Guillaume le Conquérant. Lieu de hauts faits d'armes durant la période du Duché de Normandie, le château fut détruit par Jean Sans Terre en 1204. Laissez-vous surprendre par la vue imprenable sur la vallée
Le site fait l’objet de chantiers qui mettent en valeur ce patrimoine. Une signalétique agrémentée de flashcodes permet de mieux comprendre l'histoire du site. Il est possible de pique-niquer grâce aux tables disposées à cet effet.
Dans le cadre verdoyant de la Vallée, direction Saint-Philbert-sur-Risle par la D47 (1,3 km) situé tout près de Montfort dont elle n'est séparée que par la Risle. Saint-Philbert-sur-Risle, est une commune fort ancienne au riche patrimoine historique. Déjà connue sous les mérovingiens, on raconte qu'à cette époque le lieu dit "le Nid de Chiens" était un rendez-vous de chasse des piqueurs et leurs chiens.
Sa vieille église du XIIe siècle s'orne d'une tour carrée et massive du XIIIe. D'après les fouilles archéologiques de 1993, l'église de Saint-Philbert, dédiée à Saint-Ouen, était une collégiale au XIe siècle, avant d'être réutilisée par les moines au XIIesiècle comme église prieurale et paroissiale.
On a retrouvé sur le mur Sud, une fresque murale polychrome datant de l'époque romane et représentant la vie de Saint-Ouen, ainsi que deux fenêtres romanes du XIIe siècle. On y trouve aussi la belle pierre tombale de Nicolas Dubosc, Prieur de Saint-Philbert, décédé en 1588 et qui en 1562, dans la tour de l'église, soutint victorieusement l'assaut d'une bande de huguenots armés.
Jouxtant l'église se trouve la propriété "le Prieuré Saint-Philbert-sur-Risle" que la commune a acquis aux soeurs de Saint-Vincent de Paul. Elle comprend une vaste cour et diverses constructions dont une très complète et en style normand et édifiée sur des fondations des XIe et XIIe siècles, présentant un escalier extérieur d'époque.
De l'ancien prieuré, il n'existe plus que le mur d'enceinte du XIe, consolidé de nombreuses fois, et dans un pré voisin une belle porte monumentale avec fronton en pierre et briques. L'histoire nous apprend qu'une école existait à l'ombre de l'église de Saint-Philbert en 1097, sous la protection des comtes de Montfort, et qu'elle se réclamait des lumières de l'école du "Bec-Hellouin".
La Baronnie : de cette résidence des évêques d'Avranches, il reste trois tours rondes du XIIIe siècle en pierre et silexnoir et de chaînages réalisés en pierres calcaires bien agencées, dressées aux angles du mur d'enceinte en partie conservée. Elles offraient un flanquement efficace en cas d’attaque. L’appareillage est constitué de silex Notons qu’aucun fossé ne protégeait l’enceinte. La cour d’honneur était séparée de la basse cour par un mur.
L’enceinte de la Baronnie s’étend sur 1,5 ha environ. L’espace castral compris entre 105 m de long par 100 m de large est aménagé à mi-pente du versant tourné vers la Risle. La Baronnie est un édifice privé. On ne peut pas pénétrer dans son enceinte. Cependant il est possible d’admirer les détails de cette construction médiévale depuis son mur d’enceinte en respectant la tranquillité des lieux.
Au XIe siècle, la terre du Vièvre appartenant au Duc de Normandie, comprenait St-Philbert, Freneuse, St-Pierre des Ifs, St-Grégoire du Vièvre, St-Etienne l’Allier et la Poterie Matthieu. Terre de chasse de Richard 1er, érigée en manoir épiscopal dès le XIème siècle, la Baronnie fut habitée par les évêques d’Avranches.
Ceux-ci utilisaient le manoir comme relais lors de leurs différentes pérégrinations les menant d’Avranches à Rouen. Jean d’Ivry, dont le père Raoul d’Ivry n’est autre que le frère utérin du duc Richard II, fut nommé évêque d’Avranches en 1060.
Sur la commune se trouve aussi le Château de la Court : Très belle construction, parfaitement conservée présentant des chaînages en pierre du XVIe siècle, et une partie du ancienne datant du XIe. A signaler, la source miraculeuse de Sainte-Radegonde au pied de l'église et «La Butte à Feu», éminence sur la colline qui était autrefois une redoute isolée de la plaine par un fossé profond.
A présent, en route pour Glos-sur-Risle via la D47 et la rue Saint-Vincent (5,6 km), bordée par la forêt domaniale de Montfort et située au cœur de la Vallée de la Risle. Elle abrite l'un des plus beaux vestiges médiévaux de Haute-Normandie.
On dit que cette circonscription doit son origine à l'érection d'une église bâtie dans la vallée en expiation d'un massacre considérable. La voie romaine de Juliobona de Brionne à Lillebonne traversait le territoire de Glos. Nous y trouvons encore d'autres souvenirs de la même époque : une trentaine de tombeaux en pierre, renfermant des vases en terre, au milieu des ossements, et des hachettes gauloises.
Le château a été rebâti par la suite un peu plus loin, vers Montfort. L'ancien emplacement est encore marqué par un colombier et une construction du XIIe siècle. C'était un manoir roman qui aurait eu plus tard une vocation religieuse : une chapelle seigneuriale, devenue prêche au XVIe siècle. Il servit de lieu de culte aux protestants au XVIesiècle, et si l'on en croit certains textes, un massacre de 11 protestants y fut commis pendant la guerre de religion.
La seigneurie de Glos-sur-Risle fut la propriété successivement des familles de Tournebu, puis de Cosme le Sec, et enfin, de Rupière. Un des fiefs de Glos, Sahurs, abrite un château que fit construire la famille de Grente, seigneur de ce lieu, à la fin du XVIIIème siècle. Le château de Sahurs est actuellement la propriété privée de Monsieur Hubert de Durfort.
Le Logis seigneurial de Glos-sur-Risle est situé sur un terrain privé. On ne peut pas pénétrer sur ce terrain. Cependant il est possible d’admirer les détails de cette construction médiévale depuis l’enceinte du cimetière et de l’église en respectant ces lieux.
Profiter de cette etape pour visiter l''église paroissiale qui a conservé de son ancienne architecture que son abside semi-circulaire et l'arcade surbaissée de l'entrée du chœur. Elle a pour patrons Saint-Vincent et la Sainte-Trinité.?