Route du Pastel au Pays de Cocagne

Le circuit de la Route du Pastel au Pays de Cocagne

Jadis, le pastel a fait la fortune de cette région, en témoigne la construction de prestigieux hôtels particuliers à Toulouse, Albi… Aujourd'hui, des passionnés ont relancé la culture du «Bleu». La curieuse et magnifique Route Historique du Pastel au Pays de Cocagne dévoile aux visiteurs l’essence même de l’histoire de l’Occitanie, depuis l’époque cathare, et célèbre le pastel, cette plante qui fut lors de la Renaissance une véritable richesse.

Une balade, une histoire, un personnage, cette escapade sera une heureuse surprise. Elle peut convenir à tous les amoureux des belles pierres et de l’histoire, mais nous la recommandons aussi pour les jeunes pour découvrir toute la richesse historique de ce territoire.

Ne pas manquer de découvrir lors de votre parcours la cathédrale de Lavaur, la ville d’Albi, les églises de Gaillac, le château de Puylaurens, ceux de Caudeval ou de Loubens, la bastide de Villefranche du Lauragais, Lectoure… entre autres !

Nous vous souhaitons une bonne la Route du Pastel au Pays de Cocagne

Votre itinéraire et visites sur la Route du Pastel au Pays de Cocagne

La Route du Pastel au Pays de Cocagne... comme il y eut ailleurs et en d'autres temps la route historique de la soie. Le mot évoque à lui seul l'épopée marchande de ces grands axes qui traçaient déjà, malgré les rudiments des moyens de transports, les lignes de force d'un commerce international. 

Dans le triangle Albi-Toulouse-Carcassonne, la bisanuelle au joli nom lati d'Isatis tinctoria, tapisse les champs de petites fleurs jaunes. La production est si abondante qu'elle peut atteindre jusqu'à 22 tonnes de rendement à l'hectare. Quand on sait qu'il faut une tonne de feuilles pour produire seulement 2kgs de pigment bleu...

Chateau de magrin musee du pastel exterieur facade route du pastel au pays de cocagneL'aventure commence au XIIIème siècle, lorsque le Languedoc devient terre de pastel. Il n'y a là rien de nouveau en soi puisque, depuis le néolithique, la plante représente en Occident la seule source végétale de bleus solides en teinture. Mais la région possède des atouts géologiques et climatiques propices à sa culture.

Aujourd'hui, l'économie locale a su mettre en valeur cet héritage. Sur une route devenue touristique, châteaux, chapelles, abbayes, églises, bastides, demeures et grands hôtels proposent au visiteur un itinéraire d'environ 200km où l'histoire du bleu de pastel se confond avec celle du catharisme occitan dans un impressionnant foisonnement de culture et d'architecture.

Deux sites s'imposent sur cette Route du Pastel au Pays de Cocagne plus particulièrement aux amoureux des couleurs végétales: le château-musée de Magrin et l'entreprise "Bleu de Lectoure".

Le circuit du de la Route du Pastel au Pays de Cocagne compte 17 sites évocateurs de cette activité, dont les châteaux de Loubens et de Montgeard en Haute-Garonne, de Caudeval dans l'Aude ou la bastide de Mazères en Ariège. L’Ariège comporte deux lieux incontournables : la ville de Mirepoix et la vieille ville de Mazères.

Mirepoix vous propose l'exploration d'une ancienne cathédrale gothique des plus imposantes. Cette dernière, aux proportions majestueuses, fut malmenée au fil du temps. Elle comporte néanmoins plusieurs objets sous protection du patrimoine. Parmi ceux-ci, de nombreuses œuvres d’art et un orgue à la façade néo-gothique tout à fait sublime.

Mazères, connue plus spécialement pour sa vieille ville, suggère la visite du musée de l’hôtel d’Ardouin. Il s’agit d’un bâtiment construit au XVIe siècle, entièrement restauré. On y aborde bien entendu le sujet du pastel, mais aussi de l’évolution de la ville. Vestiges de l’ancienne abbaye de Boulbonne, mobilier néolithique et vestiges de la nécropole mérovingienne y sont exposés et détaillés.

En Aude et en Haute-Garonne, le château de Caudeval (gypseries), le château de Loubens, les villes de Revel, la ville libre fortifiée de Saint-Julia du Gras Capou, la bastide de Saint-Félix-Lauragais, puis Toulouse, Castelnaudary et le château Montgeard.

Après Magrin, la route de vos vacances passe par Graulhet dans le Tarn qui, avant de devenir une cité du cuir, était un centre important du commerce du pastel avec son port de transit des gabares, des bateaux à fond plat vers le Tarn et la Garonne.

La Route du Pastel au Pays de Cocagne aboutit à Albi où, non loin de l'imposante cathédrale Sainte-Cécile, trône l'hôtel Reynes, édifice à l'élégante loggia construit par le marchand pastellier Roger Reynes de 1515 à 1530.

Maison du vieil albi route du pastel au pays de cocagneAutre haut lieu, la boutique de l'Artisan pastellier, rue Puech-Bérenguier, qui voisine avec la Maison du Vieil Albi. Didier Boinnard et Claire Delahaye ont ouvert fin 1999 un magasin et une fabrique artisanale de produits de beaux-arts à base de plantes : encre, craie tendre, pastels à la cire d'abeille, aquarelles, peintures à l'huile, ainsi que des vêtements et du linge teints avec du pigment fabriqué par Bleu de Lectoure.

La ville de Toulouse, qui vécut son âge d’or de 1463 à 1560, devint à l’époque une plate-forme importante du commerce du pastel. Cette période profitable permit au peuple toulousain d’embellir la cité et d’y édifier des constructions somptueuses.

De riches commerçants firent appel aux plus célèbres architectes afin de construire de somptueux hôtels particuliers et d’embellir la cité. Au hasard de vos promenades lors de cette escapade sur la Route du Pastel au Pays de Cocagne, découvrez les demeures des marchands pasteliers tels l’hôtel d’Assézat ou l’hôtel de Bernuy, les plus célèbres.

Aujourd’hui, de nombreux hôtels particuliers laissés par les pastelliers sont ouverts aux visites. Ceux-ci sont des témoins vibrants d’une fameuse époque. A Toulouse également, l'architecture parle : la ville conserve une vingtaine d'hôtels Renaissance parmi les 80 construits par les riches marchands pastelliers.

Depuis 1999, l'hôtel Delfau, édifié en 1493 en brique et grès jaune, et surmonté d'une tour, abrite le magasin La Fleurée de Pastel, du nom de l'écume affleurant dans les cuves de teinture. Sous la croisée de voûtes en ogive où Pierre Delfau négociait ses affaires, Catherine Haedens vend des foulards, des vêtements, du linge, des produits pour les beaux-arts à base de pastel artisanal.

L hotel d assezat route du pastel au pays de cocagneUn peu plus loin, l'hôtel d'Assézat, un des fleurons de l'architecture de la Renaissance, illustre par sa taille la fortune des marchands pastelliers. Pierre d'Assézat le fit édifier à partir de 1555 après avoir été nommé capitoul. Ce petit palais en brique rose et grès blond abrite une magnifique collection de peintures de la Fondation Bemberg. Tout aussi remarquable, l'hôtel Jean de Bernuy héberge le prestigieux lycée Fermat.

La cour a été réalisée par le sculpteur Louis Privat en 1530. Avec son plafond à caissons, sa loggia et sa tour hexagonale, que Bernuy voulut aussi haute que celle du procureur du roi, il synthétise les styles du Moyen Age et de la Renaissance. Le pastel a généré bien d'autres petits chefs-d'oeuvre, comme l'hôtel de Bosredon ou la tour de Boisson-Cheverry, tous marchands de bleu dans la Ville rose.

De Toulouse, grand centre de collecte et redistribution, les charrettes partaient, vers les routes du pastel de Bordeaux, Avignon et jusqu’à Burgos, en Espagne. Du champ à l’échoppe, se succédait une chaîne complexe de corporations et de métiers : il fallait de nombreux tâcherons à l’hectare pour le récolter, puis une armée de meuniers, rouliers, emballeurs, peseurs, teinturiers pour le transformer en cocagne, enfin un grand nombre d’intervenants pour le transporter : muletiers, charretiers, bateliers…

Autrefois, le Tarn se trouvait pris dans un triangle magique nommé : Pays de Cocagne reliant Albi, Toulouse et Carcasonne. Ses terres fertiles tiraient leur richesse d’une plante tinctoriale fascinante : le pastel. Quelques passionnés relancent aujourd’hui son utilisation et sa culture. C’est au château de Magrin que se cache l’unique musée du pastel de France.

Musee de l hotel d ardouin route du pastel au pays de cocagneSeul musée du pastel en France, le château de Magrin retrace sur quatre étages l'épique préparation de l'or bleu d'Occitanie. Aux collections de manuscrits pasteliers, de tissus d'époque, d'objets et d'outils anciens, s'ajoutent deux curiosités rares: un authentique séchoir à cocagne et le dernier moulin pastellier du pays.

Le Château de Magrin reste le cœur vivant de la Route Historique du Pastel au Pays de Cocagne dont il est à l’origine. Il mérite le détour par l’originalité de son musée, de son architecture, comme par la qualité de ses conférences guidées. Albi a été la première capitale du “bleu de cocagne” au XVème siècle.

Le bâtiment qui date des XIIe, XVIe et XVIIIe siècles est d’une majesté remarquable. Au cœur du musée, on retrouve un moulin pastellier, un séchoir à cocagnes et en ses cours, des plans d’indigo et de pastel. C’est cet héritage qu’évoque aujourd’hui le Sentier du Pastel au départ du Château de Magrin et du Musée dédié à cette plante qui fit la richesse du Lautrécois.

La Voie romaine et vestiges médiévaux, ce parcours facile (2h30 environ) évoque cependant bien davantage, puisqu’il emprunte en partie une voie romaine, jalonnée de vestiges médiévaux, qui reliait autrefois Lavaur et Puylaurens. On croise aussi un ancien relais dont les fondations remontent à l’époque gallo-romaine.

Ce parcours aéré, alternance de vallons et de collines formées de terres calcaires et argileuses, se hérisse ici ou là de chênaies et de blés, de tournesols et de colzas dorés par un soleil généreux. À l’automne ou au printemps, ce sont les nuances de brun, d’ocre et de beige des labours qui colorent ce tableau typique du centre du Tarn.

Au sortir de portions en sous-bois débouchant sur une crête, des panoramas lumineux déploient leurs atours, avec des points de vue sur la plaine, la Montagne noire ou la chaîne des Pyrénées.

Installée dans une tannerie du XIIIème siècle, l'entreprise "Bleu de Lectoure", dirigée par Denise et Henri Lambert, développe depuis 1994 la remise en valeur du pastel, assurant la culture et l'extraction du pigment. La marque "Bleu de Lectoure" compte plusieurs boutiques dans la région, proposant une grande diversité d'articles pour les beaux-arts, la peinture, la décoration, les cosmétiques ou encore la mode.

Cambounet sur le sor route du pastel au pays de cocagneDans le Tarn, Gaillac pour ses vignobles et ses églises, Lavaur pour sa cathédrale. Depuis 4 ans le pastel est de nouveau récolté dans le Tarn. D'abord expérimental, le champ planté à Cambounet-sur-le-Sor livre cette année une production de qualité. Le projet mené par un entrepreneur tarnais est de proposer du bleu pastel en assurant la traçabilité du produit entièrement naturel.

Finalement, à Lectoure dans le Gers, on retrouve l’atelier du Bleu Pastel. Cet atelier qui a pour projet de remettre en valeur le pastel se situe au sein d’anciens ateliers d’une tannerie du XIIIe siècle. On y apprend les diverses techniques de création du pastel, entre autres choses. Sur les lieux, produits du pastel, mais aussi laboratoire et atelier viennent parfaire la mission première.

Nous apprenons au fil de la visite les origines de la plante, pourquoi elle fit la richesse des négociants pasteliers il y a 500 ans et les raisons de son abandon au profit du bleu indigo importé des Indes.

C’est l’occasion aussi de réviser l’histoire régionale de la renaissance à nos jours. Séchoir à cocagnes, moulin pastelier, expositions thématiques sur le présent et le futur du pastel en France et en Europe, possibilités tinctoriales, picturales, agricoles, industrielles, cosmétiques, médicinales, énergétiques, du pastel… Tout y passe pour devenir incollable. Vous apprendrez d’où vient l’expression « Pays de Cocagne » et l’origine du pastel, ce petit crayon tendre qui révolutionna les techniques picturales.

Découvrez l'histoire de cette plante à fleur jaune qui donne un bleu pastel, cet "or bleu qui" fit la richesse du Pays de Cocagne. Le circuit du pastel en pays de Cocagne est une route de découverte et d’étonnement pour votre séjour. Il s’agit d’un parcours important qui vise à permettre de constater toute l’ampleur de l’impact du pastel sur la région.

Pour vous rendre sur la Route du Pastel au Pays de Cocagne

Albi

Nuageux 28 °C

Nuageux

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Le saviez-vous ?

Bon à savoir

Le bleu, c’est le pastel, et le nom de Cocagne vient des coques ou coquaignes, qui désignent des petits pains de pastel fabriqués à partir des feuilles de la plante appelée pastel. On en extrait ensuite une teinture bleue, aussi dite “bleu de cocagne“.

L’expression remonterait au début du XIIIe siècle et évoque toute la richesse symbolisée par le pastel dans l’économie de notre région du sud-ouest où la plante fut cultivée et sa teinture commercialisée.

La culture du pastel atteint son âge d’or en France, entre 1463 et 1562 au moment des guerres de religion. Durant le 16ème siècle, la région devient même le plus grand grenier à pastel de tout le continent ! Toulouse et toute l’Occitanie est alors la plaque tournante de ce négoce. Près de 40 000 tonnes par an sont exportées vers Londres, Anvers, Hambourg ou même l’Orient, via Marseille et Bordeaux. Les négociants toulousains s’enrichissent et se font construire de superbes hôtels-palais de style Renaissance, qui constituent aujourd’hui l’un des trésors du patrimoine toulousain, les fameux hôtels particuliers des pastelliers.

Nos coups de coeur sur la Route du Pastel au Pays de Cocagne

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Date de dernière mise à jour : 30/05/2017