Dominée par la silhouette du fort Belin, Salins-les-Bains (km 0), Elle nous servira de ville de départ pour cette route touristique de l'Art, patrimoine et histoire du Pays de Dole et Val d’Amour. Des hauteurs environnantes, la vue sur les toits de la ville et l'environnement préservé est superbe.
Pas d'étape à Salins-les-Bains sans débuter évidemment par la visite de l'ancienne saline. Ouvertes à la visite, les anciennes salines, classées monument historique, proposent la découverte de galeries souterraines datant du XIIIe siècle et d'un système de pompage hydraulique encore en activité permettant l'extraction de l'eau salée.
Entre ciel et terre, patrimoine naturel et patrimoine industriel, culture et terroir, cette ancienne cité de Salins-les-Bains ne manquera pas de vous surprendre ! Rue de la République, on appréciera les nombreux hôtels particuliers du XIXe, de style néo-classique, en pierre grise, et qui témoignent de la richesse de la bourgeoisie d'alors.
Toujours en terme de patrimoine architectural, il convient de s'attarder à l'hôtel de ville du XVIIIe, de style classique, mais qui abritait jadis une cour de justice. Au niveau religieux, la collégiale Saint-Anatoile du XIIIe, de style gothique bourguignon, avec sa façade ornée de deux fenêtres de style flamboyant, sa porte en chêne sculpté et son clocher à vocation défensive est à voir, comme la chapelle Notre-Dame Libératrice.
Mais pas question de quitter Salins-les-Bains sans admirer l'architecture de l'établissement thermal. Protégée par ses deux forts : Belin et Saint-André, Salins-les-Bains, Petite Cité Comtoise de Caractère se découvre en flanant.
Sortir de Salins-les-Bains par la D472 et la D121 en direction de Arc et Senans (16 km). Labellisée Cité de Caractère de Bourgogne-Franche-Comté, Arc-et-Senans (km 0) dispose d'un riche patrimoine.
Arc et Senans doit sa renommée à un monument imposant, classé au patrimoine mondial de l'Unesco : la Saline royale d'Arc-et-Senans, édifiée pour l'exploitation du sel. La saline de Salins dans le Jura se vit adjoindre celle d'Arc-et-Senans. L'ancienne saline royale d'Arc-et-Senans constitue un remarquable témoignage du patrimoine industriel français.
De style néoclassique, cet ensemble, composé de onze bâtiments. Au cours de la visite, on découvre entre autres le bâtiment des Gardes, le bâtiment du Directeur, la Maréchalerie et la Tonnellerie. Le musée du sel, le musée Claude-Nicolas Ledoux et les expositions temporaires complètent la découverte des lieux.
Arc-et-Senans possède un riche patrimoine religieux avec l'église Saint-Bénigne, Construite au XIXe siècle dans le style classique, elle abrite plusieurs tableaux admirables. Le patrimoine religieux de la commune est complété par plusieurs croix édifiées dans le village et par la présence de deux chapelles.
La chapelle d'Arc a été construite grâce aux dons des paroissiens et consacrée en 1913 et la chapelle de la Grotte des Essarts a été construite après l'épidémie de choléra de 1854. C'est un édifice en pierre de taille situé sur un promontoire naturel, dominant le village et la saline royale.
La commune d'Arc-et-Senans à aussi sur son territoire deux chateaux. Le château de Roche-sur-Loue: à l'origine, il s'agit d'un château fort verrouillant un nœud de communication et un gué sur la Loue. Le château est une propriété privée, il ne se visite pas.
Le château d'Arc est plus récent. Il a été construit par M. Chaudois en 1751. Il existait à Arc un troisième château fort, le Châtel-Rouillaud, mais il a brûlé en 1638. Aujourd'hui, il n'en subsiste que la motte sur laquelle il était bâti.
Prendre la D7, puis la D17 direction Montbarrey (28,1 km). Profiter du Sentier thématique des Radeliers de la Loue, 18 km de promenade en sous-bois bordée de panneaux explicatifs sur le débardage des bois courbes de Marine, son transport au bord de la rivière puis son flottage sur la Loue, le Doubs, la Saône et enfin le Rhône reliant Arles ou Beaucaire avant d'être acheminé vers les chantiers navals de Marseille ou Toulon.
Au village, prendre à droite, direction La Vieille-Loye (31,0 km) via D240 et Rue du Château d'Eau/D11. Cette commune du Val d'Amour, est l'unique village situé au sein de la forêt de Chaux, deuxième forêt française de feuillus après la forêt d'Orléans, par la superficie, à l'époque de Royaume de France, avec vingt mille hectares. Admirer la statue de la vierge, à l'intérieur de la fontaine.
A voir aussi l'ancienne verrerie de La Vieille-Loye, en activité entre 1295 à 1931, qui a créé et fabriqué entre autres les clavelins du vin jaune du vignoble du Jura.
A découvrir sur la route les baraques bûcheronnes n° 14, dites baraques du 14 (33,1 km) par la Rue de la Motte et Rue du Chalet, inscrites aux Monuments historiques depuis le 20 juin 1986. Dispersés à l’origine dans l’immense forêt de Chaux pour être au plus près de leurs chantiers, les bûcherons-charbonniers seront rassemblés vers 1830 par les Eaux et Forêts afin qu’ils vivent au sein de hameaux organisés et surveillés.
Site musée d'une des nombreuses anciennes communautés de bûcherons-charbonniers de la forêt de Chaux aux Chênes à Vierges. Les bûcherons charbonniers s’installent dès l’an 1000 et formeront une véritable société sylvestre. Cette forêt résonne encore des métiers traditionnels et des légendes.
Ce lieu est devenu incontournable lors d’une visite de la forêt de Chaux et permet de découvrir des expositions temporaires présentant les richesses patrimoniales de la région et une exposition permanente dans la plus ancienne des baraques qui entraîne le visiteur dans l’ambiance de la vie des bûcherons-charbonniers à travers les objets du quotidien et leur outillage.
Poursuivre en direction de Dole (50,2 km) par la Route Forestière de Grand Contour. Ville d'Art et d'Histoire, Dole compte l'un des plus grands secteurs sauvegardés de France, dont les richesses patrimoniales sont les témoins de la Renaissance et du Classicisme.
Notre-Dame, majestueuse Collégiale du XVIème siècle, emblème de la ville de Dole, se profile un dédale de treiges et ruelles qui animent la cité depuis le XIIIème siècle. Flaner par le quartier des tanneurs qui vit naître Louis Pasteur, la rue des vieilles boucheries ou encore la place aux fleurs, Dole offre à l'oeil du promeneur, un tableau vivant aux multiples couleurs. Vieilles pierres polies par l'Histoire
Après votre visite dans Dole direction Tavaux par la D905 (61,7). Tavaux conserve le tracé de plusieurs voies romaines, dont deux relativement importantes et deux secondaires.
Les premières relient, pour l'une, Besançon (Vesontio) à Langres (Andemantunnum), et, pour l'autre, Chalon-sur-Saône (Cavillonum) à Besançon (Vesontio). C'est le long de cette dernière, appelée « Grand Chemin », que s'étire Tavaux-village.
Les secondes, relient, pour l'une, appelée « Chaussée d'Argant », de Poligny à Autun (Augustodunum), et pour l'autre, appelée « Chemin des Romains », les directions de Saint-Jean-de-Losne et Salins-les-Bains.
Pour finir votre escapade sur la route touristique de l'Art, patrimoine et histoire du Pays de Dole et Val d’Amour, continuer vers Saint-Aubin est située dans la plaine du Finage, à la frontière entre le Jura et la Côte-d'Or.
On peut penser que la commune de Saint-Aubin existait déjà durant l’antiquité gallo-romaine. De nombreuses villas de cette époque ont été recensées dans les environs par les services du Ministère de la Culture. Au cours des XIVème siècles, Saint-Aubin s’entoure d’édifices défensifs (palissades, pont levis…); ses rues sont pavées, témoignant de l’importance du bourg à cette époque.
L’église fut entièrement reconstruite en 1832. Datant de 1833, l’église de Saint-Aubin présente l’originalité d’avoir l’inscription "Liberté Égalité Fraternité - Vive la République".