Pleaux : un point de départ chargé d’histoire
Votre voyage commence dans Pleaux (km 0), petite cité de caractère dont l’architecture raconte les siècles passés. Des Monts du Cantal aux plateaux du Limousin, entre les rivières de la Dordogne et de la Maronne, les belles demeures de Pleaux témoignent d’un riche passé. En vous promenant dans ses ruelles pavées, vous apercevrez de majestueuses maisons nobles à tourelles du XVIᵉ siècle, vestiges d’un riche héritage médiéval et renaissance, et l’église Saint-Sauveur, où se mêlent styles roman et gothique.
Pleaux possédait à l'époque deux églises dont la première a été détruite, il reste sur l'église appelée Saint-Sauveur différents styles roman, gothique comme en atteste le porche et illustre l'histoire de Pléaux comme en témoigne son clocher orné de consoles de mâchicoulis, traces d'une architecture défensive Les fontaines anciennes, les croix monumentales et les murs de pierre évoquent la vie d’un bourg millénaire où chaque pierre murmure l’histoire. Avant de prendre la route, prenez un moment pour ressentir ces lieux, peut-être en sirotant un café sur une petite place ou en écoutant le chant profond des colombes sous les arcades. Vous trouverez 5 petits châteaux qui ont appartenus à des familles nobles, ils existent toujours, n'hésitez pas à venir les découvrir.
Descente vers l’eau : la chapelle d’Enchanet et le barrage
Prenez la D2 vers Laroquebrou. La campagne s’étire en collines vertes, les arbres bruissent au vent. Au bord de la Maronne, tournez à gauche au bord de la rivière vers la petite chapelle d’Enchanet, simple et paisible, qui surplombe ce paysage d’eau et de roche. Peu après, surgit le barrage d’Enchanet, ouvrage monumental mais parfaitement intégré à son environnement. Construit de 1946 à 1950 dans une période de reconstruction après la Seconde Guerre mondiale, ce barrage à double voûte inclinée en béton retient les eaux de la Maronne sur une quinzaine de kilomètres, formant le lac d’Enchanet, vaste étendue d’eau aux reflets changeants selon la lumière du jour.
Lac d’Enchanet : miroir de lumière et paradis pour les pêcheurs
En approchant du lac, la vue s’élargit. L’onde s’étend comme un long ruban sinueux de 17 km, bordé de pentes boisées et de falaises rocheuses. Sa profondeur dépasse les 60 m et sa surface boisée abrite des rapaces, héronnières et une biodiversité remarquable, classée dans le réseau Natura 2000. Le lac est un paradis pour les pêcheurs : brochets, perches, carpes et sandres sont les hôtes de ces eaux.
Poursuivez par le hameau d’Enchanet et continuez en direction de Longayroux. À Longayroux, une plage aménagée invite à la baignade, au pique-nique ou à la simple contemplation durant les chaudes heures d’été. Imaginez une matinée douce, l’air encore frais, votre carte de pêche en main, la surface lisse du lac troublée seulement par un poisson qui chasse. Ou bien une fin d’après-midi dorée, où le soleil décline et laisse place aux reflets pourpres et orange sur l’eau, tandis que le silence enveloppe les cimes.
Saint-Christophe-les-Gorges : un village accroché à la roche
En revenant vers la route principale puis en prenant la D6, vous atteindrez Saint-Christophe-les-Gorges (10 km), un village ancien perché au sommet d’une falaise qui domine la vallée de la Maronne. Saint-Christophe-Les-Gorges est une très vieille bourgade composé d'un peloton de maisons tassées sur le sommet méridional qui domine la rivière Maronne. Sa création remonte au début de la royauté, cette baronnie appartenait à Catherine de Médicis, elle séjourna dans le château supérieur disparu de nos jours. L’église est l'une des plus vieilles de la région.
Son église romane mérite d'y prêter attention lors de votre passage sur ce circuit de du barrage d'enchanet et gorges de la Maronne. L'église, l’un des joyaux du parcours, recèle des sculptures, des statues et une atmosphère sacrée unique. Elle possédait, au XVIIème siècle, une petite statuette de son patron, à laquelle s'attachait une croyance qui faisait que chacun était convaincu qu'il suffisait de regarder le matin cette image, pour être sûr qu'on ne mourrait pas ce jour-là. Village pittoresque, accidenté mais d'une beauté réelle !
À l’est du bourg, deux croix du XIIIᵉ siècle veillent silencieusement. Depuis le chemin vers la chapelle de Notre-Dame du Château, vous bénéficierez d’un point de vue panoramique remarquable sur la vallée profonde et les méandres de la rivière. Sur une très belle esplanade appelée « le coin des amoureux », installez-vous pour un pique-nique ou simplement pour admirer la lumière jouer dans les gorges. C’est un lieu où le temps semble s’arrêter, où chaque respiration prend une saveur nouvelle.
Saint-Christophe était le siège d'une importante châtellerie connue sous le nom de baronnie de Saint-Christophe. La châtellenie de Saint-Christophe était donc très importante et s'étendait sur les paroisses de Saint-Christophe, Sainte-Eulalie, Saint-Martin-Cantalès, Loupiac, Barriac et Pleaux. Des deux châteaux que possédait autrefois le village, il ne reste que la chapelle du château inférieur où les pèlerins vénèrent la Vierge Noire à l’Enfant. Descendez jusqu’à la petite chapelle de Notre-Dame du Château, vous disposerez d’un remarquable point de vue sur la vallée (30 mn aller-retour).
Loupiac et le Château de Branzac : histoire et vestiges
En poursuivant votre itinéraire sur la D37, vous atteindrez Loupiac (15 km), un village emblématique de la Maronne. Situé entre Pléaux et Salers, le village de Loupiac, construit à l’aplomb des gorges de la Maronne, contemple la chaîne des Puys du Cantal et guette la vallée profonde, lit de la rivière Maronne qui unit les Cantons de Salers et de Pléaux.
Là, les ruines du Château de Branzac émergent sur un promontoire, témoins silencieux d’un passé féodal. Ces pierres, battues par le vent et le soleil, racontent l’épopée de seigneurs oubliés et offrent une perspective différente sur le paysage alentour. Depuis la petite église à clocher-peigne, on domine la vallée, où la rivière trace des traces argentées dans le vert profond des forêts.
Ce petit village de Loupiac vous offre un des plus beaux vestiges du pays avec les ruines du Château de Branzac. Petite église avec clocher à peigne et statues en bois doré.
Drignac, Escorailles, Ally : villages et panoramas
Prenez la direction de Sainte-Eulalie puis sur la gauche D 337; ensuite, rejoignez la D 680 par Freydevialle et Vialard. Prenez direction Ally. Suivez sur la D 680, prenez Drignac sur la droite. Votre route vous mène ensuite à Drignac, village calme où se dresse l’église Sainte-Babylas au clocher peigne et une vieille croix du XVIIᵉ siècle dite de Saint Babet.
Prenez la D 29 en direction d’Escorailles (27 km). Ce village offre une vue splendide sur les Monts du Cantal grâce à un large effondrement qui aboutit aux gorges de l’Auze. Vous pourrez également voir le four utilisé, chaque année, à l’occasion de la fête du pain et de la moisson.
Admirer la fortifications de la Trizague du Haut Moyen Age dont il reste quelques pans de murs, des départs de tours circulaires et une grosse tour complète adossée à une bâtisse plus récente. Vous longerez les remparts avant d’arriver à la fontaine et au four à pain qui reprend du service chaque année vers le 15 août. Laissez vos yeux vagabonder sur les restes des remparts et du four à pain.
Après avoir visitez la Maison de la Paille et du Grain prenez la direction d’Ally en rejoignant la D 680 (28 km). Visitez le Château de la Vigne construit au XVème siècle et l’église Saint-Férréol, monument fortement remanié aux éléments romans (chœur carré et abside semi-circulairevoûtée en cul-de-four). Chaque village vous raconte une histoire différente, enrichie par des siècles de vie paysanne, de traditions religieuses et d’artisanat local.
Brageac : abbaye, église romane et gorges de l’Auze
En continuant vers Brageac par la D137 (34 km), le paysage s’ouvre sur une nature encore plus sauvage. Haut-lieu bâti sur une pointe rocheuse dominant les gorges de l'Auze. L'église s'avance sur une sorte de promontoire granitique. Brageac fut fondée en 637 par Saint Till, moine recherchant la solitude. Il fonda un monastère. Le patrimoine bâti de Brageac est extrêmement riche. L'église Notre Dame de l'Assomption, du XIIème siècle de style roman est classée, cette ancienne abbaye bénédictine possède les chefs de Saint Côme et Saint Damien, patron des médecins. L’église Notre-Dame de l’Assomption, est un chef-d’œuvre roman abritant reliques et art sacré.
Une belle Croix de Mission s'élève sur la place des Abbesses. Elle fut érigée en 1884, lors d'une Mission... placée sous la protection de Saint Till. Elle a été restaurée récemment. En face de cette croix se dresse le Monument aux Morts qui a la particularité d'être taillé d'un seul bloc dans la pierre. Il est certainement un des plus beaux, sinon le plus beau, de tous ceux qu'on peut voir dans ce pays.
Descendez ensuite dans les gorges de l’Auze, un écrin de roche et de verdure, où le silence est ponctué par le chant des oiseaux et le murmure des eaux. Les vestiges de l’hermitage de Saint-Till rappellent la quête de solitude spirituelle des moines du passé. (45 mn aller-retour).
Chaussenac, Tourniac, Barriac-les-Bosquets : retour vers les collines
Regagnez Chaussenac par la D37 (38 km), village aux maisons typiques de la Xaintrie. Petit village agréable et accueillant. Son église au chevet roman-limousin possède de nombreux objets classés et de magnifiques tableaux (XVIIème, XVIIIème). Vous pourrez découvrir des croix de chemins du XIIème au XVIIIème siècle (voir les circuits sur le panneau, place de l’église). Au hameau d’Ostenac, vous trouverez un four banal et site de l’ancien moulin. Croix maltée du XIVème siècle et autres croix de carrefour.
Suivez la D237 direction Rilhac-Xaintrie puis la D27 direction Chalvignac pour arrivez à Tourniac (45 km). Après son église, découvrez une croix de basalte du XIIIème au cimetière, figure silencieuse des siècles passés. Le site de la Ferrière propose des randonnées pédestres balisées, dans la forêt Domaniale de Miers avec la maison forestière du "Pestre".
Prenez la D 27 vers Pleaux et Barriac-les-Bosquets (52 km). Village pittoresque aux maisons anciennes datant pour certaines de la Renaissance. Barriac-les-Bosquets se situe en Xaintrie, c’est un paysage de collines granitiques qui annonce le Limousin. Si l’on considère la topographie au nord du bourg, le seul dénivelé important est le Puy de Bouval à 735 mètres d’altitude.
Par contre à l’opposé du bourg, la partie sillonnée par les 3 ruisseaux est très accidentée. L’église Saint-Martin comporte un chevet roman et un clocher-peigne. Elle possède des modillons fort intéressants représentant les diverses figures du Mal. Barriac-les-Bosquets, vous offre des paysages vallonnés présentant les monts du Cantal au loin, un lieu idéal pour conclure votre itinéraire en contemplant l’horizon.
Vous tournerez à droite vers au Puy Bouval, vous découvrirez la statue de l’abbé Filliol « martyr de la Révolution » ainsi qu’une table d’orientation sur les Monts du Cantal. Il est connu de tous les habitants des cantons de Pléaux et de Mauriac. Les barriacois savent l’essentiel de l’histoire de sa vie et sont allés, pour la plupart, à plusieurs reprises saluer ce personnage de 3 mètres 70 de haut installé depuis 105 ans maintenant au plus haut point du canton : le sommet du Puy de Bouval qui culmine lui-même au sol à 730 mètres.
Retour vers Pleaux via la D680 (55km)