Route des Vallées et Fermes fortifiées (28)

La Route touristique des Vallées et Fermes fortifiées dans l'Eure-et-Loir

Traits d’union entre le Perche et la Beauce, l’Eure-et-Loir et les fermes fortifiées invitent à la détente au fil de l’eau et du temps passé. Le parcours touristique des vallées et fermes fortifiées en 17 étapes d'une distance de 85km, vous fera découvrir la vallée de l’Eure et les maisons fortes.

Prenant sa source dans les profonds étangs du Perche, l’Eure est entrée dans l’histoire lorsque Vauban et Louvois unirent leurs efforts pour détourner son cours et amener ses eaux claires jusqu’à Versailles. Louis XIV rêvait de voir dans les jardins de Versailles des jeux d’eau aux effets sans cesse renouvelés.

Louvois, pour le satisfaire, proposa en 1684 de construire un canal, alimenté par l’Eure. Vauban établit les croquis du canal, dont les travaux devaient durer cinq ans. Le débit des eaux était estimé à plus de 100 000 mètres cubes par jour. Une écluse devait retenir le cours de l’Eure au moulin de Boizard et des vannes permettraient de réguler son débit.

Un canal de terre devait amener l’Eure à ciel ouvert jusqu’à Maintenon, mais pour franchir la vallée marécageuse, un aqueduc de pierre porterait ce canal. Au plus profond de la vallée cet aqueduc, d’une longueur de 4,6 km, serait composé de trois rangs d’arcades.

Seul le premier rang a été construit de 47 arcades de 13 m d’ouverture et de 25 m d’élévation sous la voûte. Le deuxième rang devait aligner 195 arcades de même dimension et le troisième 390.

C’est ce dernier étage qui était destiné au soutien du canal. Quelques kilomètres à l’ouest, ce même canal est souterrain. Si le grand aqueduc de Maintenon avait été achevé, il aurait été le plus beau et le plus étonnant monument de ce genre. La guerre de 1688 en a stoppé les travaux, et le projet ne fut définitivement abandonné qu’en 1710. Le grandiose projet n’arrivera pas à son terme et laissa la rivière couler à son rythme paisible.

Eléments d’une architecture qui n’est pas propre au Perche mais qui y trouve quelques uns de ses fleurons, les fermes fortifiées se sont transformées au fil du temps et de la volonté des hommes. Ainsi nombre de maisons fortes portent la trace de grandes familles, dont la plus illustre est celle d’Etienne d’Aligre « seigneur de la Rivière, la Forêt, le Favril, Bois-Landry, Frétigny et autres lieux… »

La Route touristique des Vallées et Fermes fortifiées en auto, moto, camping-car, en autocar, à vélo...

Ce circuit touristique dans l'Eure-et-Loir partira de La Loupe (km 0). Différentes thèses s’opposent sur l’origine du nom La Loupe, apparu dès le Xe siècle. La plus paisible est celle de lupa (louve), car le bourg se trouvait en lisière de la grande forêt du Perche et les loups hantaient la région. D’autres noms de lieux sont évocateur : Crisloup, la Louvetterie, le Gasloup… Un manoir féodal, détruit par les Anglais au XVe siècle, fut rebâti par René d’Angennes.

Le château de La Loupe est situé dans le centre-ville. On y retrouve aujourd'hui des salles d'exposition. Du château de 1665, construit sur des plans de Vauban et entouré de murs, il reste un grand cops de logis (avec fossés et balustrades) récemment restauré. Il appartient à la commune qui y organise La loupe le chateau touristiques dans l eure et loir guide du tourisme centre val de loiredes réunions associatives. La commune de La Loupe a adopté les armoiries de la famille d’Angennes, complétées du gros chêne et de la citation à l’ordre du corps d’armée.

L’église Saint-Thibault a été reconstruite à la suite de l’incendie du 23 novembre 1929, son clocher bénéficie d’une restauration plus récente. La ville fut déclarée commune la plus sinistrée du département après avoir été cruellement bombardée par des escadrilles alliées le 17 juin 1944. Les amateurs de fleurs pourront en flanant admirer les massifs de la ville dont certaines espèces sont extrêmement rares.

Situé sur la commune de Meaucé, le gros chêne serait un reste du bois environnant le château primitif de La Loupe et aurait remplacé un chêne druidique millénaire. Il est le sujet de nombreuses légendes. Il aurait été planté, en 1360, par un chevalier de Montireau, qui partait en croisade, et Jeanne, fille du seigneur de Meaucé, en gage de fidélité. Henri IV, qui venait assez fréquemment dans la région, se serait assis sous le chêne un jour de chasse.

On dit également que dans une cavité de l’arbre se trouvait une statuette de la Vierge vénérée dans le pays. Des révolutionnaires enlevèrent la statue et à sa place poussa un champignon ayant la forme de la Vierge… Quelque temps plus tard, l’ordre fut donné d’abattre le chêne, et lorsque les outils des bûcherons s’émoussèrent et se cassèrent sans entamer l’arbre… Le gros chêne a une circonférence de 14.30 m au pied et de 8.60 m à un mètre du sol.

Quittez La Loupe vers Meaucé via la D920 et D15 (3 km). Saint-Jean-des-Murgers et six autres hameaux furent rattachés à la commune de Meaucé à la fin du XIXe siècle. L’église Saint-Léonard a recueilli la presque totalité des biens de Saint-Jean-des-Murgers ; on compte ainsi quatre retables et une statuaire considérable qui en font un petit musée de l’art religieux percheron et un lieu incontournable sur cette route touristique.

Des deux demeures seigneuriales que comptait la seigneurie de Meaucé, seule la Grand’Maison a subsisté, elle est aujourd'hui une auberge. La maison forte de la Grand’Maison était la résidence des seigneurs de Meaucé. A la fin du XVIIIe siècle, le puissant manoir a appartenu au général Antoine de Marbot. Quatre tours aux angles des bâtiments dominaient une vaste cour carrée fermée, un plan de 1846 atteste également la présence d’une chapelle.

Les murs étaient entourés de larges douves en eau, creusées au XIIe siècle, que l’on franchissait par un pontlevis. Il ne reste de l’époque médiévale qu’une tourelle de protection quadrangulaire du XIIe siècle accolée au mur d’enceinte, ainsi que les douves en eau. Le pont-levis fut remplacé par un pont de pierre vers 1910.

Si le manoir originel comptait peu de bâtiments, la ferme s’est beaucoup développée à l’époque de la commercialisation du cheval percheron, entre 1850 et 1900. Elle s’est alors enrichie d’écuries, de bergeries et de granges de stockage. Propriété privée.

Sur la commune de Meaucé se trouve la ferme de ManouyeauLe Marquis de Reverseaux de Rouvray, ambassadeur auprès de la reine d’Espagne a vendu Manouyeau en 1896 au propriétaire de la Grand’Maison. Depuis lors, ces deux propriétés sont restées dans la même famille. Le domaine de Manouyeau, sur la commune de Fontaine Simon, a subi de grandes transformations. Il existait en effet un château qui fut détruit vers 1900.

A cette époque fut construite l’actuelle maison de maître, qui est semblable à celle de la Grand’Maison. Ceci répond à un souci d’égalité du propriétaire en faveur de ses descendants. Une grange porte encore la date 1748, et le pigeonnier placé au centre de la ferme est daté de 1749. Propriété privée.

Suivez la direction de la Fontaine Simon via la D15 et D2. Le toponyme Fons-Simonis du XIe siècle est sans doute rattaché à un culte de l’eau. Un pèlerinage a toujours lieu le 26 juillet à la chapelle Sainte-Anne.

Prendre la direction de Manou via D15 (7 km), à la frontière séparant le Thymerais et le Perche. La commune jouxte la partie sud de la forêt de Senonches. Elle est située sur la berge nord de l'Eure, ce qui explique son habitat continu depuis l'époque gauloise.

Manou entree du chateau routes touristiques dans l eure et loir guide du tourisme centre val de loireDès le IXe siècle, Manou était un bourg fortifié, on trouve encore des fortifications au château de la Reine Blanche, en direction de la vallée Biquet. Ce château de garde faisait partie du domaine royal. Son rôle militaire est attesté par les archères et, si les fossés existent toujours, le pont-levis a disparu. Aux angles, quatre touts rondes avec rangs de pierre de grison sont coiffées de poivrières et couvertes de tuiles.

La tour qui garde l’entrée est arasée au niveau des remparts. L’actuel château, que l’on aperçoit dans le parc, fut construit au XIXe siècle. Blanche de Castille, héritière des Rotrou, est venue à Manou vers 1229, lors du siège de Bellême, défendre le comté que Mauclerc, duc de Bretagne, voulait s’approprier. Propriété privée.

L’église Saint-Pierre et Saint-Paul de Manou, mentionnée au XIIe siècle, fut radicalement transformée au XIXe siècle. Elle abrite une plaque commémorative du départ de Louis Houde pour le Canada au XVIIe siècle. Sur la route de Neuilly-sur-Eure subsiste la petite chapelle de la Renardière. Cette ancienne commanderie comprenait, à la fin du XIIe siècle, une maison seigneuriale, des terres et un hôpital.

L’église Notre-Dame, d’origine romane, présente un riche mobilier, dont trois retables baroques et un remarquable contre table en bois polychrome. La paroisse a annexé celle de La Ferrière-au-Val-Germond dès 1803, et les communes furent réunies en 1835. Au-dessus du bourg, une zone marécageuse est inscrite à l’inventaire des tourbières de France. La tourbière des Froux présente en effet un intérêt floristique e faunistique reconnu des spécialistes.

A voir sur la commune de Manou : la Chapelle Sainte-Apolline et le Château de La Renardière.

Poursuivre votre escapade sur la route touristique des vallées et fermes fortifiées en suivant la direction de Belhomert-Guéhouville via la D348 (14 km). Le bourg de Belhomert-Guéhouville semble avoir été fondé vers 630 par l’ermite saint Laumer. En 1090, Hugues 1er de Châteauneuf érigea, un monastère de religieuses régi par la règle de saint Benoît.

Grâce aux dons de ses fondateurs et des descendants des comtes du Perche, le prieuré de Belhomert a pu prospérer. Lorsque l’ordre de Fontevrault fut dissout en 1790, l’abbaye ferma. Deux ans plus tard, le couvent fut mis en vente comme bien national et acheté par un bourgeois de Paris qui devint le premier maire de Belhomert.

L’église du monastère, baptisée Saint-Jean-l’Evangéliste, fut construite en 1132. Il semblerait qu’elle soit devenue l’église paroissiale.

Votre prochaine étape sera Saint-Maurice-Saint-Germain via la D928 et D349 (17 km). Saint-Maurice-de-Gasloup et Saint-Germain de l’Epinay (ou de Profondval) ne forment plus qu’une commune depuis 1803. Leur nom est commun depuis 1835. L’Eure coule dans un paisible site boisé que domine l’église Saint-Maurice, relativement récente.

Depuis 1897, le clocher-porche remplace l’ancien clocher recouvert de bardeaux de chêne qui surmontait la nef.

Le Château des Vaux s’étend sur deux communes : Saint-Maurice-Saint-Germain et principalement Pontgouin. Le château primitif du XVIIe siècle, n’a pris son aspect actuel qu’entre 1850 et 1880 grâce au marquis Etienne de Pommereu d’Aligre, qui fit détourner le cours de l’Eure, niveler les terrains pour créer des terrasses et planter un parc.

Saint maurice saint germain orangerie du chateaux de vaux routes touristiques dans l eure et loir guide du tourisme cenOn dit qu’il y avait aux Vaux deux châteaux : celui des gens et celui des chevaux, tant la splendeur des commun et des écuries était grande. Le domaine resta dans la famille d’Aligre jusqu’en 1889. en 1946, il fut acheté (pour la valeur de deux timbres porte) par le père Brottier en faveur de l’œuvre des orphelinsapprentis d’Auteuil. Depuis lors des jeunes viennent y apprendre un métier. Le Château des Vaux compte maintenant plus de trois cents pièves. Domaine privé. Parc ouvert à la visite.

Passer aux écluses de Boizard. En 1684, l’embellissement du château de Versailles et de son parc était l’une des préoccupations de Louis XIV. Mais l’eau manquait pour les fontaines et jeux d’eau que le roi voulait voir fonctionner en permanence. Après quelques études pour amener l’eau à Versailles, un projet fut retenu.

Il consistait à aménager, au moulin de Boizard, sur la commune de Pontgouin, une retenue d’eau par la réalisation d’une digue en pierres de 210 m de longueur en crête et de 15 de haut. Les travaux commencèrent dès avril 1685. 30 000 ouvriers, maçons, terrassiers et soldats, travaillèrent à la gigantesque entreprise. La percée de deux arches, accompagnées en aval de pertuis éclusés avec barrage mobile, a valu à la digue la désignation d’écluses.

Avant d'arriver à Digny via la D347 sur votre gauche se trouve Le Romphaye (23 km). Sur la commune de Digny, le Romphaye, solitaire, est solidement campé au milieu des cultures. Cette austère bâtisse de briques sombres s’élève au centre de bâtiments d’exploitation ceints de murs longés de fossés en eau. C’est le berceau d’une famille illustre et très ancienne : Les Tacher de La Pagerie.

Marie Josèphe Rose, plus connue sous le nom de Joséphine de Beauharnais devint l’impératrice des Français lorsqu’en 1796 elle épousa Bonaparte. Ses ascendants sont venus se fixer dans la région au XVe siècle et se sont partagé le domaine. Le Romphaye est resté presque inchangé. Le pont-levis et quelques bâtiments ont disparu mais le magnifique colombier est toujours visible. Propriété privée.

Reprenez le circuit touristique des vallées et fermes fortifiées vers Digny via la D928 (28 km). Ce bourg doit sa régularité actuelle à un incendie qui le consuma presque entièrement le 16 juin 1787.

L’église Saint-Germain est un très gracieux édifice auquel une tour donne toute sa personnalité. Autrefois ce prieuré, pourvu de dîmes riches et nombreuses, était habité par des religieux de la congrégation des Génovéfains. Cette église du XVIe, construite en silex et briques et dotée d'une impressionnante tour-clocher, est consacrée en 1525.

Près du village de Digny, Bourg-Aubert (30 km) est une ancienne forteresse qui tire son nom d’Albert-Ribault, premier du nom, seigneur de Châteauneuf (1058-1072). Le château de la Hallière apparaît au bout d’une belle allée. Les communs du château et la fuye sont inscrits depuis 1972. Propriété privée.

Remonter vers Jaudrais via la D30 (35 km). Tout retrace à Jaudrais le souvenir d’une maison puissante : de nombreux vestiges, les ruines d’une très grosse tour… La forteresse remonterait aux siècles de l’occupation de la Normandie par les Anglais. La principale tour aurait été en rapport avec celle de Châteauneuf et avec la Tour Grise de Verneuil.

L’église Saint-Jean était jugée, dès 1852, « très grand pour la population ». Aussi, après les dommages laissés par les combats de 1940, la commune dit-elle clore la partie occidentale au niveau du chœur. L’ensemble du domaine est maintenant privé.

Prendre la direction Ardelles par la D133 (40 km), puis la D125 et D30 pour poursuivre votre périple touristique, vous mènera à Pontgouin via la D349 et D920 (50 km). Ce village de Pontgouin riche d’histoire a perdu de son importance lorsque Courville devint chef-lieu de canton en 1790.

Le château épiscopal fut, selon les circonstances, lieu de plaisance ou refuge des évêques de Chartres, barons de Pontgouin. Il restes des tours du XIIIe siècle de l'ancien château épiscopal, près de l'église.

Pontgouin l eglise saint lubin routes touristiques dans l eure et loir guide du tourisme cenL’église Saint-Lubin du XIIIe siècle était la chapelle du château. En raison des fréquents envahissements de la région lors des guerres de Religion, les habitants pouvaient y assister aux offices. Lorsque vers 1587, elle est devenue trop petite, on a ajouté à la nef le bas-côté de quatre travées. Une porte murée de la nef qui communiquait avec la maison des évêques.

De hauts murs abritent le domaine de la Rivière (privé), dont le château de brique et de grison date du XVIIe siècle. Un bâtiment central encadré de deux pavillons flanqués chacun d'une tour massive, boiseries du XVIIe siècle du salon, pigeonnier, communs. L’harmonie de ses proportions en fait l’une des plus belles bâtisses que le Grand Siècle ait laissé dans la région. 

La silhouette imposante de la ferme du Plessis, dominée par son donjon quadrangulaire et flanquée de tourelles, semble veiller sur l’ancienne cité épiscopale de Pontgouin. On trouve trace de son existence dès 1219 sous le nom de Plessiacum. Il existait autour des bâtiments des fossés qu’on franchissait par deux ponts-levis aujourd’hui disparus. Les tourelles ornent plutôt qu’elles ne protègent les angles. Un grand pigeonnier, construit par les Aligre au XIXe siècle, se dresse à l’intérieur de la cour.

On dit qu’un souterrain communiquait avec le château des évêques à Pontgouin et avec celui des seigneurs de Courville. Plusieurs familles se sont succédées à cette seigneurie. La famille d’Aligre l’incorpora à son domaine en 1731, elle y resta jusqu’en 1926. Propriété privée.

Continuer vers Le Favril via la D345 (52 km). Après les conquêtes de César, ce territoire paraît avoir été consacré à la culture des faverolles ou petites fèves, qui ont donné leur nom à la commune.

L’église Saint-Pierre n’était au XIIIe siècle qu’une chapelle qui fut agrandie en 1586 puis en 1771. Elle abrite le tombeau d’Etienne et Elisabeth d’Aligre. Datant du XVe siècle, la Grand’ Maison semble avoir été l’ancien lieu seigneurial du Favril. Cette église, située à l'extrémité orientale de la commune, est construite en maçonnerie de cailloux et couverte en tuillers. Les contreforts sont en grison du pays.

Les seigneurs du Favril, rendaient publiquement la justice sur la place du village. Au milieu du XVe siècle, le seigneur de la Pesse transporta le siège de justice en son château. Par la suite, le chancelier d’Aligre fit tenir les audiences au village de la Hallière jusqu’en 1793. Propriété privée.

Passer Friaize via la D345 (57 km). Un des seigneurs de Friaize, Garin, accompagna Saint-Louis à la croisade de 1249. L’église Saint-Maurice a la particularité de posséder un chœur plus large et plus élevé que la nef. Il est terminé par une abside pentagonale percée de grandes baies à meneaux qui éclairent le chœur. Elle possède une statuaire abondante, ce qui peut être expliqué par la richesse de la paroisse au temps où des mines de fer y étaient encore exploitées.

Après Friaize, prendre la direction de Le Thieulin via la D128 (60 km). L’église Saint-Eustache-et-Saint-Fiacre se compose d’un vaisseau unique à l’est. La partie ouest, qui porte le clocher, est nettement plus haute et plus large que la partie romane. Quelques éléments du mobilier proviennent du château de Lignerolles dont un possesseur fut curé de la paroisse jusqu’en 1965.

Une abbaye existait au lieu dit les Abbayes du Loir, devenue prieuré, elle fut réunie à l’abbaye de Thiron au XIIIe siècle. le Château du Thieulin se trouve sur la commune.

L'itinéraire touristique passera à Champrond-en-Gâtine via la D139, D923 et voie de la liberté (65 km). L’appellation Champrond fait l’objet de deux prononciations différentes selon que l’on se réfère à l’origine du nom, campus rotondus, ou bien à son orthographe actuelle. Pour respecter l’étymologie du nom, il convient donc de dire « Champrond-en-Gâtine ».

L’église Saint-Sauveur date du XIIe siècle. Elle est précédée d’un clocher porche assez élégant. Une de ses curés, Jean-Baptiste Thiers, a écrit de remarquables ouvrages, dont un traité de superstition. Comme il était également un polémiste redoutable, le chapitre de l’époque fit les frais de la plume.

Au XIe siècle, le comte du Perche fait construire un château fort à Champrond-en-Gâtine ; les assauts de l'histoire l'ont anéanti. En 1820, le marquis d'Aligre acquiert la grand'maison de Champrond, 159 hectares des forêts de Champrond et de la Magnane, la ferme du Valdon et la tour de Montlandon.

Et c'est en 1876, que la filleule de la marquise d'Aligre fait édifier la tour de Champrond, sur les soubassements de l'ancienne tour du château féodal. qui aurait été bâti vers 1070 par le comte du Perche, seigneur de Champrond, et la base qui subsiste seule actuellement, est en maçonnerie si solide que la pioche aurait été impuissante à la démolir et qu'on dut y renoncer. Avant la famille d'Aligre, les ruines appartenaient aux Gontaut-Biron.

À quelques centaines de mètres du bourg de Champrond-en-Gâtine, s’étendent les grandes forêts de Champrond et Montécot.

Sur la commune de Champrond-en-Gâtine se trouve la ferme fortifiée de Bois-Landry. Cette châtellenie est mentionnée dès 1467 dans la paroisse de Frétigny. A la fin du XVIe siècle, Bois-Landry aurait appartenu à un protestant, Charles de Plais, et l’église réformée de Champrond s’y serait réunie de 1600 à 1640. La ferme est le type des anciennes maisons fortes, ceinte de fossés, que les seigneurs se faisaient encore bâtir au début du XVIIe siècle.

Champrond en gatine la tour d aligre routes touristiques dans l eure et loir guide du tourisme cenLes bâtiments entourent une grande tour carrée. Quatre tours en brique et grison sont disposées aux angles. L’ensemble était entouré de fossés avec pont-levis. L’habitation seigneuriale occupait le côté opposé à l’entrée, mais plutôt que de la réparer, Etienne-François d’Aligre la fit raser avant la Révolution. Propriété privée.

Direction Montlandon via la D923 et la Voie de la liberté (69 km). Le village de Montlandon était autrefois dominé par une forteresse médiévale. Une partie du bailliage appartenait aux seigneurs du Thymerais tandis que les Rotrou, possédaient l’autre partie. C’est maintenant un relais de télévision qui se signale au-dessus du village.

L’église Saint-Jacques, qui était en ruines en 1766, aurait été reconstruite quelque temps plus tard. Des travaux, dont l’enlèvement des terres du cimetière au XIXe siècle, ont modifié son aspect extérieur.

Votre parcours vous mènera à Montireau via la D103 (71 km). Le donjon des chevaliers de Montireau, vassaux des seigneurs de Montmirail, se situait sur une motte derrière la ferme dénommée le Château. Un manoir fut rebâti au XVIe siècle, par les derniers descendants.

La Ferme fortifiée du vieux château de Montireau dit la Cour d'Anthenaise est située un peu à l'écart du bourg, elle contient des vestiges du château médiéval, démoli en grande partie au xviiie siècle. L’église Saint-Barthélémy fut construite au XVIe siècle grâce à la générosité de la famille de Montireau, leurs armoiries se retrouvent en maints endroits. Elle compte parmi les plus remarquables églises du Perche.

L’ensemble des vitraux, offerts par les seigneurs du lieu et sur lesquels ils sont représentés, est particulièrement exceptionnel. Les peintures murales de la chapelle du Rosaire datent vraisemblablement du XVIIe siècle, époque où ce genre de décor devint rare avant de disparaître complètement. La contretable sculptée est intéressante car moins de dix exemplaires de ce type sont dénombrés dans le département.

La Commanderie de l’Immaculée situé sur la commune de Montireau. Elle est la commanderie principale de l'Ordre des chevaliers de Notre-Dame; consacrée à la Vierge Marie, sa chapelle l'est à saint Michel.

Séparé de l’étang de Théllière par le D 349, l’étang de Perruchet s’étend sur les communes de Saint-Victor-de-Buthon et de Saint-Eliph. C’est l’un des plus intéressants du département. L’avifaune y est d’une grande richesse, quelque soit la période de l’année. C’est le seul site d’Eure-et-Loir colonisé par la grèbe à cou noir au moment des nidifications et pour la reproduction du canard milouin. Lors des migrations, l’étang est une étape réputée. Propriété privée.

Le Manoir de PerruchetSur l’emplacement des ruines du vieux manoir des chevaliers de Vaupillon, Jacques d’Illiers et Catherine de Balzac d’Entraigues firent élever un château au début du XVIIe siècle. Henri IV y serait venu plusieurs fois cacher ses amours avec Henriette, demi-sœur de Catherine. En 1750, un marchand de La Loupe acheta le château et le fit abattre deux ans plus tard.

L’église Notre-Dame était une chapelle dépendant du château. On y ajouta des chapelles au début du XVIIe siècle, dont celle de Saint-Hubert, élevée à la suite d’un vœu des habitants pour se débarrasser des loups qui avaient mordu un grand nombre de personnes. Propriété privée.

Votre route arrive à Saint-Victor-de-Buthon via la D143 (76 km). L’ancien village de Perruchet montre encore son vieux manoir Renaissance en lisière de l’étang du même nom. Mais des deux forteresses que comptait la commune, aucune n’a subsisté. Située à flanc de coteau, l’église Saint-Victor et Saint-Gilles est fortement déclive : le chœur et l’abside dominent la route.

Cette église est la seule du département à avoir gardé sa « clouaison » entre le chœur et la nef. Comme les jubés des cathédrales, elle marquait la séparation entre les clercs et les laïcs. Cet usage a disparu après le Concile de Trente. Le retable et le tabernacle (1687) sont exceptionnels et la statuaire est classée MH.

Pour votre dernière étape, prendre la direction de Vaupillon via la D5 (83 km). Le Village fondé sur la base d'une motte féodale sur laquelle demeurent quelques vestiges de murs anciens, certainement d'une demeure seigneuriale, configuration fréquente dans ce secteur (Rivray, Bretoncelles...)

Dans l'église Saint-Victor et Saint-Gilles, d'origine romane, on peut encore apercevoir dans certaines parties de la muraille septentrionale des contours de petites fenêtres qui ont été bouchées au XVe siècle pour laisser place à de grandes fenêtres ogivales à meneaux. Il subsiste aussi l'abside et quelques contreforts même si ces derniers semblent plus récents.

Retour vers La Loupe par la D25 (85 km).

Carnet pratique de la Route touristique des Vallées et Fermes fortifiées

Les incontournables de cette route touristique

Activités

La Loupe

  • Départ boucle vélo balisée n° 4 "Entre Perruchet et ses migrateurs"
  • Départ boucle vélo balisée n°10 "Promenade des eaux secrètes"

Manou

  • Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ du parc aquatique, de 12,5 km (3h20) et 18 km (4h30).

Le Thieulin

  • Randonnée pédestre balisée, 2 circuits au départ de l’église, de7,5 km (2h30) et 10,5 km (3h20).

Champrond-en-Gâtine

  • Randonnée pédestre balisée, 3 circuits au départ du hameau de Beaurepaire, de 6 km (1h30) à 18,5 km (4h30).

Saint-Victor-de-Buthon

  • Randonnée pédestre balisée « Le chemin des demoiselles » au départ de l’aire de détente (8,5 km – 2h50).
  • Randonnée VTT balisée « Par monts et par vaux » au départ de l’aire de détente (38 km – 4h45).

Visites

Meaucé

  • La Grand' Maison : Boutique des produits du terroir La Grand’Maison

Digny

  • Parc du château de la Hallière.

Festivités

Festival de la Loupe : site web

Plus d'information

Pour vous rendre sur la Route des Vallées et Fermes fortifiées

La Loupe

Couvert 11 °C

Couvert

  • Min: 10 °C
  • Max: 11 °C
  • Vent: 22 kmh 290°

Le saviez-vous ?

Les maisons fortes

Au Moyen Age, la région de La Loupe et Courville était pour sa majeure partie, endehors des terres contrôlées par les comtes du Perche. Ils ne purent jamais s’y implanter complètement malgré quelques incursions réussies. Le pouvoir temporel des évêques de Chartres s’étendait sur toute la région.

A Partir du XIIe siècle, le siège de cette seigneurie ecclésiastique fut fixé à Pontgouin. Beaucoup de seigneuries constituées avant le XVIe et XVIIe siècles ont disparu et les domaine ont été soit détruits, soit fortement remaniés.

Ont ainsi été détruits les donjons de Montlandon, de Montireau, de St-Victor-de-Buthon. Cependant, quelques domaines ont survécu, et des châteaux ont été bâtis : La Rivière et les Vaux à Pontgouin, alors que d’autres ont été aménagés en fermes de type maison forte.

Nos coups de coeur sur la Route des Vallées et Fermes fortifiées

Hébergement :

Restauration :

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Date de dernière mise à jour : 30/05/2018