Après avoir admirez l'église Saint-Hippolyte, poursivre vers le Puy d'Yssandon (12,9 km). Le Puy d'Yssandon offre un panorama remarquable embrassant le Bassin de Brive, les Monédières, les Monts d'Auvergne, les Causses et les plateaux périgourdins, repérables grâce à la table d'orientation. Le plateau du sommet de la butte offre de multiples points de vue, on aperçoit également les vestiges de l'ancienne enceinte féodale.
Culminant à 356 mètres d'altitude, ce promontoire de l'Yssandonnais est une halte idéale pour profiter non seulement d'un bain de nature mais aussi d'un vaste panorama sur le paysage verdoyant alentour. À ses extrémités nord et sud-est, le Puy d'Yssandon a été doté de deux tables d'orientation. Il vous offrira de magnifiques points de vue sur le bassin de Brive, les Monédières, le Quercy ou encore le Périgord. Non loin de là d'ailleurs passe la Route de la Noix, qui fait écho à la Route de la Pomme.
Le Puy d'Yssandon possède aussi un patrimoine historique qui justifie qu'on prenne le temps de le découvrir. A l'entrée du petit village perché, la silhouette d'une tour se dessine. Ce site est très tôt connu pour sa situation défensive stratégique : un oppidum gaulois y aurait existé et Pépin le Bref y affronte Waïfre le Duc d'Aquitaine au VIIIième siècle.
Mais cette tour encore imposante est le dernier vestige d'un château médiéval qui est détruit pendant la Guerre de Cent ans au XVième siècle. Vous y trouverez aussi une charmante église romane du XIIe siècle, dont le clocher-mur et la nef datent, eux, du XVIIIe siècle. L'angle extérieur du cimetière abrite un point de vue et une table explicative.
En contrebas la vue sur la campagne donne envie de ccontinuer cette belle promenade. Vous aimez Collonges-la-Rouge ? Allez donc voir Vars-sur-Roseix : petit village de grès rouge avec son église Saint-Benoît et ses belles clés de voutes. Mais aussi la maison natale d’Hugues Duroy de Chaumareys, célèbre navigateur qui aurait inspiré le tableau « Le radeau de la méduse » de Théodore Géricault.
Pour se rendre à Vars-sur-Roseix suivre la D3 (21,3 km), la route suit une paisible campagne vallonnée, composée de prairies, de vergers et de forêts. Le village de Vars-sur-Roseix dispose d'une vue imprenable sur les villages alentour de par sa situation à une altitude de 200 m environ. "Vars, lou jardi del bas Limouzi" disait un vieux dicton citant Vars comme le Jardin du Bas Limousin.
Vars-sur-Roseix a su conserver son authenticité, avec ses belles maisons en grès rouge. Encadrant d'étroites ruelles, les habitats traditionnels du centre de Vars sont de type semi-troglodyte, construits sur une base de grès rouge du Permien. Les maisons se regroupent autour de deux rues principales, elles sont bâties avec des caves creusées dans la roche qui servaient essentiellement à la conservation des vins.
La commune fut le siège au Moyen Âge d'une importante abbaye de la Règle, qui dépendait de Limoges, dont seules quelques pierres demeurent aujourd'hui incorporées à un mur. Elle possédait un château, résidence du seigneur de Vars.
La petite église romane de Vars-sur-Roseix, typique des environs avec son clocher-mur, est l'un des derniers vestiges de cette époque passée. L'une de ses caractéristiques est le décalage en façade de son oculus par rapport à la porte d'accès. Sur la droite une curieuse boîte aux lettres en grès en forme de masque !
L'un des habitants de Vars-sur-Roseix se rendit tristement célèbre en perdant son honneur de marin dans le drame du radeau de la Méduse. On peut encore y admirer sa vaste maison.La grande maison du capitaine de la Méduse est caractéristique du style architectural de certaines habitations du village. La croix de Vignard devant l'entrée du cimetière du XVIIIe siècle est également remarquable.
La prochaine étape de circuit touristique du Pays d'Objat et de l'Yssandonnais sera Ayen, station verte et village fleuri, via la D140 (25 km). L'endroit idéal pour profiter de la nature dans ce qu'elle a de plus généreux. Dominer le monde du haut du Puy d'Ayen, le "Pays des grives et des loups", en bordure du tout proche Périgord...
Caresser du regard l'histoire d’Ayen... Après deux siècles mouvementés durant lesquels les barons limousins se livrèrent à des guerres incessantes, les Anglais se réemparent de Malemort et d’Ayen dont le château a été notamment occupé par Richard Cœur de Lion. Ayen fut une des étapes de la route dite de Richard Cœur de Lion qui guerroya en France deux siècles auparavant.
Une des particularités d’Ayen est celle de son église. A l’origine celle-ci était construite à Ayen Bas (bourg d’Ayen au Moyen Age). Elle appartenait à deux époques différentes, la partie inférieure d’époque romane, la partie supérieure du XIVème siècle.
Ayen fait partie du Pays d’Art et d’Histoire Vézère-Ardoise, au fil de ses ruelles vous pourrez découvrir un patrimoine atypique lié à l’eau. Très beau panorama depuis les remparts de Ayen-Haut avec la table d'orientation. Echappez-vous vers Ayen Bas en aval du village où siège un château entouré des plus anciennes bâtisses du bourg. Vallon ombragé rafraîchi par son ancienne fontaine-lavoir : Fontaine de L'Homme qui crache !
La Route des métiers d’art du Limousin passe aussi à Ayen avec l’atelier d’artistes de La Boissière. A ne pas manquer : son marché de Producteurs du pays les jeudis soirs de l’été pour une ambiance festive et conviviale. Vous pouvez aussi voir au Soulet d’Ayen, u, arboretum privé « La Tuillière » avec 1600 espèces d’arbres et arbustes avec étiquetage pédagogique.
Ensuite sur ce parcours touristique , c’est l’immanquable Saint-Robert, l’un des plus beaux villages de France juché sur son prémontoire calcaire. Pous vous rendre à Saint-Robert suivre la D39 puis la D5 (28,8 km). Le village a conservé un cachet médiéval.
Organisé autour d’un monastère bénédictin bâti par les disciples de Saint-Robert, le village de Saint-Robert connut de violents affrontements religieux. De cette époque subsiste néanmoins une belle église romane fortifiée du XIIe siècle et des demeures seigneuriales en pierre de taille. Une tour lanterne octogonale permet d’accéder au clocher, lui aussi de forme octogonale et qui abrite un bourdon, cloche du XVIe siècle baptisée Marie vouée à St Georges.
Près de l'église de Saint-Robert, une petite halte au jardin Philippe Ranoux s'impose. De là, très belle vue sur la campagne verdoyante alentour ! Saint-Robert a un charme très médiéval avec ses vieilles demeures seigneuriales, ses ruelles étroites et les vestiges de portes fortifiées.
Ce village de caractère mérite légalement le détour pour les châteaux Beauroire et d’Aragon, le Pavillon de Noailles, construit sous Louis XII, la Maison Seguin, la Maison Verneuil, la chapelle du château Verneuil, le bâtiment monastique, plus ancien édifice de la commune et datant du XIIe siècle, les échoppes médiévales…
Si vous avez l'occasion de visiter Saint-Robert en été, ne manquez pas l'Été musical de Saint-Robert, un festival de musique classique, en juillet et août, où se rencontrent musique de chambre, musique vocale et musique du monde.
Poursuivre vers Segonzac par la D51 (32,1 km), plusieurs édifices dans la commune méritent votre attention. Comme le Château de Puyval, propriété privée, ne se visite pas, visible de l'extérieur. C'est une demeure construite en 1760, encore intacte extérieurement, à l'exception de quelques baies murées.
De même que le Château du Bourg de Segonzac est une propriétée privée et ne se visite pas. Près de la demeure se trouve l'église Sainte-Madeleine restaurée au début du XXe siècle. La partie basse de la façade ouest est romane jusqu'au bandeau supporté par des corbeaux représentant des têtes de personnages et d'animaux.
Direction ensuite Juillac, terre du très connu Patrick Sébastien et de Jeanne Villepreux-Power, inventrice de l’aquarium. Profitez d’un panorama inoubliable depuis la table d’orientation. Prendre la D17, puis la D71 (41,5 km).
Pour cette étape découvrez les vestiges d'un ancien château. Le château de Juillac se trouvait dans le bourg. Celui de Beaufort est peut-être une création du XVe siècle, une résidence forte établie sur une colline dominant la bourgade. Admirez l'église Saint-Germain et le Manoir des Miracles.
Retour vers Objat via la D901 (51,8 km).