Ce village d’origine médiévale, anciennement fortifié se nommait Malpas ou Mal Pas. Ce nom significatif indique que cette terrasse qui domine directement le passage en rive droite au bord de l’Ariège a pu être un lieu de passage dangereux. Il était le chef-lieu d’une seigneurie mentionnée dès la fin du XIe siècle, largement dotée de possessions dans toute la haute Ariège et le haut Vicdessos et fidèle des comtes de Foix.
A voir le Château de Bompas. A la sortie de Bompas empruntez à droite la D20, vers le village d'Arnave, sur la D20 (6 km). Village d’origine médiévale, il était le chef-lieu d’une grande famille seigneuriale du même nom, connue dès le début du XIIe siècle. A Arnave, garez votre voiture sur la place du village près des platanes et de la fontaine.
De la place du village, passer le pont de l'Arnave et tourner à droite, il faut compter une bonne demi-heure pour atteindre à pied la chapelle Saint-Paul sur son promontoire, à 700 m d'altitude. La chapelle Saint Paul d’Arnave est une chapelle romane probablement du X° ou XI° siècle qui est certainement la plus ancienne de la région. De cet endroit, très belle vue sur la vallée d'Arnave et sur le massif de Tabe.
Poursuivre vers Cazenave-Serres-et-Allens (11,9 km) dominée par le mont Fourcat (2 001 m), extrémité occidentale du massif de Tabe. Allens et Cazenave ne sont connus qu’à la fin du Moyen Âge, et avec eux la forge hydraulique qui est aujourd’hui encore un bâtiment ancien, manoir de forge situé sous ces villages et au bord du ruisseau. Serres est plus rarement mentionné. A voir : l'église Saint-Jacques.
Passé le Pas de Soulombrie (911m), puis Senconac (21,1 km). le village comporte un très joli panorama sur la vallée de Luzenac et sur les Pyrénées.
On peut aussi y visiter son très joli lavoir-fontaine situé à l'entrée du village. Le paysage s'ouvre peu à peu au regard.
Suivre la direction d'Appy (23,8 km), très beau moulin restauré. A la sortie d'Appy, la vue est imprenable et au fil des kilomètres, la route des Corniches ne faillit pas à sa réputation. La prochaine étape sera le village d'Axiat (26,3 km), doté de sa très jolie Église romane Saint-Julien. Pour aller visiter la Chapelle d’Axiat, suivre la route à droite sur environ 300 m.
Axiat est un petit village situé dans le Massif de Tabe, très belle vue sur le château de Lordat. C'est un village qui se trouve tout près de la Carrière de talc de Trimouns, et qui présente plusieurs départs de randonnées, dont celui menant au Pic de Saint-Barthélémy, et celui menant au Pic de Soularac, présentant un panorama spectaculaire sur la vallée de la Haute-Ariège.
Continuer vers Lordat (28 km), le village doit une bonne part de sa notoriété aux vestiges de son château, dont la position sur un éperon rocheux offre un large panorama sur le terroir historique du Sabarthès, en haute vallée de l'Ariège, et notamment sur la petite ville de Luzenac.
Le château de Lordat conserve une fière allure avec ses tours et ses hautes murailles.C'est l'un des plus anciens et des plus vastes châteaux féodaux du comté de Foix. Sur le site ont été découverts des artéfacts celtiques, ainsi que des médailles qui témoignent qu'un castellum était déjà installé sur le piton à l'époque romaine.
Construit sur un piton rocheux au Xe siècle, le château de Lordat demeure un remarquable spécimen de ce qu’était l’architecture militaire du Moyen-Age dans les Pyrénées ariégeoises. Ses murailles surplombent le terroir du Sabarthès, ? offrant un panorama unique sur la vallée de l’Ariège. Cette forteresse qui a servit d’asile aux derniers cathares après la chute de Montségur en 1244, se dresse comme un fleuron du patrimoine historique des Pyrénées Ariégeoises.
Le château de Lordat abrite aujourd'hui une trentaine de rapaces surtout européens (aigles, vautours, milans, faucons, chouettes, hiboux). Le visiteur peut les découvrir dans les abris ou les volières spécialement aménagés, mais également dans le cadre d'un spectacle, "Les Aigles de Lordat", qui permet de les observer en plein vol.
Après cette visite du château de Lordat, reprendre le parcours en direction de Bestiac (31,6 km). Après Lordat, la route est véritablement en corniche, et offre une vue plongeante sur la vallée de l'Ariège. Vous dominez alors la commune de Luzenac et son usine de talc.
Bestiac se situe à 880 m d'altitude avec une jolie vue sur la vallée. Le village est donné à l'Abbaye de Cluny en 1074 par le Comte de Foix Roger II, et dépendra plus tard de l'Abbaye Sainte-Marie de Lagrasse.
Passer Bastiac, poursuivre sur la gauche en direction de Caussou (32,5 km), l'ascension du Col de Marmare demarre ici. Caussou aurait probablement donné naissance en 1274 à Béatrice de Planissolles, célèbre cathare, châtelaine de Montaillou.
Dans le XIIIe et le début du XIVe siècle, la commune de Caussou a été considérablement affecté par l'Inquisition et a vu plusieurs de ses habitants forcés de porter la croix jaune, le signe de punition des hérétiques.
Caussou repose sur le Massif du Saint-Barthélémy, et est traversé par le ruisseau de Caussou qui prend sa source au Col de Marmare, ainsi que par le ruisseau de Fabre qui apporte les eaux sur la partie nord du village. Pour les plus courageux, On peut aussi partir en randonnée pédestre depuis le village de Caussou par un chemin bien balisé au départ du village, la randonnée aller et retour vers le Col de Marmare s'effectue en 3 h.
A voir : l'église Saint-Jean Baptiste. partage son église et son monument aux morts avec la petite commune voisine de Bestiac qui en est dépourvue.
Passer le Col de Marmare (50,1 km) s'élevant à 1 363 m, le col était autrefois un passage privilégié et très fréquenté entre la haute vallée de l'Ariège et
le pays de Sault dans l'Aude. Quitter la D20, pour prendre la D613 vers le Col du Chioula (52,4 km) qui culmine à 1 431 mètres d'altitude. l effectue la liaison entre la haute vallée de l'Ariège et le plateau de Sault. Il est emprunté par la route des cols, tout comme le col de Marmare.
Descendre vers Ignaux (56,3 km), petit village s'étalant sur une altitude allant de 840 à 1722 m. Offrant un panorama d'exception sur la Vallée de l'Ariège, Ax-les-Thermes et le versant d'en face. On peut y contempler sa très jolie place centrale Roger-Barre, située à l'entrée du village, ou même encore son Église paroissiale Saint-Barthélémy, et sa fontaine centrale.
Puis, Sorgeat (58,3 km) situé dans le territoire historique du Sabarthès. Au bord d'une terrasse, il domine la Cité thermale du haut de ses 1050 m d'altitude et offre une vue imprenable sur la chaîne des Pyrénées. On peut également y contempler son Église paroissiale Saint-Just-et-Saint-Pasteur, dont la croix en fer forgé située à son pied date du XVIIIe siècle.
La dernière étape sera Ax-les-Thermes (65 km). C'est à la fois une station thermale, une villégiature estivale, un centre d'excursions et une station de sports d'hiver des Pyrénées.
Les eaux sulfurées sodiques d'Ax, les plus chaudes des Pyrénées, étaient déjà connues à l'époque gallo-romaine et furent plus tard utilisées par Saint Louis pour soigner la lèpre. Nommée Ax 3 Domaines, la station de sports d'hiver est implantée à huit kilomètres d'Ax-les-Thermes sur les hauteurs.
Parmi les lieux et les monuments remarquables d'Ax-les-Thermes, on peut y citer le Bassin des Ladres, au centre de la ville, alimenté par des sources chaudes sortant de terre à 77 °C, le Château de Villemur, l'Église Saint-Vincent, située Place du Breilh, la Chapelle Saint-Jérôme, l'oratoire de la Vierge, les ruines du Castel Maou, ou encore le Casino d'Ax, construit en 1904 et reconnaissable à ses 2 tours fantaisistes.
Retour à Tarascon-sur-Ariège via la N20 le long de la vallée de l'Ariège (82 km).