Première étape, partez en direction de Loubens-Lauragais (km 0), à 30 km au sud-est de Toulouse, ce charmant petit village surplombe les coteaux du Lauragais. Bâti sur une motte castrale, Loubens-Lauragais est un charmant village marqué par la période de l'or bleu, autrement dit le commerce du pastel, cette teinture d'un bleu profond qui fit la richesse du Lauragais au XVIe siècle. Lʼoccupation du site de Loubens est ancienne : lʼendroit où se trouve le moulin est une ancienne motte castrale. Les origines des seigneurs de Loubens remontent au XIème siècle avec Guillaume de Loubens, originaire de La Réole en Gironde, qui participe à la première croisade aux côtés du comte de Toulouse Raymond IV en 1096.
Au cours du moyen-âge nous connaissons la généalogie complète de la famille Loubens depuis Lobens 1er de Lobens inhumé en 1288 dans l'église des Jacobins de Toulouse. Arnaud, conseiller du Pape Benoît XII, fonde en 1337 l'un des premiers établissements universitaires de Toulouse : le collège de Verdalle. L'histoire de Loubens rejoint bien sûr celle de l'hérésie cathare : Dame Berbéguièra femme du Sire de Loubens, déclare à l'inquisiteur Ferrier en 1243 avoir "souvent visité en leur maisons cathares les parfaites".
Riche d’histoire, le village de Loubens-Lauragais s’est construit à proximité du Château et de l’église Notre Dame. Vous prendrez plaisir à vous promener dans le village, aux ruelles authentiques qui ont gardé tout leur charme d’antan. Vous y découvrirez les magnifiques maisons, typiques de ce beau pays du pastel : maison à corondage (appellation toulousaine pour signifier à pans de bois) ornées de beaux volets peints en bleu. Au rez-de-chaussée des jolies maisons du village se trouvaient les échoppes ou les ateliers. Au premier étage étaient les appartements, et au dernier niveau une galerie de bois appelée “soleillou” servait à faire sécher les récoltes, le linge... Les grandes arcades témoignent du passé commercial de Loubens. La rue principale était autrefois bordée d’échoppes. Sous la halle, qui servait aussi de prison, se tenait autrefois un grand marché réunissant de nombreux paysans. Passé sous ces « pountet », passerelles bâties surplombant une ruelle qui, autrefois, reliaient une maison à une autre.
Vous découvrirez dans le cœur de Loubens-Lauragais son impressionnant château (privé) et ses douves jouxtant l’église. Le château que vous voyez aujourd’hui est le fruit de remaniements successifs tout au long des siècles. Les premières transformations du monument ont lieu à partir du XVIème siècle, à l’époque où les seigneurs de Loubens s’enrichissent grâce au commerce du pastel. Autour du château, le parc s'est développé dans la continuité des aménagements réalisés au XIXe siècle par Jean-Mathieu de Gounon-Loubens puis son fils Jules. Il subsiste de cette époque, l'allée des Tilleuls, le pavillon de bain, la colonnade bâtie sur l'escarpe le long des anciennes douves, le bassin du Lion, les greniers à grain (IMH).
Reprenez votre déhambulation, l'église Notre-Dame a été construite grâce à l'enrichissement dû au pastel au XVIe siècle, elle se situe près des douves du château. L'église possède une imposante tour à la base du clocher. Elle accueillait autrefois les sépultures des seigneurs de Loubens.
A présent, prendre la direction de Caraman, via les D11 et la D20 (7,5 km). Perchée sur une colline, la cité médiéval de Caraman a plus d'un millénaire d'existence et sans le savoir on marche sur l'histoire à chaque coin de rue. Ancienne cité gallo-romaine, Caraman prend sa forme actuelle dès le XIème siècle. Le village s’est fortifié en cercles concentriques autour de son château avec des portes, des fossés, des lices. Au Moyen-Âge, le village grace à son emplacement sur la « route du sel » s’enrichit en taxant le sel remontant de Béziers vers Toulouse.
En 1206, le village de Caraman, acquis à la cause cathare, accueillit pendant huit jours Saint-Dominique. Ce dernier était venu discuter avec les nombreux hérétiques pour tenter de les ramener dans la foi catholique, mais en vain. En 1217, le seigneur de Carmaing prit même les armes aux côtés du comte de Toulouse pour lutter contre Simon de Montfort, le chef de la croisade ! Un peu plus tard, la seigneurie de Caraman fut rachetée par le comte de Toulouse et passa entre les mains de différentes puissances dont Jeanne de Foix à la fin du XVIème siècle. Au XVIe siècle, elle devint un haut lieu de la production pastelière. Le comté de Caraman fut vendu en 1670 à Pierre Paul Riquet, créateur du canal du midi.
Pour rentrer dans la cité médiévale qui portait autrefois le nom de « Carmaing », trois portes sont mentionnées dans les textes, la "porte de Montbel" au sud donne accès à la route menant vers Baziège et la grande voie d'Aquitaine. Les moulins de Montbel sont situés à une centaine de mètres de la porte. La "porte de l'Aigle" au nord donne accès au chemin de Loubens et aux moulins de la Lande. Enfin la "Vieille porte de Toulouse" à l'ouest donne accès à la capitale provinciale par un "grand chemin" proche de la départementale actuelle. Les anciens fossés de Caraman, aujourd’hui occupés par les boulevards, étaient dominés par le chemin de ronde, également appelé “lices”. A cet endroit s’organisait la défense de la ville dès le XVème siècle, les joutes et tournois, ainsi que les foires aux bestiaux. Selon la déclivité du terrain, ces fossés étaient secs ou remplis d’eau. Un de ces espaces existe encore sous le nom de “passage des valets”.
Caraman possède un riche passé historique, avec des traces de son passé médiéval visibles dans son centre historique. Au cours de votre balade dans le cœur historique, vous découvrirez les traces de la cité médiévale comme le chemin de ronde (les lices), les anciennes murailles en briques foraines rouges, les maisons à colombage (maison Roucariès). Les murailles anciennes sont encore bien visibles à l'ouest de la ville, elles sont en briques foraines rouges. Découvrez l’église Saint-Pierre au cœur du village entre les maisons à colombages et les vestiges des fortifications. L'église de Caraman possède un clocher avec galerie de 47 m de haut surmonté de la croix. C'est le point culminant du Lauragais. Les vieilles maisons, aux magnifiques façades de briques et colombage, nous donnent l'image exacte de la cité à la fin du Moyen Âge. Des noms de quartiers, comme "Salères", "Sanayre" pourraient bien évoquer la présence de grenier à sel et expliquer par les redevances perçues l'immense fortune des seigneurs de Caraman.
Le château du Croisillat est situé sur la commune de Caraman, érigé à partir de 1472, il a appartenu durant plusieurs siècles à la puissante famille de Villeneuve, réputée dans le Lauragais et toute la région pour sa fidélité aux comtes de Toulouse et donc aux rois de France. Endommagé lors des guerres de Religion, le château est restauré puis agrandi aux XVIIe et XVIIIe siècles. Son architecture est aujourd'hui le témoin des périodes de la Renaissance au XIXe siècle avec une très belle chapelle classée et un magnifique parc de 11 hectares. Le château ne se visite pas mais se loue pour des évènements.
Poursuivre l'itinéraire vers Mourvilles-Basses (18 km). L'histoire de la commune se confond avec celle de la famille de Villèle. Ces derniers sont seigneurs de Campauliac et de Fourtounens. En 1306, Jean de Villèle achète la terre à la famille de Villeneuve en échange de celle de Cessales. La seigneurie reste dès lors dans le patrimoine de la famille jusqu'à la révolution. Au début du XIXe siècle, Louis François Joseph de Villèle entreprend de moderniser l'agriculture locale en vulgarisant les prairies artificielles, la suppression de la jachère, l'introduction du mouton mérinos et les plantations de haies d'aubépines et de peupliers d’Italie. Après avoir fait fortune à l'île de la Réunion, son fils Joseph de Villèle, participe en 1814 au soulèvement royaliste de Toulouse et devient maire de Toulouse en 1815. Député, ministre des finances en 1821, et président du Conseil l'année suivante.
Lʼactuel Château de Mourvilles date de la fin du XVIIe siècle, ce fut un lieu d’habitation pour Joseph de Villèle. Le château est établi au bord de la vallée de la Marcaissonne à mi-pente d'un coteau dans un grand parc (environ 40 hectares). La façade nord ne semble pas de la même époque que celle du sud. Cette dernière semble antérieure et présente notamment deux clefs d'arc énigmatiques, à la porte principale et à celle de l'aile ouest, ornées de masque d'un art des plus primitifs lesquels détonnent dans un ensemble Louis XIV.
La famille de Villèle s'est également établie dans le château de Campauliac. Le bâtiment actuel est encadré de deux tours carrées, en brique rose avec des pierres d'angle. Le château a pu être élevé avec la fortune amassée dans la fabrication et le négoce du pastel. Il reste plus de cents ans inhabité, servant de grenier à céréales avant d'être restauré dans la seconde moitié du XXe siècle.
L'église Saint-André de Mourvilles-Basses en brique et pierre, est assez originale notamment par ses volumes dissymétriques, sa crypte dans une des chapelles, son clocher inachevé par manque de fonds et son intérieur néogothique. La nef se compose que de deux travées agrémenté de statues de saints, les piliers et les voutes transversales sont en briques apparentes, le reste est couvert d’un enduit blanc. Une tribune avec accès par un escalier hélicoïdal (architecture en bon état et rare dans la région) est présente au fond de l’édifice et domine la nef. En 1570, l'église et village sont détruits par les Huguenots lors des guerres de religion. En 1890, la comtesse Geneviève de Villèle, née de Mauléon fait construire une nouvelle église en briques, sur la base de l’ancienne.
La prochaine étape sera Cambiac (28 km). La première mention du village date de 1200. Comme dans beaucoup dʼautres lieux du Lauragais, Cambiac a été touché par lʼhérésie cathare puisque 5 condamnations furent prononcées au XIIIe siècle. Vous pouvez stationner votre véhicule près de l’église. L’église Saint-Étienne actuelle de style néo-gothique, dédiée à Saint-Etienne, a été reconstruite dans la seconde partie du 16ème siècle sur l’emplacement d’une ancienne église détruite par les Protestants en 1570 sur les ordres du général de Coligny. Le clocher sera lui aussi détruit en 1794 pendant la Terreur et reconstruit en 1874.
Le château de Cambiac a été construit au XVe siècle, vraisemblablement sur les bases d'un édifice plus ancien. Un premier château ou maison forte aurait été construit comme lieu d'habitation pour un certain Milhau, nommé connétable de la région de Montauban par la reine Marguerite de Navarre. On ne sait rien sur ce bâtiment hormis des dires racontant qu'en 1582, à l'époque des guerres de religion, une armée commandée par le duc de Turenne partit de Castres et s'empara du château qui fut, en partie, brûlé. Toute la partie de l'édifice datant du XVIe siècle est intacte. Au XIXe siècle, d'importants travaux d'agrandissement et d'embellissement sont entrepris, avec notamment l'adjonction d'une grosse tour quadrangulaire. La partie nord est la seule construction privée du Lauragais de style gothique flamboyant ; elle présente encore quatre fenêtres à meneaux, avec épi à pinacle du second tiers du quinzième siècle.
Au cœur du village admirez la maison Raffy, une grande bâtisse de briques et de pierres, avec deux tours monumentales à créneaux et mâchicoulis, aujourd’hui séparée en deux parties : une maison côté Est (Autan) et les locaux de la Mairie côté Ouest (Cers) aux plafonds moulurés. Le moulin bladier de Cambiac, situé à la sortie du village, a fonctionné jusque dans les années 1960. Cambiac a la chance d’avoir un moulin à vent bâti en 1691, encore debout aujourd’hui, bien restauré par la commune qui en a pris bien soin. Egalement magnifiquement réhabilitée la maison du meunier, transformée en gîte pour les visiteurs de passage et vacanciers, un endroit verdoyant et paisible.
Suivre la D 80 en direction d'Auriac-sur-Vendinelle (33,5 km). Le village d'Auriac-sur-Vendinelle a été entièrement fortifié dès le XIIe siècle a été construit autour d'un château du XIe siècle, aujourdʼhui disparu. Une muraille et des fossés assuraient la protection des habitants. Aujourdʼhui, seul le donjon du château subsiste : cʼest le clocher de lʼéglise, avec des murs de pierre de 4m dʼépaisseur. Difficile d’imaginer que ce village calme et paisible, dont les premières traces d’existence remontent à l’époque romaine, ait connu des heures sombres et tourmentées.
Le village tirerait son nom dʼAurius, un colon romain qui possédait, avant la conquête des Francs, un domaine à l’écart du village. Mais c’est au début du Moyen-Age quʼAuriac connait son apogée, avec l’érection d’un château fort sur le point le plus haut du village. Il était dominé par un collectif de seigneurs qui percevaient chacun des revenus de la justice et des impôts en tout genre. Au XIIIème siècle, ces seigneurs sont touchés par l’hérésie cathare, au début du XIIIème siècle, 5 maisons cathares sont dénombrées. Le cours de l’histoire bascule dans la violence en 1562. C’est l’année du déclenchement de la première guerre de religion entre protestants et catholiques. Auriac fut pillée et brulée à plusieurs reprises par les protestants en 1563, 1568, 1570…et par les troupes catholiques du duc de Joyeuse en 1591. En 1625, lorsque les catholiques redeviennent majoritaires dans la région, le roi ordonne la destruction du château, de peur que les protestants s’en servent à nouveau comme refuge. Au XVIIème siècle, Auriac est rattachée à la seigneurie de Loubens qui connait alors son âge d’or.
Le patrimoine religieux d'Auriac-sur-Vendinelle est assez atypique. L'église Sainte-Marie Madeleine a été construite progressivement à partir de la chapelle du château. Aujourd'hui, l'entrée de l'église n'est nulle autre qu'une tour du château. Le clocher actuel a été construit à partir du donjon. Vous découvrirez aussi une belle halle en bois, typique des villages commerçants du Lauragais, ancêtre des halles maçonnées. Autrefois, le Pont Vieux datant du XVe siècle permettait à la marquise de Loubens de percevoir une taxe les jours de marché. L'ancien château, de style gothique flamboyant abrite aujourd'hui des logements. Les fenêtre de l'ancien château datent du XVIe siècle. Admirez également la maison Sarda de Caumont
Un peu plus loin d'Auriac-sur-Vendinelle, la chapelle Notre-Dame de Noumérens, petit bijou de l'art roman vaut le déplacement. Peu dʼédifices romans subsistent en Lauragais ! Au départ d’Auriac-sur-Vendinelle, prenez la D20 en direction du Falga. Au bout de 3km, vous arriverez au lieu-dit En Papet. Au panneau, prenez le petit chemin sur la droite. La route ne sera plus goudronnée au bout de 200m mais le chemin (1,5km) est tout de même carrossable par beau temps, ou très agréable à parcourir à pied.
Datant du XIème siècle, cette chapelle possède un très beau chrisme roman au dessus du portail. Il s’agit d’un des rares exemples d’architecture romane en Lauragais. De style roman, le clocher mur formé de trois baies campanaires est tourné vers l’ouest. Mentionnée pour la première fois le 22 février 1318, l’église fait alors partie de la manse capitulaire de Saint Félix. A moyen âge, elle est vraisemblablement sur la route du sel et le chemin de Saint Jacques de Compostelle qui va d’Arles à Toulouse. Parmi les singularités datées de la fin du VIIIème siècle, un fragment de sarcophage est scellé dans le mur de l’église, représentant un chrisme, symbole de de l’Eglise chrétienne primitive, et une rosace, symbole des premiers chrétiens que l’on trouve également sur des sarcophages à Montferrand dans l’Aude.
A présent, rejoignez directement Saint-Julia-Gras-Capou, via la D1 (41 km). Jadis dénommée "Saint-Julia de Gras Capou", en référence à la réputation de ses élevages de chapons et volailles "grasses", la localité déjà habitée durant la Préhistoire et sous l'Antiquité s'est réellement développée au Moyen Âge. Saint-Julia était un village prospère ceint de fossés et de remparts avec 2 portes d'accès, la porte de Cers et la porte d'Autan. Le point culminant de la ville était un temple qui deviendra plus tard l'église Sainte-Agathe-et-Saint-Julien de Saint-Julia. Ce village eut pourtant à souffrir lors de la croisade contre les Albigeois de la guerre de Cent ans, ou encore durant les guerres de Religion. N’hésitez pas à franchir la porte de Cers pour découvrir le patrimoine de Saint-Julia-de-Gras-Capou.
La porte du Cers, construite en pierre perçait les remparts du village qui furent démantelés à la suite d'une épidémie de cholera dans les années 1850. Il reste quelques vestiges des fortifications en plus de la porte de Cers : la mare voisie (anciennes douves) et un bout de rempart à l'opposé de la porte de Cers. Amateurs d’histoire, ne manquez pas d'arpentez les ruelles pavées de Saint-Julia-Gras-Capou, vous serez séduits par l’atmosphère paisible et l’architecture authentique des maisons en pierre. Tout autour du village, subsistent des vestiges de fossés qui sont encore aujourdʼhui remplis dʼeau. A lʼouest et au sud du village, des restes de murailles sont encore visibles à ce jour.
L'église Sainte-Agathe et Saint-Julien est le joyau du village de Saint-Julia en terme de patrimoine historique. Le clocher-mur de lʼéglise est dit “en éventail”, il est constitué de deux étages, ses pierres appareillées ont été dressés au-dessus du mur-pignon. Le premier niveau est percé de deux baies en plein cintre et le second étage, plus étroit, amorti par deux pyramides, comporte deux baies également. Le sommet du clocher est couronné de créneaux. A noter qu'il abrite cinq cloches, dont une est réputée comme la plus ancienne de la région et date de 1396. Elles furent soigneusement cachées en 1793 sous les Révolution pour ne pas être fondues et transformées en canons. Quant à l'édifice lui-même, il date pour ses parties les anciennes du XIVe siècle et relève du style gothique. Mais seule la façade ouest a été conservée intacte. A l'initiative notamment de Marguerite de Valois, l'église fut plusieurs fois restaurée et remaniée.
Dans le cœur historique de l'ancien village fortifié de Saint-Julia, des habitations à pans de bois du XVIIIe siècle, un château d'allure médiévale mais qui ne date que de 1905, ou la halle couverte du XIXe siècle qui abrite les marchés de gras typiques de la région, témoignent également de la richesse et du caractère pittoresque de la petite cité. Sur les hauteurs du village de Saint-Julia, on aperçoit la magnifique plaine de Revel limitée par la Montagne Noire, toutes les vallées l’entourant avec sa richesse de végétation et tous les villages voisins. Dans la campagne environnante, des moulins à vent et des pigeonniers, pour certains du XVIIIe siècle, attestent pour leur part de la prospérité agricole de Saint-Julia…
Pour finir ce parcours touristique, poursuivez votre itinéraire, et découvrez Revel, (52 km). Contrairement à beaucoup de villes, Revel n’est pas née d’un regroupement de population autour d’une villa gallo-romaine, d’un château ou d’un monastère. La cité de Revel est une bastide médiévale typique ! Revel a été fondée en 1342 par le roi Philippe VI de Valois sur la Via Tolosane sous le nom de La Bastide de Lavaur, sur les forêts de Vauré et Dreuilhe. Ce fut l'une des dernières bastides créées, la plupart d’entre elles ont vu le jour au XIIIe siècle.
Venez découvrir l’architecture de cette cité, cette élégante bastide médiévale de Revel est riche d'un grand patrimoine. Son plan en damier est très caractéristique de ces villes nouvelles médiévales. Toutes les rues mesurent la même largeur et mènent toutes vers le cœur de la bastide : la place Philippe VI de Valois, la place du marché. Cette place, c’est le graal de Revel. Là, vous y trouverez le monument phare de la ville, la halle-beffroi. La halle dispose encore d’une partie de ces supports et charpentes d’origine, du XIVe siècle. Le beffroi, lui a été reconstruit au XIXe siècle par l’architecte toulousain Urbain Vitry.
La halle centrale de Revel est l'une des plus grandes de France. Elle est composée de 79 poteaux de chêne et surmontée d’un beffroi de style néo-classique de 1834, symbole du pouvoir royal de la bastide. Historiquement, le beffroi était la maison des consuls, une prison, une salle des gardes et une tour de guet. La halle est entourée d’immeubles à galeries dits « garlandes » et de maisons de maître datant des XVIIe et XVIIIe siècles. En ville, vous pourrez apercevoir des maisons à colombages, des maisons à encorbellement, des édifices Art Déco comme les bains douches, l’ancienne distillerie du Get 27 ou encore l’église Notre-Dame-des-Grâces de style néo-byzantin. N’hésitez pas à vous perdre et à flâner dans le dédale des ruelles de la cité grâce à aux parcours de visite.
Ne manquez pas le marché de Revel, c’est quelque chose ! Ce marché riche en produits du terroir présente d'ailleurs la particularité de figurer parmi les cent plus beaux marchés de France. Un incontournable !