Prendre la direction d'Albias, via la D820 (12,4 km), cette bastide fondée au XIIIe siècle par les vicomtes de Bruniquel. Maxime Vivas, un écrivain, essayiste et cyber-journaliste français passera son enfance à Albias, où sa famille s'installe quand il a cinq ans. C'est là, à l'école laïque, qu'il apprend à lire et à écrire. Il montre déjà quelques prédispositions pour le français. Il est ensuite élève du collège P.-Darasse de Caussade.
À découvrir sur la commune d'Albias : l'agglomération gallo-romaine de Cosa au lieu-dit Sainte-Raffine : poterie, ustensiles, monnaies ; voie romaine. L'église Saint-Georges des XVIIe et XIXe siècle. Le domaine de La Clare : manoir et pigeonnier circulaire du XIXe siècle.
Passer par Réalville (16,7 km), Étienne Roda-Gil a passé son enfance dans le village. Ses parents, d'origine espagnole, ont sans doute fait partie du Groupement de travailleurs étrangers. Étienne Roda-Gil, etait un auteur de chansons et dialoguiste français. Il fut aussi un militant libertaire proche des anarcho-syndicalistes de la CNT. Il écrit en tout plus de 700 chansons.
Se vantant « d'avoir introduit la poésie dans le disco », Roda-Gil a également écrit pour France Gall, Claude François (Alexandrie Alexandra, Magnolias for Ever, Rubis). Un an après la mort de ce dernier, en 1978, il participe pour Gérard Lenorman à l'album Boulevard de l'océan. En 1984, il coécrit avec Pascal Danel plusieurs des synopsis de l'émission de variété scénarisée Macadam.
Johnny Hallyday, Juliette Gréco, Vanessa Paradis, Barbara, Françoise Hardy, Gilles Dreu, Didier Marouani, Christophe, Léonie Lousseau, Serge Utgé-Royo (catalan et libertaire, lui aussi, interprète "Makhnovtchina" dont Étienne a écrit les paroles...), Catherine Lara, Richard Cocciante, Pascal Obispo ou Louis Bertignac ont également interprété ses titres.
La bastide de Réalville fut fondée en 1310 par le roi Philipe IV le Bel, son plan régulier s'articule autour d'une belle place, dont certaines maisons sont à pans de bois, et d'autres, bâties au XVIIIe siècle, s'inspirent du modèle architectural de la place de Montauban. Rien ne laisse soupçonner l’histoire agitée de Réalville.
De 1939 à 1940, un camp d'internement a été établi sur le territoire communal de Réalville, accueillant les 533e et 534e Groupements de travailleurs étrangers, Compagnie de travailleurs étrangers jusqu'en juin 1940.
A voir à Réalville : La place nationale et toutes les façades, le pigeonnier polygonal en brique soutenu par huit piliers cylindriques en pierre situé au lieu-dit Martel. Le château de Lastours ainsi que sa terrasse sud et son jardin. Le domaine des Contines de Las Barros est un ensemble rural du xixe siècle comprenant une maison de maître et diverses dépendances dont un rucher et un four-pigeonnier.
Continuer vers Caussade en restant sur la D820 (24,9 km), sur les premiers contreforts du Quercy. Depuis l'âge de la pierre taillée à celui de la croisade contre les albigeois, ou bien encore des guerres de religion jusqu'à l'essor incroyable de l'industrie chapelière... Caussade s'est façonnée, développée et enrichie de divers patrimoines.
Ancienne ville du Quercy blanc ou Bas-Quercy, Caussade située dans les coteaux du Quercy, est surnommée « la cité du chapeau », en raison de la grande tradition chapelière. En particulier, le chapeau de paille, le fameux canotier, confectionné à Caussade.
Personnalités de la bastide de Caussade : la Famille Boudet. Cette famille originaire du Nord, mais s'est fixée définitivement dans la commune dès le XVIe siècle. Les Boudet devinrent progressivement des notables locaux. Marchands tanneurs au xviie siècle, ils prennent rang de négociants au XVIIIe siècle. Des quatre fils de Pierre-Paul, trois participèrent aux guerres de la Révolution, comme volontaires dès l’an II.
Pierre du Calvet (1735-1786) : commerçant et juge de paix québécois est né à Caussade. Précurseur du long combat mené par des citoyens de la Province de Québec pour la reconnaissance de leurs droits politiques à l'intérieur de l'Empire britannique, Pierre du Calvet n'en reste pas moins un grand oublié de l'histoire québécoise. Ses actions et jusqu'à son nom seront et sont encore largement ignorées par la postérité.
Paulin Limayrac (1816-1868) : etait un journaliste et patron de presse français du Second Empire. Paulin Limayrac débute à Montauban des études achevées à Paris, puis se lança dans le mouvement littéraire de l'époque, dans une petite revue philosophique et littéraire qui faisait grand bruit, du haut de la rue Saint-Jacques, L'Essor, qui s'arrêta, après un an d'une existence difficile.
Adrien Joseph Prax-Paris (1829-1909) etait un homme politique français, député bonapartiste.
Gaston Ouvrard, dit simplement Ouvrard (1890-1981), mort à Caussade, etait un auteur-compositeur-interprète comique français. Fils de l'artiste Éloi Ouvrard, il devient une vedette du café-concert, et popularise le style comique troupier inventé par son père. Il fut, avec Fernandel, le dernier chanteur à s'être essayé au comique troupier.
Souvent rééditées, ses chansons font partie du paysage de la chanson française. Il a notamment enregistré chez Odéon, Pathé, Edison Bell Radio, Ultraphone, Eldorado.
À découvrir à Caussade : la rue de la République, la maison de la Taverne, la tour d'Arles du XIIIe siècle, la fontaine de Thouron et le clocher toulousain de son église Notre-Dame-de-l'Assomption.
Le circuit touristique "autour des personnages célèbres" dans le Tarn-et-Garonne passera par Saint-Romain, via la D90 (45 km). Étienne Henri, marquis d'Escayrac, baron de Lauture, Colonel des Régiments Royaux des Grenadiers de Guyenne, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, est né le 27 septembre 1747 au château de Saint-Romain.
Issu d'une des plus anciennes familles du Quercy dont trois membres prirent part à la croisade de saint Louis, il fut une figure marquante de la contre-révolution en Quercy. La nouvelle de sa mort devint un signal pour commettre de nouvelles atrocités en Quercy, où 24 châteaux furent brûlés en l'espace de huit jours.??
Prendre la D45 en direction de Castelsarrasin (73,9 km). Chacun connait Pierre Perret, le célèbre chanteur et écrivain,... Il est natif de la ville de Castelsarrasin. Mais, vous ferez aussi connaissance avec Lamothe-Cadillac, le fondateur de Detroit aux Etats-Unis, qui a donné son nom à la célèbre marque d'automobiles, avec Gaston Bénac, le plus grand journaliste sportif des années 1950, et de bien d'autres...
Antoine Laumet dit Laumet de La Mothe (1658 - 1730), sieur de Cadillac, aventurier et visionnaire, gouverneur de Castelsarrasin, fondateur de Detroit, gouverneur de la Louisiane. Son nom est donné à la célèbre marque automobile américaine en 1902, à la suite des commémorations du bicentenaire de la fondation de Détroit. En 2001, pendant les commémorations du tricentenaire de la ville, une statue est érigée en son honneur.
Arrivé à 25 ans en Amérique, Antoine Laumet, il change d'identité et devient le sieur Antoine de Lamothe-Cadillac. Son ascension et sa réussite dans la société de la Nouvelle-France lui attirent autant de soutiens que d'antipathies. Commandant du fort de Michillimakinac en 1694, il fonde le fort Pontchartrain du Détroit en 1701 en prévoyant un grand avenir à ce qui deviendra la ville de Détroit.
Il faut se perdre dans les ruelles de Castelsarrasin, au détour desquelles vous découvrirez les trésors de son patrimoine. Comme l'église Saint-Sauveur, mentionnée dès 961, l'église Saint-Sauveur est reconstruite en 1254, "d'une manière somptueuse" ou l'église Saint-Jean, fondée par les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, mentionnée pour la première fois en 1216. Reconstruite au XVIe siècle.
Plusieurs édifices ou rues de Castelsarrasin méritent une visite : la Maison de l'abbé de Prades (rue du Commandant Châtinières) : Maison natale de l'abbé Jean Martin de Prades, collaborateur à l'Encyclopédie. Les Maisons à colombages rue de la Révolution du XVIIIe siècle, dans la Rue de la Discrétion et la Rue de la Solitude, les maisons sont typique du Moyen Âge.
Continuer vers Castelmayran via la D12 (80,9 km). Castelmayran est une seigneurie dès 1166, dont le prieuré fut cédé à l'abbaye de Moissac en 1249. Le bâtiment actuel montre deux contreforts médiévaux en pierre sur lesquels on a directement accolé la façade et son clocher-mur du XVIIe siècle.
La mairie de Castelmayran était, à l'époque, une villa considérée presque comme un château. Elle était équipée notamment d'un pont-levis et de tunnels reliant l'habitation à différents points clés de fuite en cas d'invasion. Un refuge idéal, aux portes de la région cathare, région mouvementée et historiquement chargée.
A la révolution, la famille de Gourgues fuit Castelmayran, la famille Brunel devient l’une des plus riches de Castelmayran. Au XIXème siècle, Berthe Brunel épouse Emile Bessières et ils construisent le château de La Roque. La métairie du lieu-dit Paris, dépendant du château, est l'une des plus anciennes de la commune : elle date de 1647.
A découvrir sur la commune de Castelmayran : Le Pigeonnier, le Lavoir du XIX siècle au bord de la sère, le Pont de la Sère, l'église Saint-Maffre...
Rester sur la D12 jusqu'à Auvillar (94 km). Marcabru, ou Marcabrun, également connu sous le sobriquet de Pan-perdut est né vers 1110 à Auvillar et mort vers 1150, c'était un écrivain et troubadour. Marcabru aurait été laissé devant la porte du riche gentilhomme Aldric del Vilar, qui s'est alors occupé de lui. Mais c'est le troubadour Cercamon qui lui a enseigné la musique et l'art de composer des vers.
On sait qu'il a été actif dans les années 1130, vraisemblablement à la cour de Guillaume X d'Aquitaine. En 1137, le roi de France Louis VII le Jeune épouse Aliénor d'Aquitaine, petite fille du premier troubadour connu, Guillaume IX d'Aquitaine. Marcabru aurait suivi Aliénor d’Aquitaine à la cour de Paris, mais en aurait été chassé par son époux qui n’appréciait pas les déclarations chantées à la dame de ses pensées.
Plusieurs autres personnalités sont nés ou ont vécu à Auvillar dont Mathieu Rigal : peintre sur faïences et tableaux. Mathieu Rigal était un peintre de grand talent, il a laissé des pièces remarquables avec des décors très élaborés. Plusieurs de ses faïences sont exposées au musée d'Auvillar.
Vincent Contenson (1641), Antoine de Beauquesne (1724-1811) : capitoul de Toulouse, Jean-Baptiste de Bressoles de Sisce (1753-1838) : général français de la Révolution et de l’Empire, Maurice Mességué, (1921-2017) : herboriste et écrivain français...
Classé parmi les plus beaux villages de France, la cité d’Auvillar sur son éperon rocheux domine fièrement la vallée de la Garonne depuis l’Antiquité. La tour de l’horloge, porte monumentale du XVIIème permet un accès unique au centre historique d'Auvillar. Elle accueille de nos jours le musée de la batellerie.
L'ancien couvent des Ursulines accueille désormais l'Office de Tourisme des Deux Rives. Le lieu offre une superbe vue sur la vallée de la Garonne. Flâner dans les ruelles pavées pour découvrir une superbe halle circulaire du XIXème siècle, intégrée dans une jolie place triangulaire où galets de la Garonne, pierre calcaire et brique se côtoient.
Mais aussi, l’église Saint-Pierre ancien prieuré bénédictin du XIIe et XIVe siècles restaurée au XVIIe et XIXe siècles. Les maisons à colombage et encorbellement, le palais des Consuls, le lavoir et bien sûr, l’immanquable point de vue sur la vallée de la Garonne et les coteaux du Quercy situé place du château.?
Poursuivre en direction de Bardigues dans un paysage très vallonné, via la D11 (98,7 km) situé dans les premiers vallons du Gers sur les hautes terrasses du pays de la Lomagne qui surplombe la vallée de la Garonne.
Bardigues lieu de naissance de Marie-Louise d’Esparbès de Lussan, par son mariage vicomtesse puis comtesse de Polastron, (1764- 1804), elle a été la maîtresse du frère cadet du roi Louis XVI de France, Charles de France, comte d’Artois. Le comte d’Artois, grand amateur de jolies femmes, la remarqua à la cour de Versailles et s’attacha durablement à sa personne au point d’en faire sa favorite en titre.
Admirez les paysages et découvrez l'histoire de Bardigues à travers son patrimoine : l'église du XIIIe siècle reconstruite en 1841. L’église de ce lieu est mentionnée dans les coutumes du Vicomte Arnaud Othon. Ancienne demeure féodale des Goths, des Cruzy, le château de Lamothe Bardigues du XIVe siècle fut reconstruit au XVIIIe siècle pour la famille d’Esparbès de Lussan.
Beaumont-de-lomagne via la D3 (123 km) sera la prochaine étape de ce circuit touristique "autour des personnages célèbres" dans le Tarn-et-Garonne. La Maison natale de Pierre Fermat abrite une exposition pour découvrir la vie et l’œuvre de cet amateur de génie qui a tenu en haleine les scientifiques du monde entier pendant plus de 350 ans avec son dernier grand théorème. Les sciences et les mathématiques s'apprennent en s'amusant.
C'est une plongée dans l’histoire en parcourant les rues de la bastide royale de Beaumont-de-Lomagne. La bastide de Beaumont-de-Lomagne fût fondée en 1276, de son passé qui ne fut pas sans gloire, elle garde la mémoire grâce à ses vieux édifices : quadrillage authentique, l’église, semi-forteresse dont la masse imposante domine la ville, la grande halle à l’importante charpente ainsi qu’une quinzaine d’hôtels particuliers.
Personnalités liées à la commune de Beaumont-de-Lomagne : le mathématicien Pierre de Fermat (1601-1608), Jean-Georges de Saliné, seigneur de Roujos, avocat, parent et ami de Pierre de Fermat, Françoise de Saliné, fille des seigneurs d'Argombat. Elle fonda à Paris le monastère de Saint-Thomas-d'Aquin, François-Isidore Darquier (1770-1812) : militaire français. Le poète Pierre Frayssinet, Victor et Firmin Thouéry, aviateurs du début du XXe siècle.
Poursuivre vers Saint-Porquier via la D14 et la D928 (146,9 km). Vous pouvez vous promener dans les rues afin de découvrir son patrimoine avec notamment son église et profiter de la Vélo Voie Verte du canal des Deux-Mers qui vous offre un parcours magnifique sous ses grands platanes.
Joseph-Antoine Boullan est né à Saint-Porquier (1824 - 1893). Joseph-Antoine Boullan, généralement connu comme l'Abbé Boullan, etait un prêtre français du XIXe siècle condamné pour satanisme.
Retour vers Montauban via la D928 (166 km).