Il est temps de filer vers Vienne labellisée "Ville d'Art et d'Histoire" , via l'A7 (117 km). L'origine de son nom vient de Vienna, mot celte signifiant " bourgade au bord de l'eau ". Installée au bord du Rhône, la capitale des celtes Allobroges sera fidèle à César pendant la guerre des Gaules. Fidélité qui lui accorde la promotion de colonie latine en 50 avant J.-C. avant de passer colonie romaine sous Auguste en 16 avant J.-C. Elle connaît alors une expansion fulgurante : de magnifiques monuments voient le jour à l'intérieur de ses 7 km de remparts.
Traversez le Rhône, en direction de Saint-Romain-en-Gal, via D41J et D502 (120 km). Le site archéologique de Saint-Romain-en-Gal, un des quartiers de la ville antique qui s'étendait sur les deux rives du Rhône, témoigne de la richesse gallo-romaine. Durant l'Antiquité, le futur village de Saint-Romain-en-Gal était un quartier résidentiel et commercial de la cité de Vienna, une des plus importantes villes de la Gaule romaine qui s'étendait donc sur les deux rives du fleuve.
Si Lyon, Vienne et Saint-Romain-en-Gal sont connus pour la richesse de leur patrimoine archéologique romain, le département du Rhône possède d’autres témoignages exceptionnels de cette période historique comme à Sainte-Colombe-lès-Vienne prochaine étape de ce circuit, via la D502 (121 km). Dans l'Antiquité, la ville de Vienna Allobrogum s'étend de part et d'autre du Rhône. La commune de Sainte-Colombe, en rive droite (côté ouest) abrite un riche patrimoine gallo-romain.
Reprendre A7, en direction de Taluyers (144 km). Taluyers se trouve déjà sur les hauteurs offrant quelques coteaux aux vins du Lyonnais qui s'épanouissent sur ce joli terroir. Lors de votre passage à Taluyers, vous pourrez découvrir les vestiges de l'aqueduc romain du Gier, l'un des aqueducs qui servaient autrefois à alimenter Lugdunum. il traverse la commune de Taluyers en tranchée dont le seul vestige visible est un regard situé sur une propriété privée, au lieudit du Prapin.
Reprendre votre véhicule pour filez vers Saint-Laurent d'Agny, via la D105 (147 km). Le site de Saint-Laurent-d’Agny est habité, sans discontinuité, depuis plus de deux millénaires. L’occupation gauloise ségusiave, longtemps pressentie a été confirmée par les fouilles archéologiques sur le site de Goiffieux. L’occupation romaine, au 1er siècle av. JC, allait durablement transformer ce lieu en villa coloniale puis, sous le règne de Tibère entre 15 et 25 de notre ère en palais rural bénéficiant des attributs d’une certaine opulence avec des thermes particuliers, un bassin d’agrément et une vaste piscine.
L'itinéraire touristique passera par Soucieu-en-Jarrest, via la D30 (152 km). Au fil des siècles, la physionomie du village s’est considérablement modifiée. Disparue, elle aussi, cette villa gallo-romaine dont on aurait trace à Argencieux. À l’est du Bourg, sur le plateau du Grand-Champ, de l’aqueduc du Gier construit par les Romains, subsistent des vestiges, les arches avec le Chameau et le réservoir, la Gerle. Une belle rangée d’arches est visible à Soucieu-en-Jarrest.
Poursuivre en direction de Chaponost en restant sur la D30 (156 km). L’aqueduc romain du Gier s’étend sur 6 km sur la commune de Chaponost sur le site du plat de l'Air. Il est exceptionnel de par l’alignement de quatre-vingt-douze arches dont soixante-douze sont encore visibles dans toute leur élévation, sur plus de 550 mètres de long. L'enfilade d'arches se termine par une grosse pile qui comprenait un réservoir d'où partaient des tuyaux de plomb qui descendaient le rampant puis la colline jusqu'au pont siphon de Beaunant.
Dirigez-vous vers Saint-Martin-en-Haut, via la D311 (172 km). On trouve des vestiges de l'époque romaine sur la commune : la voie romaine reliant Lyon à Saint-Symphorien-sur-Coise est visible au hameau de Fontfroide. Le site de Rochefort est sûrement le lieu le plus apprécié des touristes à Saint-Martin-en-Haut. Il se compose d'une chapelle avec une Vierge et un vitrail classés, ainsi que des ruines d'un ancien château datant du XIIIe siècle.
Pour finir ce parcours Yzeron sera votre dernière étape, via la D311 (181 km). L'histoire d'Yzeron fut de de tout temps marquée par sa géographie montagneuse et l'abondance de ses sources. Dès l'Antiquité, les Romains captent l'eau de l'Yzeron pour alimenter Lyon puis au Moyen Âge. L'alignement de l'édifice de l’aqueduc de Gier s'achève par quatre arches surmontées du réservoir de chasse du siphon de l'Yzeron, une conduite forcée qui permet de franchir une vallée trop profonde et qui fonctionne selon le principe des vases communicants.
Fin de cette deuxième étape de cette Route touristique "de l’héritage gallo-romain dans le Rhône".
Retrouvez tous les détails de ce parcours sur notre page : itinéraire du circuit 2 de la route touristique "de l’héritage gallo-romain dans le Rhône".