Route de la Grande Guerre dans la Marne - Etape 2

Circuit de l'étape "de Berru à Souain-Perthes-lès-Hurlus" de la Route de la Grande Guerre dans la Marne (51)

Le Paysage de la Marne est marqué d’une grande plaine centrale, encadré par la forêt ardennaise au nord, le plateau parisien à l’ouest et le massif de l’Argonne à l’est. La plaine, légèrement ondulée, n’oppose pratiquement qu’un seul obstacle, le talweg de la rivière Marne et les axes qui la traversent se sont toujours révélés d’importance stratégique.

Après la guerre, un spectacle de désolation s’offre aux réfugiés, et à leur retour beaucoup ne reconnaissent pas leur terre. En plus des destructions, le sol regorge de munitions non explosées, qui la rende inculte et dangereuse.

Plus qu’ailleurs, le territoire de la Marne porte en son sol la genèse de la construction mémorielle : 52 nécropoles françaises et étrangères, 8 villages disparus à tout jamais, des ossuaires et des monuments aux dimensions impressionnantes traduisent l’ampleur du désastre et témoignent de la douleur de nos aîeux.

Aujourd’hui encore, la Marne témoigne de son attachement à ne pas oublier, au travers en particulier de son patrimoine mémoriel imposant et singulier. De nombreux sites sont à découvrir sur ce circuit touristique et de mémoire et permettent de mieux comprendre notre passé :

Mondement, monument de la 1ère bataille de la Marne, Dormans, mémorial des deux batailles de la Marne, Le fort de la Pompelle, site historique et musée recueillant des collections de qualité, L’ossuaire de Navarin (batailles de Champagne), La chapelle russe de Saint-Hilaire-le-Grand, Monument américain du Blanc Mont, La Main de Massiges et la cote 191, Le centre d’interprétation de Suippes « Marne 14-18 » ou L’ossuaire de la Gruerie et le camp de la vallée Moreau (Argonne)

Votre itinéraire et visites sur le Circuit de l'étape "de Berru à Souain-Perthes-lès-Hurlus" de la Route touristique de la Grande Guerre dans la Marne

Etape 2 :

Votre périple sur cette route historique de la Grande Guerre, vous emmène vers Mourmelon-le-Petit via la D35 (133 km). Pendant la Première Guerre mondiale, Mourmelon-le-Petit sera occupé du 3 au 12 septembre 1914 puis libéré lors de la première bataille de la Marne. Le front se stabilisera à quelques kilomètres du village pendant une grande partie de cette guerre.

L'église actuelle, dédiée à Saint Basle, a été construite en 1846. Elle remplaçait une église menaçant ruine située au centre du village. Pendant la Première Guerre mondiale, contrairement à d’autres églises de certains des villages environnants, celle de Mourmelon-le-Petit sera épargnée et la vie religieuse pourra y continuer à peu près normalement.

Casemate d observation route touristique de la marne guide du tourisme du grand estÀ la suite des combats de la Première Guerre mondiale, la nécropole nationale de Mourmelon-le-Petit recueille les dépouilles de 1 496 soldats.

Poursuivre vers Mourmelon-le-Grand via D19 (137 km). En 1856, sur la volonté de l'empereur Napoléon III, le camp de Châlons est créé sur les terres de Mourmelon et des villages environnants. Cette décision va bouleverser la vie de ce village qui compte alors environ 400 âmes. Le camp est inauguré en 1857 par l'empereur qui y installe un quartier impérial afin d'y séjourner l'été. 

Mourmelon-le-Grand à eu la Croix de guerre 1914-1918 le 11 octobre 1920. La nécropole nationale de Mourmelon-le-Grand, abrite les tombes de 2 685 soldats français et trois ossuaires de soldats tués pendant la Première Guerre mondiale. Les restes de ces soldats ont été relevés sur les communes de Prosnes, Mourmelon-le-Grand et Saint-Hilaire-le-Grand.

Il abrite également un monument en hommage à la 40e division d'infanterie, à la 80e brigade, au 40e régiment d'artillerie, aux compagnies du génie 6/2 pionniers 6/52 et au 145e régiment d'infanterie territoriale.

Continuer vers Saint-hilaire-le-Grand via D19 (146 km). A reçu la Croix de guerre 1914-1918 le 20 septembre 1920. Pendant la Première Guerre mondiale, l'empire russe envoya contre matériels et équipements militaires, deux brigades combattre sur le front français. En avril 1916, les soldats russes arrivèrent dans la Marne, dans les secteur de Suippes et d'Aubérive.

Après la révolution bolchevique d'octobre 1917 et la signature du traité de paix de Brest-Litovsk en mars 1918, entre la Russie et l'Allemagne, le gouvernement français contraignit les soldats russes au choix suivant : soit s'engager dans l'armée française, soit devenir travailleurs militaires en France, soit être détenus dans un camp. 400 officiers tsaristes et soldats russes ont décidé de continuer le combat jusqu'au 11 novembre 1918. au sein d'une Légion russe de volontaires.

Cimetière provisoire créé en 1916 sous le nom de cimetière l'Espérance du nom de la Ferme de l'Espérance tout proche. L'État français acquit le terrain en 1925 et le cimetière définitif fut aménagé de 1925 à 1935 à proximité d'un petit monument orthodoxe érigé en 1917 par les soldats du 2e régiment spécial russe. Derrière le cimetière, à l’orée du bois, a été construit en rondins un monastère orthodoxe, niché au milieu des pins et des bouleaux. 

Le 16 mai 1937, l'association des officiers russes anciens combattants sur le front français, fondée en 1923 et dont le président d'honneur était le général Gouraud, inaugura avec les anciens de la Division marocaine, dans la nécropole, une chapelle commémorative dédiée aux 4 000 soldats russes tombés en France et sur le front de Salonique. Cette oeuvre fut réalisée par l'architecte et peintre Albert Benois dans le style orthodoxe du XVème siècle.

La chapelle orthodoxe à proximité du cimetière militaire, se trouve cetteune chapelle-mémorial qui perpétue le souvenir des soldats russes tombés en France pendant les combats de la Première Guerre mondiale. L’étonnant édifice, entouré d’un petit cimetière orthodoxe, surprend par ses murs blancs et ses bulbes or et bleu.

A Saint-Hilaire-le-Grand, près de la nécropole, existe un monument érigé durant la Grande Guerre sur les lieux de leurs premiers combats par les fantassins du 2e régiment spécial, et dédié à leurs morts. Sur l'une de ses faces, on lit : "Enfants de France ! quand l'ennemi sera vaincu et que vous pourrez librement cueillir des fleurs sur ces champs, souvenez-vous de nous, vos amis russes, et apportez-nous des fleurs".

Dans l'église de Saint-Hilaire-le-Grand, reconstruite en 1925, en entrant à gauche on trouve une grande plaque commémorative fixée sur le mur - en marbre, de plus d'un mètre de haut et de large - qui nous rappelle en termes élogieux le sacrifice héroïque pour la défense de la France du 3e régiment de zouaves, le 25 septembre 1915, sous les ordres du lieutenant-colonel Louis.

Suivre la direction de Jonchery-sur-Suippes via la D931 et la voie de la liberté. En septembre 1914, Jonchery-sur-Suippes est au centre de la bataille de l'Aisne (1914). La commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le .

Soldat dans une tranchees route touristique de la marne guide du tourisme du grand estUne nécropole nationale, située sur le territoire du village, regroupe les sépultures de 7 906 soldats français dont 3 009 sont en ossuaires et quatre soldats tchécoslovaques, tous sont tombés lors de la Première Guerre mondiale.

Poursuivre sur la D931 vers Suippes et le front de Champagne. Le  a été inauguré à Suippes, un monument à la mémoire des caporaux de Souain : Théophile Maupas, Louis Lefoulon, Louis Girard et Lucien Lechat, soldats fusillés pour l'exemple le . La réalisation du monument a été confiée au sculpteur Denis Mellinger dit Melden. Il s'est inspiré d'un dessin de Jacqueline Laisné.

Situé sur l'ancien front de champagne, le Centre d'interprétation Marne 14-18 se trouve placé entre les sites de Verdun et du Chemin des Dames. Il présente plusieurs aspects de la Première Guerre mondiale. Une riche collection iconographique et de nombreux témoignages de soldats et de civils permet de comprendre l'intensité et l'horreur du conflit.

Chacune des salles aborde un thème différent, la marche vers la guerre, les grandes offensives, l’organisation des services de santé, la vie à l’arrière et la reconstruction ce qui permet d’appréhender le conflit dans sa globalité. Un intérêt particulier est porté à l’impact de la guerre sur la région de Suippes.

La nécropole nationale de Suippes-Ville a été créé en 1915. Dans le cimetière de Suippes-Ville, repose le caporal Louis Girard, un des "Quatre Caporaux de Souain" fusillés pour l'exemple.

La nécropole nationale de la Ferme de Suippes rassemble, sur une superficie de 4,77 ha, 9 361 corps de soldats français dont 8 833 inhumés dans des tombes individuelles et 528 en ossuaire, 7 425 soldats français morts au cours de la Grande Guerre dont 528 en deux ossuaires ainsi que 3 soldats russes et 1 soldat belge.

Le Monument aux cinq communes de la Marne disparues est l’œuvre du sculpteur Paul Moreau-Vauthier. Il a été érigé à l'initiative du Touring club de France.

Monument commémorant le recul de la IIIe armée allemande en 1918.

Le camp militaire de Suippes est établi au nord de la commune de Suippes, il est l'un des plus grands de France. Il a été établi sur des terres ravagées par la Première Guerre mondiale.

Direction Somme-Suippes en suivant la D931 (157 km).  Le grand cimetière militaire français de Somme-Suippe a été créé en 1914. Il regroupe 4 950 corps français. Il est situé à la sortie de Somme-Suippe près de la départementale 931. Dans la Nécropole nationale, s'y trouve notamment les tombes du lieutenant-colonel Louis qui porte le N° 27-93, chef de corps de l'héroïque 3e régiment de zouaves et du commandant Édouard Charlet.

Pendant la Première Guerre mondiale, la commune de Somme-Suippes accueille un camp de prisonniers allemands. A voir : L'église saint-Pierre qui était à l'abbaye d'Avenay. Bâtie sur un tertre au XIIIe siècle, il lui en reste le choeur, les transepts et le portail occidental sont du XIVe siècle. Les deux portails latéraux sont eux plus tardif, la nef est à quatre travées.

Une ancienne tranchee a massiges route touristique de la marne guide du tourisme du grand estEn suivant la D931, vous arriverez à Sommes-Tourbes (164 km), le village fut totalement détruit en 1914, durant la Première Guerre mondiale, exceptées l’église et l’école.

Puis, Saint-Jean-sur-Tourbes via D66 (167 km), le village de Saint-Jean-sur-Tourbes a été presque entièrement détruit au début de la Première Guerre mondiale. Plusieurs bâtisses ont ensuite été construites grâce aux dommages de guerre. Pendant la guerre, la proximité du front et donc des soldats français a permis l'ouverture de plusieurs épiceries et d'un café. Après le conflit, seuls une épicerie et un café ont continué leurs activités.

Le cimetière militaire français de Saint-Jean-sur-Tourbe a été créé en 1925. Il regroupe 2 222 corps français, qui proviennent des cimetières provisoires de Saint-Jean, Gizaucourt, La Croix-en-Champagne, Laval-sur-Tourbe, Somme-Tourbe et Somme-Bionne. Situé au nord-est du village, le calvaire de Nermont domine les communes de Saint-Jean-sur-Tourbe et Laval-sur-Tourbe.

L'église de la Nativité saint Jean-Baptiste de Saint-Jean-sur-Tourbe a servi d'hôpital militaire pendant la Première Guerre mondiale.

Votre escapade sur ce circuit de mémoire de la Grande Guerre dans la Marne, vous emmène à Laval-sur-Tourbes via D66 (169 km). A la Fin 1914, le village de Laval se retrouve à 6 km du front ; les troupes françaises s’y succèdent pour se reposer quelque peu entre les combats ; l’église du village sert d’hôpital de campagne.

Pour beaucoup, il s’agit malheureusement du dernier voyage, et le cimetière du village est saturé ; on crée un 2e puis un 3e site, dit « nouveau cimetière » en 1916. En 1918, le 3e site comptera 549 tombes françaises et 16 allemandes.

Lorsqu’en 1919, l’État autorise le transfert des corps vers leurs régions d’origine, dix-huit familles souhaitent que leurs morts restent inhumés là où ils sont, à savoir dans le nouveau cimetière de Laval. Ils apprécient ce lieu paisible, alors que de très nombreux corps sont transférés vers les grandes nécropoles nationales toutes proches.

En 1924, les familles acquièrent 24 ares du nouveau cimetière et le font aménager, ce qui explique le relatif éparpillement des tombes et le style de certains monuments. Ce petit cimetière militaire, non loin de la Nécropole nationale de Minaucourt, revêt un caractère particulier, de par sa gestion associative.

Placé au nord du village de Laval-sur-Tourbe, un panneau attire l’œil portant la mention « Arrête, voyageur, tu foules la cendre des héros »… Ces héros, ce sont ceux tombés lors des combats de la Grande Guerre en Champagne.

Poursuivre vers Wargemoulin D66 (174 km). En 1950, la commune de Hurlus, totalement détruite lors de la Première Guerre mondiale, est supprimée et absorbée par Wargemoulin, devenant Wargemoulin-Hurlus. L'église Saint-Étienne de Wargemoulin a été construite en 1865. Elle a été lourdement endommagée pendant la Première Guerre mondiale puis restaurée. A voir : La fontaine Saint-Gengoult.

Continuer sur la D66 en direction de Minaucourt (178 km), le village fut entièrement détruit au cours de la guerre de 1914-1918. Le hameau et la ferme de Beauséjour, en particulier, fut le théâtre de violents combats le  durant la seconde bataille de Champagne. Le village fut reconstruit dans les années 1922-1923, sauf le hameau de Beauséjour, aujourd'hui compris dans le périmètre du camp militaire de Suippes.

Au cours de l’hiver 1915, s’est déroulée la première bataille de Champagne à proximité du village de Perthes-lès-Hurlus. Les combats, qui opposaient les troupes allemandes aux troupes françaises, russes et américaines, ne cesseront que le 9 octobre 1918 lorsque la 2e division d'infanterie américaine libère le territoire.

Au lendemain de la première Bataille de la Marne en octobre 1914, l’armée française et ses alliés, pendant quatre longues années, fit face aux Allemands tout au long d’une bande de terrain marquée, d’ouest en est, par les Monts de Moronvilliers, la crête de Navarin et les buttes de Souain, Tahure, du Mesnil et la Main de Massiges.

Cinq grandes batailles se sont déroulées là, causant près d’un demi-million de soldats tués, blessés ou portés disparus : La première Bataille de Champagne, qui commença au cours de l’hiver 1914-1915… la puissante offensive française du 25 septembre 1915, qui eut un succès limité… la reprise à l’ennemi du massif de Moronvilliers en avril-mai 1917… le 15 juillet 1918, une victoire française décisive qui stoppa le « Friedensturm » (Offensive pour la Paix) lancé par les Allemands… enfin, en octobre 1918, la IVe Armée, sous le commandement du général Gouraud, qui remporta la bataille du Blanc-Mont, avec l’appui de divisions américaines… Le 11 novembre 1918, jour de l’Armistice, les soldats alliés avaient atteint Sedan.

Les communes sont décorées de la  Croix de guerre 1914-1918 : Le Mesnil-lès-Hurlus, le 20 septembre 1920 et Minaucourt, le 

La nécropole nationale du Pont-du-Marson est un cimetière militaire français de la Première Guerre mondiale situé sur le territoire de la commune de Minaucourt-le-Mesnil-lès-Hurlus, à l'est du Camp de Suippes, sur la RD 566 en direction de Massiges dans le département de la Marne.  

Route de la grande guerre dans la marne route touristique de la marne guide du tourisme du grand estA proximité de la Main de Massiges, cet immense cimetière s’étend sur plus de 40 000 m2 et rassemble 21 319 soldats français y sont inhumés, dont 9 096 dans des tombes individuelles et 12 223 dans six ossuaires. S'y trouvent également 25 Tchèques et 2 Serbes tués au cours de la Grande Guerre.

Il regroupe les corps trouvés dans des tombes isolées situées sur la ligne de front de Beauséjour à Ville-sur-Tourbe ainsi que des soldats inhumés dans les cimetières de : Wargemoulin, Laval, Hans, Somme-Bionne Est, Grateuil, Fontaine-en-Dormois, Bouconville, Berzieux, Cernay-en-Dormois, Autry, Rouvroy, Auve, Valmy, des Maigneux, de la laiterie à Virginy, de la porcherie, du 410e RI à Ville-sur-Tourbe, Varoquiez, du ravin du Marson 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 7bis, 8, 8bis à Minaucourt, Médicis, Place d'armes, du calvaire, du promontoire à Massiges, du centre.

Ce cimetière militaire témoigne du caractère meurtrier des offensives de Champagne et plus encore des combats qui ont eu lieu sur le site de la Main de Massiges, à quelques kilomètres, dont la configuration naturelle rappelle la forme d'une main.

A voir : L'auberge du Pont-du-Marson ; L'Église Notre-Dame en sa nativité. Orgue du facteur verdunois Alibonssy. La statue de saint Pantaléon provenant du village détruit du Mesnil-lès-Hurlus.

Passer par Virginy par la D66 (182 km). L'église Saint-Martin date à l'origine de la fin du XIIIe siècle. Après la Première Guerre mondiale, elle est reconstruite et conserve la statue en bois de Notre-Dame des Tranchées, dans les plis de laquelle les Poilus écrivirent des prières. A voir aussi le vitrail où est figurée la statue au milieu des Poilus.

Vous arrivez à présent sur L’Argonne et la zone rouge. Prendre la direction de Massiges via D766 (184 km) où se situe la Main de Massiges. La Main de Massiges marque la limite est du front de Champagne à la jonction du front de l'Argonne. La commune de Massiges est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le 20 septembre 1920.

Forteresse naturelle dominant la vallée de l'Aisne, cette colline de la Main de Massiges située au nord du village doit son nom aux courbes de niveau qui dessinent sur le terrain et sur les cartes une main gauche. Les doigts en sont séparés par de profondes échancrures, que les combattants les voyant du fond de leur tranchée, ont appelé ravins.

Dès leur repli en septembre 1914, les Allemands se retranchent sur cette hauteur naturelle située à la jonction des fronts de Champagne et d’Argonne. Sa forme ressemble à une main, chaque doigt fut un bastion de cette forteresse naturelle. D’innombrables souterrains furent creusés par les Allemands et les Français.

C'est sur cet obstacle que butent dès le , les troupes du Corps d'Armée colonial de la 4e Armée française, qui participaient à la contre-offensive succédant à la première bataille de la Marne. Elle fait l'objet d'attaques incessantes, surtout au cours des années 1914 et 1915, mais malgré la bravoure des Marsouins, elle n'a jamais été totalement investie.

Son point culminant le Mont Têtu, que les Allemands appellent Kanonenberg, est truffé de formidables défenses, sans cesse renforcées. Il n'est définitivement pris que lors de la contre-offensive victorieuse de 1918. On peut voir sur le terrain la forme très particulière de cette colline et sur les parties non remises en culture, les traces qu'ont laissé sur le sol les combats qui s'y déroulèrent pour la conquérir ou pour la défendre.

De nombreux corps des disparus des deux camps y reposent pour toujours. On estime à 25 000 le nombre de soldats français tués, blessés ou disparus, et certainement autant de soldats allemands. Le terrain de la Main de Massiges est resté en l’état avec ses entonnoirs de mines et ses tranchées de combats de 1914-1915 remises en état. Il offre également de beaux panoramas sur l’Argonne, la Meuse et les Ardennes.

A moins d'une heure de route, du Mémorial de Verdun, les Tranchées de la Main de Massiges vous plongent dans un paysage inchangé depuis 100 ans. Le monument « À la mémoire des marsouins et de tous les combattants de la main de Massiges et de ses environs » a été remonté.

Le site a été aménagé et signalé par un drapeau hissé en permanence en haut d'un mât. Il a été doté d'une table d'orientation. On peut y voir les entonnoirs causés par l'explosion des mines allemandes, d'anciennes tranchées recreusées et reconstituées avec leurs créneaux, leurs abris, leurs claies et leurs réseaux de barbelés.

Les poilus qui montaient en première ligne passaient devant la statue de la Vierge du village de Massiges. Exposée aux projectiles, une balle perça son sein gauche et un essaim d’abeilles y trouva refuge. Les soldats impressionnés par cette renaissance la baptisèrent alors la Vierge aux abeilles.

A proximité :

Cimetière militaire de la Harazée 51800 Vienne-le-Château Aménagé à flanc de colline, fermé par les bois de la Gruerie, où se déroulèrent pendant 4 ans les durs combats de guerre de tranchées, ce cimetière abrite les dépouilles de 1 600 soldats français.

Visite guidée du camp les sam. de 9h à 12h (dernier départ à 11h) ainsi que de juin à sep. les dim. et jours fériés de 14h à 18h (dernier départ à 17h). En semaine sur réservation, et pour les groupes sur RV. Tarifs : Adulte 5€ (4€ groupe) - Gratuit pour les moins de 12 ans.

A visiter également, la chapelle aménagée par les poilus à proximité du tulipier du village, arbre sanglant sous lequel ont péri 60 soldats français suite à l’explosion d’un obus à proximité.

Les entonnoirs de mines de massiges route touristique de la marne guide du tourisme du grand estLe bois de la Gruerie entre Binarville et Vienne-le-Château présente de très nombreux vestiges de l’année 1915. Outre les vestiges de tranchées, on peut y découvrir un camp de réserve allemand de 3e ligne, dit de la Vallée Moreau, construit et occupé par les soldats allemands entre septembre 1915 et septembre 1918 et dont les installations ont été restaurées : centrale électrique, douches, latrines, réseau de galeries souterraines, lavoir ...

Continuer votre route historique de la Grande Guerre vers Ville-sur-Tourbe D566 (187 km), Après la première bataille de la Marne, le bois de Ville, une forêt située au nord-est de Ville-sur-Tourbe, au sud-ouest de Servon-Melzicourt et au nord-ouest de Bois d’Hauzy, alors occupé par le 21e régiment d'infanterie colonial fut le théâtre de durs combats en septembre 1914.

Lors de l'attaque française déclenchée le 25 septembre 1915 sur tous le front de Champagne, le territoire de la commune de Ville-sur-Tourbe constituait la partie la plus orientale du front d'attaque. La zone était tenue par la 151e division d'infanterie du général Lanquetot, plus particulièrement par les 403e et 410e régiments d'infanterie.

Ceux-ci furent décimés lors de l'assaut donné au matin du 25 septembre sans pouvoir gagner un pouce de terrain en direction de Cernay-en-Dormois. Vers 9h15 ce jour là. Les hommes avaient à parcourir un espace de 450 à 600 mètres à découvert pour atteindre les premières lignes allemandes.

Les pertes furent terrible ce matin là. les barbelés ne furent pas détruit par l'artillerie et beaucoup de soldats sont restés coincer à quelques mètres des tranchées ennemies. Ce régiment perdit 800 hommes en 10 minutes d'assault. Celui-ci fut stoppé. Un calvaire situé dans les champs au nord de Ville-sur-Tourbe commémore l'événement.

Prochaine étape, Cernay-en-Dormois via la D982 (193 km). Situé sur la ligne de front, à quelques kilomètres au nord de la Main de Massiges et non loin du village disparu de Ripont, le village de Cernay-en-Dormois a été entièrement détruit pendant le conflit et reconstruit au même endroit.

Le monument aux morts a été commandé en 1926 par la commune aux établissements Rombaux Roland à Jeumont (Nord), suite à un concours auquel participa également l'architecte Bouchard de Châlons-sur-Marne. Il se compose d'un socle mouluré de plan carré à emmarchement supportant une statue coulée en bronze, laquelle représente un Poilu et intitulée "Au mépris du danger" proposé par les Etablissements Rombaux-Roland.

Suivra Fontaine-en-Dormois via la D72 (198 km), passer Grateuil par la D72 (200 km) pour arriver à Manre via la D72 et D6C (203 km). Pendant la Première Guerre mondiale, le front se stabilise de septembre 1914 à septembre 1918 à Tahure, au sud de la commune de Manre. Tahure est détruit complètement par le conflit et ne s'en relève pas.

Fin septembre 1918, la 4e armée française du général français Henri Gouraud, épaulée par la première armée américaine du général Pershing, mène dans cette région la dernière attaque, l'offensive Meuse-Argonne. Manre est un des premiers villages libéré lors de cette atttaque.

Direction Aure via D6 (206 km). Pendant la Première Guerre mondiale, le village de Aure est à proximité de la ligne sur laquelle le front se stabilise, de fin septembre 2014 à fin septembre 2018. Le village est occupé pendant toute cette période. Le 22 novembre 1915, les aviateurs Maurice Schlumberger et Gaston Montézuma sont tués par l'infanterie allemande, après qu'ils aient été contraints de poser leur Spad endommagé, derrière les lignes allemandes.

À l'automne 1918, une offensive qui se veut décisive est déclenchée par le maréchal Foch pour reprendre les Ardennes et l'Argonne, c'est l'offensive Meuse-Argonne mettant à contribution la 1re armée américaine et la 4e armée française dans le sud des Ardennes.

Cette offensive commence le 26 septembre à Tahure, permet de repousser les forces allemandes de trois ou quatre kilomètres le premier jour puis se heurte à une forte résistance, sur un terrain préparé depuis des années par les forces allemandes. Le ravin d'Aure est franchi le 29 septembre 1918. Le 1er mars 1921, la commune se voit décerner la Croix de guerre 1914-1918.

Suivre la direction de Sommepy-Talure via D6 et D20 (213 km). Le village Tahure est entièrement détruit pendant la guerre à l'exception d'un mur encore en place dans le périmètre du camp militaire de Suippes ainsi que les villages de : Ripont (rattaché à Rouvroy) ; la ferme de Beauséjour ; le Mesnil-lès-Hurlus (rattaché à Minaucourt) ; Perthes-lès-Hurlus (rattaché à Souain). 

En effet, Sommepy-Tahure est entouré de deux stèles dont l'une est dédiées aux 171e et  174e R.I. Le cimetière militaire abrite les tombes de 2 201 soldats français et un ossuaire de soldats tués pendant la Première Guerre mondiale.

La nécropole nationale de Sommepy-Tahure : Ces soldats sont relevés principalement sur les communes de Bourgogne, Saint-Clément-à-Arnes, Sommepy et Warmeriville. Michel Coiffard, as aux 34 victoires, y repose.

Le monument Aux Morts des Armées de Champagne appelé également ossuaire de Navarin. Il est situé sur la D 977 entre Sommepy-Tahure et Souain-Perthes-lès-Hurlus, au lieu-dit -« La ferme de Navarin », sur le territoire de la commune de Sainte-Marie-à-Py.

Monuments commémoratifs de la Première Guerre mondiale : Le calvaire du Bois de Vignon a été classé au titre monuments historiques le 12 juin 1922.

L'église paroissiale Sainte-Croix de Sommepy fut détruite pendant la Première Guerre mondiale, il n'en reste que la table d'autel et des fragments de sculptures qui furent réemployés pour la reconstruction de l'église de Sommepy-Tahure. L'église Saint-Martin, construite au XVe, remaniée au XVIIe, avec un clocher restauré au XIXe. Elle fut incendiée le 2 septembre 1914 et ne restait debout que le portail ouest. Elle a été entièrement reconstruite après la guerre. 

La mairie, construite en 1912, détruite par la guerre était de l'architecte Armand Begue, elle fut reconstruite sur les mêmes plans en 1925. Le château de Sommepy se situait proche du lieu dit Orgemont. Il a été détruit avec le reste du village pendant la guerre 1914-1918 mais il subsiste aujourd'hui son portail d'entrée en pierre, situé au bord d'une aire de repos de la départementale 977.

Aux environs de Sommepy, il reste quelques ruines des villages détruits pendant la guerre de 1914-1918 : Hurlus, Le Mesnil-lès-Hurlus, Perthes-lès-Hurlus, Ripont, Souain (village reconstruit) et Tahure ; qui se trouvent actuellement dans le périmètre du camp militaire de Suippes. L'armée ouvre le camp au public une fois par an et il est donc possible de visiter les ruines.

Le monument américain du Blanc Mont situé à 5 km au nord du village de Sommepy-Tahure, il a été construit sur le Blanc Mont, point culminant des collines de Champagne avec 210 m à la limite du département des Ardennes. Par temps clair, le panorama permet d’apercevoir le fort de Douaumont et le massif de l’Argonne à l’est, les villages ardennais au nord et les deux camps de Suippes et Mourmelon.

Le monument américain du Blanc Mont, dont le site a été libéré par les troupes américaines, commémore les exploits des 70 000 Américains qui ont combattu dans cette région en 1918. Entouré de vestiges de la guerre de 14-18, le terrain qui l’entoure porte encore les marques des combats avec tranchées, boyaux, cratères, abris et emplacement de mitrailleuses.

La tour carrée, haute de 20 m, construite en pierre jaune dite « cruchot » provenant de Saône-et-Loire, domine le plateau, est entourée de sapins. Au sommet, on découvre l’intérêt stratégique de ce lieu. L’ensemble du lieu de 4,50 ha, a été concédé aux États-Unis. Quelques marches conduisent sur une plateforme de 330 m² entourée de 800 rosiers rouges.

Soixante-dis-sept marches conduisent au sommet du monument et offre un très beau panorama permettant d’observer la configuration du champ de batailles ainsi que des restes de tranchées. Ancien observatoire allemand, le site du Blanc-Mont vit tomber plus de 6000 soldats américains. 

La crypte abrite les restes de 10 000 soldats, la plupart sont anonymes. Au sommet, une sculpture représente trois patrouilleurs sous les traits du Général Gouraud, du Lieutenant Quentin Roosevelt, fils du Président, tué en 1918 dans le Tardenois et du propre frère du sculpteur tombé au Chemin des Dames.

Poursuivre votre circuit vers Sainte-Marie-à-Py via la D6 et D20 (218 km). Le village Sainte-Marie-à-Py a été longtemps occupé par les troupes allemandes pendant la Première Guerre mondiale, fin septembre et début octobre 1918, les poilus du 30e R.I. ont bataillé ferme pour dégager les positions ennemies autour de la commune. Beaucoup de sang versé de part et d'autre parmi les belligérants.

L’église majestueuse Notre-Dame a été reconstruite après la Première Guerre mondiale.

Le monument ossuaire de la ferme de Navarin. Le monument dédié aux morts des armées de Champagne, encore appelé l'ossuaire de Navarin, se trouve en partie sur le territoire de la commune de Sainte-Marie-à-Py. Aux Morts des Armées de Champagne ou Monument de la Ferme de Navarin, situé sur la RD 977 entre Sommepy-Tahure et Souain-Perthes-lès-Hurlus.

Le monument composé d'une imposante pyramide surmontée d'un groupe de trois statues en bronze est l'œuvre du sculpteur Maxime Real del Sarte qui représente à la demande du général Gouraud, trois soldats au combat engagés dans l'attaque qui devait chasser l'ennemi hors de France. À l'intérieur, une chapelle tapissée de plus de 1 000 plaques commémoratives apposées par les familles des soldats disparus.

Dans la crypte, reposent dans des cuves funéraires les restes de 10 000 soldats la plupart anonymes, tués au cours des combats de Champagne. C'est là que, selon leurs dernières volontés, le général Gouraud, décédé en 1946 et son chef d'état major, le général Prételat, ont été inhumés au milieu des soldats qu'ils avaient commandés.

A Souain-Perthes-les-Hurlus, étape suivante via la D220 et D977 (226 km). Les communes sont décorées de la  Croix de guerre 1914-1918, Souain, le 20 septembre 1920 et Perthes-lès-Hurlus, le 20 septembre 1920. À l'issue des batailles de Champagne, les deux villages de Souain et de Perthes-lès-Hurlus étaient ravagés. Le village de Souain fut rebâti, celui de Perthes-lès-Hurlus ne le fut pas, son territoire fut intégré au camp militaire de Suippes.

Le 25 septembre 1915, dans le cadre de la grande offensive de Champagne, le 2e corps d'armée colonial, aile droite de la IVe Armée commandée par le général de Langle de Carry, avait la redoutable mission, en partant de part et d'autre du village de Souain, de faire tomber la première position allemande sur un front de 5 kilomètres et sur une profondeur de plus de 3 kilomètres.

Le 2e corps colonial devait ensuite percer la deuxième position ennemie au nord de Navarin, afin de permettre aux unités du 6e corps d'armée (127e DI, 12e DI, 56e DI) d'exploiter en direction de Sommepy -Vouziers.

Souain-Perthes-lès-Hurlus fût le lieux d'une tragique histoire. Le 10 mars 1915, au Moulin de Souain, la 21e compagnie du 336e RI, très éprouvée par les combats féroces de Perthes-les-Hurlus, reçoit l'ordre de tenter de nouveau de s'emparer des tranchées ennemies. Les soldats refusent de sortir.

Le général donne l'ordre de choisir un caporal et quatre soldats par section, et les fait se porter en plein jour, sous le feu ennemi, à 150 mètres vers l'avant, pour sectionner les barbelés. Les soldats tentent vainement d'exécuter cet ordre. Le soir, ils regagnent les tranchées françaises.

Le 10 mars 1915, leur compagnie est relevée, dirigée à Suippes, et aussitôt les caporaux Théophile Maupas, Louis Girard, Louis Lefoulon et Lucien Lechat, avec une trentaine de soldats, sont arrêtés et inculpés de refus d'obéissance devant l'ennemi. Le 16, la cour martiale, présidée par le colonel Marthenet, se réunit. Elle refuse d'entendre des témoins à décharge, des défenseurs sont injuriés.

Les soldats sont acquittés, mais les quatre caporaux, tous originaires de la Manche, sont condamnés à mort. Malgré la demande de recours en grâce, le général Réveilhac « qui craignait de voir arriver la grâce » presse l'exécution ; ils sont fusillés le lendemain.

Par deux fois, en 1922 et 1926, les demandes de révision du procès sont repoussées. Le procès en révision s'ouvre le vendredi 2 mars 1934 et acquitte les quatre caporaux.

Le cimetière de la Crouée est la plus grande nécropole du département de la Marne. Il rassemble plus de 30 000 corps sur environ 60 000 m2 . Une longue allée bordée d’arbres conduit aux cimetières aménagés sur les hauteurs dominant le village.

D’autres cimetières sont visibles sur le territoire de Souain. Celui de la 28e brigade et ses étonnantes tombes rappelant les cromlechs celtiques entoure une grande croix en pierre calcaire. Le petit cimetière de l’Opéra est également accessible par une petite route butant sur l’enceinte du Camp de Suippes.

Le cimetière français et allemand de La Crouée, la nécropole nationale La ferme des Wacques, le cimetière de l'OpéraL'ossuaire de Navarin, l'ossuaire de la Légion étrangère Farnsworth, le cimetière de la 28e brigade et plusieurs blockhaus témoignent de la violence des combats durant quatre longues années.

Le peintre allemand August Macke, mort au combat le 26 septembre 1914 à Perthes-les-Urlus, repose dans le cimetière allemand de Souain. Sur le territoire de Souain-Perthes-lès-Hurlus, plusieurs traces de la Première Guerre mondiale sont visibles commes des trous d'obus et des vestiges de tranchées.

Retour vers Reims par la voie de la liberté.

Fin de cette deuxième étape du circuit historique et de mémoire de la Route de la Grande Guerre dans la Marne : Itinéraire de Berru à Souain-Perthes-lès-Hurlus (119 km).

Le saviez-vous ?

Découvrez les deux circuits de la Route de la Grande Guerre dans la Marne​

Circuit 1 Etape : "de Mondement-Montgivroux à Berru"

Circuit 2 Etape : "de Berru à Souain-Perthes-lès-Hurlus"

Pour vous rendre sur le Circuit de l'étape "de Berru à Souain-Perthes-lès-Hurlus"

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Date de dernière mise à jour : 18/07/2018