Route des Abbayes et monastères de l'Oise - Circuit 2 (60)

Votre itinéraire et visites sur le Circuit 2 de la Route touristique des "Abbayes et monastères de l'Oise"

Les trésors du patrimoine bâti sont parfois bien discrets mais pourtant si riches, sur ce deuxième circuit laissez-vous conter leur histoire.

Après cette halte à Beauvais (km 0), continuer vers l'Abbaye Saint-Germer-de-Fly, via la N31 (25 km). Ancienne abbaye de bénédictins située sur la commune de Saint-Germer-de-Fly. Fondée dans les années 630 par saint Germer, son premier abbé, elle est détruite par deux fois lors des invasions normandes vers le milieu du IXe siècle et au début du Xe siècle, reconstruite au XIIe siècle à l'initiative de l'évêque de Beauvais, qui en fit une abbaye cistercienne. 

Cette vaste et fière abbatiale et sa chapelle de la Vierge, sont aujourd'hui les principaux témoignages de la puissante abbaye du Moyen Âge, dont la vie monastique s'éteint avec la Révolution française en 1790.

La découverte du surprenant ensemble formé par l’église abbatiale du XIIe, et la chapelle qui lui fait suite, est inoubliable. Une partie des bâtiments conventuels, datant des XIIIe, XIVe, XVIIe et XVIIIe siècles subsiste encore aujourd'hui.

C'est un remarquable exemple de transition de style roman-ogival, sa Sainte-Chapelle du XIIIe siècle, située dans le prolongement de l'église abbatiale est en pur gothique de style rayonnant, c'est la réplique de la Sainte-Chapelle de Paris construite par Saint-Louis. Par son exceptionnel intérêt, il convient de ranger ce chef d’oeuvre aux côtés de la prieurale de Saint-Leu-d’Esserent et des trois cathédrales : Beauvais, Noyon et Senlis que s’enorgueillit de posséder le département de l’Oise.

Saint germer de fly abbaye jardins et collegiales saint quentin routes touristique de l oise guide du tourisme de picardieL’extérieur de l'Abbaye Saint-Germer-de-Fly se signale par les deux puissantes tourelles d’escalier qui encadrent la façade et les contreforts fortement saillants qui assurent la stabilité de l’ensemble. Le passage qui relie l’abbatiale à la chapelle est d’une qualité toute aussi remarquable. Ses trois courtes travées prennent le jour par des fenêtres semblables à celles de la chapelle proprement dite.

Les deux édifices de l'ancienne abbaye de Saint-Germer-de-Fly se retrouvent parmi les treize tout premiers monuments historiques du département de l'Oise. L'église est aujourd'hui affiliée à la paroisse de La Trinité en Bray du pays de Bray. Le musée des arts et traditions populaires est situé au pied de l'Abbaye Saint-Germer-de-Fly.

L'itinéraire passera par l'abbaye de Beaupré, via la D22, la rue Jean Caron et la rue d'Achy (49 km). Cette ancienne abbaye cistercienne masculine est  située dans la vallée du Petit Thérain, sur la commune d'Achy.

L'abbaye de Beaupré est fondée en 1134 ou 1135 par le seigneur Manassès de Milly, seigneur d'Achy et confiée à l'ordre cistercien. Il fait venir douze moines venus de l'abbaye d'Ourscamp, elle-même fille de l'abbaye de Clairvaux, dirigé par leur premier abbé, Pierre. Le fondateur est inhumé dans l'abbatiale, de même que les seigneurs Raoul de Mouchy en  ou Jean de Conty ou encore un peu plus tard Simon de Clermont, évêque de Beauvais et ancien régent de France en 1312.

Les moines étendent leur domaine par l'acquisition de la forêt voisine de Malmifait, pour moitié en 1153 puis en totalité en 1159. Ils possédaient par ailleurs la ferme voisine de Woimaison depuis 1140 à la suite du don d'Hugues de Marlet. Une fois achevée, l'église abbatiale est consacrée en 1170.

Les moines de l'abbaye de Beaupré réalisent les premiers aménagements hydrauliques du Petit-Thérain dès le XIIe siècle afin de drainer les terrains du domaine. Le cours de la rivière est dévié, des fossés sont creusés ainsi que des canaux souterrains maçonnés de pierre. Au sud de la rivière canalisée se trouvaient l'abbatiale, le cloître, la salle capitulaire, le réfectoire et le logis abbatial, alors qu'au nord se trouvent le vivier, la ferme et le moulin.

Ce dernier bâtiment est attesté dès le milieu du 12e siècle. Mais il semble détruit au mois d'1346, au moment où les troupes d' Edouard III, ravagent une grande partie de l' abbaye. En 1644 et 1671, de violentes inondations détruisent une partie des bâtiments de l'abbaye. Les bâtiments de l'abbaye de Beaupré sont vendus comme bien national à la Révolution.

Abbaye de beaupre achy routes touristique de l oise guide du tourisme de picardie 1Il ne subsiste plus aujourd’hui que le portail d’entrée et deux corps de bâtiments attenants, du XVIIIe siècle, une grande salle couverte voutée désignée comme réfectoire, les vestiges du moulin abbatial, les communs à l'exclusion des éléments du XIXe siècle et enfin les parcelles formant le sol de l'abbaye..Quelques gros chapiteaux de l'abbaye de Beaupré sont utilisés comme pied de croix dans plusieurs communes proches, certains sont bien conservés et de belle facture.

Outre ses trésors architecturaux, la commune d'achy possède l'église Saint-Fiacre-et-Saint-Martin, un lavoir d'époque et le château d'Achy construit vers 1730 par la famille de Carvoisin.

Prendre la direction de l'abbaye de Lannoy ou abbaye de Briostel, via la D901 (57 km). Ancienne abbaye d'abord bénédictine puis cistercienne située sur la commune de Roy-BoissyL'abbaye est sans doute fondée à la suite de la donation de deux petits seigneurs implantés en limite de la Picardie et de la Normandie. La première donation intervient en 1135, par Lambert de Bretizel.

Les lieux de la première fondation se révélant insalubres, la communauté s'installe en 1137 dans la vallée du Petit Thérain, au lieu-dit Lannoy, à l'endroit d'un moulin. L'abbaye prend alors le nom de Notre-Dame de L'Aunoie, qui devient Lannoy, même si elle continue à se faire appeler parfois Briostel.

À la fin du XIVe siècle et dans le courant du siècle suivant, les propriétés de l'abbaye de Lannoy subissent de nombreux dégâts à l'occasion des combats de la guerre de Cent Ans. Le , l'abbaye et ses dépendances sont entièrement saccagées par les troupes huguenotes sous la conduite de Charles de Gontaut-Biron

On peut toujours voir sur place l'ancien logis abbatial, construit par l'abbé commendataire à la fin du XVIe siècle. Il a été en grande partie reconstruit dans les années 1660-1670. La remise, une ancienne étable et une laiterie et le colombier ont été construits dans les années 1770Les bâtiments conventuels subsistant datent principalement des XVIIe et XVIIIe siècles. On trouve à proximité l'ancienne maison de justice.

Ce dernier bâtiment, construit dans les années 1770, comprenait autrefois deux pièces : une salle d'audience et une salle du conseil. L'ensemble a fait l'objet d'une restauration. Tout comme l'ancienne ferme de l'abbaye, dite de la Basse-Cour, et l'ancien moulin sur le Petit Thérain.

Poursuivre en direction del 'Abbaye Notre-Dame de Breteuil, via la D97 et la D930 (89 km). Ancienne abbaye bénédictine située dans la commune de Breteuil. On ne connaît rien de l'époque et du contexte de la fondation de la première abbaye. Les chroniques signalent simplement qu'elle est détruite à l'occasion des raids normands dans la région au cours du IXe siècle.

Vers 1030, Gilduin, seigneur de Breteuil fait reconstruire l'Abbaye Notre-Dame, sous le vocable de la Vierge et installe des moines bénédictins sous la conduite d'un certain Évrard. Il leur donne des moyens de subsistance sous la forme de deux charrues de terre labourable, un jardin, un moulin, un vivier, le bois Notre-Dame, trois brasseries, un four, une vingtaine de maisons et 24 arpents de vignes. En 1171, un incendie détruit une partie de l'abbaye, son cloître et le dortoir notamment.

Pendant la Guerre de Cent Ans, les moines se réfugient par deux fois dans leur maison d'Amiens avec leurs reliques. D'abord en 1356-1360, lors des ravages troupes de Charles II de Navarre dans la ville, puis en 1420 lors des combats entre Armagnacs et Bourguignons. Les troupes d'Étienne de Vignolles, dit la Hire, qui occupent Breteuil, mettent le feu à l'Abbaye Notre-Dame avant leur départ

L'abbaye est encore en ruine en 1476 lors des troubles causés par le passage des troupes de Charles le TéméraireL'abbaye sera aussi victime des guerres aux XVIe et XVIIe siècles. En , les domaines de l'abbaye sont vendus en trois lots.  La maison abbatiale est vendue comme bien national en 1796 et le bâtiment conventuel encore plus tard. L'ensemble des fermes et autres terres seront vendus en 1799.

Implantée dans une partie marécageuse de la vallée de la Noye transformée en beau parc à l’Anglaise, l’abbaye Notre-Dame n’est plus que l’ombre d’elle-même. Parmi les bâtiments du Moyen Âge de l'Abbaye Notre-Dame de Breteuil, subsistent l'ancienne chapelle chapelle abbatiale gothique à deux niveaux avec un rare pavage en carreaux de terre cuite émaillée décorés de motifs géométriques, d’animaux, de personnages...

Egalement présent, le logis abbatial, le bâtiment conventuel du XVIIIe siècle, les anciennes caves ainsi que les sols de l'ancienne église et son mur de clôture.

On peut également signaler sur la commune de Breteuil : l'église Saint-Jean-Baptiste détruite à l'occasion des bombardements de la Bataille de France en 1940, elle fut reconstruite après guerre. La chapelle Saint-Cyr et Sainte-Julitte, dans le cimetière communal, la chapelle de la comtesse de Montmorency. La chapelle Notre-Dame-de-la-Délivrance.

Mais aussi, le château, construit en 1822, la maison où vécut l'inventeur du procédé dit positif direct en photographie, Hyppolite Bayard (1801-1887).  Il s'agit de l'une des maisons les plus anciennes de la ville de Breteuil. La façade principale est en pans de bois hourdé de torchis sur solin en pierre de taille. L'entrepôt Cappronier construit entre 1867 et 1872, en même temps que la maison d'habitation et les écuries.

Continuer vers l'abbaye Saint-Martin-aux-Bois, de son premier nom abbaye de Rurecourt ou Ruricourt, via les D916 et D23 (118 km). Elle a été fondée vers 1080, soit par un groupe de moines indépendants, soit par des chanoines réguliers de saint Augustin. Les jésuites ont également été présents dans l'abbaye entre 1675 et 1772. Saint martin aux bois eglise saint martin routes touristique de l oise guide du tourisme de picardieLes six derniers moines se sont dispersés en 1790.

Une première abbaye devait se trouver en construction au moment de l'arrivée des premiers chanoines. Rien n'en subsiste et aucun texte n'évoque son aspect, et des fouilles archéologiques n'ont jamais été entreprises. Mais un bâtiment est probablement antérieur à l'église abbatiale Saint-Martin, il s'agit du Galata, situé au sud de l'ancien cloître et bâti au XIIe siècle comme réfectoire et maison d'hôtes, avec un grand cellier au rez-de-chaussée.

L'abbaye était au XIIIe siècle une des plus riches d'Île-de-France, mais a été ruinée par la guerre de Cent Ans et pendant les guerres du XVe siècle, en 1445, un incendie allumé par les Anglais détruisit les bâtiments claustraux. Elle fut ensuite pillée par les troupes françaises à la suite de la Paix d'Arras. L'abbaye demeura ensuite pauvre et fut rattachée à la congrégation de Sainte Geneviève de Paris en 1644.

L’église abbatiale de Saint-Martin-aux-Boisremarquables œuvres de l'architecture gothique, construite à partir de 1240 domine fièrement le village et les terres cultivées du Plateau picard témoigne de la richesse et de la grandeur de l’abbaye à laquelle elle appartenait, détruite à la fin du XVIIIe siècle. Cet édifice, tient une place importante dans l’histoire de l’art médiéval et attire de nombreux chercheurs de France, d’Allemagne, d’Angleterre, des États-Unis.

Pourtant, bien que classée M.H. dès 1840, l’église a souffert d’un manque d’entretien. Sa taille et le peu de moyens dont dispose la commune rendent les travaux difficiles. 

De l'abbaye médiévale de Saint-Martin-aux-Bois, peu de bâtiments ont été conservés, la guerre de Cent Ans n'a laissé subsister que la muraille d'enceinte, un bâtiment conventuel au sud de l'ancien cloître, fortement remanié depuis et l'église. De l'abbaye reconstruite à la fin du XVe et au début du XVIe siècle, ne restent que la porte fortifiée, des vestiges peu évocateurs et notamment des bâtiments agricoles, dont un colombier.

Le paysage vu du chemin de ronde de l’église permet de suivre l’ancien mur d’enceinte et d’imaginer l’espace occupé par le réfectoire, le dortoir, le cimetière des religieux.

Fin de cette deuxième étape de cette Route touristique "Abbayes et monastères de l'Oise".

Poursuivez ce parcours touristique en suivant  : itinéraire du circuit 3 de la route touristique "Abbayes et monastères de l'Oise".

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Date de dernière mise à jour : 07/08/2020