Route des Églises fortifiées de Thiérache du pays de Vervins

Votre itinéraire et visites sur le Circuit des Églises fortifiées de Thiérache du pays de Vervins

Votre itinéraire du circuit des églises fortifiées du pays de Vervins sera libre au cœur de nombreux villages. Marle (km 0), petite ville du grand Laonnois, porte de la Thiérache, sera le point de départ de ce circuit touristique des Églises fortifiées de Thiérache du pays de Vervins. 

La ville est situé sur un haut plateau surplombant la vallée traversée par deux rivières : la Serre et le VilpionLe voyageur qui approche de Marle aperçoit de loin le clocher de l'église Notre-Dame

Tel un véritable livre d'histoire mis à la disposition des regards, les vieilles pierres de Marle vous conteront, au détour des rues et ruelles bordées de monuments remarquables, la glorieuse histoire de cette cité médiévale. Bâtie au début du gothique, à la fin du douzième siècle vers 1180, l'église Notre-Dame de Marle est le monument le plus imposant de la cité.

Elle forme une croix latine avec transepts, bas côtés et porche. Elle s'orne d'un triforium, rare dans une église de cette taille.

Le transept Nord a été découronné par l'incendie de 1684. Sa voûte a été refaite, ainsi que la grande fenêtre du pignon. Quant au transept Sud, il s'ouvre en celui-ci une chapelle latérale, de construction primitive, appelée encore chapelle Bournonville, en mémoire de la sépulture qui existe toujours. Le clocher fut lui aussi reconstruit plusieurs fois car il fut touché par la foudre notamment en 1509, 1584, 1879. 

Marle eglise notre dame de marle routes touristique de l aisne guide du tourisme de picardieCette église Notre-Dame de Marle a de nombreuses particularités. Elle renferme des sculptures intéressantes rappelant la flore du pays, plusieurs chapiteaux admirablement taillés et aussi des personnages : un chevalier du XIIIème Siècle, des symboles : le juste supportant les épreuves de la vie, le jouisseur épanoui et affublé des cornes de la damnation, un cagot lépreux au visage ravagé par la maladie.

Son grand portail abrite la célèbre statue "la Vierge à l'Enfant" qui, fait très rare, sourient tous deux et foule au pied un serpent, symbole du pêché. A l'intérieur de l'église Notre-Dame, on y trouve le tombeau du Sire de Bournonville premier lieutenant de Jean sans Peur pendant la Guerre de Cent Ans. Dans la nef, on remarque de grandes dalles funéraires en pierre bleue aux inscriptions en partie effacées des XVI et XVIIe Siècle. 

L'église est un véritable cimetière. En effet, le sous-sol est rempli d'ossements. L'église possède aussi les reliques de Saint Amateur et Saint Pierre de Luxembourg et plusieurs autres. Le portail Sud est protégé par des murs d'une épaisseur exceptionnelle. Il semble qu'on ait prévu la défense de l'édifice au début de sa construction vers 1180. Les créneaux d'une tourelle voisine auraient permis aux archers de tirer sur l'assaillant.

Marle est composée de trois quartiers, la Haute Ville, le Grand Faubourg (la Neuville sous Marle) et le faubourg de Laon. Les amateurs de vestiges et d'histoire, au sortir de l'église, pourront emprunter la ruelle du château et aboutir sur les anciens remparts. Le château de Marle, construit sous Charles le Chauve, rebâti en 1216 est maintenant propriété privée mais en suivant les remparts, on arrive au sommet de la Tour Nord Est.

De là, une vue très large s'étend sur la vallée de la Serre et ses coteaux. Ils pourront voir également l'ancien grenier à sel, rue Lalouette. En descendant l'avenue Charles de Gaulle, ils trouveront l'ancien relais de poste qui conserve quelques sculptures. En face, dans un coin de la place, la plus vieille maison de Marle de 1572. En continuant vers la gare, ils trouveront un monument élevé à Saint Nicolas dont une chapelle désaffectée porte le nom.

Sans oublier le musée des Temps barbares de la période mérovingienne situé dans une zone de moulins datant du Moyen Âge. Sortir de Marle par la N2 pour se rendre à Rogny (6 km) où se trouve l'église fortifiées Saint-Évent de RognyElle est composée de 2 parties : une nef unique, aujourd'hui très remaniée et un donjon de plan carré en brique, sur soubassement de grès, décoré de croisillons vernissée.

Le chœur, couvert par une voûte en brique particulièrement haute, occupe le rez-de-chaussée du donjon. Autrefois, on accédait à une salle supérieure par une tourelle abritant un escalier à vis et percée de sept meurtrières. L'épaisseur des murs du donjon avec plus de 2m à la base et les dimensions de la salle intérieure sont plus importantes que celles des plus gros donjons connus. A l'origine, il devait être haut d'au moins 16 m, mais les murs ont été arasés et le 2ème étage supprimé.

Poursuivre en direction de Prisces, via la D61 (10 km), le village est typique de l'Aisne, avec ses maisons de briques rouges organisées autour de son église, du lavoir et de la place de la mairie. La commune possède une histoire riche et variée depuis sa fondation jusqu'à nos jours. Blotti dans un écrin de verdure, longé par la rivière "la Brune", Prisces s'enorgueillit de son église fortifiée du Moyen-Âge.

L'église fortifiée de la Nativité de la Sainte-Vierge de Prisces est qualifiée d'exceptionnelle. Comme à Burelles et Hary, la protection sur le côté nord de l'édifice contre les attaquants était d'abord assurée naturellement, par la déclivité du terrain. Elle date du XIIe siècle, initialement en pierre blanche, elle se vu dotée au XVIème siècle d'un imposant donjon carré en brique rouge à décor de briques vitrifiées de vingt-cinq mètres. Le plus haut donjon des églises de Thiérache !

Les deux tours de défense ont été aussi rajouté au XVIe siècle. L'église comporte quatre étages qui étaient capables d'héberger une centaine de combattants. Le chœur et la nef sont du XIIe siècle. La corniche du chœur et de la nef est décorée de modillons (figures humaines et tête de bêtes). 

Prenez le temps pour découvrir l'ancien lavoir toujours en fonction, deux pigeonniers, une ferme datant de 1804, une maison ornée de harpes triangulaires en silex sont aussi à voir en se promenant dans le village de Prisces.

Continuer vers Burelles (13 km), situé sur les rives de la Brune. Le village occupe une position stratégique au croisement d’une des voies reliant Vervins à Laon et de la route qui longe au sud la vallée de cette rivière. L'église fortifiée Saint-Martin avec un chœur de pierre blanche est l'une des deux seules accessibles librement à l'étage, avec Parfondeval.

L'église fortifiée Saint-Martin de Burelles est remarquable. D’origine médiévale, l’église Saint-Martin possédait alors une nef unique, est fut fortifié au milieu du XVIe siècle (1540) puis au milieu du XVIIe siècle. Son plan est celui d'une croix latine à l’envers avec 3 branches fortifiées pour tirs croisés. La partie forte fut réalisée par un Burelles l eglise fortifiee saint martin de burelles routes touristique de l aisne guide du tourisme de picardiemaçon thiérachien dans un style local en briques.

Cette église est l'exemple type de l'architecture militaire : on y trouve de nombreux éléments de fortifications, tourelles en encorbellement, mâchicoulis... Le clocher est une grosse tour carrée construite en brique. L'étage supérieur forme une vaste salle de refuge où la population pouvait y trouver place durant les périodes d'insécurité avec cheminée. Accompagnant l'église, un lavoir est présent en contre-bas.

La prochaine étape du parcours touristique sera Hary, via la rue du Ponceau et la rue Verte (15 km). Hary fut une seigneurie de l’abbaye du Val-de-Grâce. La partie dominante de l'église fortifiée Saint-Corneille-et-Saint-Cyprien d'Hary, est un solide clocher carré dont la destination n'était pas d'arrêter une force ennemie régulière, mais seulement d'offrir un asile sûr aux habitants du village, lorsque jadis les coureurs des armées belligérantes se répandaient dans les campagnes pour butiner et rançonner.

En effet, le clocher n'était susceptible que d'une résistance passive, consistant dans la masse, dans l'épaisseur des murs. Il n'y a trace ni de mâchicoulis, ni de créneaux, ni d'autres défenses constituant la forteresse militaire proprement dite ; d'un autre côté, on voit encore aux parois internes des murailles, au-dessus de la voûte du rez-de-chaussée, une double rangée d'entailles destinées à recevoir des poutrelles, indice certain de l'existence de plusieurs étages qui sont aussi indiqués à l'extérieur par des cordons de briques.

A droite de la porte d’entrée de l'église Saint-Corneille-et-Saint-Cyprien d'Hary se trouve une pierre gravée représentant les armes de René du Bec et d'Isabeau de Coucy, seigneurs de Vervins. Son chœur et sa nef sont de la fin du XIIe siècle et sont construits en pierre blanche. L’imposant clocher-donjon du XVIe siècle en brique est flanqué d’une tourelle contenant l’escalier d’accès aux étages supérieurs du donjon. Il est orné de nombreux dessins de briques noires vernissées.

Comme à Burelles, le surplomb naturel sur le côté nord contribuait, en cas d'attaque, à la protection de l'édifice. Le chœur est la partie la plus intéressante de l'intérieur de l'église. Il reproduit, dans les modestes proportions d'une église de village, les dispositions de l'architecture qui a donné les belles cathédrales du moyen âge.

Continuer vers Nampcelles-la-Cour, via la D61 (21 km). Remarquable également, l'église Saint-Martin, est située sur une butte. L'église fortifiée Saint-Martin de Nampcelles-la-Cour au chœur et à la nef en briques rouges, domine la Vallée de la Brune du haut de ses 2 tours de briques et de son donjon en pierre blanche...

Nampcelles la cour l eglise fortifiee saint martin de nampcelles la cour routes touristique de l aisne guide du tourisme de picardieDonjon, inaccessible à ce jour mais disposant d'une cheminée et de meurtrière. Sans fenêtre, il s'agit bien là d'un donjon et non d'un clocher ; vous distinguerez alors les cloches à l'extérieur de la toiture. Cet édifice est une jolie découverte.

Poursuivre en direction de Bancigny, via la D36 et D747 (27 km). Bâtie en pierres taillées grises avec de nombreuses reprises en briques rouges, l'église fortifiée Saint-Nicolas de BancignySa construction date du début du XVIIIe siècle. L'entrée et la façade sont défendues dans les angles par deux tourelles dont les parties supérieures de chacune étaient arasées vers 1900-1905.

La tour de droite terriblement arasée, comporte aussi des ouvertures de tir sur 2 niveaux. La tour de gauche possède dans la partie brique, des fentes sur 3 hauteurs. Ce système de tir, de dimensions asymétrique ne ressemble pas aux traditionnelles archères médiévales. L'église a des fonts baptismaux romans.

Rester sur la D747 jusqu'à Jeantes (28 km), ce village est mentionné dès le XIIe siècle sous les formes "Jantha" ou "Janta-Curtis" (Jeantes la Cour), puis "Jeante-la-ville" au XVIIe siècle. Le site fut occupé dès l'époque gauloise et gallo-romaine, comme l'attestent les vestiges retrouvés.

L'église fortifiée Saint-Martin de Jeantes est mentionnée au XIIe siècle dans une charte de l'évêque de Laon Barthélémy comme dépendante de l'abbaye de Saint-Michel. Il ne subsiste cependant rien de cette première église, à l'exception des fonts baptismaux, en pierre bleue de Tournai.

Sa façade est flanquée aux angles de deux tours carrées, le choeur et le clocher-porche rectangulaire formant le donjon sont en brique, matériau de presque toutes les églises fortifiées de Thiérache. L'église a été entièrement restaurée et dotée d'une série de verrières contemporaines et d'un nouvel maître-autel. Le portail a reçu sur sa clef de linteau l'inscription "Restaurata 1994".

La particularité de l'édifice tient aussi à ses récentes peintures murales. Les 400 m2 de fresques, rappelant la facture de Modigliani et de Chagall, furent exécutées en 1962, à la demande du curé de Jeantes, par le peintre hollandais Charles Eyck. L'église est visitée par des milliers de touristes en particulier des Néerlandais venant voir l'œuvre de leur compatriote. Dans le village et ses hameaux on peut dénombrer une dizaine de maisons habitées, pendant leurs congés, par des Néerlandais.

Votre itinéraire passera par Plomion (32 km), cette petite commune dans le Thiérache du Centre abrite une étonnante église fortifiée, dont les fondations datent des XIIe-XIIIe sièclesL'église Notre-Dame de Plomion est un important témoignage des entreprises de fortification des édifices cultuels, si remarquablement représenté en Thiérache depuis le XVIIe siècle. Elle a été construite totalement en brique sur les bases de l'ancienne église, là où une garnison était en permanence en poste.

Cette église Notre-Dame de Plomion est le type "achevé" d'église-forteresse qui comprend tous les éléments de fortification : tour, donjon, tourelles, échauguettes et un ensemble de plus de 60 meurtrières dont 42 sur le donjon. Les traces d’arquebuses et/ou de mousquets encore incrustées dans les briques des tours témoignent de l’existence de combats à Plomion.

La présence d'une salle de refuge et d’une grande cheminée dans la salle des gardes témoigne également de l’organisation des habitants pour s’alimenter pendant les sièges. Cette église Notre-Dame de Plomion, théâtre de combats et de sièges, est le fruit d’une architecture doublement contrainte par l’édification religieuse et la défense militaire. De nombreux motifs géométriques en brique vitrifiées ont également été utilisés afin d'orner l'édifice...

La façade se compose d'un large donjon carré entre deux tours. Une tourelle à base tronquée est suspendue à chaque extrémité du transept. Au flanc nord de la nef tient une autre tour à laquelle le toit de l'édifice a enlevé sa hauteur primitive. Le tout est construit en briques. L'intérieur présente une nef avec deux collatéraux, percés de deux larges arcades, et d'un transept. Le chœur et le transept sont seuls voûtés et décorés d'arceaux.

L'église Notre-Dame de Plomion contient des statues réalisées par Jean Minne à l'aide d'instruments chirurgicaux. En effet, une fois retraité, cet ancien chirurgien a eu l'étrange idée de recycler ses anciens outils pour s'initier à la sculpture du bois. Le résultat est tout à fait étonnant.

Cap ensuite vers Gronard - Harcigny, via la D37 (43 km), prendre le temps de s'arrêter pour découvrir l'église Saint-Théodulphe de ce village typique de la Vallée de la Brune. Eglise fortifiée des XIe et XVIe siècles, coiffée d'un donjon et de deux tours circulaires d'angles en façade, cette église est située dans un cadre agréable et verdoyant. Le clocher est une grosse tour carrée construit en briques.

Le Chœur et transept sont en pierre blanche, la nef de brique, portail plein cintre, dessins de briques vitrifiées, meurtrières. Reliques de saint Thiou, ou Théodulphe, ermite en ce lieu au VIe siècle. Un parking et un espace gazonné permettent l'accueil de bus et également de pique-niqueurs. À proximité, un lavoir restauré et un circuit de randonnée ajoute un intérêt supplémentaire qui vous donnera l'envie d'approfondir votre visite.

L'étonnante histoire de Saint-Thiou et de sa fontaine miraculeuse vous surprendra...

Après cette promenade bucolique, reprendre votre véhicule pour se diriger vers Houry, via la rue de Saint-Thiou et la D37 (45 km). Mentionnée dès le XIIe siècle dans les chartes des abbayes de Saint-Michel et de Thenailles, l’église paroissiale Saint-Médard de Houry présente toutes les caractéristiques des églises fortifiées de Thiérache, dont elle constitue un des éléments du patrimoine local.

Étonnante petite église fortifiée Saint Médard de Houry de pierre blanche, dont la façade principalement constituée de briques, est flanquée d'une imposante tour avec un soubassement en pierre calcaire et une partie supérieure en brique.

Détruite au temps de la Fronde, des troupes y cantonnèrent en décembre 1653. Le chœur et la nef furent reconstruits à l’économie. Les bancs datent du XVIIe siècle. La principale et dernière restauration date du XIXe siècle, les trois travées régulières de fenêtres en arc brisé éclairant la nef datant de cette époque.

Poursuivre en direction de Lugny (49 km), l'église Saint-Quentin de Lugny, se distingue de loin par sa haute tour-clocher carréAssise sur ses contreforts, cette imposante tour carrée est construite tout de briques et percée de meurtrières. Quelques motifs en briques vitrifiées sont incrustés au dessus de la porte et des vestiges de pierres tombales sont encore visibles derrière l'édifice.

Seule, la présence de traces de meurtrières, au premier étage du donjon-clocher, peut la rattacher au groupe des églises fortifiées. Sobre intérieur d'église rurale, vu depuis l'entrée sous le clocher, est caractérisé par des murs épais. Comme beaucoup d'églises fortifiées, l'église fortifiée Saint-Quentin de Lugny possède un remarquable lavoir.

Continuer vers Saint-Gobert, via la N2 (53,8 km). Ce village emprunte, dit-on, son nom à saint Gobert qui serait venu se retirer sur son territoire à une époque inconnue. Dès le XIe siècle, il existait un chapitre de chanoines à Saint-Gobert. Elinand, évêque de Laon, voyant le relâchement de ces religieux, les chassa en 1092, et donna leur église à l'abbé de Saint-Denis, à la condition qu'il y place des religieux de son abbaye. Admirer l'église fortifiée Saint-Rémi de Saint-Gobert.

La visite suivante sera à Franqueville via la D771 (56 km). L'église fortifié Saint-Jean-Baptiste de Franqueville possède une façade en pierre calcaire et nombreuses traces de remaniements en briques. Sur cette façade se trouve l'inscription "1678". On remarquera ses 2 niveaux successifs par rapport à la route. D'abord celui du cimetière, encore entouré de sa haie, auquel on accède par quelques marches. A voir aussi les meurtrière à hauteur d'homme.

L'un des seigneurs de Saint-Pierre, Mathieu de la Simonne, et sa femme, Marie de la Hillière, sont inhumés dans l'intérieur de l'église fortifiée Saint-Pierre de Saint-Pierre-lès-Franqueville, où l'on voit dans la chapelle de droite, en face de l'autel de saint Pierre, une pierre tombale de forme rectangulaire enchâssée dans le pavé.

L'étape suivante sera Voulpaix, en restant sur la D771 (60 km). La commune est établie sur deux coteaux séparés par une étroite vallée qui est traversée par une rivière appelée le Beaurepaire. Située place Émile Faucheux, l'église fortifiée Saint-Quentin de Voulpaix est construit au XIIe siècle avant d'être fortifiée au XVIIe siècle. La première église fut donc construite au XIIe siècle. Un siècle plus tard, celle-ci brula pour être reconstruite.

Au XVIe siècle, l'église construite dans un style roman fut fortifiée à cause des brigands et des invasions répétés des ennemis. Au XXe siècle, lors de la bataille de Guise, des combats eurent lieu dans les environs proches de l'église ainsi après la bataille, il reste des marques qui sont les traces de balles sur une partie de l'édifice.

L'église Saint-Quentin de Voulpaix est construite en pierre de grès et en brique. L'édifice est entouré de l'un des cimetières du village car un nouveau cimetière a été inauguré en dehors du village dans les années 1950 en raison du manque de place dans ce cimetière. Sur le parvis de l'église, on trouve deux locaux qui accueillaient autrefois les pompes incendie du village.

À l'intérieur, dans le chœur, on retrouve devant l'autel. Celui-ci est entouré de banc. Juste derrière l'autel, on a une petite barrière qui donne sur une peinture dégradée caché par deux rideaux jaune. À gauche du chœur, on accède à la sacristie. Dans le transept, à gauche, on a un autel avec une statue de la Vierge et de l'enfant Jésus. À droite, on trouve un autre autel où il y a la statue de saint Quentin et sa relique posé sur l'autel.

Le château de Voulpaix n'existe plus aujourd'hui mais il reste des vestiges du château. Elle est visible sur les photos aériennes du village. Le château à l'origine est un château de la motte. Elle fut le lieu où vécurent les seigneurs de Voulpaix jusqu'en 1438. Le château va se dégrader lentement avant d'être détruit lors de la Révolution française. Les dernières parties restantes du château furent détruite en 1836.

Prolonger votre route vers Laigny (63 km), village de Laigny est construit sur un des deux coteaux séparés par une étroite vallée traversée par une rivière appelée Le Beaurepaire comme à Voulpaix. Dans cette région où la brique est le matériau principal de construction, on s'attend à voir une église rouge. La construction est bien de Laigny l eglise fortifiee saint martin de laigny routes touristique de l aisne guide du tourisme de picardiecouleur rouge, mais l'architecture de l'église fortifiée Saint-Martin de Laigny est peu classique.

L'église Saint-Martin de Laigny à été sans doute fortifiée en 1673. Le transept, tenu par de hauts et puissants contreforts à larmiers, est peu classique. L'ensemble ne possède ni archère, ni bretèche. Le clocher-tour est une imposante tour en brique alors que la nef est en pierre avec de petites fentes de tir pour fusil. Le plus étonnant est l'absence de tour-escalier à l'extérieur. 

Le manque d'ouverture de lumière sur la hauteur ainsi que l'étroitesse de la tour force à penser que l'accès aux étages se faisait par une échelle. Il existait à Laigny un château, propriété des d'Anglebelmer qui furent longtemps seigneurs de Laigny, dont il ne reste aujourd'hui que les vestiges des écuries qui abritent maintenant la mairie comme l'indique une plaque apposée sur celle-ci.

Continuer en direction de Fontaine-lès-Vervins, via la D77 (66 km) pour découvrir l'église Saint-Martin majestueuse par son clocher-donjon du XVIe siècle. L'église fortifiée Saint-Martin de Fontaine-lès-Vervins principalement constitué de grès, le donjon est surmonté dans ses angles de deux échauguettes de briques circulaires en encorbellement qui reposent sur des contreforts, construites en encorbellement et comprenant deux meurtrières défendant l'entrée de l'église.

La nef, elle, a été construite en partie au XIIe siècle.

Poursuivre en direction de La Bouteille, via la D963 (73 km), vous voici devant l'église fortifiée Notre-Dame de La BouteilleLes verriers établis par l'abbaye de Foigny en 1517 n'eurent d'abord qu'une chapelle en bois. L'église Notre-Dame fut construite en 1547. De pierres et de briques, l'église comprend des organes de défense exemplaires tant pour se protéger des assaillants venant de l'extérieur que de l'intérieur dans le cas d'une infiltration malheureuse.

L'église a la forme d'un parallélogramme et est flanquée d'une tour à chacun de ses angles. La quatrième tour n'a été construite qu'en 1860 ; un contrefort en avait tenu lieu jusque-là. Une flèche élégante s'éleva dès le commencement sur la nouvelle église ; elle existe encore, mais est aujourd'hui renfermée dans un second clocher extérieur qui fut construit vers 1820, par les ingénieurs français chargés de dessiner la carte de France.

Ils élevèrent d'abord en 1821 une flèche d'une très grande hauteur qui donna des craintes pour l'édifice qu'elle dominait et fut remplacée quelques années plus tard par une autre flèche ayant 5 mètres de moins. L'église de La Bouteille possède un calice du XVe siècle, venant de l'abbaye de Foigny.

Votre escapade touristique passera par Origny-en-Thiérache, via la D963 et la rue de Vervins. Pendant des siècles, Origny a été l'un des grands centres de la vannerie française. Au début du XXe siècle, presque toute la population aurinienne et celle des alentours travaillaient l'osier récolté dans les "saussois" de la vallée du Thon. La cité d'Origny-en-Thiérache a été maintes fois ravagée. Pour se protéger, ses habitants ont édifié l'église fortifiée Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte.

Elle doit son nom à saint Cyr et à sa mère sainte Julitte, deux martyrs chrétiens du IVe siècle. La façade de l'église d'Origny offre l'aspect d'une forteresse imposante élevée sur une légère éminence. C'est un donjon rectangulaire en pierre, avec des restaurations en briques, accompagné en avant de deux tours également en briques dont le soubassement en grès ne mesure pas moins de cinq mètres de diamètre au ras du sol, et surmonté d'un toit pointu à quatre pans.

Origny en thierache l eglise fortifiee saint cyr et sainte julitte routes touristique de l aisne guide du tourisme de picardieL'entrée principale de l'église fortifiée Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte, qui se trouve entre les deux tours, se compose de deux archivoltes concentriques à profil carré décrivant une ogive, et retombant sur trois pieds-droits surmontés d'une moulure à gorge. Un cordon saillant contourne l'archivolte supérieure. En dedans de la porte, on remarque, aux pieds-droits, à hauteur d'homme, deux trous carrés destinés à recevoir une barre de chêne au moyen de laquelle on assurait la clôture des vantaux et on augmentait leur résistance, au temps où le clocher servait de fort de refuge.

Il est probable que les constructions principales de l'église d'Origny ont été élevées de 1150 à 1200. Passer ensuite par La Hérie, via la D36, D75 et la rue Maurice Brugnon (77 km), où se trouve l'église Saint-Pierre. Puis, suivre la direction de Landouzy, en revenant sur vos pas par la D75, et sur la gauche la D36 (80 km). Landouzy-la-Ville fût fondée en 1168 par une charte entre l'abbaye de Foigny et le seigneur Raoul de Coucy-Vervins, protecteur de cette abbaye cistercienne.

La première église de Landouzy-la-Ville fut consacrée en 1168, l’arc triomphal de l’entrée du chœur date de cette période. En 1591, Landouzy fut incendié par les Impériaux, il le fut à nouveau par les Espagnols, en 1653. Après ces destructions, l'église Notre-Dame-de-l'Assomption fut reconstruite, elle était à l'époque entourée d'un mur de grès. Le clocher fut restauré en sous le règne de Charles X, en 1827-1828, la façade a été édifiée en 1888.

La visite de Landouzy-la-Ville permet de découvrir aussi une place publique en forme de parallélogramme de 4 jalois (1 200 m2) d'étendue. Sur l'un des côtés est édifié un hôtel de ville devant abriter le logement du gouverneur et les assemblées des habitants et faisant également fonction de halle, sur un autre, l'église paroissiale Notre-Dame-de-l'Assomption est bâtie aux frais de l'abbaye de Foigny par les frères convers.

On trouve également un hôtel-Dieu, une maladrerie, un couvent de cordeliers et une maison de béguines. Outre un moulin, quatre hameaux sont établis sur l'ensemble du territoire communal. Temple protestant, situé à la Cense des Nobles, fût construit en 1818 puis reconstruit en 1861.

Poursuivre en direction d'Aubenton, via la D38 (93 km). De l'époque romaine, le relief d'Aubenton conserve quelques vestiges d'une première enceinte fortifiée, bâtie à partir de l'an 21 et couvrant 37 hectares environ. Des anciennes tours d'enceinte d'Aubenton, ne subsistent que deux des sept d'origine : la tour de Chimay situé ruelle de la Tour, a été transformée en gîte rural géré par la municipalité, et une autre, sur un terrain privé, visible depuis le chemin qui longe le Thon.

Comme toute la Thiérache, dont les églises fortifiées témoignent du passé difficile, Aubenton connaît une succession d'heures noires, à toutes les époques, et notamment pendant la guerre de Cent Ans, puis pendant les guerres de Religion et toutes les batailles du Nord (Condé, Turenne) de la guerre de Trente Ans, et enfin pendant les deux conflits du XXe siècle.

Construite entre 1044 et 1176, l'église fortifiée Notre-Dame d'Aubenton restera jusqu'à la révolution un prieuré de l'abbaye de Saint Michel. Au XVIIe siècle, la nef est couverte d'un plancher divisé en caissons carrés polychromes. Son orgue provient de l'Abbaye de Bucilly, tout comme de nombreuses toiles et statues dont la fameuse "vierge bleue" qui veille toujours sur le village.

Sur la place du village, se trouve le musée Jean-Mermoz, ne manquer pas le Manoir d'Aubenton. Le manoir occupe l'emplacement d'un logis médiéval dont ne subsistent que des caves du XIIIe siècle, vraisemblablement à usage de souterrain-refuge, remaniées au XVIe siècle. Le millésime 1612 était visible au XIXe siècle sur une pierre de la maçonnerie.

Situé à proximité du rempart et d'une porte de la ville, le manoir a peut-être joué un rôle défensif. Il est doté d'une aile en retour sur la cour arrière, avec écuries au rez-de-chaussée, qui daterait du XVIIIe siècle. Vers la fin du XIXe siècle, l'édifice fut converti en hôtel de voyageurs, l'Hostellerie du Vieux Manoir.

Passer par Logny-lès-Aubenton, via la D38 (95 km), à voir l'église fortifiée Saint-Rémi de Logny-lès-AubentonReprendre votre chemin en direction de Vervins, via la D37 et D29 (101,7 km). C'est une des capitales de la Thiérache, une région naturelle constituée de bocages et de terrains vallonnés qui couvre également une partie des départements voisins du Nord et des Ardennes mais aussi de la Wallonie.

L'histoire de la cité de Vervins a débuté véritablement au XIIe siècle quand une charte est octroyée par Raoul de Coucy. Une première enceinte est alors construite. La ville paie cependant un lourd tribut lorsqu'elle est incendiée par l'armée espagnole en 1552. Elle est reconstruite durant la seconde moitié du XVIe siècle, et un nouveau château est édifié, tout comme de nouvelles fortifications sont érigées.

Vervins est une cité pittoresque au cœur d'un territoire verdoyant, il reste une grande part de ce patrimoine à découvrir pendant cette étape. Vos visites à Vervins peut débuter par l'église fortifié Notre-Dame, édifiée au XIe siècle puis reconstruite suite à l'incendie de la ville en 1552 par l'armée espagnole, les travaux de reconstruction et d'embellissement durèrent jusqu'à la fin du 16ème siècle. Elle fut largement remaniée et embellie au XVIIIe dans un style gothique.

L'église a gardé des voûtes, un chœur et des piliers gothiques décorés de peintures aux armes des donateurs. Elle conserve du mobilier et des tableaux provenant, par exemple, de la Chartreuse du Val Saint-Pierre, notamment un monumental tableau de Jouvenet. On s'attardera sur les vitraux et peintures monumentales du XIXe siècle.

Pendant votre balade dans Vervins, vous pourez découvrir les remparts avec ses dix tours sur les 22 que comptait l'enceinte médiévale. Le "château neuf" reconstruit au XVIe par le seigneur de Vervins après les destructions de l'armée espagnole abrite désormais la sous-préfecture, l'hôtel de ville, qui date également du XVIe, à la périphérie des quartiers anciens, l'ancien Palais de Justice et de surprenantes constructions «art nouveau» et «art déco».

Et puis l'imprimerie centenaire du "Démocrate de l'Aisne", l'un des tout derniers journaux au plomb. la chapelle Sainte-Anne, reconstruite au début du XIXe siècle sur les plans d'un précédent édifice datant du XVIIe et qui avait été malmené à la Révolution, sont aussi de remarquables témoignages de la riche histoire locale.

Sans oublier la maison du patrimoine est installé dans le cœur historique de Vervins, dans un immeuble de brique des XVIe et XVIIe siècles. Elle abrite le musée de la Thiérache qui présente dans trois salles, des collections géologiques, archéologiques, artistiques et historiques.

Retour vers Marle par la N2 (117 km).

Fin de cette Route touristique "des Églises fortifiées de Thiérache du pays de Vervins".

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Date de dernière mise à jour : 15/07/2020