Après vos visite au Fort de Ronce, au fort de Variselle, puis au Fort de la Turra, (km 0), avec cette superbe point de vue imprenable sur le lac du Mont-Cenis.
Retour vers Val-Cenis (22 km), puis suivre la direction de Bourg-Saint-Maurice, passez le col de l'Iseran, via la D902, puis sur votre droite la D84 où le fort de la Redoute-Ruinée, aussi connu sous le nom de fort de la Traversette, attend votre visite (116 km). Situé au col de La Traversette à 2400m d’altitude, ce poste de crête d'altitude de type Séré de Rivières fut construit en 1892 pour parer à d’éventuelles attaques Italiennes, suite au rattachement de la Savoie à la France en 1860. Ce fort prit donc le nom de « Redoute Ruinée » en hommage à l’ancien Fort Traverset, construit par la Maison de Savoie en 1630 sur la même ligne de crête, puis détruit lors de la Révolution Française.
Le fort de la Redoute-Ruinée fut un des hauts lieux de la bataille des Alpes en juin 1940 et un objectif de la reconquête des cols frontaliers en mars 1945, menée par la nouvelle armée. Col de la Traversette est accessible aux randonneurs et aux vététistes, depuis le Fort, vous admirez un panorama à 360° et une vue sur l’ensemble du Col du Petit Saint-Bernard et sur le Mont-Blanc côté italien.
Vous pouvez vous rendre facilement l’étéau le fort de la Redoute-Ruinée par le télésiège de Roches Noires. Vous avez ensuite une marche facile de 40 min à effectuer (aller). C’est un lieu idéal pour le pique-nique, avec table d’orientation et vue panoramique.
Revenir vers Montvalezan, puis suivre la direction de Bourg-Saint-Maurice sur votre droite via la D1090 (143 km). Située aux confins de la Haute-Tarentaise, la ville de Bourg-Saint-Maurice offre un riche passé historique et pastoral. Ses églises baroques, ses hameaux et son architecture sont autant d’invitations à découvrir le passé des lieux. Témoins de la vie des siècles passés, le lavoir communal et sa fontaine, l’ancienne infirmerie ou encore la Grande-Rue et ses portes anciennes sont autant de vestiges à voir pendant votre étape.
Prenez également le temps d’admirer l’architecture caractéristique de Bourg-Saint-Maurice, avec ses maisons en bois, en pierre et en lauze, serrées les unes aux autres pour affronter les rigueurs hivernales. Après votre balade dans Bourg-Saint-Maurice, dirigez vous vers une sentinelle de pierres qui monte la garde, postée sur une crête au débouché de la Haute Tarentaise ; le Fort de la Platte, via la D902 (158 km).
Le blockhaus de la Platte, ou fort de la Platte ou fort des 2000, en référence à son altitude de 2 000 mètres, est un ouvrage Séré de Rivières de deuxième génération. Ouvrage de surveillance, ce blockhaus aux allures de fort Boyard en réduction (22 × 12 m), est entouré d'une enveloppe comprenant quatre plates-formes d'artillerie pour autant de canons de 80 mm, le tout entouré d'un mur défensif.
En 1882, le royaume d'Italie intègre la Triplice, augmente ses unités d'Alpini et commence à fortifier les Alpes. En réaction, la République française crée ses troupes de montagne, notamment les bataillons de chasseurs alpins en 1888 et lance la modernisation de ses fortifications alpines. En Haute-Tarentaise, le col du Petit-Saint-Bernard permet de rejoindre la vallée d'Aoste : les environs de Bourg-Saint-Maurice, en bas du col, sont donc fortifiés.
L'ouvrage est désormais propriété privée, utilisé comme fromagerie (pour du beaufort et un chèvre appelé « fortin ») et en relaie de randonneurs. Aujourd'hui, ses plates-formes d'artillerie sont transformées en potagers et c'est un relais apprécié des randonneurs qui peuvent, en saison, y déguster le fromage Beaufort fabrique sur place. Accessible aisément en voiture.
Poursuivre en directiion Aime, via la N90 (179 km), passez Moutiez (194 km) jusqu'à la prochaine étape Albertville. En chemin, nous vous conseillons une halte aux ruines du Château De Chantemerle (214 km), via la D990. Les ruines du château de Chantemerle sont situées sur la commune de La Bâthie, au nord, à l'extrémité d'une crête rocheuse, dominant le hameau de Chantemerle et la vallée de l'Isère. La position stratégique du château permettait d'observer la partie basse de la vallée de l'Isère, s'étendant entre Tours-en-Savoie, en aval, et la Roche-Cevins, en amont, et contrôlant ainsi l'accès à la Tarentaise.
Le château de Chantemerle ou château de La Bathie, dit également château de Saint-Didier, est un ancien château fort, édifié au XIIe siècle, avec les techniques de construction défensive les plus modernes. Une première tour, ronde, est construite. C'est le comte de Savoie Pierre II qui importe cette innovation technique alors utilisée par les Anglais et les Français. Les tours circulaires corrigent les défauts des tours carrées. Elles sont plus faciles à défendre car elles n'offrent aucun angle mort aux défenseurs mais elles sont plus chères à réaliser.
Au cours du XIIIe siècle, les tensions entre les archevêques de Tarentaise et les comtes de Savoie s'accentuent. Ces derniers prennent peu à peu le contrôle de Conflans et de sa forteresse, qui contrôle l'accès à la vallée de la Tarentaise. Il semble, selon l'archiviste paléographe Jacqueline Roubert, que c'est au cours de cette période que l'archevêque Rodolphe Grossi fait édifier le château. Il peut être ainsi considéré « une position de recul » avec la perte de Conflans. Le château de Chantemerle avec ses murs et tours dressés au bord du vide : aucun curieux ne saurait résister !
Continuer votre route touristique vers Albertville (222 km). La commune se trouve à la confluence de l'Isère et de son affluent l'Arly, marquant également la jonction des vallées de la Tarentaise, du Beaufortain et du Val d'Arly, en amont de la Combe de Savoie. Cette situation géographique lui vaut actuellement le surnom de Carrefour des Quatre Vallées. Albertville, c'est aussi un patrimoine historique et architectural riche et varié, qui bénéficie du label Villes et Pays d'art et d'histoire.
L'histoire d'Albertville vous transportera au fil de vos visites vers une réalité historique qui est fortement présente. La Place de l'Europe, fort moderne avec son centre culturel, offre une jolie vue sur le village perché de Conflans. Conflans se dresse sur un éperon rocheux dominant la ville et les quatre vallées alpines. Suivez la D105 pour rejoindre la cité médiévale de Conflans (223 km).
Juchée sur son rocher, Conflans renferme dans son enceinte fortifiée des trésors architecturaux du Moyen-âge et des époques ultérieures. Son patrimoine bâti déborde le strict cadre de l'enceinte médiévale. La château de Costaroche rappelle l'illustre passé de la famille de Manuel de Locatel. Conflans, à l'abri de son enceinte du XIVe siècle, de la porte de Savoie à la porte Tarine, a su garder un charme intact à travers les siècles : vieilles rues et venelles, fontaines, façades et enseignes traditionnelles, ses jardins...
Dans les Hauts de Conflans, les nombreux hameaux abritent tout un petit patrimoine rural typique tandis que le Fort du Mont témoigne d'un système de défense développé au XIXème siècle. Continuer sur la D105 pour arriver au Fort du Mont (231 km). Point culminant de la place-forte d’Albertville
déployée à la fin du XIXe siècle, le Fort du Mont jouait un rôle stratégique majeur entre la vallée de la Tarentaise et vers le débouché du Beaufortain. Entre ces 2 versants, à l’est du fort, se dresse le sommet de la Roche Pourrie (2 037 m).
Bâti entre 1877 et 1881 sur les pentes ouest de la Roche Pourrie, pour arrêter une éventuelle invasion italienne, le Fort du Mont est occupé par l’armée française jusqu’à la fin de la deuxième guerre mondiale. Ce fort défensif, avec ses petits blokhaus du Laitelet et des Têtes, occupe une place privilégiée entre les 2 massifs du Beaufortain et de la Tarentaise. Pourtant, à peine achevé, il devient quasiment obsolète du fait de l’évolution de l’artillerie et de la mise en place d’une autre ligne de défense, plus proche de la frontière italienne, autour de Bourg-Saint-Maurice. Le Fort du Mont n’a ainsi jamais connu de combat.
Pour la dernière étape de cette escapade touristique en Savoie, suivre la direction de Mercury, via la D105 (248 km). Mercury est située dans la Combe de Savoie, la commune possédait deux châteaux : Château-Vieux et le château de Chevron, deux possessions de la puissante Chevron, puis Chevron Villette. Le premier est mentionné au XIIe siècle, mais il détruit par un incendie au xive siècle. Le second, situé près de l'église, date du XIVe siècle et est remanié au XVIIe siècle. Aujourd’hui le château de Chevron est une propriété privée.
La façade ouest du château de Chevron a seule gardé des traces de son passé. La tour est percée à ses différents niveaux de meurtrières et sa façade s'éclaire par de larges fenêtres à meneaux. Les armes de la famille de Chevron Villette, qui en surmontent l'entrée principal et l'escalier à vis, peuvent être datés du XIVe siècle. Durant près de deux ans, pendant la Seconde Guerre mondiale, la famille Dunand-Bénéteau, y a caché à ses risques et périls une famille juive de dix personnes ; tous ont survécu. La famille a été distinguée du titre de « Justes parmi les nations » de Yad Vashem et de l'État d'Israël en récompense de leur courageuse attitude.
Surplombant la commune de Mercury et la vallée, le Fort de Tamié est le plus important ouvrage défensif au débouché des vallées alpines. Prendre la D104 et la route du collet de Tamié (255 km). Édifié sur commande de l'armée française en 1876 sur 16 hectares par 600 ouvriers, tous d'origine italienne, il commandait la place d'Albertville. Le fort de Tamié est aujourd'hui ouvert au public. Le Fort de Tamié offre un panorama exceptionnel sur la Combe de Savoie. En dessous fut aménagé le fort de Villard. Pour les mêmes raisons que celles du Fort de Tamié, le Fort du Villard a été construit en 1879 et 1883.
Fin de cette deuxième étape de cette Route touristique "des Fortifications savoyardes".
Poursuivez ce parcours touristique en suivant : itinéraire du circuit 1 de la route touristique "des Fortifications savoyardes".