Il reprend les règles d'or des jardins à la française du 17 ème siècle avec son plan plan géométrique, régulier et symétrique, son harmonie des proportions, ses broderies de buis (Buxus Sempervirens), ses buis (Buxus Microphylla) et ses ifs (taxus Baccata) taillés en cônes, boules ou pyramides, son bassin central quadrilobé où coule l'eau qui reprend les motifs des fenêtres gothiques de la nef et qui murmure au visiteur le calme du site.
Sa terrasse permet d'embrasser d'un seul coup d'œil la composition du jardin, - ses murs de charmille (Carpinus Betulus) reprenant le dessin des galeries du cloître...
A la fin de l'année 1959, les travaux (plantation, aménagement du bassin, terrassement, maçonnerie, gros-œuvre) sont terminés. Une véritable unité a été créée lors de ces travaux, magnifiant l'art et la nature. Lors des plantations, plusieurs tombes ont été mises au jour, le cloître ayant servit de cimetière pour les notables de la ville lors des siècles précédents.
Le cloître accolé au flan Sud de Notre-Dame de Marmande date de 1540. Il est de style Renaissance Française. Nous ne connaissons pas la date exacte de la destruction d'une partie de ses galeries mais durant les Guerres de Religions entre 1560 et 1569, le cloître a eu sa part de malheur. Les galeries ainsi que le préau du cloître servirent de cimetières.
Ils furent profanés durant cette période trouble puis réconciliés par l'Evêque d'Agen Nicolas de Villars. En 1852, le cloître fit l'objet d'une restauration Son préau aménagé en jardin en jardin classique d'art topiaire date des années 1950.
L'architecte fut G.H. Constant de Bordeaux, l'architecte paysagiste André Larrègue d'Arcachon, l'entrepreneur Agide Arici de Marmande, les pépiniéristes, Charles Détriché d'Angers pour les buis et les cupressus, Rome Gaugard de Châteauroux pour les buis, les ifs et les charmes.
Ce jardin fut achevé en 1955. Le cloître fut classé Monuments Historiques sur la liste de 1875.