Le château de la Trémolière situé dans le village d’Anglards-de-Salers, dans le Cantal, au sud de l’Auvergne abrite aussi un jardin public et enchanteur, clos de murs. Jardin contemporain d’inspiration médiévale labellisé "Jardin Remarquable".
Créé et aménagé il y a dix ans, le Verger de Déduit est un enclos d'inspiration médiévale. Au départ, c'était un simple jardin de curé. Aucune surprise à ce stade puisqu'on sait que la château de la Trémolière a longtemps servi de cure.
Et, comme tout jardin de curé qui se respecte, il était déjà bien fourni, notamment en arbres fruitiers. En sa partie centrale se tenait un enclos, fermé par des haies de buis
Le jardin du Château de la Trémolière est né du mariage entre l’imaginaire pictural de la collection de tapisseries classées Monument Historique "Le Bestiaire Fantastique" et de l’imaginaire du précieux écrit "Le Roman de la Rose".
D’aspect médiéval, celui-ci est, comme le veut le récit, structuré par quatre lignes se croisant au centre d’un jardin clos. L’espace est réparti en cloître, potager, roseraie, bosquet, prairie et fontaine.
Le verger de déduit vous promène en closeries successives, là, chaque fleur est une merveille, votre attention olfactive et visuelle vous enivre et vous fera perdre les sens si vous n’y voyez rien d’autre qu’un vain combat esthétique, ainsi de roses en pivoines vous atteindrez le bassin qui ne sera que le reflet, de la beauté.
Le thème du jardin reprends quelques scènes du bestiaire fantastique que vous aurez peut-être vus dans le château, bestiaire étonnant, aussi naïf que pittoresque, faisant appel aux licornes, griffons, mais aussi au paon, ou à l'écureuil.
La patisserie du papillon est particulièrement émouvante. Ces animaux, fantastiques, exotiques ou familiers, sans doute inspirés des oeuvres d'Ambroise Paré, sont représentés sur fond de feuillages et de "feuilles de chou".
Le tout forme un décor chaleureux se détachant à merveille sur les boiseries peintes du XVIIIe siècle.. Le jardin du Château de la Trémolière du a été réalisé par Eric OSSART et Arnaud MAURIERES.