Riom-ès-Montagnes est situé sur les bords de la Véronne à un endroit où la vallée est large, où la rivière, moins profonde, permet de la franchir plus aisément. Ce gué pouvait se situer à l'est, là où se trouve actuellement le pont de l'avenue Fernand Brun qui permet d'aller vers Murat et Apchon. Un gué à cette époque était d'une importance considérable pour les communications. Les Gaulois les utilisaient et ce sont le plus souvent les romains qui bâtirent des ponts. Les Gaulois avaient l'habitude de tenir les marchés à date fixe sur un terrain qui servait de lieu d'échange commercial. Cette coutume s'est perpétrée de l'époque gallo-romaine, au Moyen Age, jusqu'à nos foires d'aujourd'hui. Un déterminant précédait ce "Magus". Ainsi, Rigomagus, le marché du Roi. Le terme "rex", roi ou homme riche correspond au "rex, regis" latin, "rigo" gaulois.
A l'origine, Riom-ès-Montagnes est un marché, un "magus" gaulois, à savoir un lieu d'échanges commerciaux à date fixe. Il est entendu aussi qu'à l'époque gallo-romaine, et peut-être dès le IIème siècle av J.-C., d'autres activités purent exister sur le site de Riom-ès-Montagnes. Ainsi, l'agriculture avait toute sa place puisqu'un établissement de production important devait se situer à l'emplacement même de l'actuelle Maison des Services et de la laiterie Besnier. Le magus du début, terrain choisi pour un marché est devenu un vicus, un petit bourg comprenant une population sédentaire. Aux activités commerciales à l'origine du nom " Ritomagus ", le marché du gué, se sont ajoutées des activités agricoles et artisanales. Les environs de Ritomagus ont connu des établissements aux noms d'origines gallo-romaines comme Saussac, Journiac, Rignac…
La tradition orale nous dit que l'ancien Riom se situait aux Routisses, à l'ouest, dont les ruines ont inspiré de multiples légendes puisque ce village aurait été incendié par les Sarrasins en 734 et les habitants auraient massacré la troupe Sarrasine dont le sang aurait rougi le ruisseau nommé par la suite "ruisseau des Sarrasins". Aux Routisses, fut trouvée une pièce en pierre, sorte de coffre protecteur d'une urne cinéraire, pièce qui aujourd'hui forme le bénitier sous le porche de l'église Saint-Georges. Les Gaulois vouaient un culte aux fleuves et aux sources.
L'histoire de la ville de Riom-ès-Montagnes vous transportera au fil de vos visites vers une réalité historique qui est fortement présente. À Riom-ès-Montagnes, vous pourrez visiter l'église Saint-Georges du XIIe siècle, dans le pur style roman auvergnat du XIIe siècle, avec un clocher du XVe siècle, autrefois fortifié. L'église actuelle est dédiée à saint Georges; l'édifice primitif devait se trouver au lieu-dit "Suc de l'église". Saint-Georges de Riom était un prieuré dépendant de l'abbaye de femmes de La Vassin à Saint-Donat,
près de La Tour d'Auvergne. L'influence auvergnate se lit tout particulièrement au niveau du chevet. La maison de La Tour possédait un château tout près de l'église, déjà ruiné à la fin du XIV' siècle, qui devint une auberge en 1388. Fortement transformée au fil du temps, l'édifice, l'un des plus intéressants de la région, révèle plusieurs étapes de construction.
Les trois nefs et le chevet de l'église Saint-Georges sont romans, le clocher date du XVème siècle : il reste les consoles de mâchicoulis, reliquats d'une époque troublée. 150 hommes furent placés en garnison pendant les guerres religieuses et l'église devint caserne et château fort. La porte qui ouvre sous le porche est du XIIIe ou XIVe siècle. Trois voussures retombent sur des têtes barbues. De 1860 à 1872 on refit la façade, le pignon Est, les parements extérieurs des murs goutterots et les fenêtres, puis on posa une charpente monumentale pour couvrir le tout, si bien que l'aspect extérieur de l'église actuelle n'a plus rien à voir avec l'édifice primitif, exception faite du très beau chevet. Le clocher notamment s'élevait non à l'Ouest, mais au-dessus de la coupole. Remarquables, les chapiteaux du chœur sont ornés de motifs sculptés illustrant des thèmes variés.
Le viaduc de Barajol sur la ligne de chemin de fer Bort-les-Orgues - Neussargues est également à voir. Le Viaduc de Barajol, appelé aussi “Viaduc de Lune Sèche”, est un ouvrage d’art gigantesque et audacieux permettant de franchir la vallée de la Petite Rhue. Construit entre 1902 et 1906, il fait partie des cinq viaducs élevés pour la ligne Bort-les-Orgues-Neussargues. Génie des techniciens, c’est un joyau de l’architecture ferroviaire et une des attractions du parcours du train touristique Gentiane Express. D’une longueur de 317 mètres et d’une hauteur de 57 mètres, reposant sur douze arches, il est inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques.
Site du Parc Naturel Régional des volcans d'Auvergne, la Maison de la Gentiane et Espace Avèze sont aussi une visite à faire lors de votre passage à Riom-ès-Montagnes. De même que la cascade de la Ribeyrette, sur la rivière le Cheylat. Pour découvrir les paysages du Pays Gentiane de façon insolite, n'hésitez pas à monter à bord du Gentiane Express pour une fabuleuse balade ferroviaire entre le massif du Sancy et le puy Mary. Circulant d'avril à mi-octobre entre Riom-ès-Montagnes et Lugarde, ce train touristique au charme d'antan vous mènera jusqu'au plateau du Cézallier, à plus de 1 000 mètres d'altitude…Riom-es-Montagnes est le centre de production pour le Bleu d'Auvergne, un des plus célèbres fromages d'Auvergne, alors assurez-vous de le déguster avant de partir.