Démarrer cette balade à Lempdes-sur-Allagnon entre deux parcs régionals, la commune est située, à 440 mètres d'altitude, au cœur du Massif central, à la sortie des gorges de l'Alagnon et à l'entrée de la Limagne de Brioude. Lempdes-sur-Allagnon, petit village où la lumière caresse la campagne comme une promesse. Ici commence l’escapade, au carrefour des prairies humides, sous le chant léger des oiseaux qui s’échappent des haies. La route s’étire devant vous, tranquille, libre de toute métropole pressée, prête à vous révéler des paysages façonnés par des siècles de traditions paysannes et de cultures enracinées. Visiter l'église romane Saint-Géraud, du XIe siècle. Chœur des XIIe et XIXe siècles, l'Halle et le Château.
Peu après le départ en direction de Arvant, les contours du village se dissipent pour laisser place à la vallée de l’Alagnon, une succession de collines émeraudes et de petites cultures agricoles où l’air porte encore l’odeur du foin fraîchement coupé. Avant même d’atteindre Brioude, le voyageur ressent déjà l’appel d’une terre qui épouse doucement la route, comme pour prolonger le trajet dans son cœur.
Passez le bourg de Arvant (4 km) pour arriver à Brioude. En Haute-Loire, Brioude (16 km) est une illustre cité auvergnate où fut enterré l'empereur romain Avitus et le Puy-en-Velay un des quatre points de départ française des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. En Ardèche, l'Auberge de Peyrebeille, dite Auberge Rouge, fut une étape redoutée dans le temps lorsque les aubergistes assassinaient leurs clients égarés à cause de la burle.
Arrivé à Brioude, la première vraie étape, l’œil est immédiatement attiré par l’immense silhouette de la Basilique Saint-Julien. Chef-d’œuvre roman, elle trône sur la ville comme un témoin silencieux des pèlerinages d’antan et des pas innombrables qui ont parcouru ses pierres. Flâner dans les ruelles alentour, c’est entendre le murmure des siècles, sentir la pierre chaude sous les doigts et se laisser porter par l’histoire du lieu.
Votre escapade vous emmène à Vieille-Brioude (21 km). Quelques kilomètres plus loin, le cœur du voyage bat à Vieille-Brioude, dominé par la silhouette solide de son pont sur l’Allier. À hauteur de ses vieilles pierres, l’histoire se confond avec la nature : l’église romane, les vestiges de l’ancienne léproserie, les maisons anciennes et les coteaux ensoleillés racontent une histoire millénaire.
Du haut de son éperon rocheux, le bourg de Vieille-Brioude domine la vallée de l’Allier à la confluence du Ceroux. Il s’étend le long d’un axe majeur en direction de Brioude, contenu par l’escarpement naturel du terrain. Le bourg de Vieille-Brioude a été construit il y a plus de 1000 ans, en lieu et place d’un château aujourd'hui disparu occupant une motte en plein cœur du village. Il a toujours été marqué par son pont renforcé au XIXe siècle, ultime passage sur l’Allier ; Le roi Lothaire et son fils, futur Louis V, y ont séjourné à l’occasion du mariage du second.
Vieille-Brioude, ne laisse pas le voyageur indifférent. C'est aussi un site historique particulièrement riche; plusieurs monuments sont classés dont l'Eglise et ses dépendances, un menhir, une croix. Grâce à ses coteaux ensoleillés, Vieille-Brioude a connu une viticulture florissante. Ainsi, dès le Haut Moyen-Âge, ce bourg fut le principal centre viticole du Brivadois. Ne manquez pas la visite du musée-jardin de la vigne vous invite à découvrir l’histoire viticole du Haut-Allier. Admirer l’église St Vincent du XIIème siècle et son trésor, l’ancienne Léproserie du XIIème siècle (propriété privée).
A découvrir sur la commune le pont qui traverse l’Allier du XIXème siècle sur lequel vous aurez un magnifique point de vue, le pont aqueduc de Vayron qui permettait d’alimenter en eau potable la ville de Brioude, le pont du XVème siècle qui traverse la Senouire près de l’ancienne Léproserie. Les chemins de randonnée qui partent du village serpentent à travers vignobles et collines, offrant des panoramas imprenables sur la vallée. Les vignobles du Haut-Allier témoignent d’une tradition viticole ancienne, jusque dans les allures du village, où chaque pierre semble porter l’écho de vendanges passées.
A la Chomette (29 km) vous pouvez voir la Vierge de La Chomette, statue en bois polychrome du XIIe siècle, conservée dans l'église du bourg. Suivra Le Marcet (35 km) puis Saint-Georges-d'Aurac (43 km) et son Château de Flaghac, le nom de la commune est surtout connu pour sa gare. Continuez sur Sainte-Eugénie-de-Villeneuve (50 km). La route s’élève ensuite vers Le Col de Fix (1116 m) avec une Pente de 5,5 %, un passage presque cérémonial où l’air devient vif, piquant et pur. La pente se dessine aux côtés de forêts d’un vert profond et, par temps clair, la vue s’étend jusqu’aux sommets lointains des monts d’Auvergne.
Prendre à présent la direction Fix-Saint-Geneys (56 km). À Fix-Saint-Geneys, l’église du XIIe siècle se dévoile, fière et simple, comme un arrêt spirituel avant la montée vers des panoramas plus vastes encore. De là, la lumière décline lentement, projetant des ombres longues qui transforment les collines en vagues capricieuses. Visitez l'Église de Fix-Saint-Geneys du XIIe siècle avec ses statues de saint Julien et de saint Geneys. Continuez sur Limandre (61 km) pour admirer l'Église du XIIe-XIIIe siècle, elle a l'élégance et les tons du méridional et pose une note de couleur sur le village avec ses tuiles rouges et ses pierres polychromes. Comme beaucoup d'églises romanes de cette époque, remarquables par la sobriété et l'équilibre de leur architecture, elle n'appartient pas à un style unique et les influences auvergnates et provençales y sont visibles, ce qui est courant en Haute-Loire.
Le village de Limandre, comme de nombreux villages de la Haute Loire, abritait une maison de la Béate ou assemblée. Vazeilles en a même abrité deux. La première était située dans le bourg principal à proximité de l'église. Un linteau mentionne la date de 1753, tout comme la maison de la Béate de Loudes/Civeyrac. La seconde était située à Beauregard. Le village est situé à six kilomètres du marais de Limagne, situé à Siaugues-Sainte-Marie, qui constitue l'un des sites les plus remarquables de Haute-Loire. Site d'une exceptionnelle richesse écologique, le marais de Limagne s'offre au visiteur telle une large plaie dans le plateau du Devès. Ce spectacle s'explique par l'origine volcanique du lieu.
Après ses visites, poursuivez vers Coubladour (64 km). Plus loin, à Coubladour, de robustes maisons fortes et quelques châteaux médiévaux racontent l’histoire des baronnies et des seigneuries d’antan. Le Château de Loudes construit vers 1000, c'etait la demeure des barons de Loudes. Il ne reste aujourd'hui que deux grosses tours, trois petites tours et une partie du mur de la cour du château. Le Château de Mestrénac construit selon la tradition par les Templiers vers 1250, le Château du Charrouilh construit vers 1250 par la famille de Ceyssac, le Château du Charrouilh.
Le regard se perd dans l’alignement des pierres centenaires, entre tours, tours crénelées et murs épais où le temps s’est figé. Vous remarquerez sur la commune de Coubladour de nombreuses maisons fortes. La Maison forte de Coubladour : construit vers 1300 par une famille de nobles, elle devient sous l'Ancien Régime, une auberge pour les muletiers. Elle avait pour nom l'auberge du Casque. Cette ancienne auberge pour muletiers, incarne parfaitement l’esprit de la route : un lieu à la fois humble et profondément ancré dans l’histoire des échanges, des voyages et des rencontres.
A voir également la Maison de la Béate de Civeyrac : construite en 1755 à la fin des années 1990, madame le maire de Loudes, Nicole Allary, la fait aménager en petit musée. Plusieurs lavoirs du début du XVIIIe siècle ont été restaurés dans les années 1990. Les plus beaux sont ceux du bourg et du village de Pouzols (l'un des rares lavoirs circulaires de la région).
Reprenez votre parcours touristique vers Borne (70 km). La commune se situe à la jonction de deux grandes voies romaines et médiévales, la via Strada, qui reliait Le Puy à Clermont-Ferrand et la via Bolen, qui reliait Lyon et le Midi. Borne offre une surprise : le village dispose aussi de grottes troglodytes, au lieu-dit le Rocher, dont une seule a pu être conservée accessible suite à l’éboulement de 2004. Vestiges d’un monde où l’homme vivait presque en symbiose avec la montagne. Cette étape, presque sauvage, vous placera face à la nature dans sa forme la plus primitive, où le murmure du vent se mêle au chant des oiseaux. Vous trouverez aussi une très petite chapelle ornée de peintures, au fond de l’ancien cimetière, derrière l’église. Il existe à cheval sur Borne et Saint-Vidal, les grottes et les ruines de l’ancien village des Muses.
À noter aussi la cascade du Bourbouilloux, en amont du pont médiéval, site naturel marquant la chute de l’affluent de la Borne et son bassin de réception. La cascade du Bourbouilloux s’impose comme un point de rendez-vous avec l’eau, qui chute et chante dans un élan de fraîcheur, invitant le voyageur à s’arrêter, à contempler et à respirer profondément.
Votre découverte touristique passera à Polignac (79 km). En approchant de Polignac, la silhouette imposante de sa forteresse médiévale se détache sur l’horizon. Perché sur un piton basaltique issu du volcanisme ancien du Velay, ce village offre un des panoramas les plus spectaculaires de Haute-Loire. Les maisons du bourg-centre de la commune sont disposées en cercle autour d’un relief rocheux basaltique portant à son sommet, à une centaine de mètres en contrehaut du village, une vaste forteresse datant principalement des XIIe et XVe siècles.
La forteresse médiévale de Polignac est perchée sur son rocher volcanique depuis le Xe siècle, à 806 m d'altitude, soit à 100 mètres environ en contrehaut du village. Par sa situation exceptionnelle, elle domine l'ensemble de la vallée et est visible depuis une multitude d'endroits, elle offre un panorama magnifique. Nous vous conseillons de grimper sur le volcan de la Denise par la route goudronnée qui mène à l'antenne, à 1 km environ, à vol d'oiseau, au sud de Polignac pour admirer simultanément Polignac et le Puy.
Ne quittez pas Polignac sans visiter l'église Saint-Martin de Polignac, classée Monument historique, est un bel exemple d'art roman auvergnat. La montée vers les hauteurs révèle une vue imprenable sur la vallée, les villages voisins et la route elle-même, s’étirant comme un ruban sinueux dans le paysage. Au sommet, l’église Saint-Martin, joyau de l’art roman, ajoute une touche spirituelle à la magnificence naturelle.
A suivre Espaly-Saint-Marcel avec ses orgues Basaltiques, à voir le Pont de Paradis, les Vestiges gallo-romains et le sanctuaire Saint Joseph : basilique, grotte, chapelle, statue monumentale de Saint Joseph.
Arrive la ville de Puy-en-Velay (86 km). Ville impressionnante par l’expression marquée de sa dualité entre forces spirituelles et forces naturelles, le Puy-en-Velay séduit aussi par ses demeures anciennes et son architecture préservées.
La cité du Puy-en-Velay offre une étape incontournable. Classée Ville d’art et d’histoire, elle est également l’un des points de départ majeurs des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle. Flâner dans ses ruelles médiévales, où chaque pierre raconte une histoire ancienne, se révèle comme une expérience de profondeur culturelle : la Cathédrale Notre-Dame, la Chapelle Saint-Michel d’Aiguilhe, perchée sur son éperon rocheux, et les marchés regorgeant de produits locaux — lentilles vertes AOC, fromages, verveine — confèrent à la ville une atmosphère profondément vivante et sensorielle.
En continuant la route, au-delà de la ville, les paysages se déploient entre gorges profondes, plateaux ouverts et bosquets de sapins. Le plateau du Devès, vaste entablement basaltique, offre un sentiment d’espace infini, presque mystique, où le vent chante sur les herbes hautes et où les nuages semblent danser à fleur d’horizon.
Suivront Tronc commun, Les Baraques du Puy, Le Fangeas et Costaros (108 km). Vous êtes entre les gorges de l’Allier et de la Loire, sur le le plateau du Devès qui constitue le plus vaste entablement basaltique d’Europe. Direction Landos (114 km) situé à 1 100 mètres d'altitude, au sud de la Haute-Loire, dans le « midi de l'Auvergne », dans le bourg de Landos admirer l'église romane Saint-Felix du XIIe siècle et le petit Pont de la Castier, restauré en 1989.
Le chemin de Stevenson, la voie régordane ou le sentier des gorges de l’Allier sur le GR 70 font de Landos une étape pour les marcheurs. Tout autour de Landos, à seulement quelques kilomètres, le lac du Bouchet, les bourgs d'Arlempdes et de Pradelles classés parmi les plus beaux villages de France mais aussi la cité du Puy-en-Velay sont autant de lieu de visite.
La Pierre-Plantée au Nord de Pradelles marque la "Route du Puy à Aubenas".