Activités estivales
Cyclisme
Profil de l'ascension
Il existe plusieurs manières de grimper le col du Béal à vélo :
depuis la station de Chalmazel, les cyclistes pratiquent l'ascension du col du Béal à 1 390 mètres, par la route départementale D6, offrant une pente régulière autour de 5 % sur 10 kilomètres.
La montée se fait également depuis le point bas, à Leigneux, via un itinéraire offrant 27 kilomètres d’ascension à 3,6 % pour 975 mètres de dénivelée. Il s'agit de l'ascension la plus longue mais aussi la plus facile. Elle commence par environ trois kilomètres de faux plat jusqu'à Sail-sur-Couzan avant de grimper en bordure de falaise jusqu'à Saint-Georges-en-Couzan dans des pourcentages avoisinant les 6 %.
Cette route passe à côté de la forteresse de Couzan. Les sept kilomètres suivants jusqu'à Chalmazel sont vallonés avec une altitude qui reste stable. C'est uniquement à la sortie de ce village que l'on trouve une courte portion plus pentue. Après, il reste 9,5 km avec une pente avoisinant les 5 %. On entre dans la forêt à six kilomètres du col du Béal avant de rencontrer un paysage de hautes-chaumes à deux kilomètres du but.
L'ascension se réalise également sur le versant auvergnat, le plus difficile, en particulier depuis Vertolaye, en passant par Saint-Pierre-la-Bourlhonne, via un circuit classé première catégorie, d'une dénivelée de 895 mètres sur 13,8 km, empruntant les routes départementales D40.
La première partie jusqu'à Saint-Pierre-la-Bourlhonne est boisée et comprend quelques secteurs proches de 8 % et même un pourcentage maximum de 9 % un kilomètre environ avant l'entrée de ce village. On trouve aussi un petit raidillon en passant devant l'église de Saint-Pierre la Bourlhonne.
Environ un kilomètre après ce village, au lieu-dit « La Grange-Neuve », on roule sur des pentes un peu plus douces et rectilignes, avoisinant les 5 %, pendant environ deux kilomètres. Mais les deux ultimes kilomètres sont à nouveau plus durs. C'est seulement dans le dernier kilomètre que l'on quitte la forêt de conifères en faveur du paysage des hautes chaumes.
Le pourcentage avoisine ici les 6,5 % sur l’ensemble de la montée. Il existe une variante de ce versant ouest démarrant de Marat avec un début irrégulier fait de raidillons et courtes descentes avant de rejoindre après quelques kilomètres la route commune montant au col avec celle de Vertolaye, au lieu-dit « Les Granges ».
Depuis Olliergues (450 m) sur un versant plus au nord, l’ascension est longue de 23,4 km et assez irrégulière. La première rampe à Olliergues dépasse les 7 % et le kilomètre qui suit les derniers lotissements de ce village sont d’un pourcentage proche de 6 %. Par la suite, la pente se radoucit un peu avec du 4 % jusqu’un peu plus loin que le château de Montmarie et avec des conifères au bord de la route.
Mais au km 5, on trouve une mini-descente jusqu’au hameau de « Narbonne », avec des bovins dans les près à côté. Il faut profiter de cet élan pour remonter la pente qui suit ce hameau en relançant. On rencontre alors une route presque plane et même une courte petite descente avec des chèvres dans les prairies jusqu’à une ferme et un élevage de daims au croisement de la route d’Olmet après 7 km.
Les trois kilomètres qui suivent approchent les 5 % avant un nouvel aplanissement et encore une mini-descente jusqu’au carrefour de Les Mines au croisement des routes de Vertolaye, Le Brugeron, et La Renaudie. Mais la pente remonte ensuite pendant un kilomètre jusqu’au Brugeron après 13 kilomètres environ. Une rampe permet d’accéder au centre du bourg. De là, il reste 10,5 kilomètres km à 5,4 % environ.
Le Brugeron (826 m) est au carrefour de plusieurs routes (Noirétable, La Chamba, col de la Loge, Saint-Pierre-la-Bourlhonne, etc.), pouvant ainsi être considéré comme un autre point de départ de l’ascension. La pente moyenne jusqu’au col du Béal approche fréquemment les 5-6 % avec toutefois quelques passages un peu plus pentus notamment vers le lieu-dit « Les Echelettes ».
La route alterne les portions forestières avec des conifères et quelques clairières avec granges isolées. Après environ 6 km, on passe à côté du chalet du Camelot (1 153 m) sur l'espace nordique du Haut-Forez. À 2 km du sommet du col, on entre véritablement dans le paysage des Hautes Chaumes du Forez. Alors que la route passe à côté de la « jasserie de Jean-Marie », on découvre les sommets de Peyre-Mayou et Pierre-sur-Haute.
Le dernier km est le plus facile, en passant à côté d’un monument à 1 400 m d’altitude quelques hectomètres plus loin, rendant hommage à deux résistantes parachutées au lieu-dit « croix Saint-Anne » dans la nuit du 12 au 13 août 1944. Chose rare, le point culminant de la route du col est au-dessus de celui-ci.
C'est un col particulièrement exposé au vent, c'est pourquoi il fait fréquemment frais au sommet. L'ascension peut se prolonger jusqu'au sommet de Pierre-sur-Haute en empruntant les 4,5 kilomètres de la route militaire (interdite aux véhicules à moteur sauf en cas de dérogation).
Si on parvient sans trop de peine à arriver au lieu-dit « col de la Chamboîte » (1 486 m) après une portion roulante et rectiligne, les deux derniers kilomètres menant à la station hertzienne sont en revanche plus difficiles.
Randonnée pédestre et VTT au col du Béal
Plusieurs sentiers balisés permettent la balade ou la randonnée, notamment jusqu'à Pierre-sur-Haute, le point culminant du massif, via le sentier pédestre GR 3, premier chemin de grande randonnée balisé en France, qui évolue sur la ligne de crête, reliant le sommet au col du Béal et col de la Loge et offre des panoramas sur les régions d'Auvergne, côté ouest, et de Rhône-Alpes, côté est.
Le sentier permet également de partir à la découverte des hautes Chaumes (vastes plateaux d'altitude formés de landes et tourbières et des jasseries, ces petites fermes d'altitude séculaires en pierre de taille, au toit de chaume où de tuiles rouges ou étaient affinées les fourmes.
Le col est également en liaison avec les sentiers VTT balisés de la station de Chalmazel, proposant au total neuf circuits d'une distance comprise entre 2,5 kilomètres et 17 kilomètres, complétés d'un itinéraire de descente freeride et d'un bikepark. Le retour au col peut être facilité par le télésiège des Jasseries, dont les véhicules sont équipés pour accueillir les vélos.