D'une superficie de 7 Ha, les bosquets sont traversés par plusieurs allées, dont la principale, longue de 360 mètres est bordée de contre-allées, et vient buter sur un ha-ha, doublé à l'extérieur par un saut du loup qui libère la vue sur la campagne extérieure.
Les autres allées offrent des promenades plus ou moins ombragées qui mènent à des cabinets de verdure, Au XIXe siècle, une grande allée sinueuse, destinée à accueillir quelques essences plus exotiques, est rajoutée à cette structure régulière. Ces bosquets sont actuellement en cours de restauration.
Le parc et le jardin potager du château de Hauterive à découvrir lors de vos vacances dans le Puy-de-Dôme
La terrasse d'accueil, remaniée au début du 19ème siècle, s'ouvre largement sur le paysage environnant ; elle est actuellement constituée d'une pelouse, fermée par un labyrinthe de buis au Sud et bordée sur ses côtés Nord et Est d'un alignement de buis et de rosiers roses du Bengale : "Old Blush China", rosier introduit en Europe vers 1790 et à l'origine, par croisements successifs avec les anciennes variétés européennes, du caractère remontant de nos roses actuelles.
Un escalier concave donne accès aux jardins anciens, composés d'un ensemble de bosquets de 7 hectares, d'un potager à la française de 9.000 m2 et d'un ancien verger de 4 hectares qui occupait autrefois toute la partie Nord en contrebas du domaine.
Un pont décoré de pots à feu surplombe des petites douves sèches et relie le château à un grand jardin potager à la française de 9.000 m2, ceint de murs de soutènement au Nord et en partie à l'Est.
Constitué de parterres oblongs s'ordonnant autour d'un petit bassin central, il sert à la fois de jardin utilitaire et de jardin d'agrément grâce à ses bordures de buis et ses plates-bandes où s'épanouissent vivaces, bulbes, yuccas et quelques variétés anciennes de rosiers bourbons.
Laissé en l'état de friche, ce jardin fait l'objet d'une remise en état progressive depuis 1998. Sur les 8 parterres se trouvant autour du bassin central et composant la partie potager, 4 (extérieurs) sont engazonnés, les 4 autres sont cultivés. Chaque carré est subdivisé en 4 et chaque mini-parcelle est confiée à un Issoirien qui la cultive, à l'exception du carré se trouvant près de la serre, réservé aux propriétaires.
Des contre-allées engazonnées permettent d'accéder à ces carrés cultivés. En contrebas, il y avait auparavant un verger de 4 hectares qui n'existe plus aujourd'hui, mais dont subsiste un très vieux murier à soie.
Entre la contre-allée de bosquets et le jardin potager, s'étend une zone triangulaire. Cet espace était, jusqu'à la fin du 18ème siècle, intégré aux bosquets et un mur fermait en contrebas le potager. Au début du 19ème siècle (avant 1820), ce mur fut déplacé et reconstruit en alignement de la contre-allée Nord de l'allée principale des bosquets. Ce talus triangulaire, dont l'aménagement est en cours de projet, bascula alors dans l'espace consacré au jardin potager qu'il surplombe légèrement.
Tout comme le potager qui, de par sa situation se devait d'être attrayant à l'oeil, les bosquets étaient également conçus pour joindre l'utile à l'agréable. D'une superficie de 7 hectares, ils sont percés de plusieurs allées qui offrent des promenades ombragées et mènent à des petits cabinets de verdure circulaires aménagés en leur centre.
Bordée de contre-allées, l'allée principale longue de 360 mètres par 12 mètres de large (+ 6 mètres pour chacune de ces contre-allées) vient buter sur un ha-ha, doublé à l'extérieur par un saut de loup.
Le "ha-ha" est une ouverture créée dans le mur de clôture, destinée à prolonger une perspective, tout en interdisant le passage, ce qui suscitait un mouvement de surprise (ha! ha!) qui a donné son nom à cet artifice trompeur. Ces "trompe l'oeil" furent créés au 17ème d'abord au fond d'une allée. Au 18 et 19ème siècles, surtout dans la période des jardins anglais, on trouvera des ha-ha formés par le fossé lui-même, remplaçant les murs. On ne voyait alors plus la différence entre le jardin lui-même et le paysage environnant, mais le passage était interdit.
Les autres allées, tout en offrant des promenades ombragées qui menaient à des structures géométriques diverses (cabinet de verdure circulaire, rotonde, rond-point), délimitaient des parcelles gérées en système de taillis qui s'intégraient alors dans le circuit d'économie domestique du domaine. Hormis un petit bosquet d'agrément planté d'arbres persistants en quinconce, tous les autres étaient gérés en système de taillis.
Utilisés pour le chauffage et la fabrication d'échalas nécessaires à la culture des vignes, ces bosquets s'intégraient alors dans le circuit d'économie domestique du domaine. Ce type de gestion tomba progressivement en désuétude et ces bosquets de bois taillis se transformèrent au fil des années en bosquets de moyenne, voire de haute futaie.