Découvrez la ville de Vire, fortifiée par Henri Ier Beauclerc, roi d'Angleterre et duc de Normandie, le fils de Guillaume le Conquérant au XIIe siècle, la cité a su garder des vestiges de l'époque médiévale : Porte-Horloge, tours, donjon, église... Après avoir stationné votre véhicule, dirigez-vous vers l'office de Tourisme du Pays de Vire - Antenne de Vire, Square de la résistance. De l'office de Tourisme, remonter la rue André Halbout en direction de la place du 6 Juin, puis contourner le rond-point par la droite pour passer sous la porte-horloge, anciennement porte Gastinel, édifice emblématique de la ville, vestiges de l'enceinte urbaine du XIIIe siècle.
La porte-horloge possédait jusqu’au XVIIIe siècle, une porte intérieure, une herse et un pont levis qui permettait de franchir les fossés profonds qui entouraient la ville. Culminant à 33 mètres de hauteur, la tour quadrangulaire qui servait de poste de guet fut surélevée à la fin du XVe siècle pour accueillir une horloge. La présence d'horloges publiques dans les villes était encore exceptionnelle à la fin du Moyen-Âge et illustre l'importance des cités qui en possédaient. Principale porte d'entrée de la cité, elle représente l'image de la ville surmontant les deux tours circulaires de la porte. Le beffroi et les tours ont été restaurés après la Seconde Guerre Mondiale.
Prendre la rue Saulnerie, continuez sur votre droite dans la rue Victor Hunger. Au bout de la rue, prendre à gauche rue Chênedollé, puis une nouvelle fois à gauche sur la rue Notre-Dame. Avant l'église Notre-Dame, prendre à droite rue de Geôle pour admirer le point de vue, puis continuer rue de Geôle pour rejoindre la place Nationale. Contourner la place Nationale en direction de l'église Notre-Dame. L’église Notre Dame est bâtie au XIIIe siècle sur l’emplacement d’une chapelle romane. Cette église est considérée comme la plus ancienne de la ville.
Dans son histoire, l’édifice a connu de nombreux bouleversements ; pillé pendant les Guerres de Religion et sous la Révolution, puis dévasté lors des bombardements alliés en juin 1944. Aujourd’hui, l’église conserve son architecture gothique et son aspect médiéval avec sa tour clocher, ses arcs boutants, ses pinacles et les nombreuses gargouilles. En parcourant l’église Notre-Dame, l’on découvre certains vestiges de l’ancienne chapelle romane dnotamment des chapiteaux décorés de feuilles ou de volutes. Les bas cotés se composent de deux travées, vous y découvrirez des nombreuses chapelles qui autrefois étaient entretenues et décorées par les confréries de métiers, très nombreuses à Vire.
Poursuivre vers la Place du Château, traverser la place en la longeant par la droite pour vous rendre jusqu'au donjon, fièrement campées sur un rocher, à l'extrémité d'un promontoire dominant la Vire. Le donjon de Vire est le dernier vestige du château ducal des xie – xiie siècles. Les ruines du donjon quadrangulaire sont encore impressionnantes. Une de ses façades subsiste avec ses contreforts plats et ses trois niveaux avec ses baies, ses cheminées et les traces des dispositifs de défense.
Les premières fortifications en bois remontent sans doute au règne de Charlemagne. En 1106, le roi d'Angleterre Henri Ier Beauclerc, reconquiert le duché de Normandie après avoir vaincu son frère Robert Courteheuse à Tinchebray. Mais de nombreux seigneurs contestent son autorité et reçoivent l'appui du comte de Flandre, du comte d'Anjou ou des seigneurs de Bretagne. Pour protéger la Normandie, Henri Beauclerc décide alors de construire des forteresses de long des frontières du duché ; ainsi Avranches, Mortain, Domfront et Vire deviennent les points essentiels de la défense de la Basse-Normandie face à la Bretagne. En 1123, Henri Beauclerc fait édifier à Vire un donjon carré en pierres, complété par une vaste enceinte maçonnée.
Au bout de la Place du Château, emprunter la rue des Usines puis suivre le sentier du Parc de l'Ecluse jusqu'au square Baunatal. Le square Baunatal est un agréable jardin public au bord de l'écluse. Ce lieu fleuri et arboré est chargé d'histoire et de symboles. Le promeneur pourra apprécier les rosiers et les jolis massifs de fleurs colorées, notamment des narcisses. Diverses essences d'arbres offrent aussi au parc une atmosphère calme et verdoyante. Un grand mélèze d'Europe, un gleditschia, un tilleul ou un cytise ornent les lieux.
Au bout du parc, prendre à droite le long de la rue de l'Ecluse, traverser la rue du Valhérel puis emprunter le pont au dessus de la Vire. Au bout du pont, prendre à droite rue de l'Hôtel Dieu et rejoindre la rue des Vaux et tout de suite à gauche emprunter le sentier de la bouille. Au bout du sentier, prendre à gauche la ruelle de la Besnardière, puis à la fin de la ruelle, prendre à gauche sur la Rue Emile Chesnel et encore tout de suite à gauche pour longer la Place Sainte Anne.
Au bout de la place, passer sous le porche à gauche vers le Musée de Vire Normandie, niché dans un hôtel-Dieu du XVIIIe siècle. Le musée de Vire est l'occassion d'explorez l’histoire de Vire et partir sur les traces des hommes et des femmes qui ont transformé la ville et son Bocage. Construit le long de la Vire, la construction de l’hôtel-Dieu débute en 1703 d’après les plans de Jean-Baptiste Flotard, architecte et moine bénédictin. Ce nouvel édifice remplace l’institution de charité fondée au XIIe siècle en même temps que le château de Vire. L'Hôtel-Dieu et sa chapelle ont été reconstruits au cours du XVIIIe siècle.
Dès le Moyen-âge, un sanctuaire dédié à Sainte-Anne fait face au portail de l'hôtel-Dieu dont il relève. Saint-Louis fonda la chapelle Sainte-Anne située en face de l'Hôtel-Dieu. Trop petit, un nouvel édifice est construit entre 1860 et 1866 dans un style néo-roman normand sur le modèle de Saint-Georges-de-Boscherville. Son maître-autel en marbre de Carrare est classé. Entre ces deux lieux coule la Vire qui est recouverte depuis 1953.
Traverser le jardin et prendre à droite pour récupérer à gauche la rue des Augustines. Au bout de la rue des Augustines, prendre à droite la rue du Valhérel. Au passage, admirez la Tour aux Raînes du XIVe siècle. La tour de l'ancienne enceinte de la ville fortifiée doit son nom aux grenouilles qui coassaient sur les bords de la Vire toute proche.
Engagez vous sur votre gauche dans la rue des Remparts. Vous voilà devant la Porte Vieille ou Tour Saint-Sauveur du nom de sa petite statuette protectrice. Sous l'Ancien Régime elle a, un certain temps, servi de mairie. En août 1944, les troupes américaines, désireuses de faciliter le trafic des camions ravitaillant le front, ont voulu dynamiter cette tour. Elle a été sauvée d'extrême justesse par l'intervention énergique du maire André Halbout. Le plan d'urbanisme de 1946 a redessiné la rue Chaussée qui passe désormais de l'autre côté de la tour, et a créé la rue des Remparts qui la met en valeur.
A Hauteur de la Tour Saint Sauveur, prendre à droite pour ratrapper la rue Armand Gasté, puis après quelques mètres à gauche, prendre à nouveau à droite rue Deslongrais. Le nouvel hôtel de ville se trouve dans cette rue, il a été édifié par l'architecte Raymond David pratiquement sur le même emplacement que le précédent. Cette construction dénote une volonté marquée d'opter pour une architecture résolument moderne, mettant ainsi un terme au classicisme régional caractérisant les deux précédents hôtels de ville.
Emprunter sur votre gauche la rue Turpin, engagez-vous sur votre droite dans la rue Emile Devaux, et reprendre tout de suite à droite vers l'ancien couvent des Ursulines de Vire du XVIIe siècle. Revenir vers votre véhicule.