L’histoire métallurgique de Guérigny commence lorsque Arnault de Lange, après l'acquisition de la terre de Guérigny en 1638, implante la première forges en 1642. Puis, avec Pierre Babaud de la Chaussade (1706-1792), profitant des ressources naturelles environnantes, principalement le minerai de fer, les forêts de chênes et de nombreux cours d'eau, implante et développe les Forges Royales.
Commencez naturellement par visiter le Musée des Forges et Marines et les anciennes forges royales. A l'entrée du site, la statue de Pierre Babaud de la Chaussade regarde les anciennes Forges Royales. Le musée Forges et Marines retrace l’histoire des Forges Royales de Guérigny qui ont pendant des siècles fourni la Marine Royale en pièces métalliques de sécurité. Une exposition permanente permet de découvrir quelques pièces intéressantes : machines à vapeur, marteaux-pilons et pièces réalisées sur le site au cours de son activité : mine marine, torpille, ancres de belle taille, etc... Une nouvelle exposition thématique y est présentée chaque été. Les forges royales de Guérigny possèdent une histoire singulière. Le bâtiment à clocheton constitue l’élément patrimonial central du site des Forges royales, son histoire et sa vie étant intimement liés à la marine Royale. Le bâtiment à clocheton accueille le Théâtre des Forges royales et la salle d’exposition Olympe de Gouges, particulièrement appréciée par les artistes et le public. L'association des amis du vieux Guérigny entretient les bâtiments.
Suivez la promenade Jean-Pierre Harris, traversez les bras de la Nièvre d’Arzembouy sur les “ponts Chameau” et longerez le bief sur sa rive droite. La promenade est un cheminement piétonnier à travers le pré du Marais, c'est un lieu de préservation du patrimoine naturel et aussi du petit patrimoine vernaculaire, notamment les passerelles et les embarcadères réhabilités par les services municipaux ces dernières années. La promenade Jean-Pierre Harris vous offre une belle balade avec de superbes vues sur le site des Forges Royales et sur la Nièvre. La Nièvre d’Arzembouy prend naissance sur le territoire de la localité de Giry, elle traverse six communes et deux cantons, dans le sens amont vers aval : Giry départ de sa source, Prémery, Sichamps, Nolay, Poiseux, et Guérigny (confluence).
Près de l'aire des camping-cars sur la rue Vauban, remontez sur votre droite jusque devant la façade du château Babaud de la Chaussade. Construit entre 1743 et 1746 par Pierre Babaud de La Chaussade, créateur des forges royales de Guérigny, il s’étend aujourd’hui sur un site de 5,5 hectares dont un parc de 2 hectares. Il est constitué d’une vingtaine de corps de bâtiments d’une surface de plancher totale de 8000 m2 environ. La longueur développée de ses façades est de 1540m soit l’équivalent du château de Versailles d’où son nom de « Petit Versailles ». Le site se prolonge dans l’axe de sa cour d’honneur par les grandes allées d’une longueur d’1 kilomètre bordées de 400 arbres. Les fonctions du château ont évolué au cours des siècles : logements et annexes, siège d’un fief, siège d’un établissement métallurgique jusqu’en 1971.
Face à l’entrée de la cour d’honneur du château Babaud de La Chaussade, admirez l’ancre de marine qui ouvre la perspective des allées. Traverser en face de mairie afin de redescendre à gauche et de rejoindre le kiosque à musique dans les Allées Babaud de la Chaussade. Les Allées menaient au château Babaud de la Chaussade, c’est le premier site classé dans le département de la Nièvre en 1930. Lieu de promenade et de détente, Les Allées furent agrémentées en 1908 d’un kiosque destiné à accueillir les concerts de la Lyre Guérignoise créée elle en 1883. Ce kiosque à musique est l’un des trois derniers kiosques de la Nièvre.
A l'intersection avec la rue Masson (ancienne Rue des Baraques, poursuivre à droite. Devant vous, à gauche, se trouve l'ancien cinéma REX, bâtiment de plan rectangulaire, construit en moellon et béton. En 1913, La toute première salle fut édifiée par l’abbé Roumier. Ce local est alors une salle de réunion : La salle Saint-Eloi. Revenir sur vos pas et prendre à gauche la rue Jean-Baptiste Huart, puis prendre la direction de l'église Saint-Pierre, construite par Pierre Babaud de la Chaussade.
L’église Saint-Pierre est consacrée le 5 octobre 1767 par l’évêque de Nevers. Elle possède une Toiture à la Mansart recouverte d’ardoises. Le bâtiment est en pierre de taille calcaire jaune de la région. Sur la façade sont placée les armoiries des Forges Royales de La Chaussade du XVIIIe siècle en pierre et fonte (Armes des forges Royale de la Chaussade trois fleurs de lis surmontées de la couronne royale, entourées d’ancres de marine et de fanions). Elle est bâtie sur un plan en croix avec la saillie du clocher, le bâtiment est épaulé par des petits contreforts. L’autel vient, lui, de la chapelle du Château des Bordes et le tableau de 1518 “La Sainte Famille” du peintre Raphaël est une copie d’époque de l’original qui se trouve au Louvre.
Prendre la première à gauche après l'église Saint-Pierre pour rejoindre la place Jean Jaurès ou vous verrez les halles. Les halles datent de 1913. En fonte et en briques, elles étaient destinées à remplacer les halles du XVIIIe siècle près de la mairie. Pour les plus courageux, rejoindre la rue Émile Frébault, en direction de l’usine des aciéries de la marine. En chemin, admirez les deux Puits, ils ont été construit a cet emplacement pour le confort les ouvriers de l’usine, qui étaient logés en face de l’usine des aciéries de la marine sur cette même rue. Ils sont en pierre de taille, est sont munies de pompes à bras. Les puits ont été bouchés, car ils pouvaient être pollués par l’usine et par manque de civilité des passants qui y voyaient, un moyen de se débarrasser de leurs déchets.
Les deux cheminées en brique rouge qui emmènent vers le lieu La Tuilerie sont deux témoins exceptionnels des aciéries de Guérigny, fondées en 1900 et font aujourd’hui partie du site industriel de Villemenant. En face des cheminées se trouve un habitat collectif de 1896. Il a été réhabilité en logements et exemple type de l’habitat ouvrier du XIXe siècle. Pour l’anecdote, le plus vieil HLM de France n’est pas la Ruche à Saint-Denis qui date de 1893, mais à Grossouvre, dans le Cher, où l’immeuble Les Galeries, ressemblant à celui de Guérigny, fut achevé en 1844.
Situé pas très loin du château de Villemenant, se trouve un lavoir daté de 1850. Le lavoir avait subi les nombreuses attaques du temps. Le lavoir est de plan rectangulaire, son bassin est bordé de margelles en pierre de Bourgogne, sa source est protégée par un ouvrage en pierre. Ses pierres ont été rénovées, nettoyées, la toiture recouverte de nouvelles petite tuiles plates en terre cuite. Les abords nettoyés et sécurisés. Le château de Villemenant du XIVe et XVe siècle mérite également le détours. À quelques pas de la Nièvre, sa tour d'escalier polygonale à colombages et ses deux tours semi-circulaires sont très pittoresques. Le château propose des chambres d'hôtes.
La forêt des Bertranges, toute proche, fait partie des plus grandes étendues boisées de France. Elle s'étend sur 1400 hectares et présente un ensemble de centres d'intéret, tels l'enclos à chevreuils et sangliers, le mirador, l'étang aménagé de Villemenant, les aires de jeux et les circuits de promenade. Parmi les sentiers aménagés, il en est un qui mène en ligne droite au « chêne Babaud ». Cet arbre au tronc impressionnant est maintenant couché. Son abattage a été décidé en 1995 : plusieurs fois touché par la foudre, ses plus grosses branches menaçaient de casser. La souche est préservée et entretenue. Plusieurs repères dendrochronologiques sont placés sur les anneaux de l'arbre, du début du XVIIIe siècle à la fin du XXe siècle.
Aux alentours de Guérigny, plusieurs châteaux sont à découvrir : Bizy (une belle propriété familiale privée), les châteaux de Poiseux, de Mimont, et à Urzy le château des Bordes daté des XVe siècle, le château de Luanges néo-Renaissance daté du XIXe siècle, le château des Évêques daté du XVIIe siècle, le château de la Chaussade daté du XVIIIe siècle.