Il est temps pour vous d’emprunter la route de la rose, de vivre une authentique évasion au fil des saisons. La route de la rose n’impose pas son chemin. Elle se déploie au gré des envies de chacun, tissant sa trame buissonnière dans tout le département. Organisez votre parcours comme bon vous semble, en fonction de votre situation géographique, de votre thématique préférée ou d’évocations artistiques…
Nous vous donnons un exemple d'itinéraire sur cette escapade pleine de piquant, mais avant un peu d'histoire avant de commencer votre périple.
Depuis le XVIIe siècle, l'horticulture est l'une des activités traditionnelles de l'Orléanais. La nature du sol, la douceur du climat, le grand nombre de résidences seigneuriales établies le long de la Loire, souvent agrémentées de jardins somptueux, la proximité de la capitale, étaient autant de facteurs qui expliquent le goût de l'horticulture. Aussi, lorsqu'au tout début du XIXe siècle, la mode des roses se développa, l'Orléanais suivit le mouvement.
Nous commencerons ce parcours touristique de la ville Saint-Cyr-en-val (km 0) où se situe les pépinières Francia Thauvin (producteurs). Fille et petite-fille de pépiniériste, Francia Thauvin est retournée aux champs par amour des roses. Visite de sa roseraie privée au coeur de la zone horticole orléanaise.
La pépinière Francia Thauvin est spécialiste des roses : rosiers anciens, modernes, buissons, grimpants, lianes, tiges et pleureurs. Elle propose également des arbustes de collection. Avec plus de 20 ans d'expérience, elle offre ses conseils avisés pour optimiser l'entretien de ces plantes.
A voir à Saint-Cyr-en-val : L'église Saint-Sulpice, Les châteaux : Cormes, privé, construit par Pierre Briçonnet ; Gautray ; Reyville, construit en 1861 ; La Jonchère ; Viéville ; La Motte parc ouvert au public ; Morchêne, parc ouvert au public. Le château de Concyr a été détruit et celui de La Source a été racheté par la ville d'Orléans.
Prenez la direction de Meung-sur-Loire via la D15 (29 km), cette charmante ville touristique est bien connu grâce son magnifique château.
Faites une pause, et prenez le temps de découvrir les Jardins de Roquelin, créés en 2002. Ils sont établis autour d’un corps de ferme où venaient paître les chevaux de Louis XI. Le bâtiment, entièrement restauré, est le lieu d’habitation de la famille Chassine. Stéphane, passionné d’horticulture, a commencé par planter des rosiers autour du bâtiment et, petit à petit, le jardin s’est étendu.
Il occupe aujourd’hui un espace d’un hectare délimité par une haie bocagère et des arbres variés. Cet espace verdoyant et coloré est l’endroit idéal pour faire une pause rafraîchissante sur le parcours de la Loire. Titulaires depuis 2011 du label "jardin remarquable", les Jardins de Roquelin constituent l’une des étapes incontournables du Val de Loire pour les amateurs de jardins et de patrimoine naturel.
Après cette pause bucolique suivez la D2152, en suivant la Loire vous arriverez à Saint-Jean-le-Blanc (49 km). La roseraie du château de Saint-Jean-Le-Blanc offre un cadre exceptionnel.
Située dans le parc du château de Saint-Jean-le-Blanc, la roseraie a été créée au printemps 2012. Elle se compose 76 variétés de rosiers sélectionnés pour leur vigueur et résistance aux maladies. La particularité de ce jardin est qu’il est situé tout autour d’une ancienne serre adossée. Une fontaine en fer forgé réalisée par un artiste local apporte une belle perspective à ce lieu.
Le parc, le château et le jardin vous permettrons de vous promener en toute tranquillité entourés par l’histoire et la nature. De nombreuses variétés de fleurs et de plantes ferons de votre visite dans ce jardin du Loiret une réussite. Le cadre du château de Saint-Jean-Le-Blanc ne vous laissera pas insensible.
A voir à Saint-Jean-le-Blanc : L'île Charlemagne, parc de loisirs de la ville d'Orléans, situé en bordure de Loire ; Le château des Chalet, du XIXe siècle, propriété des Tassin de Charsonville ; L'église Saint-Jean-Baptiste, construite au début du XVIIe siècle et comportant des vitraux contemporains ; Le pont René Thinat, reliant la ville à Orléans en enjambant la Loire.
Continuer vers Orléans, ville d'Art et d'histoire par la D951 (51 km). La ville d'Orléans, appelée parfois "Cité des Roses", porte à la Rose un attachement qui remonte à plusieurs siècles. Dès le XIe siècle, Odon, moine de l'abbaye de Meung-sur-Loire, mentionnait la Rose parmi les 77 plantes médicinales majeures qu'il recommandait dans son grand ouvrage de médecine monastique.
Votre promenade dans Orléans peut commencer au Parc floral de la source jardin français situé au Sud de la Loire, le parc a été créé en 1963 par l’architecte et urbaniste français Louis Arretche, il constitue le lieu le plus visité du Loiret. Le site a obtenu le label "Jardin remarquable", en son centre, après un parcours souterrain de plusieurs kilomètres, émerge le Bouillon, la source du Loiret.
Flânez au gré de vos envies dans les différents jardins et profitez de nombreuses animations et activités proposées. Au rythme des saisons se succèdent les floraisons, d’abord dans les sous-bois puis dans les jardins ou le long des allées, renouvelant ainsi continuellement la physionomie du domaine. Pour le plaisir des passionnés de jardin et des promeneurs.
Sur la rive droite de la Loire, vous trouverez le Jardin des plantes d'orléans. En 1640, sur la rive droite de la Loire, à l'est de l'actuel Pont Joffre, la Société des apothicaires crée un jardin botanique afin d'y cultiver des plantes médicinales. En 1834, le jardin est transféré sur l'emplacement actuel sur la rive gauche de la Loire.
Il est lieu d'acclimatation des plantes rares, arrivées des contrées exotiques par les bateaux de Loire et site d'études et d'instruction. L'orangerie et les serres chaudes sont construites à cette époque. Le Jardin des Plantes est un jardin d’agrément et de découverte, c'est également le lieu d’expérimentation végétale de la Ville d’Orléans. Des panneaux didactiques renseignent les visiteurs.
Abritée derrière l’église Saint Marceau, dans le parc Léon Chenault, il existe une roseraie bien intéressante, la Roseraie Jean Dupont d'Orléans. Située dans le berceau des anciennes pépinières orléanaises, la roseraie fut créée en 1995, sous l’impulsion de Marcel Turbat, fils du célèbre rosiériste Eugène Turbat. Conçu dans l’esprit d’une roseraie et non pas d’un « jardin de roses »
Ce conservatoire a pour but de recueillir et de sauvegarder les roses d’obtention orléanaise, ‘Orléans Rose’, ‘Gloire d’Orléans’, ‘Panachée d’Orléans’ et tant d’autres… et de faire connaître leurs obtenteurs Mauget, Vigneron, Dauvesse, Corboeuf, Barbier, Levavasseur, Turbat, Fauque, Chenault, Gouchault, Hemeray-Haubert… et actuellement André Eve.
Le parc de la Roseraie Jean Dupont d'Orléans offre de grands espaces et une vue remarquable sur le chevet de l'Eglise Saint Marceau ainsi que sur un magnifique cèdre du Liban. Il est une liaison verte entre les nouvelles résidences du quartier Saint Marceau érigées dans les années 1990.
Autre jardin à visiter dès la belle saison à Orléans, le jardin privé du Petit Chasseur ouvre son théâtre de verdure lors de soirées festives exceptionnelles alliant botanique, artistique, gourmandise et convivialité. Des soirées uniques sont organisées au printemps afin de célébrer la glycine blanche, l'éclosion des roses et les hydrangéas puis à la rentrée pour la féerie des asters et des couleurs d'automne.
Ce grand jardin champêtre peut le visiter sur rendez-vous uniquement ou participer à des soirées évènements accessibles sur réservation.
Prenez la direction de l'arboretum des Grandes Bruyères via la D2060 et D921 (83 km). Situé au coeur de la forêt d'Orléans, en bordure de la clairière d'Ingrannes, vous pourrez découvrir, au fil de vos promenades, la première collection nationale de magnolias avec près de 400 sujets ainsi qu'une étonnante collection de chênes et d'arbres exotiques.
Les allées et les petits buissons de bruyères alpines et arborescentes, ont donné leur nom au parc classé "jardin Remarquable". A l’entrée, le promeneur découvre le jardin à la française, riche en buis et ifs taillés, et aux tonnelles de roses anciennes et de clématites.... Huit jardins, deux arboretums en un seul parc, ainsi pourrait-on définir l'arboretum des Grandes Bruyères, dont la première plantation remonte à 1973.
Poursuivez votre périple sur la route de la Rose vers le Château de Chamerolles situé à Chilleurs-aux-Bois, en suivant la D921, puis la D109 (98 km). Le splendide château de Chamerolles, abrite un musée-promenade des Senteurs et Parfums. Ce lieu permet de découvrir l'univers du parfum, son histoire et son évolution au fil du temps.
Havre de paix, ses charmants jardins Renaissance incitent à la flânerie, sous les treilles ombragées qui le bordent et où s’enroulent vignes, chèvrefeuilles et rosiers anciens. Promenez-vous dans les jardins Renaissance du château de Chamerolles. Une promenade tout en senteurs dans ce château qui évoque l’histoire du parfum à travers une remarquable collection d’objets et de flacons précieux.
Les enfants peuvent visiter le château tout en s’amusant grâce au livret-jeu remis gratuitement à l’entrée sur simple demande. Au fil de l’année, le château de Chamerolles propose diverses animations aux petits et aux grands pour s’amuser en famille dans les jardins ou dans le château autour de différentes thématiques : jardinage, parfumerie, gastronomie...
Votre prochaine étapes, vous permettra de découvrir les plus belles roses et les jardins d'André Eve, pépiniériste, rosiériste et obtenteur, spécialisé dans la conservation et le renouveau des roses anciennes...via la D109 et la Route de Gallerand (101 km).
La nouvelle roseraie André-Eve a officiellement ouvert ses portes, à deux pas du château de Chamerolles. Le château de Chamerolles s'aperçoit, au loin, derrière les roses multicolores. La roseraie André-Eve, que visitent chaque année des milliers d'adorateurs, à donc ouvert son nouveau petit paradis végétal, situé à moins de 500 mètres du célèbre lieu touristique de Chilleurs-aux-Bois.
André Eve, l’un des plus célébres obtenteurs de rose en France nous ouvre les portes de son jardin personnel et nous en livre les secrets. Le talentueux rosiériste nous explique comment sur une petite surface et au fil des décennies, il a aménagé un jardin de style romantique pour mettre en valeur ses obtentions, les roses anciennes et modernes.
Un site élégant comme la fleur qu'il met si bien en avant. Sûrement parmi les plus beaux lieux de visites du Pithiverais, pour ne pas dire du Loiret, dans les années à venir.
Poursuivez vers la Jardin de Morailles à Pithiviers le Vieil via la D2152 (116 km). Dans un écrin de verdure niché au cœur de Phitiviers, André Eve nous révèle l’art de marier les roses anciennes et modernes aux plantes vivaces comme aux graminées et de sublimer les rosiers grimpants et lianes en les associant aux clématites ou aux arbres environnants. La découverte de ce jardin privé est exceptionnelle car il est rarement ouvert à la visite.
C'est en s'inspirant du jardin privé de Roses Anciennes d'André Eve, qu'a été conçu par Guy André, le Jardin de Morailles à Pithiviers le Vieil dans le Loiret. Avec plus de 3500 m2, ce jardin très raffiné, aux pergolas couvertes de roses et de clématites et aux allées engazonnées, permet de découvrir avec ravissement une extraordinaire collection de roses en situation avec des plantes vivaces harmonieusement coordonnées.
Mais la balade au milieu des agréables effluves printanières de André-Eve ne s'arrêtera pas là, vous pouvez continuer vers les Jardin privé d’André Eve. En 1979, André Eve s’installe au 28 faubourg d’Orléans, toujours sur Pithiviers, et c’est là qu’il commence à réintroduire les premières roses anciennes en France.
Il réunit, dans son jardin privé transformé en un petit paradis, une merveilleuse collection de roses anciennes. En 1996, les "Roses Anciennes André Eve" vont s’établir non loin de là, à Pithiviers-le-Vieil, où le rosiériste crée le jardin-exposition de Morailles ouvert au public, qui met en scène, dans un foisonnement de corolles, de couleurs et de parfums, rosiers anciens et modernes, plantes vivaces et toutes les obtentions d’André Eve.
Et, depuis, la réputation des roses pithivériennes dépasse allègrement les frontières. Aujourd’hui Jean-Claude Foucard est président des Roses anciennes et nouvelles André Eve dont les collections sont désormais installées à Gallerand sur le Domaine de Chamerolles.
Suivez la direction de Neuville-sur-Essonne via D123 (131 km) pour découvrir le Grand Jardin du Théâtre des Minuits. Option, en chemin, nous vous proposons une petite balade à Yère-le-Chatel, village classé "plus beaux villages de France".
Sur les terres d'un ancien château, le Grand Jardin du Théâtre des Minuits n'est pas un jardin comme les autres. Le Grand Jardin du Théâtre des Minuits est le jardin d’un lieu de création artistique permanent.
Le Grand Jardin du Théâtre des Minuits s’organise pour offrir des espaces aux spectacles et aux expositions. Les plantations du Grand Jardin se sont étalées sur 5 ans. La roseraie a été créée en 2011, la forêt interdite plantée en 2012, les vergers en 2013. Dernière tranche de plantations, les noisetiers des clairières ont été mis en place à l’automne dernier.
La roseraie du Théâtre des Minuits est une roseraie conservatoire des obtentions d’André Eve. Elle s’étend sur 1000 m2 et réunit 270 rosiers de 101 variétés différentes. Elle a été dessinée par André Eve. Ouvert toute l’année à la visite, il propose au visiteur une réflexion sur ce qu’est le processus de création, son rapport à la volonté du créateur, et son rapport au hasard.
Le parcours se poursuit avec la visite des Jardins de la Javelière via la D25 et D950 (153 km) situé après Montbarrois. Le Domaine de la Javelière est édifié au XVIème siècle au milieu des vignes.
Les jardins de la Javelière vous offrent sur cette route touristique un parterre de verdure naturel et romantique s’étendant sur près de quatre hectares. Vous aurez l’occasion de pouvoir déambuler au coeur de ce jardin si poétique et moderne à la fois. En son sein vous découvrirez une roseraie moderne ornée d’un basin, d’un potager et d’un verger.
Ce qui fait des jardins de la Javelière, un endroit magique et incontournable, à ajouter sans plus attendre sur votre liste de jardins à découvrir dans le Loiret au fil de la rose. C'est son Rosarium qui vous présentera une immense collection de rosiers botaniques de près de 300 taxons. Ces plantes en provenance de Chine, d’Amérique et du Moyen-Orient se caractérisent notamment par une floraison abondante et surtout unique.
En route pour Bellegarde pour rencontrer un producteur situé à Quiers-sur-Bézonde via la D151 et D744 (160 km). L’entreprise "Les Pépinières France Pilté" est dirigée par Patrice et Jean-Marc PILTE, qui produisent exclusivement des rosiers depuis 4 générations. France Pilté est licencié des plus grands obtenteurs européens et développe ses propres collections telle « Les Roses aux Parfums de Fruits ».
Rejoingnez la ville de Bellegarde en restant sur la D744 (162 km), puis dirigez vous vers le Château de la Bussière via la D2060 et A77 (244 km) pour la dernière éttape de ce parcours touristique dans le Loiret. Surnommé le château des Pêcheurs, le ravissant château de La Bussière, entouré d'eau, abrite une collection d'oeuvres d'art sur la pêche en eau douce.
La visite des lieux permet aussi de découvrir de merveilleux jardins propices à la rêverie : parc à la française dessiné par Le Nôtre ; jardin potager XVIIIe aux plantes, fruits et légumes anciens ; promenade au bord de l'étang... Après le potager, ne manquez pas avec vos enfants le circuit des cabanes et des jeux en bois géants, les labyrinthes des roseaux ou des senteurs ainsi que la chasse au trésor !
Construit au XIIème siècle, ce Château de la Loire a régulièrement été agrandi, puis même transformé au XVIème siècle. ? L’une des particularités de ce château est son musée international de la pêche. Le domaine détient le label "Jardin remarquable".