La visite de l'ancienne enceinte fortifiée de la cité de Bourmont : détruite en grande partie en 1671, vous permettra de découvrir le système défensif qui se composait d'un rempart renforcé par des tours dont le tracé se lit clairement sur le cadastre. Trois tours au nord ouest, dont une entièrement conservée en élévation, et trois tours à l'est témoignent de la défense de la Ville.
Sa position offre des panoramas exceptionnels sur les paysages verdoyants et boisés environnants. Le village présente des caractéristiques particulières, avec deux églises et un habitat à l’architecture de qualité, resserré dans l’enceinte médiévale. La beauté de la pierre de taille mariée aux teintes végétales de ses jardins en terrasses invite à la promenade le long des rues tranquilles.
Commencez votre balade dans cette petite cité de caractère à partir de la Place de l’Hôtel de Ville. Ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle, cet Hôtel de Ville témoigne de l’architecture lorraine avec ses fenêtres alignées, petites fenêtres d’attique, et de la prospérité de la ville au XVIIIe siècle. A gauche de la mairie au n°14 est né l’éditeur Albin Michel, en 1873.
Prenez la rue à gauche, vous remarquez l’architecture élégante de la façade de l’ancien Couvent des Annonciades, fondé en 1663. Devant la Maison Renaissance , appelée aussi Maison du Bailli, fleuron du vieux Bourmont, construite au milieu du XVI e siècle, vous remarquerez l’imposante construction en pierre appareillée comprenant 2 étages soulignés par des corniches.
Prenez la rue Notre-Dame jusqu’au Boulevard des États-Unis. Un hommage à la formation à Bourmont en 1917 de la 2 e Division d’Infanterie Américaine). Les belles demeures du XVIII e siècle avec leurs façades ordonnancées, bordant une voirie restaurée et authentique, sont remarquables.
Poursuivez votre flanerie dans Bourmont, puis tournez à gauche rue du Faubourg de France. Au passage à gauche, vous voyez la partie haute d’une tour de l’ancienne enceinte fortifiée. Une rue «lorraine», rectiligne, avec ses maisons accolées et ses usoirs, fut créée par le duc Léopold en 1720 pour attirer des habitants en les exonérant d’impôts.
Remontez, et prenez à gauche la rue de la Charrois. Remarquez l’ancien collège des Trinitaires , fondé en 1707, le portail d’entrée de la chapelle est d’ordre toscan. Poursuivez vers l’église Saint-Joseph d’architecture néogothique, construite entre 1855 et 1859 par les architectes Henry Barbier et Charles Godard. Elle est ornée de sculptures magnifiques dont le portail extérieur est un aperçu.
L’escalier en face de l’église vous mène rue du Faubourg du Vivier avec ses petites maisons de vignerons ou d’ouvriers contrastant avec les vastes demeures de la ville. Revenez par le Boulevard des États-Unis, et la rue Notre-Dame jusqu’à la Maison Renaissance .
Prenez à gauche la rue du Colonel de Baudel . Au n°2 est né Edmond Haraucourt (1856-1941), auteur du poème «Partir c’est mourir un peu». Puis poursuivez rue des Chanoines. On peut y voir au n° 3 l’Hôtel de Landrian, famille des derniers défenseurs du site historique voisin de la Mothe.
L’escalier ou la ruelle à droite rejoint le parvis de la collégiale Notre-Dame. On y découvre la vallée de la Meuse et les villages environnants, depuis la table d’orientation. La position dominante de la ville haute est frappante et explique sa position fortifiée. De ses 42 tours, il en subsiste 5. L’extension de la ville vers la vallée commencée au début du XX e siècle videra la partie haute de la ville.
Remarquez aussi la toiture imposante de la Maison Renaissance. La collégiale Notre-Dame fut construite en 1754 à l’emplacement de la chapelle Saint-Florentin du château. Celle-ci avait en effet accueilli au milieu du XVII e siècle le chapitre de l’ancienne cité, alors détruite, de La Mothe. La fonction de collégiale du nouvel édifice dura peu puisque le chapitre fut finalement supprimé en 1762 par Stanislas, duc de Lorraine.
Le toit à l’impériale du clocher, incendié en 1892, a été remplacé par une toiture terrasse. Empruntez la Promenade du Côna ombragée de beaux tilleuls plantés vers 1860. Vous pouvez abréger et rejoindre la place de l’Hôtel de Ville par l’escalier dit «des 104». Sinon, continuez sous les tilleuls jusqu’à l’entrée du Parc des Roches , labellisé Jardin Remarquable.
Début XIX e , Hyacinthe Mutel conçoit son jardin comme une série de tableaux, où l’architecture, les «fabriques» et le paysage se mêlent, créant des scènes poétiques. Revenez au point de départ par la promenade de MarieFontaine, la rue du Général Leclerc et ses immeubles XVIII e , la Place Hyacinthe Mutel 15 où une stèle honore les tirailleurs Sénégalais défenseurs de la ville en juin 1940.
Vous verrez en contrebas une tour de l’enceinte fortifiée. Retour à la Place de l’Hôtel de Ville.