Vous partirez de l'Office de Tourisme de Saint-Amour (km 0). Située à l'extrême sud du département, cette petite ville marque la limite entre le Jura et la Bresse, entre plaine et petite montagne. Saint-Amour occupe les premières pentes du massif jurassien tout en débordant sur la plaine bressane toute proche.
Au long de son histoire, Saint-Amour connait des périodes prospères et animées et d'autres plus chaotiques. Saint-Amour s'appelle à l'origine Vincennes-la-Jolie. Commencez vos visites par l'église paroissiale : église collégiale jusqu’à la Révolution, elle a souffert des outrages de la conquête française, en 1637 puis des révolutionnaires. Le clocher comtois du XVIIe, et ses 48 mètres de haut, contribue à donner à l’édifice une imposante majesté.
L'apothicairerie contient un ensemble de pots, potiches, pichets et flacons des XVIe, XVIIIe et XIXe siècles. La Tour Guillaume était autrefois incluse dans les fortifications de la ville. L'auditoire et les prisons royales, datant de 1741, ces bâtiments constituaient une des Justices des Gabelles créées par le roi en 1705 pour juger les contrebandiers de sels, tabacs, étoffes… L'ancien couvent des Annonciades célestes fondé en 1621.
Poursuivre vers Balanod via la D51 (2,9 km) situé au pied du Revermont, Balanod s’est organisé autour de sa petite église et de la rivière « le Besançon ». Dans un passé proche, l’industrie de la laine et l’activité marbrière ont marqué la vie du village.
Aux détours des rues de Balanod, on pourra admirer une croix datant de 1687, des éléments de petits patrimoines : Moulin/marbrerie du XVIIIe-XIXe siècle, lavoirs, fontaines, et une Chapelle de Tous-les-Saints du XVIIe siècle… de multiples chemins de randonnée sillonnent son territoire.
Prendre la direction de Joudes par la D1083 (5,8 km), le village de Joudes offre aux visiteurs de nombreuses curiosités. La commune possède de nombreux points d’eau, sous forme de lavoirs et de fontaines. Ils sont au nombre de 16. Sept lavoirs et neuf fontaines ont été construits dans tous les hameaux qui forment le village.
C’est au hameau de Marciat que se situe le lavoir le plus original. Construit en demi-lune au pied d’une source, il emprunte la forme d’un demi-polygone à douze côtés, épousant ainsi les reliefs de la colline. A voir aussi, l'église, bâtie par les moines de l'abbaye Saint-Pierre de Gigny et dont la partie la plus ancienne, du XIe siècle, sert de soubassement au clocher.
Rester sur la D1083 en direction du joli village médiéval de Cuiseaux (10,9 km), en effet, nichée au fond d'une vallée, la ville possède un cœur médiéval attirant. Cuiseaux est un endroit interessant pour les amateurs de vieilles pierres avec ses remparts, sa porte du verger, son église, sa maison à échauguette, ses vieilles maisons vigneronnes,...
Plusieurs sites sont incontournables dans Cuiseaux : la maison de l'aumône, le château des princes d'Orange, les maisons à arcades, l'hôtel Puvis de Chavannes, la maison à échauguette, l'hôpital et son étang, l'hôtel Nayme, l'église avec ses stalles remarquables et ses retables du XVe siècle.
Sans oublier la Maison de la vigne et du vigneron, annexe de l'Écomusée de la Bresse bourguignonne de Pierre-de-Bresse, s'attache au souvenir du passé vigneron de Cuiseaux.
Votre prochaine étape sera Chevreaux (13,9 km) via la Rue de la Vieille Fontaine et la Route de Chevreaux. Visiter le château de Chevreaux, perché au sommet des premiers contreforts du Jura.
Appartenant au XIIe siècle à la famille de Coligny, le château de Chevreaux fut détruit en 1637 lors des conflits entre la France et l’Espagne pour la souveraineté sur la Franche-Comté. Abandonné jusqu’en 1990, ses ruines retrouvent une nouvelle vie grâce à l'association Les Amis de Chevreaux Chatel et avec des bénévoles du monde entier. La visite est libre et offre tous les ingrédients pour un voyage dans le temps.
Admirer l'église Saint-François-Xavier de Chevreaux et le Jardin des Sœurs de la congrégation de la Présentation de Marie, au lieu-dit "le Châtel".
Passer par le village de Maynal, il fait partie du Revermont, mais le nord-ouest de la commune déborde sur la Bresse. Comme beaucoup de villages du département, Maynal étaient divisé en deux seigneuries principales, dites l'une la partie de Rosay et l'autre, la partie de Chevreau ; la première relevait du château de Saint-Laurent-La-Roche.
Puis Beaufort, le village de Beaufort bénéficie de l'appellation d'origine contrôlée "Côtes du Jura" pour les vins qui sont produits dans le vignoble couvrant les pentes du Revermont. Il est aussi situé dans la zone d'appellation "Comté".
Beaufort doit son origine à son château fort bâti au XIIe siècle par les religieux de Gigny pour la protection de leurs vastes domaines en ces lieux. Quelques cabanes occupées par des serfs ont donc formé le premier village. Installé au pied de la colline les habitants pouvaient se réfugier au château en cas de péril.
A voir les ruines du château du XIIe siècle, propriété privée, l'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte du XVe siècle, calvaire et de belles demeures et le Site de la Madone.
Arrêtez-vous à la Caborde à Orbagna. Édifice architectural aérien et élégant, posé telle une apparition au milieu des vignes, la Caborde, à Orbagna, est le haut-lieu du vignoble jurassien. Cette « aire viticulturelle » propose expositions, projections, concerts, débats, ateliers, animations et boutique sur plus de 5 000 m2, autour des vins du Jura.
Quelques vignerons partenaires y organisent leurs dégustations et, par ailleurs, un service au verre permet de découvrir les crus parmi une sélection de 24 bouteilles issues des domaines alentours. La Caborde est aussi le point de départ de douze randonnées de découverte à travers le territoire, pour des promenades aussi épicuriennes que bucoliques !
Petite halte à Saint-Agnès, puis direction Lons-le-Saunier par la D1083 (42,1 km), capitale du Jura et station thermale.
Lons-le-Saunier est aussi la ville natale de Rouget de Lisle. La pittoresque rue du Commerce, bordée d'arcades, et la place de la Liberté, agrémentée de jets d'eau et entourée de beaux édifices tels que le théâtre et la tour de l'Horloge, comptent parmi les lieux immanquables de la ville.
La maison natale de Rouget de Lisle, située dans la rue du Commerce, abrite aujourd'hui un musée qui retrace la vie de l'auteur de la Marseillaise. À découvrir également : l'Hôtel-Dieu du XVIIIe siècle et sa magnifique apothicairerie, l'église des Cordeliers, l'église Saint-Désiré, les charmantes fontaines, le musée des Beaux-Arts ou encore le musée d'Archéologie exposant des collections de minéralogie, de paléontologie et d'archéologie.