Entourant un château du XVIIème siècle, le Jardin des cinq sens de Vandrimare est un parc Premier Empire classé Jardin Remarquable. Il s’agit ici d’un beau parc datant du XVIIIe siècle et de l’Empire, constamment agrandi et magnifiquement entretenu.
Au XVIe siècle, suite aux guerres de religion le seigneur de Radepont, chef des protestants fait incendier le château de Vandrimare, fief catholique. Reconstruit au début du XVIIe siècle, sur l'ancien emplacement . La façade fut modifiée sous le 1er empire. Aujourd'hui, le château lui-même ressemble à une gentilhommière, un peu comme les malouinières.
Il est assez incroyable de trouver un tel lieu au bout de la route de Vandrimare, petit village perdu en dehors des grandes routes touristiques de Eure. Un jardin riche en histoire : créé au XVIIIe siècle, remanié sous le Premier Empire, il a évolué de manière contemporaine au fil des siècles, notamment en 1989 suite à la tempête de 1987.
Au cœur d'un superbe parc aux arbres remarquables, l'ancien potager s'est transformé en jardin d'ornement aux multiples facettes, peuplé d'essences choisies. Ces chambres de verdure entourent orangerie et serre abritant des plantes gélives. Riche de quelques 5 000 espèces variés, répartis sous divers espaces, il met en exergue chacun de nos sens.
L’organisation se fait selon une suite de jardins thématiques : jardins de haies et de fleurs, cloître de parfums, jardins de baies, repas virtuel, labyrinthe, bosquets du mouvement perpétuel... une interprétation contemporaine de l’art du jardin non dénuée d’humour.
Sous une apparente liberté, le parc de Vandrimare est construit selon des lignes très fortes. La grande perspective ouvre la vue sur la campagne au-delà du saut de loup. Les grands arbres séculaires accompagnés d'arbustes à fleurs guident le regard vers le lointain. De part et d'autre s'étendent les jardins contemporains.
Ainsi, chaque sens est éveillé par un espace privilégié : le jardin de haies et de fleurs, sculpté et coloré, se regarde ; la grande bordure piquante se caresse ou égratigne ; le jardin du cloître, avec ses roses et ses plantes aromatiques, se hume ; le jardin de baies se grappille ; les oiseaux omniprésents (ou le chant de la pluie !) se laissent écouter à ravir.
Les couleurs et la beauté sculpturale du jardin de haies et de fleurs appelle à la contemplation. On s’enivre du doux parfum qui émane du cloître des roses anciennes puis on va cueillir les baies du jardin suivant guidé par le cui-cui des oiseaux. Bosquet, orangerie et labyrinthe viennent compléter ce chef d’oeuvre de la botanique de l’Eure.