A côté de la cathédrale se déploient les jardins de l'Évêché, de magnifiques jardins en terrasses surplombant la rivière Vienne. A côté, l'ancien palais épiscopal accueille un musée municipal riche en collections impressionnistes, ainsi qu'en émaux limousins. Limoges est dotée de nombreux musée et site patrimoniaux.
Visitez aussi le Musée de la Résistance et celui des Beaux-arts, le musée Pavillon de la Porcelaine, le fameux musée du Four des Casseaux, ancien four à porcelaine tout de brique et bien entendu, clou du spectacle, la Fondation Bernardaud. Il faut cheminer jusqu'aux halles centrales, découvrir les portes
cochères centenaires, l'église, le quartier de la Boucherie, voir l'église Saint-Michel-des-lions, longer les bords de la Vienne et s'attarder place de La Motte.
Après vos visites dans la capitale des Arts du Feu, prendre la direction de Nexon via la D704 (26,2 km). Nexon est située au bord de la grande voie antique qui reliait, au long du premier millénaire, Bourges à Bordeaux. C'est l'une des six villes-portes du parc naturel régional Périgord-Limousin. La ville est surtout connue pour son ancien haras, son château mais aussi par la présence du Sirque, Pôle National des Arts du Cirque en Limousin.
Pour cette étape, laissez vous séduire par les richesses du Pays de Nexon. Le bourg se concentre autour de l’église et des reliques de Saint Ferréol ainsi que du château qui abrite dans son parc le chapiteau du Pôle National des Arts du Cirque. Mais Nexon c’est aussi un patrimoine naturel remarquable avec notamment le Jardin des Sens. Une visite qui réveillera tous vos sens. Nexon est aussi une étape sur la Route Richard Coeur de Lion.
L'église de Nexon des XIIe et XVe siècles, en accès libre, porte des vestiges de fortifications tels que le clocher en pierre et la bretêche. A l'intérieur, on peut admirer le buste reliquaire de Saint Ferréol du XVIesiècle ainsi qu'une châsse en cuivre émaillé du XIIIe siècle.
Le château de Nexon construit au XVIIe siècle, est entouré d'un parc d'environ 40 hectares. Le château abrite depuis 1986 l'Hôtel de Ville. Autour du château se trouvent les écuries, témoins de l'histoire prestigieuse du cheval à Nexon. Le haras existait au XVIe siècle, il est l'un des plus anciens de
France.
Poursuivez vers Saint-Hilaire-les-places par la D11 (31,1 km), le Vieux Saint Hilaire une image typiquement limousine inchangée depuis la fin du XVIIIème siècle. Le Vieux Saint-Hilaire, coeur historique où trône l'église romane du XIIe siècle récemment rénovée et dans laquelle ont été mises à jour de belles fresques datées de l'origine de l'église. Des vitraux récents signés Léa Sham's viennent embellir ce lieu.
Les visiteurs prendront plaisir à admirer non loin du portail de l'éqlise le marronnier classé arbre remarquable. La chapelle Notre-Dame date du XVIIe siècle ainsi que les maisons de carriers en granit bleu extrait des carrières de Saint-Hilaire durant plus de la moitié du XXe siècle.
Pays de carriers, Saint-Hilaire-les-places est aussi un pays de tuiliers et de feuillardiers. Les premières tuileries ont été recensées au XVIIème siècle. Le seul site de Puycheny en dénombrait une douzaine entre 1914 et 1945. Afin de préserver ce savoir-faire l'asociation des Amis des tuileries du Limousin, créé en 1992, a restauré une ancienne tuilerie devenue aujourd'hui l'Atelier Musée de la Terre.
De nombreuses églises et abbayes ont été restaurées avec des tuiles de Puycheny. Les plus remarquables sont l'abbaye de Solignac, la collégiale de Saint-Yrieix-la-Perche, l'église d'Azerables en Creuse.
Continuez vers Bussière-Galant via la D901 (42,9 km), située dans les monts de Châlus et au pays des Feuillardiers, à la limite du département de la Dordogne. La commune actuelle de Bussière-Galant est le fruit de la fusion entre Bussière-Galant et Saint-Nicolas-Courbefy, deux villages au passé riche et ancien, dévoilant un patrimoine naturel des plus intéressants.
L'église de Bussière-Galant, édifiée au XIIe siècle ne manque pas d'intérêt, tout comme le clocher-logis à deux étages du XVIIe siècle, l'un des rares de Haute-Vienne.
Au village de Saint-Nicolas-Courbefy, s'élevait une forteresse médiévale royale détruite au XVIe siècle sur ordre des consuls de Limoges car elle était devenue un repaire de brigands. À quelques dizaines de mètres de l'ancien donjon, s'élève une petite chapelle du XVIIe siècle. Vestige d'un ancien grand bâtiment religieux dont il ne reste que le chœur, l'église de Saint-Nicolas-Courbefy date du XIIe siècle.
Les Bonnes fontaines de Saint-Nicolas-Courbefy, situées à quelques centaines de mètres en contrebas de la chapelle, sont parmi les plus connues du Limousin. Des tables et des bancs sont à votre disposition pour le pique-nique au plan d'eau situé au sud de Bussière-Galant où l'Espace Hermeline.
Reprendre votre parcours touristique vers Saint-Yrieix-la-Perche via la D901 (64,4 km). Saint-Yrieix, fait partie des incontournables du réseau des "plus beaux détours de France". Dernière étape avant le Périgord, Saint-Yrieix s’équilibre entre ses paysages qui appellent la Dordogne toute proche et son rattachement aux traditions limousines.
La cité médiévale de Saint-Yrieix-la-Perche, dallée en pierre de Saint-Yrieix s’ouvre sur la place Attane avec sa vaste collégiale des XIIème - XIIIème siècle, bâtie par des chanoines ambitieux grâce à la générosité des Ducs d’Aquitaine. A ses côtés, la Tour du Plô du XIIIe siècle, donjon médiéval des Vicomtes de Limoges, amorce la descente vers les ruelles pittoresques bordées avec de beaux hôtels particuliers en pierres blanches et pans de bois.
Comme la plupart des villes françaises, Saint-Yrieix-la-Perche s’est construite au gré de l’histoire mais aussi de l’histoire locale. Saint Yrieix est une ville où il fait bon flâner à la découverte de l’histoire de la ville ou dans les jardins de Moulinassou pour un moment de calme en bordure du Couchou. La place du Marché et le Marché-Vieux sont au cœur du quartier historique.
Le faubourg des Salines est également d'origine médiévale, ce faubourg, connu sous le nom de Clos Senzelas, était l'ancienne place des greniers à sel de la ville. Il se situe sur l'ancienne route du sel entre l'Aunis et l'Auvergne. Le faubourg a conservé son aspect traditionnel avec des restes de grenier et des petites habitations à façades sur deux travées.
L’une des premières réussites industrielles de Saint-Yrieix-la-Perche reste l’extraction de kaolin depuis sa découverte en 1765 par Jean-Baptiste Darnet. Le site archéologique de Marcognac témoigne du creuset que constitue la ville pour la porcelaine de Limoges. On trouve encore un grand choix de porcelaine à Saint Yrieix.
L’un des moulins à pâte à porcelaine, celui des Palloux, est reconverti en un hameau voué à la porcelaine avec une vaste boutique. Il abrite aussi une collection privée et visitable, panorama intéressant de la porcelaine française avec quelques pièces étrangères, notamment asiatiques.
Poursuivre en direction de Coussac-Bonneval par les D57 et D17 (79,8 km). Le village s'est bâti autour d'une villa gallo-romaine puis a été le siège d'un important atelier monétaire du VIIe siècle au XIIIe siècle. Point de passage entre Limoges et Ségur, Coussac occupe un rôle stratégique et devient un des enjeux des luttes franco-anglaises.
Son imposant château sentinelle veille sur Coussac-Bonneval depuis des siècles et ouvre le regard sur une très belle campagne. Flanquée de quatre grosses tours rondes et entourée de fossés, cette magnifique forteresse a été restaurée aux XIVe et XVIIIe siècles. L’intérieur possède un très riche mobilier qui en fait un musée vivant d’arts décoratifs.
A découvrir à Coussac-Bonneval : L'église Saint Saturnin datant du XIIe siècle et du XVe siècle. La lanterne des morts : une des sept subsistant dans le département de la Haute-Vienne. La fontaine du Cellier pourvue de vertus miraculeuses porte le nom de Saint Saturnin. La motte castrale du château de Bré, au hameau de Bret.
Prendre la D54 vers Meuzac (92,8), la paroisse de Meuzac figure parmi les plus anciennes paroisses du Limousin comme le prouvent son étendue, son l’église dédiée à Saint Pierre-ès-Liens et l'imposante cuve baptismale qui se trouve dans l'église paroissiale. Les deux clochers carrés de l'église lui donnent fière allure.
L'église actuelle possède deux clochers depuis les années 1860-1870, ce qui la singularise parmi les églises de la région. Son chœur dont l'architecture témoignent qu'elle est une église romane.
Les maisons les plus anciennes de Meuzac se trouvent sur la place, elles sont de la fin du XVIIe, début du XVIIIe : la maison des notaires Lansade avec ses épis de faîtage, la maison des maîtres de forge. L'ancien presbytère reconstruit au XVIIIe siècle se trouvait à l'emplacement du bureau de poste, la margelle du puits attenant est une ancienne table d'autel.
Tous les villages de la commune possèdent des maisons très anciennes avec leur toit à forte pente pour abriter les greniers à foin et à blé, ces toits sont propres à la région de Saint-Yrieix. Les villages de Royer et de Chavagnac ont conservé de très anciennes maisons. Au village du Cluzeau, vous trouverez les vestiges de prieuré de l'ordre de Grandmont. Rachetés par la commune de Meuzac, ils sont enfouis dans la végétation.
Avant de reprendre votre chemin, flaner autour des plans d'eau : le lac de La Roche ou à l'étang de Forgeneuve, un des hauts lieux du ski nautique en France. Cet étang fut construit par Anne de La Guiche, il s'appelait à l'origine l'estang neuf ou étang de La Roche.
La route touristique "Aux portes de la Dordogne", vous emmènera à Magnac-Bourg via la D7 et la D420 (102 km). Niché au cœur de la campagne limousine, le village de Magnac-Bourg est labellisé "Village Étape". Le village a longtemps été une étape pour les pèlerins suivant la route de Saint-Jacques-de-Compostelle (route de Vézelay).
Le passé a laissé son empreinte à Magnac-Bourg, vous pourrez y découvrir de nombreux monuments au fil de votre balade. Le dédale des ruelles vous amènera à voir de nombreuses surprises dont plusieurs maisons anciennes des XVIIe et XVIIIe siècles, la maison à deux tourelles de 1601, la maison de la Bastide du XVIIe siècle.
Nombre de demeures de Magnac-Bourg sont couronnées d’épis de faîtage en terre cuite émaillée du XIIe siècle, qui sont la signature et font la fierté du village. L'arche ogivale du grenier d'abondance des Rohan, méritent le détour, comme la cippe funéraire gallo-romaine. L'église gothique du XVe siècle est pourvue d'un admirable clocher du XIXe siècle et de remarquables vitraux du XVIe siècle.
Sans oublier le château de Lostende du XVIIIe siècle. Bâti avec les restes d'un autre château ou d'un édifice religieux, ce château possède deux tourelles, des souterrains et des écuries. Il ne se visite malheureusement pas, mais s'admire de l'extérieur.
Avant de prendre la direction de Limoges pour finir cette boucle touristique, suivre la direction de Vicq-sur-Breuilh via la D420 (107 km). Bâti à flanc de coteau se cache dans un repli du terrain. Il est surplombé par le grand corps de logis du "Vieux Château" dont vous pourrez admirer les décors renaissance.
Du haut de sa colline, il domine Vicq-sur-Breuilh. Le corps de bâtiment actuel fut érigé dans le premier quart du XVIe et achevé en 1515 par Jean de Salagnac, protonotaire du Saint Siège, certaines parties à caractère renaissance sont remarquables. Le Vieux Château est entouré par des douves, protégé par les anciens bâtiments d’exploitation agricoles, le château se dresse majestueusement au fond de la cour.
Au centre de Vicq-sur-Breuilh, vous y découvrirez nombreuses maisons anciennes, une importante église dont la particularité de posséder un clocher mur central, en partie doublé de bardeaux de châtaigner. Vous y découvrirez également un magnifique presbytère du 17ème siècles, maintenant Musée d’Art Naïf et d’Art Brut, un curieux puits à balancier et trois jardins à thème dans lesquels on a plaisir à se promener.
A quelques centaines de mètres, la chapelle des Chauveix et son ravissant décor intérieur marque l’entrée du village. Sans oublier le Puits à balancier, la lanterne des morts, le logis de Fargeas, maison forte, le logis de Nouailhas, le château d'Etivaud et le château de Traslage situé près de Pierre-Buffière.
Retour sur Limoges par A20 (134 km).