En haut de la Montée des Capucins, proche du cimetière et devant la ferme des Capucins se trouve Notre-Dame du Vœu. Ce monument, qui évoque une lanterne des morts, a été érigé en 1947, en reconnaissance du retour des prisonniers de la Seconde Guerre Mondiale. Haut d’une dizaine de mètres, c’est une œuvre de l’architecte Jules Criqui (1883-1951) et du sculpteur L. Laurent.
Prendre la direction du petit village d'Haroué via la D904 et D9 (9,2 km). Son patrimoine architectural mérite le détour. Le village doit sa renommée actuelle à son château, qui a connu de nombreuses modifications au fil du temps et de ses nombreux propriétaires. Le site d'Haroué était autrefois un fief relevant du baillage de Nancy, Marquisat au XVIIe siècle.
A l'intérieur du village d'Haroué, on découvre l'église de la Très-Sainte-Trinité du XVIe siècle et agrandie au XVIIIe, une chapelle qui servit autrefois d'orphelinat, ou encore la chapelle de Beauvau devant le cimetière. Le château d'Haroué construit dans la première moitié du XVIIIe siècle pour le vice-roi de Toscane, intègre de manière impressionnante les tours et les douves de l'ancien château médiéval d'origine.
Le Château de Haroué est un chef d'œuvre de style élégant du 18e siècle, créé par Germain Boffrand. De nombreux artistes ont contribué à embellir les lieux par leurs œuvres. On peut citer entre autres, les grilles de Jean Lamour et les statues de Barthélémy Guibal. Les visiteurs peuvent également y admirer un salon chinois décoré par Jean Pillement et des pièces de mobilier commandées initialement par Louis XVIII pour le château de Saint-Ouen.
Après avoir profitez d'une pause bucolique pour apprécier le parc à la française et un jardin anglais du Château de Haroué, continuez vers Vaudemont via la D53 (24,2 km). Vaudémont est un village médiéval perché sur un long éperon rocheux nommé « signal de Vaudémont », à une altitude de 480 mètres. Il domine la vaste plaine du Saintois.
De l'autre côté de cet éperon rocheux se situe la colline de Sion, butte-témoin des côtes de Moselle. Au centre de Vaudémont, se dressent les ruines de la tour du guet. La Tour de Brunehaut, ancien donjon, construite avec des remplois gallo-romains et la Tour du Guet sont les vestiges de l'ancien château en éperon barré des comtes de Vaudémont, et passait pour le plus ancien de toute la Lorraine, probablement du XIe siècle.
Le bourg de Vaudémont demeura ceint de murailles et de tours jusqu'à leur destruction par les troupes françaises, sur les ordres de Richelieu au XVIIe siècle, la France occupant alors militairement le Duché de Lorraine lors de la Guerre de Trente Ans. Diverses ruines subsistent dans le village. D'ailleurs, la plupart des maisons reconstruites aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle réutilisent en façade des éléments antérieurs à cette destruction.
Visiter les ruines de l'ancien château de l'extérieur uniquement. Muraille sud, poterne sud, appelée porte de la trahison, ruines de l'imposante tour de Brunehaut. Sans oublier le puits du village, la poterne de la trahison, l'église paroissiale Saint Gengoult, restaurée de 1862 à 1864, puis en 1947 et 1990.
Poursuivre en direction de Saxon-Sion (28,8 km). À mi-chemin entre Vaudémont et Saxon-Sion se dresse le monument rendant hommage à Maurice Barrès. S'arrêter au monument le panorama y est absolument remarquable !
Monter sur la colline de Sion-Vaudémont (25,9 km) sur laquelle a été édifiée la basilique Notre-Dame de Sion. Cette butte témoin, qui se détache singulièrement du plateau lorrain, offre un des plus beaux panoramas de la région. C’est un peu comme participer à un pèlerinage, qu’il soit religieux ou historique. La colline a la forme d’un fer à cheval dont le point culminant se situe à 540 mètres d’altitude.
Haut lieu de la Lorraine gardant la mémoire de 6000 ans d’histoire, célèbre par ses étoiles, fragments d'animaux marins fossiles, appelées par les lorrains étoiles de Sion, la colline constitue un élément emblématique du paysage local et régional et un formidable observatoire du paysage des côtes de Moselle jusqu'à la crête des Vosges...
Après vos visites sur la colline de Sion, reprendre votre chemin jusqu'à Saxon-Sion. A découvrir : les vestiges d'un château dans la rue Haute. Mémorial des Alsaciens et des Lorrains : ex-voto patriotique (1870/1918/1945). La Chapelle ermitage des Clarisses, la Chapelle en plein air Notre-Dame-des-Lumières...
Puis suivre la direction de Housseville par la D64 (33,6 km), le village possède un habitat lorrain typique avec de nombreuses portes charretières du XVIIIe en plein cintre. A voir : l'église Saint-Georges du XIXe et la Chapelle du Chemin-des-Morts près du cimetière.
Poursuivre vers Diarville (35,2 km). Admirez l'église Saint-Epvre avec son clocher et portails romans. Des Tombes à char celtiques se trouvent vers Giblot, sur le chemin de Marainville.?
La prochaine étape de ce parcours touristique sera à Puzieux via la D913 et la D413 (43,9 km), situé au nord-est de la plaine des Vosges. e village fut détruit lors de l'invasion des Suédois pendant la guerre de 30 ans. Ce fut une époque bien triste et bien pénible. Puzieux subit les armées françaises, aidées de leurs alliés les Suédois, qui dévastèrent et pillèrent le village.
Ce village de Puzieux a su garder son caractère traditionnel. Le bâti ancien se caractérise par une typologie diversifiée. On y retrouve la maison de Maître, celle du laboureur et celle du Manouvrier qui ont toutes su conserver leur charme et leur caractéristiques.
Vous aurez le plaisir d'y voir les vieilles portes charretières, les niches ornées de leurs précieuses statues et des éléments architecturaux du XVIe siècle... Et enfin, la chapelle Sainte Menne de la fin du XIXe, construite dans un style néo roman.
Prenez le temps de faire une pause aux Labyrinthes de Puzieux. A travers un dédale de maïs, vous redécouvrirez la musique au hasard des questions, vous chanterez et recomposerez une mélodie. En suivant un fil d'Ariane, vous trouverez le plaisir des yeux dans le calme, vous ferez une pause relaxante au cours de vos vacances.
Reprenez la route vers Poussay par la D55 (47,2 km). Ce village possède un riche passé historique où chaque époque a laissé sa trace. C'est au début du XIe siècle que Poussay acquiert sa renommé. Berthold, évêque de Toul de 996 à 1019, décide d'implanter en ce lieu un monastère de religieuses bénédictines.
Dans le paysage de Poussay cohabite une voie romaine, un cimetière mérovingien et un décor chargé du poids de son histoire, comme le puits du XIIe siècle. Il était situé dans l'ancienne cour centrale du couvent des dames de Poussay. Sans oublier les restes de l’église abbatiale, la maison Sonrier, l'allée des Dames dont certains tilleuls sont très vieux. À droite, en montant, le jardin de l’abbesse. Un peu plus loin, l’esplanade qui domine le ravin.
Continuez vers la cité de Mirecourt via la D413 et la D266 (49,5 km). La cité de Mirecourt fut fondée au cours du premier millénaire. Elle devint, les siècles passant, l'une des plus riches bourgades du Duché de Lorraine grâce à une grande activité de négoce. Dès le XVIe siècle, les Ducs de Lorraine y introduisirent le savoir faire des Maîtres italiens dans la fabrication des violons, savoir faire qui se perpétue jusqu'à nos jours.
Mais parallèlement à cette activité de lutherie, Mirecourt devint et est toujours un haut lieu de la facture d'orgues. C'est également un grand centre de lutherie depuis le XVIIe siècle, Mirecourt se réclame digne héritière de la famille Stradivarius. Une école de lutherie y a été créée en 1970 par Étienne Vatelot. Soixante maisons de luthiers et d’archetiers, de petites entreprises et d’usines de décolletage sont recensées à travers trois siècles.
Pour découvrir les mille et une facettes de Mirecourt, flanez dans les rues et les ruelles, de belles découvertes vous attendent. Vous pourrez découvrir le musée de la lutherie et de l'archèterie françaises et la maison de la musique mécanique et de la dentelle. L'église Notre-Dame de la Nativité, des maisons de centre ville style Renaissance. Halle en pierre de 1617, ce bâtiment fut construit sur décision du Duc Henry de Lorraine...
Passez Baudricourt via la D166 (57,2 km). Baudricourt appartenait au bailliage de Mirecourt. Son église, dédiée à saint Remi, était du diocèse de Toul, doyenné de Porsas. La cure était à la collation du chapitre de Remiremont et au concours.
Puis suivre la direction de Juvaincourt par la D29 (60,6 km). village typique de Lorraine : un village rue développé le long des voies principales. Juvaincourt possède deux lavoirs de grande taille, des fontaines, des calvaires… tandis que de nombreuses maisons possèdent encore des niches ornées de statues de vierges ou de saint local, ancienne tradition de protection de la maison.
Le circuit passera à Vandeléville via la D12 (76,6 km). L'intégralité du territoire communal est protégé en tant que grand paysage alliant espaces naturels (côteaux, vergers, forêts), son patrimoine riche avec ses maisons anciennes) et remarquable (châteaux, église...).
Continuez vers Thorey-Lyautey via les D51 et D56 (80,7 km), étape exceptionnelle, sur la Route "A travers le Pays Xaintois". Le château du Maréchal Lyautey se visite entièrement meublé comme de son temps. L'aménagement des lieux imaginé par Lyautey fait revivre chez lui toute une époque de cette histoire, dont il est le symbole.
Le parc à l'anglaise offre une vue sur la campagne environnante, a été tracé par le Maréchal Lyautey au début du XXe siècle. Près de la pièce d'eau, on remarque un groupe de pins formant une rose des vents ainsi que les colonnades et l’épitaphe du mausolée jadis à Rabat.
Nous vous conseillons un petit crochet vers le village jardin de Gélaucourt par la D56, D51, puis la D5 (86 km). Aux entrées du village et dans la rue principale, les arbres fruitiers et à fleurs donnent le ton. Le ruisseau « le Rosières » rafraîchit les contours du village, le jardin des 4 saisons, le jardin d’eau, les usoirs débordent de végétation luxuriante et de fleurs au fil des saisons.
Le Jardin d'eau de l'Aubépré de Gélaucourt , c'est plus de 900 variétés, une végétation volontairement luxuriante, un intérêt paysager en toutes saisons et plus particulièrement en automne quand il s'embrase de mille couleurs. Il est classé Jardin Remarquable.
Vous pouvez aussi prendre ensuite la direction de Vroncourt par la D5 (96,8 km). Admirez l'église paroissiale de la Nativité-de-la-Vierge. Le garde du trésor des chartes de Lorraine François Alix avait fait bâtir une chapelle vers 1600, et l'avait fait ériger en paroisse en 1606 ; l'église de Vroncourt a été renversée par une tornade dans la nuit du 6 au 7 décembre 1729. L'actuel édifice a été réparé et agrandi vers 1840.
Dans une ancienne ferme, une visite au Musée agricole et rural s'impose. Situé au pied de la Colline de Sion, il présente sur une surface couverte de 1 400 m² un siècle de vie en milieu rural : manège de battage en fonctionnement, collection de tracteurs anciens, voitures, calèches, vélos et motos, espace habitat (cuisine - chambre - lavoir), atelier du forgeron et bien d'autres trésors...