Installé dans l’un des pavillons de la place Stanislas, le Musée des Beaux-Arts de Nancy abrite tous les courants de l’art en Europe du 14e siècle à nos jours. Les Peintres (Caravage, Boucher, Delacroix, Manet, Modigliani,…) sculpteurs (Rodin, César…) et artistes lorrains (Claude Le Lorrain, Jacques Callot, Emile Friant…) sont mis à l’honneur à travers un parcours muséographique. Admirez la collection Daum avec ses plus de 600 pièces de cristal.
À voir aussi, le musée de l'École de Nancy dédié à l'Art Nouveau nancéien (oeuvres de Gallé, Daum, Majorelle...). Le Museum Aquarium pour ses poissons étranges et sa collection d'animaux naturalisés ; le musée de l'Histoire du Fer ; la Galerie Poirel, consacrée à l'art contemporain et au design ; le superbe jardin botanique Jean-Marie Pelt, avec ses plus de 12 000 espèces en culture.
Sortir de Nancy par la rue de Mon désert et la D92 en direction de Villers-lès-Nancy (4,2 km). Les noms de Villers et Remicourt évoquent des domaines fonciers constitués dès le Haut Moyen Age et formant plus tard deux seigneuries distinctes qui seront réunies au début du XVIIème siècle, époque jusqu'à laquelle le seigneur de Villers était le duc de Lorraine.
Au XVIe siècle, on entasse les pestiférés de Nancy dans les "loges" du clos de l'Asnée où ils meurent tant de faim que de maladie, jusque fin 1599, où la générosité d'Anne Feriet, permit la construction de "l'enclos" de Maréville à Laxou.
Non loin de là, face à l'église actuelle, s'installe Claude Déruet, peintre officiel de Louis XIII, à une période où la peste et la guerre de Trente Ans s'unissent pour décimer une grande partie des Villarois. Villers-lès-Nancy dispose d'un patrimoine architectural exceptionnel avec 7 châteaux sur son territoire. Un huitième existait jusqu'en 1970, le château de Hardeval.
Continuez vers Villey-le-Sec par la D92 et la D909 (22,3 km). Le village est créé au VIIe siècle, par des moines venus de Toul. Il est une dépendance du chapitre de la cathédrale Saint-Étienne de Toul jusqu'au XVIIIe siècle. nous vous conseillons la visite du fort de Villey-le-Sec, visites guidées organisées par l’association La Citadelle.
Le fort de Villey-le-Sec est un ensemble de fortins et de casemates construit dans les années 1874-1879. Il s'agit de l'unique exemple d'une enceinte fermée autour d'un village de cette ligne de défense des frontières conçu après la défaite de 1871. Situé en dehors des zones de combat de la Première Guerre mondiale, il est resté quasiment intact. Visiter le Musée Raymond-Adolphe-Séré-de-Rivières, dans le fort, Musée de la fortification cuirassée.
A présent suivre la direction de Toul classé "Plus beau détours de France" au cœur du vignoble des Côtes de Toul, via la D909 et D400 (30,4 km). Les sièges et les guerres ont marqué son histoire. Ville fortifiée aux époques gallo-romaine, médiévale et au XVIIIème siècle par Vauban, Toul a toujours connu une présence militaire.
Au bord de la Moselle et entourée de vignes, Toul est comme posée au cœur de la nature, non loin de la Colline de Sion. Belvédère posé sur un plateau, la colline de Sion-Vaudémont offre une vue imprenable, des côtes de Moselle jusqu’aux crêtes des Vosges. La basilique Notre-Dame-de-Sion et l’abri du pèlerin côtoient la Cité des paysages, lieu d’exposition, d’ateliers et d’animations sur les grands enjeux écologiques contemporains.
Le patrimoine architectural de Toul est particulièrement riche, entre merveilles architecturales et paysages naturels. Des trésors que le visiteur a plaisir à découvrir : la Cathédrale St Etienne, la Collégiale St Gengoult et leurs cloîtres s'imposent par leur originalité ; les collections du Musée d'Art et d'Histoire ; les fortifications Vauban renforcées par Séré de Rivières et l'Hôtel de Ville, ancien palais épiscopal.
Flânez dans le centre médiéval pour admirer rues et façades de différentes époques. Tout le passé historique de Toul est réuni dans les collections du musée d'Art et d'Histoire : 28 salles de l'ancienne Maison-Dieu déroulent l'histoire de la ville, de la Préhistoire à nos jours.
La prochaine étape de ce circuit Art et tradition passera par Domgermain par la D11 (37,8 km). Admirez l'église Saint-Maurice construite vers les années 1732-1734. Tout laisse à croire que le clocher actuel était une tour de guet ou un donjon du Xème siècle. Elle était un lieu de rassemblement en cas de besoin et était entourée de murailles.
L'église, d'une forme pratiquement carrée, est une bâtisse aux murs épais, renforcés par des contreforts imposants sur le pourtour de l'édifice. Sur la place du Monument aux Morts, on remarque tout de suite les contreforts, les belles baies romanes, et l'escalier de huit marches avec son perron donnant le deuxième accès à l'église.
La chapelle Saint-Maurice construite à mi-hauteur du front de côte, à 600 m au nord du village et en bordure de l'ancien chemin de Choloy-Ménillot, datée de la seconde moitié du XIVe siècle. En 1703, l'église, en mauvais état, est frappée d'interdit. Aujourd'hui, cette chapelle est restaurée, bien visible dans son écrin de verdure, prête à affronter le temps... et les siècles à venir.
Claude François ou Le François, maître-faïencier, exploitait en 1742 la faïencerie du Bois-le-Comte. L'atelier est abandonné au profit de l'atelier de Bellevue à Toul, faïencerie fondée en 1756 ou en 1758 par Charles Le François, son fils.
Le fort de Domgermain fût construit de 1875 à 1877. Il fait partie de la ceinture fortifiée de Toul. Il est construit en même temps que les forts d'Ecrouves, du St Michel et de Villey-le-Sec.
Il est initialement construit en maçonnerie et recouvert de terre, il sera renforcé par du béton et amélioré par la suite. Pendant la grande guerre, le fort loin des combats servit au stockage de piquets en bois utilisés dans les tranchées. Il abrita le premier atelier militaire de camouflage.
Autrefois, Domgermain possédait une riche tradition viticole. Il suffit d'ailleurs de consulter nos anciens registres de l'état-civil et l'on pourra vérifier que la plupart des actes indiquait comme profession " vignerons " ou " vigneronnes " … A regarder les cartes postales anciennes du village datant de 1900, la vigne recouvrait une surface importante.
En 1989, une vigneronne investit dans la terre de Domgermain et replante, suivie par d'autres, dont un champenois… Le 31 mars 1998, c'est la consécration : l'A.O.C. est accordée et elle est limitée aux vignobles de Blénod-lès-Toul, Bruley, Bulligny, Charmes-la-Côte, Domgermain, Lucey, Mont-le-Vignoble et Pagney-derrière-Barine, soit un total d'un peu plus de 110 hectares de vignes. Qu'il est donc agréable de voir les coteaux replantés !
Poursuivre vers Blénod-les-Toul via la D11 (44,2 km) situé dans la partie du vignoble des côtes-de-toul. En 1506, Hugues des Hazards demanda la construction d'un nouveau château couplé avec une nouvelle église dédiée à Saint-Médard. En 1512, les travaux furent achevés.
Hugues des Hazards, voulant remercier les villageois de Blénod-les-Toul pour la construction du château et de la nouvelle église, ainsi que pour la restauration des murailles, leur donna l'autorisation de construire des petits bâtiments destinés à abriter les récoltes à l'intérieur de l'enceinte fortifiée. Ces bâtiments appelés "Loges", prévus pour le stockage des récoltes et du vin, seront habités à partir de la Révolution par des familles pauvres.
Une quarantaine de loges furent édifiées. Ces loges, construites avec des matériaux moins nobles que ceux de l'église, sont presque toutes identiques par leurs dimensions, leur plan et leur élévation. Elles constituent un patrimoine rural tout à fait exceptionnel. L'association pour la Sauvegarde du Patrimoine Architectural et Culturel de Blénod-lès-Toul, depuis 1980, a acquis plusieurs loges et les rénove. La survie de ces "pauvres maisons " est étonnante.
Ces loges font partie d'un circuit touristique proposé aux touristes venant sur le domaine viticole. Domaine viticole ouvert en permanence aux visiteurs qui peuvent déguster mais surtout retrouver les racines du travail ancestral et visiter les loges.
Continuez vers Vannes-le-Châtel via la D113 (52,7 km). Cité du verre et du cristal depuis plus de deux siècles, le village de Vannes-le-Châtel est un lieu incontournable pour l’art verrier en France. Proche du parc naturel régional de Lorraine, la commune a rejoint en 1990 le réseau national "Villes et Métiers d'Art" grâce à son activité verrière.
Depuis 1765, les artistes et artisans y donnent au verre toutes ses lettres. La cristallerie de Vannes-le-châtel fait partie de l’histoire, contribuant à la création de chefs-d’œuvre verriers ainsi qu’à la transmission d’un savoir-faire complexe. Ainsi, on y découvre une cité ouvrière qui héberge les ouvriers verriers sur place. Une galerie est également ouverte, présentant des créations “Vannes-le-Châtel” conçues et fabriquées dans les ateliers.
Vannes-le-Châtel abrite une des usines des cristalleries Daum. Alors qu'initialement la cristallerie se trouvait sur le territoire d'Allamps, anciennement Verrerie Schmidt fondée en 1765, les extensions ont ensuite donné naissance à des Ateliers à Vannes-le-Châtel.
A découvrir sur la commune de Vannes-le-Châtel : les ruines du château construit aux environs de 1600 par les Ligniville. L'église fin XVIIIe, remaniée au XIXéme. La Chapelle des Verreries du XIXéme et la Cité ouvrière. L'atelier Cap sur le Verre, les spectacles de cirque et de théâtre créés et diffusés par la belle Compagnie du Théatre de Cristal...
Appuyé joliment aux derniers contreforts de la côte de Toul ou côte de Meuse, Allamps sera la prochaine étape de cette escapade touristique via la D4 (55,2 km).
Situé au coeur des paysages contrastés des côtes calcaires, le village d'Allamps, offre aux curieux d'histoire et d'amateur de nature, des espaces naturels remarquables, un observatoire d'astronomie, une église du XII/XIII ème siècle surplombant le vieux village accroché à la côte, une chapelle du XVI/XVII ème siècle en pleine nature.
Mais la curiosité d'Allamps tient aussi à son histoire et son présent industriels. Il abrite, en effet, depuis le XVIII ème siècle une verrerie-cristallerie. Village lorrain classique, ses maisons basses, juxtaposées, aux larges toits de tuiles, montent gracieusement par la Grande Rue jusqu'à l'église, l'édifice le plus élevé autrefois sur la côte.
Une verrerie y fut fondée en 1765 par la comtesse de Mazirot pour valoriser l'exploitation de ses bois. Elle devint propriété de Nicolas Griveau de 1788 à 1823, puis de la famille Schmid jusqu'en 1908, puis des Bourbonneux jusqu'en 1960, ensuite de la Compagnie Française du Cristal CFC, et enfin de la Société Daum de Nancy.
Cette verrerie était appelée "Verreries de Vannes", bien que située sur le territoire de la commune d'Allamps, car ses propriétaires habitaient le château de la commune voisine de Vannes-le-Châtel.
A voir sur la commune d'Allamps : l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul fortifié du XIIIe siècle, la Chapelle Notre-Dame-des-Gouttes du XVIIe siècle situé sur chemin forestier à Housselmont, récemment restaurée. Lieu d'expositions et de rencontres dédié à la découverte du patrimoine naturel.
Poursuivre vers Colombey-les-Belles par la D4 (63,5 km). Colombey-les-Belles possède encore aujourd'hui quelques beaux attraits architecturaux et historiques. La commune lorraine possède encore quelques vestiges de son époque gallo-romaine, ainsi que des restes militaires liés à la Première Guerre mondiale.
En se promenant dans les rues de Colombey-les-Belles, on peut découvrir différents bâtiments rappelant le passé de la cité. Ainsi, il est possible d'admirer une très belle maison Renaissance datant du XVIe siècle, ou encore une halle à pilastres en pierre construite au cours du XIXe siècle.
L'église Saint-Maurice reconstruite en 1770 ne manque pas de charme. Non loin du monument aux morts, on peut également découvrir le passage de la voie romaine qui relie Lyon à Trèves.
Passer Selaincourt via la D12 (70,7 km), puis prendre la direction de Favières (75,9 km) au cœur du Pays de Colombey et du Sud Toulois. Village réputé au XIXe pour ses poteries et ses ateliers d'ébénisterie.
A découvrir sur la commune de Favières de belles maisons du XVe, deux maisons fortes XVIe, l'église Saints-Abdon-et-Sennen du XVIIIe à trois nefs, le lavoir monumental du village haut de Favières et la chapelle du XVIIIe. A proximité du village de Favières, la base de loisirs vous accueillera dans un cadre verdoyant pour une pause bucolique sur ce parcours touristique.
Suivre la direction de Vézelise via la D5 (88,6 km), au cœur du pays du Saintois. Son surnom de "pot de chambre de la Lorraine" reflète sa situation topographique : Vézelise est située dans un creux, à l’endroit du confluent du Brénon et de l’Uvry.
Le paysage du Saintois est très singulier. Entre nature et histoire, il recèle d’innombrables richesses. Les adeptes de découvertes patrimoniales et architecturales pourront visiter le Château d’Haroué, plusieurs édifices des XVème et du XVIème.
Parmi ceux-ci , l’église Saint-Côme et Saint-Damien, édifiée au début du XVIème siècle dans le style gothique flamboyant, est d’une grande sobriété. Elle possède un clocher tors de plus de 65 mètres de hauteur. Juste à côté des halles se trouve une demeure Renaissance particulièrement belle. Il s’agit de l’Hôtel de Tavagny. Son portail monumental est remarquable comme sa façade finement sculptée, décorée de belles gargouilles.
L’Hôtel Renaissance du bailliage qui accueille actuellement la mairie date de la même époque que l’Hôtel de Tavagny. Le visiteur pourra lire, au-dessus du portail finement sculpté, la devise gravée dans la pierre ” Lex imperio maior” : La loi est au-dessus du pouvoir. L’Hôtel abritait en effet l’ancien palais de justice.
La route vous emmenera à Flavigny-sur-Moselle via la D5 et la D913 (102,4 km). Village typiquement lorrain, bordé par la Moselle, Flavigny-sur-Moselle peut s'enorgueillir également d'un passé et d'un patrimoine prestigieux avec le prieuré des Bénédictins. Il est l'un des plus anciens établissements monastiques de Lorraine.
Passez par Richardménil par la D570 (105,8 km). Plusieurs châteaux se trouvent sur la commune : Le château des Armoises construit au XIVe siècle au sud de l’église, à l'ouest d'un premier habitat noble mentionné au XIIIe siècle. La maison-forte a probablement été édifiée par Renaud de Nancy.
Un vieux château actuel du XIVe siècle reconstruit en 1613 à l'emplacement du château du bas, restauré après 1677 pour effacer les ruines de la guerre de Trente Ans. Il appartenait à la famille de Ludre. Le château Rouge fût construit vers 1860 par Prosper Morey.
Pour la dernière étape de l'itinéraire suivre la direction de Vandœuvre-lès-Nancy via A330 (114 km). Dans le vieux village, de très jolies maisons de vignerons du XVIe et XVIIIe siècle s’accrochent à la pente autour de l’église Saint-Melaine des XVe et XVIe siècle. Prenez le temps pour une balade dans Vandœuvre-lès-Nancy.
Sur les hauts de Vandœuvre-lès-Nancy, un panorama immense vous tend les bras, puisqu’on aperçoit, au nord-est, le Grand Couronné, et, au sud, le Portois et jusqu’aux Vosges moyennes.
Retour sur Nancy par le boulevard Lobau (120,9 km).