Commencez votre visite par la cathédrale Saint-Étienne et la Collégiale Saint-Gengoult réputée pour son élégant cloître à l’architecture remarquable, qui illustrent le style gothique flamboyant d'inspiration champenoise. Puis, les fortifications Vauban renforcées par Séré de Rivières et l'Hôtel de Ville, ancien palais épiscopal.
Sans oublier les collections du Musée d'Art et d'Histoire, installé dans l'ancienne Maison Dieu dont subsiste la salle lapidaire (XIIIème).
Le Musée d'Art et d'Histoire de Toul présente les riches collections retraçant le passé historique de la ville de Toul. Il est constitué de plus de 28 salles thématiques que le visiteur parcourt de façon chronologique. De la préhistoire en passant par le Moyen Age jusqu'à l'époque contemporaine. Entrée gratuite sauf lors de grandes expositions.
Entre merveilles architecturales et paysages naturels, l'histoire de cette petite ville de Toul se lit à chaque coin de rue, au détour de chaque ruelle, ce qui lui donne un charme et une noblesse particulière. Le vignoble voisin des Côtes-de-Toul réputé pour ses vins gris et la culture de la mirabelle contribuent à la notoriété de la cité. Ses côtes calcaires au soleil se couvrent de vignes à partir du IVe siècle.
Prenez le temps de monter au sommet de la côte Barine pour profiter du magnifique panorama. Connaissez-vous la Légende de la côte Barine ? Jadis, le mont Saint-Michel s'appelait le mont Bar ; il était le repaire du diable, qui y présidait des sabbats. Le saint évêque Gérard décida d'exorciser le mont en le dédiant à l'archange saint Michel, d'où son nom actuel.
Dans la nuit précédant la cérémonie, le diable vint avec une gigantesque hotte fabriquée par ses démons pour transporter le mont ailleurs. Mais le lever du jour le surprit alors qu'il n'avait pas terminé sa tâche : il se précipita alors vers l'ouest avec sa hotte, mais il trébucha et le contenu de la hotte se déversa, formant ainsi une nouvelle colline, appelée côte Barine.
La légende explique à la fois le nom du mont Saint-Michel et celui de la côte Barine (diminutif de Bar) et le fait que celle-ci est plus petite que son voisin ainsi que sa situation à l'ouest de ce dernier.
Continuez vers Lucey "Village de Lumière" via la D908 (8,6 km). Lucey est ainsi dénommé car dans l’après-midi, cette vallée est inondée par le soleil et peut être est-ce l’origine du nom de Lucey qui est indiqué dans les documents anciens « Luciacus » ou « Vicus Lucis », c’est-à-dire Village de Lumière. Lucey est un village-rue typiquement Lorrain qui s’étend au pied des Côtes de Meuse.
Depuis les temps reculés, on y a cultivé la vigne sur les versants, déjà César en parlait. Vers 604, Lucey appartenait à une riche et pieuse noble gallo-franque, nommée Praetoria, fit don à l’évêque de Toul de ses propriétés à Lucey. Les Évêques et le Chapitre tirent à posséder le village pour ses vignes comme en témoignent les lieux dits "vignes l’évêque" et "vignes Saint Mansuy". En 1964 fut créée la confrérie des Compagnons de la Capucine.
Les vignes sont à flanc de coteau, baignées de lumière. Outre la découverte de la viticulture et du raisin en tout temps, on peut bénéficier d’une vue extraordinairement dégagée sur la plaine, les buttes témoins et le plateau nancéien. Ne manquez surtout pas la maison lorraine de polyculture. C’est un musée qui retrace les activités agricoles des coteaux du toulois du XVIIIe au XXe siècle.
On y trouve les différents métiers de la polyculture, de la grange au pressoir en passant par l’étable et les outils divers. Un diaporama complète le tout. À noter un séchoir à houblon à l’étage. En effet, jusqu’à 1969, le village était un gros pourvoyeur de cônes de houblon pour les brasseries lorraines. La maison de polyculture cultive une vigne et une houblonnière pédagogiques.
Lucey compte de nombreux viticulteurs qui produisent un vin de qualité. Admirer l'église Saint-Hilaire du XVIIIe avec ses statues de façade. Passez voir les anciens forts du XIXe de Trondes et de Lucey. Sans oublier les roises site composées d'un ensemble de mares creusées autrefois pour faire rouïr le chanvre. Ainsi celui-ci devenait plus souple et plus facile à travailler.
Aujourd'hui, ces roises ont été aménagées en un coin bucolique et instructif pour le visiteur. Elles sont situées, venant de Toul ou de Lagney, à l’extrémité du village : elle constitue un très beau décor de fond de la rue principale de Lucey.
Le parcours touristique passera par Bruley (8;6 km) en restant sur la D908. Bruley est un village typique des Côtes de Toul bâti au revers des Côtes de Meuse, en bordure de la riche plaine de la Woëvre.
Actuellement, le village compte plusieurs vignerons producteurs. Les premières maisons du village se sont développées autour de l’église bâtie vers 1175 sur les hauteur. Découvrez la chapelle Saint-Martin de style néogothique datant du XIIe siècle, la chapelle du Rosaire du XIXe siècle au milieu des vignes, l'église néo-gothique et la réplique de la grotte de Lourdes sont des lieux incontournables lors de votre visite au sein du village de Bruley.
Des sentiers de randonnée pédestre ou à VTT serpentent entre vignes et forêts et permettent d'apprécier un environnement champêtre préservé.
Poursuivre vers Boucq (22,6 km). Le village est situé dans le Parc naturel régional de Lorraine, au pied des côtes de Meuse, au sud-est de la forêt de la Reine et au nord de la plaine de la Woëvre. Le village de Boucq a conservé, de son passé, une remarquable maison-forte dont l'origine remonte à 1340.
C'est sur les hauteurs du village de Boucq, qu'une première forteresse a été érigée au milieu du XIIIe siècle, sur des terres appartenant à l'abbaye de Rangeval. La maison-forte de Boucq se présente sous la forme d'un carré de 16 m de côté. Dénommé "Tour quarrée", elle est flanquée de deux tourelles semi-circulaires aux angles nord et est.
A découvrir l'église Saint-Pierre du XIIIe siècle, la fontaine du Han. La substructions gallo-romaines, aux lieux-dits le Charme et la Lochère.
Continuez vers Trondes (26,7 km) situé à la confluence de deux vallées. Le village de Trondes a subi au cours de l'histoire mouvementée de la lorraine les conséquences des affrontements entre le Roi de France et l’empereur du saint empire germanique par les biais et l'interposition des comtes de Bar, de Champagne et autres seigneurs de Sorcy et de Void.
A voir : les caniveaux gallo-romains desservant une fontaine, encore en fonction. l'ancienne tuilerie du XIXe siècle. L'église du XVe siècle.
Passez par Laneuveville-derrière-Foug, ancien village de vigneron, via la D101 (29,5 km). Suivre la direction de Foug par la rue Neuve (33,8 km). Au XIXe siècle, ce n'est plus qu'un petit bourg viticole assez semblable à d'autres villages du vignoble des Côtes de Toul. Pendant longtemps, il fut réputé pour les vins qui y étaient produits alors que la forêt recouvre aujourd’hui les anciens vignobles.
En 1897, une petite fabrique s'installe dans le petit bourg viticole de Foug. La Société Anonyme des Carrelages Céramiques de Foug produit des carreaux et des pavés céramiques en grès non vitrifié. Des vignobles prospèrent à nouveau dans le Toulois, produisant l’excellent Gris de Toul.
Admirez l'église Saint-Étienne de Foug du 1703, les ruines du château, création du comte Henri II de Bar en 1218, la maison Kayser avec une statue de la Vierge encastrée dans la façade, le lavoir sous le viaduc de la Route Nationale...
Pour finir ce parcours de la route "Vignoble, Patrimoine & Panorama" prendre la direction d'Ecouvres par la D400 (39;6 km). Il y a bien des années de cela, Ecrouves était encore un des villages les plus importants du vignoble Toulois.
Si l’année avait été bonne, si une gelée prématurée n’avait pas dépouillé les arbres de leur feuillage et les ceps de leurs fruits, les vendangeurs pouvaient alors, au cœur de l’automne, disputer aux oiseaux, aux mouches ou aux guêpes, les lourdes grappes de raisin noir. Leurs pauvres instruments sont allés, avec d’autres, rejoindre dans les écomusées d’Hannonville-sous-les-Côtes ou de Brûley, ceux que la piété populaire a bien voulu nous conserver.
Du sommet de cette côte d'Ecouvres d’où le regard embrasse un vaste panorama, on peut se rendre compte à quel point la vallée a changé. A Ecrouves comme ailleurs, au bas des pentes, les hommes ont remplacé la vigne par les mirabelliers. En haut de la côte, la forêt a pris la place qu’elle avait cédé au vignoble.
Tout près de Toul, sur la route de Paris, l’église paroissiale de la nativité et de la vierge est perchée à flanc de coteau, sur un promontoire escarpé dominant le village. Son clocher du XIIe siècle, sa nef remaniée au XIIIe et au XIVe siècles sont en bon état de conservation et en font un édifice intéressant. A découvrir sur la commune d'Ecouvres : les vestiges de la voie romaine de Reims à Toul, l'ancien fort d’Écrouves...
Pour le retour sur Toul prendre la D400 (44,1 km).