En vous promenant dans Seix, vous pourrez aussi remarquer les ruines du château de Mirabat qui prend place juste au-dessus du château de la Garde. Vous pourrez également découvrir la chapelle de style roman de Seix. Le château de la Garde a été édifié dans le courant du Moyen Âge.
Construit au milieu du XVIe siècle, le château de Seix, également appelé maison forte, domine le village. Le château de Seix a été aujourd'hui reconverti en musée et en centre d'expositions.
Prendre la direction de Guzet, puis prendre sur votre droite Couflens via la D3 pour arriver à Salau (14,3 km). Épousant le cours du Salat, qui nait à Salau, Couflens est dominé par un relief montagneux imposant, rude et sauvage. Le massif du Mont-Rouch qui domine de ses 2858 m, et en font le deuxième sommet du Couserans, semble opposer toute pénétration vers la Catalogne voisine.
Le village de Salau, dernier village de la haute vallée du Salat, abrite une église romane Notre-Dame de Salau du XIe siècle. Edifiée par les Chevaliers hospitaliers de l'Ordre de l'Hôpital de Saint-Jean de Jérusalem, elle rappelle que dès le Moyen-Age, et jusquau premier quart du XXème siècle cette haute vallée vécut au rythme des échanges de toute nature avec les voisins catalans.
Passage privilégié des pèlerins dès le XIIe siècle pour se rendre en Espagne. les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem construisirent à Salau un hospice à proximité de la chapelle fondée un peu plus tôt par une princesse espagnole. Ils s’y établirent en 1203.
Le port de Salau avec ses 2 087 m d'altitude est le point de passage privilégié pour rejoindre à pied l'Espagne. C'est le col le plus bas des Pyrénées centrales, il autorise sans difficulté le franchissement de la chaîne. Le pic de la Montagnoul et la vallée d'Angouls, situés sur le territoire de la commune, ont été classés. La Cascade du Léziou se trouve sur la commune.
La localité, dominée par de grands escarpements rocheux, a été ravagée en automne 1937 par une inondation qui a détruit de nombreuses maisons et emporté le pont de pierre. L'église a échappé à la destruction mais les colonnes de l'ancien cloître ont été emportées.
Reprendre la D3 en sens inverse jusqu'au Pont-de-la-Taule (24,1 km), puis continuer en direction d'Ustou sur la D8 (37,5 km). La route qui traverse la vallée de l'Alet part du Pont-de-la-Taule jusqu’au col de Latrape qui permet de rejoindre Aulus-les-Bains. Elle est traversée par les rivières l'Ossèse et l'Alet qui se jettent dans le Salat au Pont-de-la-Taule.
Le Moyen Âge a conservé de nombreuses mais discrètes traces dans la vallée de l'Alet, la plus secrète étant l'existence possible autour de l'an mil, d'une place forte au sommet de la colline boisée stratégiquement placée au centre de la vallée et nommée aujourd'hui "tuc de Gaspard". Le rôle de la vallée, passage vers l'Espagne, s'est confirmé au cours des siècles et la route vers le port de Marterat a été à la fois celle des échanges et des invasions.
Aussi plusieurs châteaux et tours à feux plus ou moins élaborés ont été édifiés pour la surveiller et transmettre des signes d'alerte à la cité de Saint-Lizier, à l'époque capitale du Couserans. La vallée a été maintes fois pillée et envahie jusqu'au XVIIIe siècle.
Situé dans la vallée de l'Alet ou vallée d'Ustou, Ustou qui s’étale tout le long de la vallée est composée des villages de Saint-Lizier, du Trein et de Sérac, ainsi que de multiples hameaux (Escots, Bieille…). Ustou est le berceau originel des "montreurs d'ours" au XIXe siècle qui a vu aussi des colporteurs, c'est le domaine de l'Isard, du gypaète barbu et de la réintroduction du bouquetin.
De nombreuses chapelles et oratoires témoignent de la foi des habitants de la vallée de l'Alet . La vallée compte quatre églises à Le Trein, Sérac, St Lizier et d'Ustou, datant des XVIIe et XVIIIe siècles.
A découvrir aussi sur la commune d'Ustou : Reste du château du Trein appartenant à la commune qui était le logement de St Jean de Pointis, la chapelle de Font-Sainte, le moulin de Stillom et le moulin de Bielle. Le pont gallo-romain dit pont d'Ocques, à la sortie de Saint-Lizier.
Retour vers le Hameau de Bielle, prendre à droite pour se rendre à la station de ski de Guzet par la D8 (56,4 km). La seule station de sports d'hiver du Couserans située entre 1 100 m et 2 100 m d'altitude dans un secteur sauvage et préservé des Pyrénées Ariègeoises.
Guzet est blottis sur un mamelon d’où l’on profite d’une vue panoramique à 360° sur les sommets Couserannais, avec une constellation de petits chalets éparpillés au cœur d’une magnifique forêt de sapins.
La vallée de l'Alet se termine par le cirque de Cagateille (62,9 km), deuxième cirque des Pyrénées après Gavarnie. Vaste amphithéâtre d'origine glaciaire, ce site classé au charme unique vous invite à passer une journée agréable au bord des larges berges du torrent.
Reprendre la même route, puis continuer la D8 en direction d'Aulus-les-Bains (82,8 km). Niché à 750 mètres d’altitude, au fond de la vallée du Garbet, à la fois station verte de vacances et station thermale, Aulus-les-Bains est dominé par le très beau Mont Béas (1 903 m). Cette station thermale a été exploitée dès l'époque gallo-romaine.
Riche en patrimoine naturel, le village du Haut Couserans, regroupé autour de son clocher, est aussi le départ pour découvrir la cascade d’Ars, une des plus hautes des Pyrénées.
Haute de plus de 246 mètres, elle s'étend sur trois étages successifs. Il s'agit d'une des cascades les plus belles et les plus imposantes de toute la chaîne des Pyrénées. Les montagnes d'Aulus comptent de nombreux étangs dont les plus vastes sont l'étang du Garbet et l'étang d'Aubé.
Continuer en direction d'Ercé via la D32 (91,6 km), connu comme la capitale historique des orsalhers, les montreurs d'ours des Pyrénées. On estime à deux cents le nombre de dresseurs et montreurs d'ours dans la vallée en 1880, dont cinquante dans le seul village d'Ercé. Une école, unique en France, de dresseurs d'ours avait même été installée dans ce village à l'époque.
Le "Musée des montreurs d'ours", situé dans l'ancien local de la poste d'Ercé, met en valeur cette profession bien particulière qui a été l'apanage quasi-exclusif du Haut-Salat à partir de la fin du XVIIIe siècle.
A découvrir sur la commune d'Ercé : ancienne chapelle Saint-Pierre du XIIe siècle, à l'entrée du village. L'église Notre-Dame-de-l'Assomption des XIIe, XIVe et XVIIIe siècle. La Croix en fer surmontée d'un coq, située au Nord-Ouest de l'église,la seule de son genre dans la région. La chapelle du Calvaire, en haut d'une colline. Les Granges typiques d’Ercé avec ses pignons en escalier recouverts par une ardoise appelés pas d’oiseau …
Ercé possède un riche patrimoine à dominante religieuse, l’ancienne chapelle St Pierre date du XIe, avec un portail du XIIe. L’ancien château, du XVIIIe, était la demeure du seigneur d’Ercé et d’Aulus. A la mort de Philippe Charvin, héritier de la famille, mort en 1854 à 19 ans, le château fut transformé, suite à ses dernières volontés, en hospice.
Dans le village d'Ercé tourner à droite direction Cominac via la D132 (96,5 km). Cominac est un petit hameau étalé sur un vaste plateau ensoleillé. Il bénéficie d’une vue panoramique exceptionnelle sur les montagnes d’Aulus et sur le massif du mont Valier. Les prés sont parsemés de granges en pierre dont les pignons ont une forme très particulière. On retrouve ce type d’architecture également dans les Hautes Pyrénées dans la vallée de Campan.
Redescendre la D17 jusqu'à la D32, tourner à droite en direction d'Oust (103 km). A voir à Oust : l'église romane Notre-Dame-de-l'Assomption de Vic d’Oust du XIIe siècle, l'église paroissiale Saint-Barthélemy du XIXe siècle, la chapelle Notre-Dame du Pouech, complétement reconstruite au XIXe siècle. Le manoir de Roquemaurel du XVIe siècle, le château de La Garde ou château de Lagarde
Retour sur Seix par la D3 (105 km).