Malgré l'eau et le feu, de superbes vestiges du passé demeurent intacts. La place centrale présente un vaste ensemble d'architecture médiévale et
Renaissance, exceptionnelle par ses galeries à piliers de chêne, appelées "couverts" et supportant de magnifiques façades à colombages. C'est un lieu unique en Ariège qu'il faut absolument admirer.
Cette place de Mirepoix est absolument magnifique et très coloré avec les maisons à colombages peintes dans une variété de tons pastel. Prenez le temps pendant votre promenade d'admirer les boiseries des façades des maisons. Certaines d'entre elles ont de très belle menuiserie et éléments décoratifs.
La plus belle de ces demeures, la maison des Consuls, est bâtie sur des solives sculptées, aux portraits saisissants, moqueurs, d'une expression étonnante, tel ce diable à la grimace sarcastique. Jetez un œil sur les figures sculptées sur la boiserie ancien, il s'agit notamment des têtes africaines, les femmes chefs et une tortue: il y a une incroyable 103 sculptures au total.
A l'autre bout de la place se trouve l'office de tourisme de Mirepoix dans un autre des beaux bâtiments médiévaux. Regardez juste dehors de l'office de tourisme pour voir les deux mesures à grains datant du 17e au 18e siècle qui détiennent 20 litres de grain chacun. Il y a aussi une salle de marché en fer forgé dans le centre de la place, construit au 19ème siècle.
La visite de la cathédrale Saint-Maurice dont la première pierre fut posée le 6 mai 1297 par Jean de Lévis et sa femme, Constance de Foix, s'impose par la taille de sa nef unique, la plus large de France avec ses 22 mètres. La cathédrale de Saint-Maurice est de style gothique. C'est la deuxième plus grande église à nef unique en Europe.
Construit aux murs de la cathédrale se trouve l'ancien palais de l'évêque. Le palais a été construit au 16ème siècle par l'évêque de l'époque qui voulait vivre plus près du centre de Mirepoix.
Sur le bord de Mirepoix vous pouvez voir la Porte d'Aval, une porte fortifiée du 14ème siècle et tout ce qui reste maintenant des murs fortifiés qui ont entourés la ville. En 1362, la ville est attaquée par une bande de routiers qui met le feu. Suite à ce grand incendie détruisant la partie sud de la ville, une nouvelle enceinte de protection est construite constituée par de fortes murailles et quatre portes fortifiées pour mettre la ville à l’abri.
Un très joli pont du XVIIe siècle enjambe l'Hers et permet d'aller visiter, sur l'autre rive, les ruines du château de Terride construit sur l'emplacement de la ville primitive détruite en 1279 par une crue de l'Hers.
Cette forteresse démantelée par Richelieu appartenait à la famille des Lévis-Mirepoix à qui, elle avait été donné en cadeau par Simon de Monfort, après avoir été longtemps le fief des comtes cathares de Bélissen. Il reste une tour carrée, les débris d'une chapelle, une enceinte de fossé et une place d'armes entourée de murs percés de meurtrières.