Venez flâner dans les venelles fleuries de Saint-Lizier qui vous feront traverser l'histoire de ce lieu et découvrir aussi ses imposants monuments. Vous trouverez une aire de parking pour votre véhicule aux vignes de l'Evêché sur la route de Saint-Giron. Sur votre droite vous trouverez un Cloître roman. Accessible par une porte située au fond de la cathédrale.
Il date du XIIe s. et c’est l’unique cloître roman de l’Ariège. La galerie supérieure a été construite au XIVe s. La galerie nord est composée d’élégants chapiteaux réalisés par un atelier toulousain ayant travaillé à l’église de la Daurade. Le décor se compose de motifs végétaux : tresses, vanneries, entrelacs, palmettes et de quelques scènes historiées. Entrée libre - Visites guidées : informations à l’office de tourisme.
Vous y trouverez le Trésor des Evêques. Le trésor est visible depuis le cloître (porte en bois). Il présente de nombreuses pièces, témoignages de la vie épiscopale de la cité : crosses, mitre, reliquaires, calices, ciboires, statues … et le fameux buste Renaissance de Saint-Lizier.
Au sud de la cathédrale, se trouve Hôtel-Dieu et pharmacie du XVIIIe siècle. l’Hôtel-Dieu est un grand bâtiment, anciennement hôpital de la Cité. La date de construction est visible sur le linteau de la porte : 1764.
Il renferme un trésor, une ancienne apothicairerie du XVIIIe s. parfaitement conservée : meuble en bois fruitier, pots en faïence, bouteilles, trousse chirurgicale… et des remèdes aux noms surprenants : « Vinaigre des 4 voleurs », « Huile de chien », « Ratafia pour les pauvres » ou le fameux « Elixir de longue vie ». Visites guidées : informations à l’office de tourisme.
Puis, la Cathédrale Saint-Lizier, la construction de l’église romane dédiée à saint Lizier remonte au milieu du XIe s. Edifié au XIVe s., le clocher octogonal en brique, de style toulousain, couronne l’ensemble. Le chevet constitue la partie la plus remarquable de l’édifice avec une multitude de réemplois galloromains. L’abside centrale et la travée de chœur sont ornées d’un ensemble monumental de fresques romanes exceptionnelles du XIe s.
La nef de style gothique « toulousain » présente, au sud, un beau vitrail du XVe s. et sur la tribune, un orgue rénové du XVIIe s. Entrée libre - Visites guidées : informations à l’office de tourisme. En sortant de la cathédrale admirer la Maison à colombages avec étages en encorbellements du XVe siècle et fenêtres à meneaux.
Poursuivez au Couverts du XVIIIe siècle et la porte del Casse, nom gascon signifiant porte du chêne. Puis, prendre la rue des nobles pour admirer ces belles maisons du XVIIIe siècle. Elles sont les anciennes maisons des chanoines. On peut remarquer des sculptures en bas-relief et les dates de construction.
La sculpture la plus curieuse se trouve à l’angle de la maison n°8. C’est au XVIIIe que de nombreuses maisons du village furent bâties ou rénovées. La rue est couverte par une maison d’angle sur arcades qui comporte une belle façade à colombages du XVe siècle. Passer sous le couvert et monter rue de l’horloge
Dans la rue de l’Horloge et la petite place des Hommes, remarquer au n°11, la belle porte en bois ornée d’un heurtoir en tête de lion XVIe s. En face, une plaque nous rappelle que vivait ici « Poulitou », l’ancien carillonneur de la Cité. A gauche, l’ancien Presbytère, abritait le pensionnat pour jeunes filles « Sainte-Marie » (1750). Aujourd’hui ce bâtiment est dans le domaine laïc public : salle de mariages, de conférences et du conseil municipal.
En face se trouve le rempart antique. De l’ancienne ville gallo-romaine il reste des vestiges nombreux sous forme de pierres taillées ou éléments de marbres incorporés dans les murs des églises, et surtout les murailles de l’enceinte romaine de la cité de plus de 700 m de pourtour, flanquée de six tours semi-circulaires au sud et de six tours carrées au nord.
Cette enceinte délimitait une cité fermée, réduite au moment des invasions barbares à la partie haute de la ville existante dont certains quartiers et les monuments qu’ils contenaient furent ainsi laissés hors les murs. Comme ce fut le cas en d’autres villes, les monuments romains furent abattus et leurs matériaux incorporés dans les maçonneries de l’enceinte. Constitué de petits moellons calcaires et de rangées de briques, il date de la fin du IVe siècle.
Il a été conservé dans sa quasi-totalité, servant de fondation aux édifices contemporains (rempart médiéval, mairie, Palais des Evêques, maisons médiévales et modernes). Il mesure 740 mètres de long, 8 mètres de hauteur, 2 mètres d’épaisseur et comporte 12 tours dont 10 subsistent. On peut remarquer que le rempart suit la pente naturelle de la rue, caractéristique des techniques de construction romaine.
Sur votre droite la Tour de l’Horloge, anciennement « porte de fer », était la porte antique de la Cité de Saint-Lizier (jadis semi-circulaire, elle aurait été modifiée au XIIe siècle.). Passer sous la Tour de l’Horloge pour arriver à la Mairie Au-dessus de la porte de la Mairie se dresse le blason de Saint-Lizier : une cloche azur sur fond doré.
Son blason est aussi représenté, en galets, au sol devant la porte d’entrée. Sa devise est en gascon « Quan me tocan, que heou butch », signifie « Quand on me touche, je fais du bruit ». Tourner à droite et monter la rue Notre Dame, une Jolie rue en calade (pavée de galets), remarquer sur la gauche une maison à pan de bois du XVe siècle. Tourner à gauche au Carré de Bourrassou.
A l’entrée de cette rue, sur la voûte, une coquille rappelle que Saint-Lizier abritait une confrérie religieuse de Saint-Jacques le Majeur. Saint-Lizier est, aujourd’hui encore, une étape sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle, le chemin du Piémont Pyrénéen (GR78) et accueille toujours des pèlerins dans sa halte jacquaire.
Ce passage public est une des plus belles venelles de la Cité qui vous plonge au Moyenâge : maison à colombages, rue pavée, caniveau central, « andrones » : petite ruelle entre les maisons pour éviter que le feu se propage en cas d’incendie. Admirer la Maison à colombage de "Jules le tailleur". Cette maison à pans de bois de Jules le tailleur appartenait à l’ancien tailleur et couturier de la Cité.
Connu pour être de très petite taille, l’histoire raconte qu’il cousait assis en tailleur sur une table. Remarquer, à l’angle de cette maison, le Carré de Jules, la rue la plus étroite de la cité. Continuer jusqu’à la rue Maubec, tourner à droite, puis monter à droite par le Carré de Louise. Vous arriverez à l'ancienne maison de chanoine à pans de bois dotée d’une porte médiévale remarquable (chambre d’hôte).
Deux possibilités s’offrent à vous :
Option courte : tourner à droite et avancer jusqu’à la rue Notre-Dame. Monter l’escalier à gauche. En haut, traverser la cour par la droite et descendre l’escalier couvert. Reprendre la balade.
Option longue : détour champêtre jusqu’à la Croix de Pouterolles, ancien lieu de méditation des Evêques. Point de vue. Descendre à gauche et suivre la direction « Pouterolles » Emprunter la route sur 150 mètres puis le sentier sur la droite. Au croisement, tourner à gauche et avancer jusqu’à la croix de Pouterolles. Point de vue. Revenir sur vos pas.
Au croisement, tourner à gauche direction « Palais des Evêques ». A la route, tourner à droite, traverser le parking, puis passer le portail et avancer tout droit jusqu’à la terrasse du restaurant « Le Carré de l’Ange ».
Le Palais des Evêques et Notre-Dame-de-la-Sède, le Palais fut bâti à l’initiative de l’Evêque Monseigneur de Marmiesse, en 1654, pour donner du prestige au petit diocèse du Couserans. Aujourd’hui, le Palais des Evêques abrite le musée départemental (exposition permanente sur l’histoire locale de l’Antiquité aux arts et traditions populaires du XIXe s.) et la cathédrale Notre-Dame-de-la-Sède, présentant de belles peintures Renaissance. Visites guidées et horaires d’ouverture indiqués à l’entrée du musée.
Le Palais des Evêques qui domine la ville offre une vue panoramique unique sur la chaîne des Pyrénées. Entouré de jardins, il a conservé des vestiges de remparts datant de la période gallo-romaine. Saint-Lizier accueille aussi l’été l’un des plus anciens festivals de musique de chambre et de musique sacré de Midi-Pyrénées.
Descendre à gauche l’escalier en galets juste avant la terrasse du restaurant « Le carré de l’Ange ». Traverser les jardins-terrasses, jusqu’au prochain escalier en galets. Continuer la descente par les marches de l’étroit passage du Carré des Evêques (petite ruelle ombragée). Rejoindre la route et regagner votre point de départ.
Prolonger votre balade : Point de vue depuis le jardin de l’ancien Presbytère et place des Etendes. Depuis l’office de tourisme, descendre la rue Neuve (à côté de la cathédrale) et au bout de la rue, traverser et prendre la petite ruelle en galets après la galerie-atelier d’artiste. Avancer, monter l’escalier et arriver dans le jardin de l’ancien presbytère. Point de vue. Revenir sur vos pas, descendre la rue du Puits.
Au croisement, place des Barris, tourner à gauche et monter place des Etendes. Les maisons autour de cette place, possèdent des balcons ou «estendes» pour faire sécher les récoltes et/ou le linge. Cette particularité a donné son nom à la place. A droite, sur la façade de la maison à colombages (de l’autre côté de la rue), sont sculptés une coquille et un bourdon, témoignage du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle et de sa confrérie. Revenir sur vos pas ou continuer tout droit pour rejoindre le parking de la Vigne de l’Evêché.