L’impressionnant château de Lavardens, comme un navire amarré à un affleurement rocheux, veille sur le village de Lavardens. Connue depuis 1140 la capitale forteresse, des comtes militaire médiéval Armagnac, a été démantelée en 1496 par Charles VIII au siège de Lavardens. Le château restera en ruines pendant 124 ans.
L’actuel château de Lavardens est attribué pour l’essentiel à la reconstruction à l’architecte Levesville pour le Maréchal de Roquelaure. Antoine de Roquelaure construit ce château pour abriter ses amours avec sa jeune épouse. A partir de 1620, pour le bien de sa jeune épouse Suzanne de Bassabat, Marss ohal Antoine de Roquelaure entreprit la construction du château actuel sur des fondations médiévales.
Il mourut en 1625 et ne voit que le début de la reconstruction. En 1653, la peste arrive à Lavardens, expulsant quelque 200 ouvriers et le château n’a pas été achevé à l’étage supérieur. Acheté en 1752 par le Marquis de Mirabeau, puis par la famille de Pins en 1766, le château ne subit que quelques modifications. Au XIXème le château de Lavardens est vendu en copropriété.
Reprenant les décors des contes chevaleresques d’autrefois, le château de Lavardens domine par sa splendeur simpliste mais fascinante. Percé de fenêtres à double croisée de pierre, il a été audacieusement lancé vers l’ouest, où la façade est cantonnée de tourelles carrées établies sur des trompes d’angle, en surplomb au-dessus du sentier.
Un escalier taillé dans le roc mène aux grandes salles voûtées à l’acoustique exceptionnelle, dont quelques-unes possèdent un pavement mozarabe de briques roses et de pierres aux motifs géométriques variés. Les pièces sont immenses, avec des pavements tout à fait remarquables. On retrouve aussi des pavements de briques et des bois.
Reflet d’une culture ancestrale débutant aux environs du Xème siècle, le château a jonglé avec les styles au fil des siècles mais garde toujours l’image d’un édifice fort, aux aspects uniformes et chargé d’histoires. En explorant l’intérieur, on fait la découverte d’une magnifique salle d’exposition. On y découvre des œuvres de renoms variées que l’on peut admirer à toute heure de la journée. On peut visualiser les parties inachevées du château grâce à des images virtuelles.
Le château accueille en effet des expositions ambitieuses, voire exceptionnelles. Celles consacrées à Camille Claudel en 2 000 puis 2008, à Francisco Goya en 2001 ou bien encore à Salvador Dali en 2004 sont restées dans les mémoires. Le public vient également nombreux à son exposition de Santons de Provence, organisée chaque année aux alentours de Noël.
Les petits chevaliers pourront découvrir à l'aide d'un questionnaire, l'histoire et l'architecture de cet édifice sans oublier son dallage ocre et brique, ses tours sur trompe et ses galeries extérieures. Un diplôme de chevalier leur sera remis en fin de parcours. Le château possède également une très belle terrasse avec un panorama exceptionnel sur le village et sur la campagne environnante.
Poursuivre votre promenade par la visite de l'église qui jouxte le château. Le clocher de l'église de Lavardens aurait été le donjon de la forteresse primitive. Mais son éloignement du chateau contredit cette hypothèse. L'église a été surélevée au XVe siècle. L'extérieur est caractérisés par un escalier à vis en hors-œuvre et des contreforts angulaires de hauteur dégressive. Beau vitrail du XVe siècle.
Lavardens se masse au pied du château, le village médiéval était entouré de remparts. Elle reste visible sous la forme de cinq tours quadrangulaires. Le mieux conservé soi-disant « Bayonne » de 15 mètres de haut. Il a été construit en appareil moyen et la percée de petites fentes archaïques. En flânant dans les étroits carrelots, on découvrira les vestiges des remparts et les tours quadrangulaires de l’enceinte.
Prendre le temps de flâner le long de la rue principale qui traverse le centre du village de Lavardens et se promener dans les ruelles : les "carrelots". Très dynamique et inventive, la jolie cité organise chaque année les " petits marchés du soir ".