La ville abrite également trois musées : le musée des Beaux-arts, le Musée d'histoire naturelle Salut et le Musée du marbre créé en 2007. Les jardins propice à la flânerie sont nombreux dans Bagnères-de-Bigorre et abritent des arbres aussi étonnants par leur essence que leur âge, certains sont plus
que centenaires. L'eau est partout, avec des jets d'eau, des bassins, de nombreuses fontaines d'eaux thermales aux vertus différentes.
Le patrimoine naturel offre aussi de nombreuses possibilités de balades : la promenade dite "les allées de Maintenon", le vallon de Salut et versant Est du Monné avec les allées Dramatiques.
Quitter la cité thermale pour prendre la direction de l’abbaye de l’Escaladieu via la D938 (12,5 km) située dans un vallon boisé des Baronnies, dans la vallée de l'Arros. Son architecture est en parfaite concordance avec les préceptes de l’ordre : simplicité et sobriété. La magie du lieu et la pureté de l’architecture sont une invitation à la sérénité et au voyage.
Fille de l’abbaye cistercienne de Morimond, l’abbaye de l’Escaladieu a été construite de 1142 à 1160. Elle était une halte importante pour tous les pèlerins de Compostelle qui empruntaient le Chemin du Piedmont : elle se situait à proximité de la grande route traditionnelle allant du Béarn au pays de Foix par le château de Mauvezin, tout proche, et Saint-Bertrand-de-Comminges.
À l'image de l'ensemble architectural de l'abbaye de l'Escaladieu, les espaces extérieurs sont les témoins de l'élégance modeste de l'art cistercien.
Laisser Bonnemazon via la D938 (14 km) et son église Saint-Nicolas pour vous dirigez vers le village de Mauvezin (16,2 km). Le village domine merveilleusement la vallée de l'Arros et les Baronnies. Mauvezin doit principalement sa renommée à son château, construit sur un éperon rocheux, cette forteresse bâtie à partir du XIIe siècle, a été achevée à la fin du XIVe par Gaston Febus.
A l’époque ce Château verrouillait la voie Toulouse-Bayonne, en perpétuelle restauration depuis 1906, le château de Mauvezin accueille aujourd'hui un musée folklorique et historique. Des salles vidéos présentent l'histoire du château, tandis que d'autres sites proposent des scènes de la vie quotidienne au Moyen Âge.
Tranquille et loin du tumulte citadin, le village de Mauvezin séduit les visiteurs en mal d'authenticité. Le village de Mauvezin occupe, un emplacement stratégique privilégié et permet au promeneur de bénéficier du panorama avant de reprendre votre circuit admirer l'église Notre-Dame de Mauvezin mérite également qu'on s'attarde quelques instants.
Rester sur la D938 jusqu'à Capvern-Les-Bains (19,4 km) connue en tant que station thermale du piémont pyrénéen, aux eaux déjà réputées à l'époque romaine. Située au carrefour des Baronnies, du plateau de Lannemezan et de la vallée d'Aure, Capvern est composé de deux villages bien distincts : Capvern-Village, sur la partie haute, et Capvern-les-Bains, la station thermale.
Capvern offre donc deux visages, le patrimoine historique de Capvern village vous invite à découvrir son église Saint-Pierre-de-Capvern. Mais c'est encore à la station thermale que se tient un joyau architectural des années 1960 avec l'église de la Sainte-Trinité labellisée "Patrimoine du XXe siècle" et inscrite aux Monuments Historiques.
Poursuivre vers La Barthe-de-Neste (26,7 km) via la D938 situé au pied du Plateau de Lannemezan et à l’entrée des vallées de Neste et d’Aure. Une situation stratégique qui compte depuis le Moyen Age. La Barthe-de-Neste fut le siège de l'ancien comté d'Aure puis siège du district des quatre vallées.
Vestige de ce flamboyant passé, une partie de l'imposant donjon du château rasé sur l'ordre du roi Henri IV subsiste avec une petite basse-cour et des murs renversés. Si un établissement thermal était en activité au XIXe siècle, il n'en reste qu'une fontaine et son lavoir, appelé la fontaine aux Chiens, a la particularité d'être alimenté par cette eau qui fit les beaux jours du thermalisme
A voir aussi l'église Saint-Jean-Baptiste de La Barthe-de-Neste et la chapelle Saint-Barthélémy de Mour.
Continuer vers Sarrancolin par le D 929 (40,4 km), bourg médiéval et fortifié. Il a été longtemps réputé pour son marbre. situe en vallée d'Aure, au bord de la rivière la Neste au début du canal de la Neste. La ville est au pied du col de Beyrède, qui donne accès à la vallée de Campan et du col d'Estivère.
La tradition industrielle de la ville remonte à la période d'extraction des marbres, au XVIIe siècle sur les gisements Beyrède, Ilhet et Sarrancolin. La prise d'eau du canal de la Neste se fait à Sarrancolin. C'est le point de départ de tout le système Neste, qui alimente les 17 rivières des coteaux de Gascogne.
Sarrancolin s'est développée autour d'un prieuré bénédictin, dont l'existence est attestée dès le XIe siècle. L'église paroissiale Saint-Ébons du plus pur style roman date des XIe et XIIe siècles, est contiguë aux vestiges du prieuré dont il reste quelques éléments à l'extérieur. Un puissant clocher carré surmonte l'édifice dont la flèche est cantonnée de quatre clochetons aux larges baies romanes.
La porte Sainte-Quitterie, au sud de Sarrancolin, est une tour carrée dont une voûte en plein cintre offre le passage. La chapelle d'Esplantats, au nord de la ville, fut construite au Xe siècle. Devenue bien national en 1789, l'ouverture de la route impériale nécessita sa démolition. Sa reconstruction date de 1877. Son nom viendrait du fait que lors d'une bataille les morts furent si nombreux que les corps ont été enterrés debout (Esplantats = Les Plantés).
La ville de Sarrancolin peut-être le départ d'une variante par le col de Beyrède sur cette route touristique "du tour des Baronnies" dans les Hautes-Pyrénées. À Sarrancolin, prendre la direction col de Beyrède et redescendre ensuite vers Sainte-Marie-de-Campan par une route forestière traversant une belle forêt de sapins et hêtres.
Sinon, reprendre le parcours en direction d'Arreau par la D929 (48,1 km), situé à la confluence des vallées d’Aure et du Louron et de leurs rivières respectives, la Neste d’Aure et la Neste du Louron. Labellisées "Pays d'art et d'histoire" depuis 2008, les vallées d'Aure et du Louron, avec Arreau comme capitale historique, participent activement à la valorisation et à la médiation du patrimoine.
Niché au coeur de la Bigorre, entre les cols d'Aspin et de Peyresourde, l'agréable village d'Arreau forme un bel ensemble architectural, avec ses demeures anciennes. Ce patrimoine remarquable, unique dans les Hautes-Pyrénées est a découvrir en flanant dans le village. Commencer par le château des Nestes où est installé l'Office de Tourisme.
Ancienne commanderie, militaire et hospitalière, édifiée sur l’enceinte clôturant le village de la Neste du Louron, e château des Nestes assurait la protection du sanctuaire de Saint-Exupère. Le clocheton en bois datant du XIXè siècle au sommet de la tour centrale servit d’observatoire astronomique familial.
Dans le coeur historique d’Arreau, la rue principale, les quartiers Saint-Exupère, du Calvaire, de la Coutellerie, de Bon Rencontre et de Garian vous pourrez voir de très nombreuses maisons aux toits d'ardoise datant des XVIe, XVIIe, XVIIIe siècles. Parmi les belles demeures , il faut noter les principales dont les façades sont remarquables telles la maison des Lys et sa halle-mairie construit en remplacement de la vieille halle en bois du XVIe siècle.
Après vos visites dans l'ancienne capitale des Quatre-Vallées, prendre la direction du Col d’Aspin 1500 m via la D918 (60,6 km). Entre vallées d'Aure et du Grand Tourmalet, le panorama offert est grandiose. Ce col assez large offre une vue panoramique incroyable sur les vallées et les sommets environnants. ?Sur son chemin, les petits villages de montagne s'égrainent.
Cadet parmi ses aînés de l'Aubisque et du Tourmalet, le Col d’Aspin affiche des profils adoucis sur ses flancs et à son sommet. ?Il est emprunté par la route des cols.
Au pied du col d’Aspin, vous trouverez le lac de Payolle (68,2 km) entouré de splendides forêts de sapins et de grands plateaux pâturés : un environnement qui lui vaut le surnom de “petit Canada”. Le lac de Payolle est généralement gelé entièrement en hiver. Le plateau de Payolle offre des paysages exeptionnels dans un espace naturel montagnard préservé.
Revenir sur Payolle, puis se rendre à Sainte-Marie-de-Campan (77,5 km). Sainte-Marie-de-Campan a su rester, avec tous ses aménagements modernes, un petit village typiquement pyrénéen. Quittez la D918 pour suivre la D935 en direction de Campan (83,3 km).
La vallée de Campan est une ancienne vallée glaciaire. Des carrières de marbre ont été exploitées jusqu'à la fin du XXe siècle. Le marbre, rose veiné de vert, a été utilisé entre autres pour la décoration du château de Versailles.
Comme beaucoup de bourgs des Pyrénées, le village de Campan a connu l'existence des Cagots, sorte d'exclus de la société, charpentiers de métier, qui étaient jusqu'au début du XXe siècle rejetés sur la rive droite de l'Adour. De nos jours, le pont qui relie les deux rives se nomme "Pont des Cagots" ou "Pont des charpentiers".
Une halte à Campan s’impose aux curieux pour découvrir son patrimoine. La halle couverte d'un toit en ardoise date du XVIe siècle. La charpente en bois est soutenue par 13 colonnes rondes en pierre et 2 murs pleins. Le côté sud de la halle donne sur une fontaine en pierre construite en 1628.
L'église Saint-Jean-Baptiste de Campan a été construite au XVIe siècle, une ébauche de cloître est située au sud de l'église. L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Sainte-Marie-de-Campan a un clocher carré adossé à une nef unique. La décoration intérieure fait la part belle au bois, plutôt qu'à la pierre ou au plâtre.
Pour la dernière étape de ce parcours touristique, une dernière visite aux grottes de Médous (86,8 km). Creusées par une rivière souterraine, constituant l'une des branches de résurgence de l'Adour. Une partie de la visite se fait d’ailleurs en barque. Sur un itinéraire de 1km, vous assistez à un inventaire quasi complet de tout ce qui existe en matière de monde souterrains.
Retour sur Bagnères-de-Bigorre par la D935 (89,3 km).