Puy-l'Evêque et ses belles demeures médiévales aux façades ocrées ne peuvent être dissociés de la vallée qui abrite les plus grands domaines et châteaux. C'est au coeur de ce vignoble qu'est née l'appellation d'origine contrôlée Cahors, une des plus anciennes de France. Cette situation fait de Puy-l'Evêque le rendez-vous incontournable des connaisseurs de vin.
Les Romains ont laissé une voie joignant Cahors à Bordeaux mais les routes actuelles, sur le haut du village médiévale, ont recouvert les vestiges. Puy-l'Évêque est sorti de l'ombre au Moyen Âge quand Guillaume de Cardaillac, évêque de Cahors, annexa le village dans le cadre de la croisade contre les Albigeois.
La cité bénéficie alors d'une charte de franchise et de privilèges accordée par l'évêque, ce qui permet un rapide développement du trafic fluvial. Pendant la guerre de Cent Ans, les Anglais occuperont à plusieurs reprises Puy-l'Évêque.
Le village de Puy-l'Évêque s'articulait autour de l'église, du château épiscopal, selon les époques : garnison, couvent, école ou prison dans la tour carrée et de la Cale, le port de la rive droite. Dans ce triangle, se serraient maisons bourgeoises et masures modestes dans un dédale de rues étroites. Quelques moulins à farine se trouvaient sur le Lot et les Clédelles et quelques tanneurs sur cette dernière.
Dans la plaine en face, en rive gauche, l'agriculture vivrière et la vigne depuis les Romains nourrissaient les habitants.
Une veritable carte postale, vous attend pour cette étape sur la route de vos vacances... C'est du pont sur le Lot que se situe la plus belle vue de la partie ancienne de Puy-l'Évêque : depuis le sommet du promontoire se dessine une succession étagée de châteaux, églises et grosses maisons des XIVe et XVe siècles jusqu'au bord de la rivière.
L’itinéraire de visite comprend de fortes pentes et des escaliers ; il est donc déconseillé aux personnes qui ont un problème de mobilité. Les 3 rues au niveau de la rivière sont accessibles aux voitures et fauteuils roulants : la Cale, rue de la Cale et rue des Clédelles. On y accède par la rue du Docteur Rouma et la rue des Tanneurs. Les 3 principaux points de vue, situés près des parkings, sont également accessibles.
Vous trouverez de nombreux parking dans la cité Médiévale de Puy-l'Évêque pour stationner votre véhicule. Nous vous proposons de commencer votre escapade de vacances à Puy-l'Evêque à partir du moulin du 17 ème siècle face à la cité de l'autre côté du Lot, vous aurez un joli point de vue sur la cité médiévale.
Traverser le pont , puis emprunter la rue des Teinturiers sur votre gauche où se trouve la Porte de Ramoureau. Seule porte médiévale fortifiée qui subsiste (rue des Clédelles / rue du Porche). Suivre la rue des Clédelles vers la place de la Liberté pour admirer le moulin du 17ème siècle bâti sur des fondations moyenâgeuses. Remonter la rue Saint-Sauveur où se trouve l'office de tourisme 12, Grand’ Rue.
Prendre la direction de la porte Renaissance du 16ème siècle. En chemin place Guillaume de Cardaillac, admirer les maisons médiévales des 13ème et 16ème siècles. Sur cette même place se trouve une belle maison à colombages du 16ème siècle. Tournez sur la droite, rue de la Cale se trouve un Hôtel particulier avec sa tour tronquée du 15ème siècle. Poursuivre cette rue vers le Château Beauregard du 15ème siècle.
Dans le bas du village de Puy-l'Évêque, la rue de la Cale vous emmène jusqu’au Lot qui coule tranquille et calme, alors qu’il fut autrefois un axe de circulation important. La cale rappelle l'importance du commerce fluvial de la cité : les gabarres accostaient au port pour charger les vins de Cahors, que ces bateaux plats acheminaient.
En effet, les vignerons l’utilisaient pour le commerce de leur vin et la production d’alors transitait par là avant de partir vers l’ouest en direction de Bordeaux. Suivre la cale, prendre sur votre gauche la rue des mariniers vers le château Bovida des15ème et 16ème siècles dans la rue Bovila. Dans la Rue Bovila, un linteau comporte une pierre sculptée du 15ème siècle aux armes anglaises de la cité, qui se trouvait initialement au frontispice d'une de ses portes.
Poursuivre vers l'ancien presbytère de la fin du 15ème et début du 16ème siècle (Résidence Bovila). Au bout de la rue Bovilia, se trouve les jardins suspendus à la "Promenade Marguerite Bessières". Prolongez vos pas jusqu'à la mairie de Puy-l'Évêque, prendre son temps pour profiter du point de vue sur la Vallée du Lot et accès aux jardins suspendus par la rue des Capucins.
Prolonger votre parcours touristique vers la place de la Truffière admirer la tour épiscopale du 13ème siècle. Dernier vestige du palais des évêques, le donjon carré à trois étages du XIIIe siècle, à ses pieds la Lychairie du XIIIe siècle : salle capitulaire, ancienne dépendance du palais épiscopal qui servait de salle d'audience.
Derrière le donjon du XIIIe, la cité de Puy-l'Évêque étage de superbes demeures médiévales de couleur ocre jusqu'aux quais où se trouvait un port actif, à proximité des quartiers artisanaux. C'est à cette époque que la ville prend sa forme définitive : échoppes d'artisans (rues des Cloutiers, des Couturiers, des Bateliers, des Lavandières... en gardent le témoignage), maisons des chevaliers s'étagent et se regroupent autour du palais des évêques, dont ne subsiste aujourd'hui que la tour du XIIIe siècle et l'église fortifiée de Saint-Sauveur.
Traverser la place pour prendre la rue des scafignous avec son Moulin et terroir d’Escafinho. Revenir vers la place de la truffière pour vous rendre à la place du Dr Dumeaux avec ses maisons des 18ème - 19ème siècles et avec sa fontaine connue depuis le 13ème siècle.
Votre prochaine visite sera l'eglise Saint-Sauveur du 14ème siècle, avec sa tourelle, ses contreforts et un superbe portail à voussure torsadée en cordelière. Joli portail flamboyant avec la vierge et Saint-Jean aux pieds du Christ crucifié. L'église fortifiée Saint-Sauveur du XIVe siècle est totalement intégrée dans le système de défense de la ville, son puissant clocher porche date de l'occupation anglaise - il porte les traces de bombardements.
Il est flanqué d'une échauguette et d'une tourelle ronde. Panneau historique sur place. A proximité une croix calvaire du 15ème siècle et une échauguette (guérite de guet) du 16ème siècle.
Revenir vers l'office de tourisme, en chemin petite halte place du rampeau avec son jeu de quilles. Profiter d'un nouveau point de vue. Passer la porte renaissance), remonter dans la Grand’ Rue et la traverser, contourner la maison située au numéro 11 pour atteindre la rue du Roulier (transporteur de marchandises).
Tout en haut de la ville, deux édifices dominent les toits de tuiles : la tour du XIIIème siècle qui devait être partie intégrante du castrum, aujourd'hui disparu, et l'imposante église Saint-Sauveur des XIVème et XVème siècle, avec sa nef gothique à croisées d'ogives.
De la place Georges Henry, on peut aussi longer à pied le ruisseau des Clédelles jusqu'à l'ancienne cale de commerce. Les rues transversales rappellent l'activité économique de ce vieux quartier tourné vers le Lot : rue des cloutiers, rue des teinturiers, rue des bateliers...nqui vous invite à découvrir les nombreux vestiges de son lointain et riche passé.