Après la visite de la ville natale d'Henri de Toulouse-Lautrec, prendre la direction de Saint-Juéry via la D100 (8 km), lieu de passage entre l'Albigeois et le Carmausin. Cette petite cité est dotée d'un riche passé industriel, sa mémoire est désormais conservée au musée du Saut du Tarn. Le Musée du Saut du Tarn est devenu un lieu culturel incontournable de la vallée du Tarn.
Le vieux quartier de Saint-Juéry le Haut mérite aussi un détour avec la visite de l'église Saint-Georges et la balade du sentier du patrimoine. Les courageux termineront sa balade en appréciant le défilé rocheux du Saut du Sabo, où serpente le Tarn. Le Tarn se fraye un chemin dans un chaos rocheux de plus de 500 mètres avec en point d’orgue, une chute d’eau de 20 mètres de haut. A voir depuis le pont qui relie Arthès à Saint-Juéry.
Après cette promenade prendre suivre la direction des Avalats via la D172 (11,4 km) situé au bord du Tarn, aux portes de la vallée. Les Avalats ont un riche passé. Leur histoire débute lors du partage des biens de la Maison de Toulouse vers 972.
Continuez vers Marsal (15,8 km), avoir l'église paroissiale Saint-Pierre-ès-Liens et le Mas-Dieu, ancienne annexe de la commanderie hospitalière de Rayssac et de son membre de Saint-Pierre de Combejac. Elle faisait partie du grand prieuré de Saint-Gilles et de la langue de Provence.
Suivre la D172 jusqu'à Ambialet et son impressionnant méandre, par la route des tunnels. Entre Albi et les gorges du Tarn, la vallée dessine ici une boucle de trois kilomètres formant une impressionnante presqu’ile rocailleuse.
Sur le chemin, à Fabas, hameau de la commune de Villefranche se trouve une petite église presque isolée, située en haut du plateau. Elle présente un portail roman. Puis, vous arriverez à Ambialet (24,4 km) pour profiter d'un panorama spectaculaire. Ambialet, classé petites cités de caractère a la particularité d’être construit sur l’isthme le plus étroit d’Europe.
Au Moyen-âge, Ambialet devient le siège de la Vicomté des Trencavel, rivaux des Comtés de Toulouse puis fut occupé par Simon de Monfort pendant la croisade contre les Albigeois. Les comtes d'Albi ont construit une forteresse dont il reste des ruines et les moines ont érigé un Prieuré ainsi qu'une chapelle romane du XIe siècle construits sur son aiguille schisteuse.sur le point culminant de la presqu'île où la vue est exceptionnelle.
La ville a évolué en deux visages au fil de l’histoire : Ambialet-le-bas et Ambialet-le-haut. Ambialet le bas, la porte de l'olmière protège le village des crues du Tarn. Un sentier à travers les maisons conduit à l'église Saint Gilles, édifice gothique, l'arc en plein centre du chœur témoigne de son origine romane. Brûlée par les protestants, elle a subit aussi les outrages des guerres.
Au sommet de la presqu'île s'élève le Prieuré, un monastère, et son église romane du XIe siècle. Monter à pied par le chemin de croix, la vue est superbe.
Ambialet le haut : siège administratif de la commune dominé par les ruines du château seigneurial "Le Castella", auquel on accède par un sentier qui vous conduira ensuite à Saint-Raphaël , d'où l'on peut admirer un panorama exceptionnel sur la presqu'île. En effet, à cet endroit, la rivière Tarn forme un méandre de trois kilomètres de long et revient sur elle-même formant ainsi une presqu'île rocailleuse.
Suivre le cours du Tarn par la D700 jusqu'à Trébas (35 km) abrité par les collines environnantes à la limite du département de l'Aveyron. Son rôle de place médiévale lui a laissé deux belles portes fortifiées.
Ce charmant village de Trébas doit son nom originel de Trébas-les-Bains à son passé gallo-romain de thermalisme. Trois sources sont répertoriées à Trébas : Saint-Roch, Assié et Sainte-Marie. Les deux premières sont cuivreuses et ferrugineuses, tandis que la troisième est plus particulièrement carbonatée sodique.
Option : vous pouvez prolonger votre escapade en suivant la route de la vallée du Tarn dans l'Aveyron.
La prochaine étape sera Villeneuve-sur-Tarn via la D76 et la D53 (36,6 km), le village de Villeneuve-sur-Tarn se découvre au travers de ces 25 totems qui vous racontera l'histoire de ce petit village de la Vallée du Tarn.
Suivre la direction d'Alban via la D53, en chemin vous trouverez le village de Saint-André (39,2 km) et son château. Construit en surplomb au-dessus du ravin dominant la rivière du Tarn, découvrez le château de Saint-André, ses extérieurs avec les différents points de vue sur la vallée et surtout un très beau point de vue de la route de Trébas vers Alban. Visible à des lieues à la ronde, il occupe la partie extrême de la colline du village de Saint-André.
Le château de Saint-André a subi les guerres de religion, époque où son seigneur Sébastien de Corbière, régent de l'évêque d'Albi, Philippe de Rodolphis s'y maintenait une petite garde. Il appartint par la suite à la famille des Passemar de Capriol, dont les descendants y habitèrent jusqu'aux années 1950. Édifié au XVe siècle, les façades sont en schiste, il est l'un des châteaux de son époque, le mieux conservé de la région.
Le village de Saint-André a gardé son ancien attrait de par son église, autrefois "chapelle" du château, sa construction débute au XVe siècle pour s'achever au XIXe siècle. Dans le chœur de l'église, figurent les armes sur un écu de la famille Passemar de Capriol dernière résidente du Château. Admirer aussi également le presbytère où les évêques d’Albi venaient se ressourcer pendant l’été.
En sillonnant Saint-André, on peut admirer les statues réalisées par Jean-Marc, sculpteur notoire de notre département.
Continuez vers Alban par la D53 ((45,5 km), le territoire des Monts d'Alban s'est enrichi et a gardé les traces architecturales et culturelles de son passé tumultueux. Les monuments les plus anciens de la commune d'Alban sont incontestablement le dolmen d'Alban dit le Palet de la Vierge et le menhir d'Alban dit le Palet du Diable, liés par une même légende.
Admirer l'église Notre-Dame, construite au XIXe siècle, restaurée entre 1938 et 1972, par Bruno Schmeltz. C'est le célèbre peintre Nicolas Greschny qui réalise les fresques byzantines de l'intérieur de l'église. Les vitraux sont l’œuvre de Louis Balmet.
A la frontière du Ségala et des Monts de Lacaune, la prochaine étape de ce parcours touristique sera Le Fraysse via la D999 (49,4 km), situé dans la plaine Albigeoise. Avoir sur la commune l'église paroissiale Saint-Louis, l'église Saint-Jean de Lacalm, anciennes mines de fer...
Poursuivre en direction de Villefranche-d'Albigeois (57,3 km), Philippe de Montfort créa en 1269 cette ancienne bastide ou ville neuve. La fondation de Villefranche est une retombée indirecte de la croisade des Albigeois (1198-1229). A l'issue de cette période, le Tarn dans cette région est devenu frontière entre ce qui restera jusqu'en 1249 possession de Raymond VII, comte de Toulouse.
Venez visiter l'église Notre-Dame du Bon Secours de Villefranche D'Albigeois datant du XIXème siècle. L'église a été construite en 1896, sur l'édifice précédent datant du XVe. A découvrir sur la commune de Villefranche-d'Albigeois : l'église de la Nativité , dite Notre-Dame-de-Bon-Secours, a été construite en 1896, sur l’édifice précédent qui datait du XVème siècle. Elle abrite des fresques réalisées par Michaël Greschny.
A environ 1,5 km du centre bourg, en direction de Mouzieys-Teulet par la RD74, au fond d’un grand parc, se trouve la maison de maître de Bessoulet. Elle appartenait à l’épouse de Jean Jaurès, descendante de la famille Gisclard de Villefranche d’Albigeois. Jean Jaurès, entouré de sa famille, venait y passer ses vacances.
Passer le bourg de Bellegarde (61,5 km), l'église Saint-Benoît du XIXème se dresse sur la place centrale sur laquelle sont bâties l'ancienne mairie. Elle est bâtie sur l’ancienne chapelle romane, elle-même édifiée sur une construction gallo-romaine. A l’intérieur on peut observer des fresques du XVIIIème siècle sur la voute de la sacristie, glorifiant Saint Pierre habillé en pape et accompagné de deux anges. L’abside a été décorée par Nicolas Greschny.
Sur la commune de Bellegarde, le site de Saint Martin avec son Rocher de la Gleyo gravé et ses nombreuses cupules cultuelles préhistoriques est un témoignage évident de la présence de l’homme en des temps anciens.
Sans oublier, au lieu-dit la Maurinié un atelier et musée a été édifié par Nicolas Greschny. Ce musée-chapelle néoromane est décorée par les fresques de son créateur. D’autres monuments sont également remarquables : l’église Saint Pierre et les ruines de la chapelle Saint Martin.
Retour sur Albi en restant sur la D999 (79 km).