Située sur la rive Sud de l'estuaire la Loire, Saint-Brevin-les-Pins (km 0) sera le point de départ de cette route touristique "de la Côte de Jade" dans la Loire-Atlantique. Selon la légende, l'ancienne cité de Montoise aurait été engloutie, une certitude la ville échappa aux massacres de la Révolution et aux
bombardements allemands dont fut victime Saint-Nazaire.
Aujourd'hui, la station de Saint-Brevin-les-Pins offre aux visiteurs de somptueuses villas du XIXe siècle construites de part et d’autre du territoire de la commune telles : La Duchesse Anne, le Château de la Fouilleuse, le Manoir du Pointeau… Nature et culture sont étroitement liées à Saint-Brevin les Pins. Les étendues du quartier sud de la commune, autrefois désertiques, sont recouvertes d’une magnifique parure sylvestre.
C’est ainsi qu’en 1899 la ville change son nom de Saint-Brevin pour devenir Saint-Brevin-Les-Pins. Pendant cette étape, baladez-vous dans cette forêt dunaire de la Pierre Attelée préservée de 41 hectares, en bord de littoral et ses 8 km de longues plages de sable fin, entre les pins maritimes et chênes verts.
Saint-Brevin-les-Pins a connu à partir du XVIe siècle des problèmes d'ensablement et d'érosion dus aux tempêtes. Son extrémité nord-ouest, en raison de sa position stratégique à l'entrée de la Loire, a été fortifiée par Vauban. La station balnéaire offre un condensé d'histoire au travers de ses châteaux, vestiges et vieilles pierres centenaires ou millénaires.
Sans oublier le musée de la Marine installé à Mindin, dans un fort datant de 1861, il abrite de nombreuses maquettes : de navires, objets de marine, aquarelles, boutique… La pointe de Mindin est un éperon rocheux à l'embouchure de l'estuaire de la Loire. Son nom est d'origine celte, langue dans laquelle il signifie "fortification de pierre". Lieu stratégique, notamment pour le guet du trafic sur le fleuve, Mindin est fortifié par Vauban en 1696.
Prendre la direction de Saint-Michel-Chef-Chef via la D213 (8 km). Dans l'éventualité d'une panne de votre GPS : Si, il vous parvient une délicieuse odeur de biscuit, vous êtes sur la bonne route. Plus l'ombre d'un doute, vous êtes à Saint-Michel-Chef-Chef, capitale de la galette Saint-Michel et autres gourmandises. Véritable étape gourmande sur ce parcours sur la route touristique de la côte de Jade !
Saint-Michel-Chef-Chef faisait partie de la châtellenie, baronnie, puis duché-pairie. La commune s'appelait jadis Saint-Michel-du-Chévecier et dépendait du duché de Retz. Puis le nom a été peu à peu déformé pour devenir Saint-Michel-Chef-Chef. Il est difficile de suivre l’histoire de Saint-Michel au fil des siècles. Les documents restent assez discrets.
De belles découvertes vous attendent sur la commune de Saint-Michel-Chef-Chef. Les pêcheries aux grands filets carrés est un patrimoine incontournable de ses côtes, elles se dévoilent à marée basse. En 1843, Saint-Michel possédait seulement une cinquantaine de maisons groupées autour de l’église et du cimetière.
A découvrir sur la commune : l'église Saint-Michel de style néo-Renaissance de la fin XIXe siècle, nombreuses décorations représentants des fruits de mer, les vestiges du Château de Tharon, le Château de La Cossonnière. Les Moulins à vent de Beaulieu, de la Proutière et de La Sicaudais de 1842.
Continuer vers Tharon-Plage via le boulevard de l'océan (11 km), situé à proximité de Saint-Michel avec ses 4,5 km de plage de sable fin. Dominées par des falaises de schiste et entourées de dunes. Tharon-Plage est l'une des stations balnéaires les plus importantes de la côte de Jade. À l’époque des grandes marées, la mer se retire très loin et c’est alors le paradis des pêcheurs à pied.
Fondée à la fin du XIXe siècle, avec l'installation de chalets sur la plage, elle a connu un essor au début du XXe siècle avec l'arrivée du train. Tharon-Plage possède quelques beaux sites, de magnifiques paysages et autres monuments à découvrir au gré d'une promenade. Les ruines pleines de charme, du château de Tharon offre encore aux yeux des visiteurs, une tour qui rappelle l'importance de la cité autrefois.
Sans oublier la petite chapelle Sainte-Anne permet d'admirer des objets venant tout droit de l'abbaye de Buzay, détruite durant la Révolution. Il est possible d'y découvrir notamment le plus ancien crucifix du pays de Retz, datant du XIVe siècle.
Poursuivre vers la Plaine-sur-Mer via la D96 et le boulevard des nations unies (15 km). Appartenant culturellement et historiquement au duché de Bretagne, la Plaine-sur-Mer devient une paroisse autonome au XVIIIe siècle. A cette époque, se déroule en 1759 la bataille des Cardinaux opposant la flotte de Louis XV aux Anglais au large du littoral du village. Depuis lors, une épave témoigne de cet épisode historique.
Lors d'une promenade sur le sentier littoral, on remarquera par ailleurs une ancre marine datant de cette guerre des Cardinaux, et qui constitue désormais un hommage aux marins disparus en mer. A proximité, sur le site de La Tara, une table d'orientation permet de situer du reste les guerres et les naufrages qui se sont produits au large de la commune. L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de 1845 est le principal élément de patrimoine bâti de la localité.
Les ruines du Moulin de Tillac, du moulin de la Guerche, et du château de la Noë, rappellent l'appartenance des terres aux puissantes familles des ducs de Retz. Au Cormier, vous pourrez admirer les premières villas balnéaires, implantées au début du XXe siècle, dont l'architecture est restée intacte.
Votre découverte de La Plaine-sur-Mer comprend ensuite ses ports. Celui de la Gravette, le principal, et plus modeste mais pittoresque, au fond d'une anse naturelle, le port du Cormier.
La prochaine étape sur la route touristique de la côte de Jade sera Préfailles via la route de de Quirouard (18 km). Située à mi-chemin entre la baie de Bourgneuf et l'estuaire de la Loire, la cité balnéaire de Préfailles profite d'une ouverture exceptionnelle sur l'océan. L'espace muséographique du Sémaphore, également tourné vers le large vous présentera l'histoire maritime et militaire de la pointe Saint-Gildas.
Depuis la terrasse panoramique du Sémaphore, profitez d'une vue imprenable. Plusieurs circuits d'interprétation du patrimoine traversent l'ensemble de la commune de Préfailles et relatent son histoire et l'architecture, et présentent également le bord de mer d'ici, vu par une vingtaine de peintres, ou encore l'histoire militaire de la pointe Saint-Gildas de Vauban à la Seconde Guerre mondiale.
Largement réputée dès la deuxième moitié du XIXe siècle pour les vertus de son eau de source curative et pour les bienfaits de ses bains de mer, Préfailles a su garder au fil du temps une architecture balnéaire typique, aux charmes incontournables. Admirer au détour des rues étroites ou le long de la côte rocheuse de nombreuses villas d’antan, celles que l’on appelle ici "Les Dames de la côte" tant elles font partie de l’histoire de la station.
Prendre la D13 jusqu'à Sainte-Marie-sur-Mer (27 km), dans le centre-ville, on trouve une succession de petites criques de sable entre les plages de Montbeau et des Grandes Vallées. A découvrir : l'église Sainte-Marie, le château de La Mossardière et la statue de la Vierge Marie situé sur la plage des Sablons.
Pour vous rendre à Pornic, la perle de la côte de Jade, prendre le boulevard de Linz (31 km). De nombreuses personnalités ont appréciées les charmes de cette ancienne cité bretonne, à l'instar de Gustave Flaubert, Auguste Renoir, ou encore Julien Gracq. Le patrimoine de Pornic se découvre tranquilement en flanant. Dans le centre-ville médiéval, sillonnez les ruelles et empruntez les escaliers qui se faufilent entre les maisons des pêcheurs.
Ancienne propriété du fameux Gilles de Rais, le château de Pornic date du XIIIe siècle et a été fortement modifié au XIXe siècle. Dans la partie la plus ancienne, il est encore possible d'admirer une tour surmontée de mâchicoulis. le château appartient désormais à la commune. Pornic possède aussi un riche patrimoine de villas balnéaires construites dès la fin du XIXe siècle.
Découvrez également l'important patrimoine religieux de Pornic, à l'instar de l'église du Clion du XIIIe siècle. Elle dévoile un carillon mécanique de la même époque. On peut encore admirer des vestiges de l'abbaye Sainte-Marie de Pornic et son l'église du même nom construite à la fin du XIXe siècle de style néo-gothique. L'église Saint-Gilles date de la même époque, tandis que la chapelle Notre-Dame de Gourmalon a été édifiée au début du XXe siècle.
Ne manquez pas non plus d'aller voir le vieux port au charme particulier et son architecture authentique, avec ses bateaux de pêche et ses voiliers traditionnels, sans oublier le tumulus des Mousseaux, le plus important ensemble mégalithique de la commune de Pornic. Sur le site, on peut découvrir un cairn à trois niveaux constitué de micaschistes recouvrant deux tombeaux.
Poursuivre ce circuit en direction de La Bernerie-en-Retz via la D13 et D97 (38 km). La Bernerie-en-Retz, ancien petit village de pêcheurs, fut à l'origine de la construction des "chattes". Bateaux inspirés des anciens navires vikings, équipés de trois mâts, sans proue ni poupe et à fonds plats, idéal pour le Marais breton au sud. La particularité de ces Bateaux dont la était de pouvoir installer le gouvernail à l'avant ou à l'arrière.
Les étiers sont des grands fossés dans les marais, étant très étroits, lorsque les chattes arrivaient au bout, elles ne pouvaient faire demi-tour. Alors les pêcheurs enlevaient le gouvernail de l'arrière pour l'installer à l'avant et ainsi, repartir dans l'autre sens. Ces bateaux firent la fortune de La Bernerie-en-Retz. Ils assuraient le transport de denrées et de matériaux divers.
Une rue de La Bernerie-en-Retz rappelle cette époque, c'est la rue de la Montée à la Chatte. Cette charmante cité Balnéaire, de La Bernerie-en-Retz dispose d'un patrimoine naturel de qualité dont La Grande plage de sable fin protégée par un cordon de roches plates. L'une des sources ferrugineuses, aujourd'hui disparue, se trouvait au lieu-dit La Beltière.
On peut voir l'autre en se promenant entre la plage Maxence et la plage de la Rinais, elle n'est malheureusement plus en activité. Vers le milieu du XIXe siècle, de riches Nantais firent de la Côte de Jade leur lieu de villégiature. Vous pouvez encore admirer de belle villa. Comme la Villa Sainte-Croix, construite vers 1890 par l'abbé Alexandre Écomard, ou la Villa La Garenne, surplombant les falaises de la Patorie.
Pour finir ce parcours touristique le long de la côte de jade, suivre la direction de Les Moutiers-en-Retz via la D97 (42 km). Flânez au gré de vos envies pour découvrir le caractère singulier des Moutiers-en-Retz. Pays de sel, Moustiers fut un grand port exportateur de sel, avec une écluse régulant les eaux du marais et celles de la mer.
Il faut dire que la mer a d'abord étalé son long manteau sur la terre, avant de se retirer en laissant derrière elle de grandes salines et des marécages qui créent le magnifique paysage du marais de Lyarne. Partez à la découverte du marais salants : visite possible de la saline et observation des oiseaux.
Ce petit village Des Moutiers-en-Retz cache en son cœur un patrimoine historique exceptionnel, qui se découvre au fil de ses ruelles dont son église Saint-Pierre du XIème avec son magnifique retable du XVIIème siècle, la Lanterne des Morts, tout à côté, est une vraie curiosité, dans le mur de l'hôtel de ville se niche un beau puits tandis que la Chapelle de Prigny abrite de véritables chefs-d'œuvre de l'art baroque et une ancre viking.
On appréciera également le port pittoresque Des Moutiers-en-Retz, le port du Collet avec ses activités ostréicoles. Vos flâneries vous mèneront ainsi en bord de mer avec ses maisons de pêcheurs typiques en toile de fond, aux noms évocateurs ou sur le coteau planté de vigne.
Retour sur Saint-Brevin-les-Pins via la D213 (68 km).