Placée sur une légère éminence, comme à Origny-en-Thiérache, l'église fortifiée de Wimy possède aussi, pour façade, une véritable forteresse: donjon carré surmonté d'un toit à deux égouts et flanqué en avant de deux énormes tours de cinq mètres de diamètre, le tout en brique, sauf soubassement en
grès aux tours. L'église possède l'un des plus gros donjons carrés de Thiérache et sans doute l'un des mieux défendus en son temps !
Poursuivre en direction d'Étréaupont, via la D31 (16 km), autrefois rattachés au domaine royal, le bourg et les terres attenantes furent cédés en 877, par Charles le Chauve à l'abbaye Saint-Corneil de Compiègne. Ils passèrent ensuite entre les mains des sires Coucy, puis à ceux du Rozoy, qui en étaient encore les avoués au XIIe siècle, résidant sur place dans un château-fort.
En 1243, Gautier, comte d'Avesnes et de Blois, fut autorisé par l'abbaye de Saint-Denis, contre l'avis des sires de Coucy, à ériger un second château sur une terre appartenant à ces religieux. Il en reste, d'un côté les fossés rectangulaires et de l'autre les vestiges d'une motte féodale plus ancienne. A découvrir l'église Saint-Martin, le kiosque à musique...
Rejoindre Autreppes, en restant sur la D31 (21 km), offrez-vous donc une promenade au milieu des maisons de la fin du XVIIIe siècle jusqu'au début du XIXe siècle. Votre flanerie vous emmenera jusqu'à l'église fortifiée Saint-Hilaire, datée de 1632. L'église saint Hilaire est construite en brique avec un soubassement de grès, à décor de brique vernissée, en forme de croix latine.
Elle est surtout remarquable par son clocher-donjon quadrangulaire percé sur quatre niveaux de meurtrières superposées, flanqué de deux tourelles circulaires, encastré dans la partie occidentale de la nef. Au-dessus du porche, deux petites pièces de 3,50m sur 3m, percées de meurtrières, avec cheminée, permettaient aux habitants de s'y réfugier et de se protéger en cas d'attaque.
Au XVIè siècle, lors des affrontements entre François 1er et Charles Quint, et lors de la Guerre franco-espagnole de 1635 à 1659, les villages de la Thiérache furent constamment ravagés aussi bien par les troupes françaises qu'étrangères. C'est à cette époque que la plupart des villages de Thiérache, comme Autreppes, fortifient leurs églises pour permettre aux habitants de s'y réfugier an cas d'attaque.
Passer l'Erloy, via la D460 (24 km), contrairement à la plupart des églises des villages des environs, l'église Sainte-Eugénie d'Erloy n'est pas fortifiée. La façade et la nef , en grès et en briques , datent de 1687. Le transept et le choeur, en briques, sont de construction plus récentes.
Poursuivre en direction d'Englancourt par la rue d'Erloy (27 km). Dominant la Vallée de l’Oise, Englancourt offre un très beau panorama sur le bocage thiérachien. Commencer par un petit tour autour de l'église Saint-Nicolas et une escapade jusqu'à un beau point de vue ouvert sur la vallée verte de l'Oise.
Englancourt à le privilège de posséder une église fortifiée remarquable, construite en grès et en briques. Cette église Saint-Nicolas offre une singularité par rapport à la plupart des édifices fortifiées de Thiérache : Elle ne comporte pas de clocher et son donjon est en son cœur surmonter d'une important salle de refuge, édifiée en 1580. On y accède derrière l’autel par un escalier très étroit bâti dans l’épaisseur même du mur.
La présence d’une motte féodale de 80 mètres de diamètre atteste les origines médiévales de ce village de la Thiérache du centre. Le château de la Plesnoye, magnifique ouvrage a été reconstruit en 1665 avec une cour d’honneur, corps de logis rectangulaire, 2 tourelles d’angle circulaires et des façades ornées de dessins de briques vernissées.
La rue Lagasse, qui est en fait un hameau rattaché à Englancourt, possède une église construite en 1855 et une ancienne école bâtie en 1853. En 1999, cette dernière a été transformée en gîte rural quatre étoiles.
Traverser Marly-Gomont, via la D774 (28 km), situé au milieu d'une vallée verdoyante sur la rive gauche de l'Oise sur la pente d'une colline. Comme dans beaucoup de villages de ce secteur, la population de Marly pouvait, en cas d'attaque, s'abriter dans son église fortifiée de Thiérache. Église Saint-Rémy de Marly-Gomonta subi de nombreuses modifications au cours de son histoire. A voir : Ruine d'un ancien moulin à eau et l'ancienne chapelle de Gomont.
Continuer vers Flavigny-le-Grand et Beaurain, via la D31 (39 km). L'église Saint-Médard de Beaurain est une église fortifiée, isolée sur une hauteur entre les deux villages de Beaurain et Flavigny-le-Grand qui composent la commune actuelle. L'Eglise actuelle fut construite au milieu du XVIème siècle, quand le premier Duc de Guise modernisa les fortifications médiévales d'un rempart bastionné en briques.
Elle possède un imposant donjon carré en grès et le haut en brique, coiffé d'un toit en ardoise à quatre pans. Deux tours cylindriques sont accolées au donjon à la jointure de la nef. A l'arrière de la nef deux tours identiques flanquent l'extrémité du choeur.
Le hameau de "Hucquigny" avec son moulin à eau représenté par une roue dentée sur l'Oise ainsi que les fermes de "La Bussière" et "Morcourt" existent encore de nos jours sur la rive droite de l'Oise.
La prochaine étape de ce parcours touristique de la Vallée de l'Oise sera la ville de Guise, via la D960 et la rue de Vervins (44 km). Traversée par l'Oise, la ville doit surtout sa renommée à son château fort dont le donjon est baignée par la rivière. Présente dès les débuts du Moyen Âge, Guise bénéficie d'un patrimoine architectural et historique exceptionnel qui témoigne de plusieurs siècles de grandeur.
Guise, verrou sur la vallée de l’Oise, doit à sa situation géographique d’être, du Xe au XXe siècle, une forteresse au cœur des évènements européens, rattachée aux grands du royaume. Les célèbres Ducs de Guise feront succéder au XVIe siècle une des plus grandes places fortes bastionnées du nord de l’Europe.
La richesse patrimoniale de Guise mérite le détour…Le château fort de Guise du Xe siècle, remanié au XVIe siècle par Vauban, est l'un des sites touristique de la ville. Aujourd'hui en ruines, il présente encore un donjon, une enceinte fortifiée, des portes, ou encore les premiers niveaux du Gouvernement, de la prison ou encore de l'arsenal.
Du XVIe au XXè siècle, l'histoire de Guise se déroule sous nos yeux. De la plus ancienne maison datée de 1587 à l'angle de la rue de la Poterne, en passant par les maisons du XVIIIe, hautes et étroites de la rue Camille Desmoulins, les immeubles de style classique de la Place d'Armes, les demeures bourgeoises du début du siècle des boulevards extérieurs, la rénovation en style "bauhaus" d'une partie de l'Hôtel des Condé.
Dans la ville de Guise, d'autres sites classés aux Monuments Historiques se présentent aux regards, comme l'église Saint-Pierre et Saint-Paul avec ses vitraux "Arts déco", l'hôtel Warnet, ou encore la maison située au 18 rue de la Citadelle. Enfant du pays, Camille Desmoulins possède également sa statue honorifique.
La ville de Guise, vous propose un voyage en utopie : le Familistère ! Jean-Baptiste André Godin (1817-1888), créateur de la manufacture des fameux poêles et génial industriel, fut aussi un expérimentateur social de tout premier plan. Pour faire la preuve pratique des bienfaits de la société harmonieuse imaginée par le philosophe Charles Fourier, il bâtit à partir de 1859 le Familistère ou « Palais social », un site unique au monde, une utopie réalisée.
Le temps d’une journée, laissez-vous guider dans la réalité et les idéaux du Palais social avant de parcourir librement les multiples chemins qui le traversent. Puis, prendre la direction de Puisieux-et-Clanlieu, via les D946 et D37 (51 km). A découvrir le château de Puisieux-et-Clanlieu : propriété privée ouverte au public. L'église Sainte-Eugénie de Puisieux-et-Clanlieu mérite aussi votre attention.
L'itinéraire touristique passera par Sains-Richaumont, via la D37 (55 km). L'église Saint-Martin de Sains-Richaumont, à Sains est une église romane du XIIe siècle bâtie en 1161 par René de Guise. L'église Saint-Martin de Sains-Richaumont fut agrandie en 1884. Le local des pompiers est un ancien temple protestant, construit en 1842.
Poursuivre en direction de l'ancienne cité médiéval de Vervins, via la D29 et D960 (70 km). Lors de l'accord de la "charte de Vervins" par Raoul de Coucy en 1163 aux Vervinois, une palissade en bois et un fossé sont bâtis pour délimiter la ville. Cette construction provisoire laisse rapidement place à
une fortification maçonnée de vingt-deux tours et de trois portes vers la fin du XIIe siècle et le début du XIIIe siècle.
Il reste actuellement dix tours sur les vingt-deux par rapport à l'enceinte médiévale et les trois portes ont disparu. La dernière, la Porte de Marle, tombée en ruine en 1802, est englobée dans les remparts entre 1840 et 1842. Des toits pentus de Vervins et de l'enceinte fortifiée émergent trois monuments symboliques : le haut clocher de l'église, le beffroi de l'Hôtel de Ville et les tourelles du Château-Neuf.
La grosse tour porche de l'église Notre-Dame de Vervins rappelle l'opulence de la vieille cité. Le beffroi, que Vervins fut espace de liberté écrite dans une Loi dès le XIIè siècle et le Château-Neuf, la paix qui y fut signée en 1598, après la difficile période des guerres de religion et des premières guerres européennes.
Sur la place de l'Hôtel de Ville, vous êtes au cœur de cette histoire de Vervins : sur l'ancienne Place d'Armes, juste à côté du Château des Coucy-Vervins où s'est installée la Sous-Préfecture. Une place colorée par les pavés, la brique et l'ardoise des vieilles maisons qui l'entourent. Au bout de la très courte rue du Traité de Paix, l'église Notre-Dame, massive et écrasante.
Vervins est aussi un point de départ d'un circuit-découverte des églises fortifiées de Thiérache. Le musée de la Thiérache permet aussi de découvrir l'histoire de Vervins et de sa région à travers une exposition permanente.
La dernière étape de votre escapade touristique sera Origny-en-Thiérache, via la D963 (83 km). Pendant des siècles, Origny a été l'un des grands centres de la vannerie française. Au début du xxe siècle, presque toute la population aurinienne et celle des alentours travaillaient l'osier récolté dans les "saussois" de la vallée du Thon.
Sur la route des invasions, la cité d'Origny-en-Thiérache a été maintes fois ravagée. Pour se protéger, ses habitants ont édifié une église fortifiée Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte. La façade de l'église d'Origny offre l'aspect d'une forteresse imposante élevée sur une légère éminence.
C'est un donjon rectangulaire en pierre, avec des restaurations en briques, accompagné en avant de deux tours également en briques dont le soubassement en grès ne mesure pas moins de cinq mètres de diamètre au ras du sol, et surmonté d'un toit pointu à quatre pans.
Retour sur Hirson par la D963 (90 km).