Entre Valence et Grenoble, Saint-Nazaire-en-Royans (km 0) ancienne cité fortifiée sera le départ de votre parcours touristique. Située entre plateau du Vercors et vallée du Rhône, collines boisées des Préalpes du Dauphiné et riches plaines agricoles, la commune de Saint-Nazaire-en-Royans s'est développée sur un site habité dès la Préhistoire. Avec un passé médiéval représenté notamment par ses ruelles étroites et ses vieilles maisons qui forme comme un amphithéâtre des rives de la Bourne, il fait partie des nombreux villages pittoresques de la région.
Votre visite de Saint-Nazaire-en-Royans peut continuer jusqu'aux vestiges de la tour Delphinale du XIIe siècle (Bas Moyen-Age), à vocation défensive, qui fut démantelée à la sortie des guerres de Religion. Jalonné de bâtisses médiévales, les amateurs de vieilles pierres s'attarderont certainement devant l'église du XIIIe siècle qui dispose d'un chœur de style gothique tout en ayant conservé un beffroi roman. La promenade peut se prolonger en contrebas, sur les rives de la Bourne. Le caractère pittoresque de cette cité et son environnement naturel participent à son charme et à son attrait pour les amateurs de tourisme vert.
L'aqueduc enjambant le canal de la Bourne est également l'une des attractions phares de Saint-Nazaire-en-Royans. Construit à la fin du XIXe siècle, il se compose de 17 arches et fait 35 mètres de hauteur et 235 mètres de longueur. Empruntez l'ascenseur extérieur panoramique et accédez à un déambulatoire situé juste au-dessus de l'eau. De là, vous aurez une vue magnifique sur le bourg et le Vercors. Sous son impressionnant aqueduc, au pied du mont Vanille qui se reflète dans les eaux sombres de la Bourne, Saint-Nazaire-en-Royans offre un charme particulier. En toile de fond, les falaises calcaires de Presles et de la Grande-Cournouse ajoutent une touche grandiose au paysage.
Vous pouvez prolonger la visite par une croisière en bateau à aubes sur l'Isère et la découverte des fontaines pétrifiantes de la Saône. Avant le départ de Saint-Nazaire-en-Royans, Tout près de là, profitez-en pour visiter la grotte de Thaïs. La grotte de Thaïs vous permettra de faire un bond dans le passé, jusqu'à la Préhistoire. Dotée d'étonnants reliefs aux couleurs rouges et noires, elle conserve encore des vestiges permettant d'en savoir plus sur l'homme de Cro-Magnon. La grotte de Thaïs recèle les traces de l'installation des hommes, il y a plus de 10 000 ans.
Les guides vous feront revivre le quotidien des groupes de chasseurs qui s’étaient installés dans la grotte avec : taille de silex, allumage du feu, … pour la plus grande joie des petits comme des grands. Parmi les découvertes au sein de la grotte, le guide vous parlera de l’os coché, un os gravé pouvant être considéré comme un des premiers calendriers lunaires.
Rejoignez Pont-en-Royans (11 km) par la D 531, arrêtez-vous pour admirer les maisons suspendues au-dessus de la Bourne. Un ensemble insolite et particulièrement photogénique que l'on peut admirer depuis le pont Picard et les berges de la rivière. Propice à la flânerie, la promenade au bord de l'eau est en outre agrémentée de tables de pique-nique et d'une cascade pour la baignade. Pont-en-Royans commune du Parc Naturel Régional du Vercors, présente un charme pittoresque. En vous baladant dans les ruelles de Pont-en-Royans vous pourrez découvrir de très beaux bâtiments médiévaux du XVIe siècle, dont de très belles maisons colorées suspendues à flanc de vallée.
A l'origine pont étroit jeté entre deux rochers permettant l'accès aux plateaux du massif du Vercors et de traverser la Bourne, le village de Pont-en-Royans s'est développé au fil des siècles, s'élargissant notamment dans le courant du XIXe. Le village dévoile un riche patrimoine témoignant d'un passé important. De cette période il subsiste encore de nombreux bâtiment, dont certaines habitations médiévales troglodytes. Ne manquez pas les vestiges de l'ancien château fort du Pont du XIIIe siècle, encore visibles.
La visite du village médiéval, à travers le dédale de ses ruelles, peut agréablement se compléter par la montée pédestre à l'ancienne tour féodale des "Trois Châteaux" d'où l'on bénéficie d'un large panorama. Vous pourrez également découvrir lors de randonnées le cirque de Choranche, la cascade du Gournier ou encore les gorges de la Bourne. Sa route à encorbellement taillée dans la roche a été sécurisée à la fin des années 2000.
Il faut s'enfoncer dans les gorges de la Bourne pour rejoindre notre étape suivante, en prenant la direction de Choranche (16 km), via la grande rue. La route des gorges de la Bourne entre Pont-en-Royans et Villard-de-Lans est une route à encorbellement taillée dans la roche et classée 3 étoiles dans le guide Michelin. Choranche, charmant petit village est un petit paradis naturel, il séduit principalement ses visiteurs par ses paysages et ses différents chemins de randonnée permettant d'apprécier la faune et la flore locales.
En son sein, on découvre une architecture assez typique de cette partie de l'Isère avec de nombreux monuments en pierre et autres maisons de montagne. L'église de Choranche, tout en vieilles pierres, ne manque pas d'intérêt et peut être découverte le temps d'une balade dans les ruelles du village. Mais c'est surtout pour ses grottes que le village est connu. Une partie de leurs galeries est ouverte au public afin d'admirer l'intérieur.
En plein dans le massif du Vercors, les grottes de Choranche (22 km), via la D531, sont un site touristique très apprécié et difficile à manquer. Découvertes à la fin du XIXe siècle, elles sont également appelées les grottes de Coufin-Chevaline du nom des découvreurs. Elles prennent place dans le Parc Naturel Régional du Vercors et leur entrée, située au pied des falaises de Presles, forme un cirque naturel. Le site fait partie des plus belles grottes de France, dévoilant notamment une rivière souterraine, des salles de plus de trente mètres de diamètre, des stalactites fistuleuses et des batraciens rescapés de l'époque des dinosaures. Un spectacle de son et lumière y est également installé.
A proximité de la grotte touristique de Choranche, se trouve la grotte et lac de Gournier. Le porche de la grotte de Gournier s'ouvre à 572 m d'altitude au pied des falaises de Presles Le porche est occupé par un lac qui constitue une des exsurgences du massif des Coulmes et la rivière souterraine qu'abrite la grotte est considérée parmi les spéléologues comme l'une des plus belles des Alpes. La rivière n'est cependant pas accessible au commun des mortels.
L'accès à la grotte de Choranche est fléché depuis Pont-en-Royans. Depuis le parking, un sentier mène à l'entrée de la grotte de Choranche (payante), puis à la grotte de Gournier (gratuite). Il est temps de monter sur le plateau du Vercors et de rejoindre les petits villages blottis dans les Combes verdoyantes.
Restez sur la D531, pour poursuivre en direction de Villard-de-Lans par les gorges de la Bourne, puis sur votre droite suivez la D 103 jusqu'à Saint-Julien-en-Vercors (39 km) situé au nord du plateau du Vercors, entre les Grands Goulets et les gorges de la Bourne. A l’est, au-dessus du village, les prés s’élèvent en pente douce jusqu’à l’orée de la forêt, hêtres et sapins mêlés, surplombés par la falaise. Le regard bute sur la barrière montagneuse, qui semble veiller sur le village, comme pour le protéger, lui assurer quiétude et paix tout au long des saisons.
Au sud, le regard se perd au loin dans le vallon jusqu'aux montagnes bleutées par-delà le Col du Rousset. A l’ouest, la « gorge » plonge entre deux falaises abruptes, comme un appel vers le grand large. Au Nord, le val de Rencurel déploie ses verts contrastés jusqu ‘au Col de Romeyère. Saint-Julien-en-Vercors fut, durant la Seconde Guerre mondiale, le cadre d'une des premières attaques allemandes contre le maquis du Vercors. La ferme dite Peyronnet, située dans le hameau de la Matrassière, abritait depuis janvier 1944 le siège d'état major du maquis.
De petits chemins s’étirent au long des pâturages, en prolongement des fermes et des habitations. Bordés de frênes et de noisetiers, de lauzes et de murets de pierre sèche qui vous parlent du passé, du temps où pierres et lauzes plates étaient récupérées après les labours pour délimiter chemins, propriétés, enclos. Qui sait, flânant ainsi par les chemins et les sous-bois, peut-être aurez-vous senti frémir, au fil des pas, un peu de l’âme de ce pays ?
Continuer vers Saint-Martin-en-Vercors (43 km). Petite bourgade de près de 440 âmes, le village est situé dans le Parc Naturel Régional du Vercors. Des fouilles archéologiques ont attesté de la présence humaine depuis la Préhistoire. Des chasseurs y traquaient à l'époque les marmottes pour se réchauffer de leur fourrure. Découvrez la nature dans ce qu'elle a de plus beau et de plus pur. La réserve naturelle des hauts plateaux du Vercors est à couper le souffle avec des paysages à couper le souffle.
Durant la Seconde Guerre mondiale, le village abrita le maquis du Vercors ainsi qu'un hôpital qui soignait les résistants.
Prolongez jusqu'à La Chapelle-en-Vercors, via les D103 et D518 (52 km). La Chapelle-en-Vercors est un village botanique : des massifs de vivaces des montagnes sont implantés sur le village et des fiches sont accessibles à la consultation des promeneurs, à la Mairie, et à l'Office de Tourisme. Sur ce lieu de Résistance, se visite la cour des Fusillés, site de mémoire des événement du 25 juillet 1944, au cours desquels furent fusillés seize jeunes gens par les soldats allemands.
Dans ce massif calcaire aux nombreuses cavités, il est possible de découvrir la grotte de La Draye Blanche au cours d'une visite guidée. Au centre-même du massif, La Chapelle-en-Vercors et le terroir original du Vercors. En ralliant sous sa bannière les communes des Quatre-Montagnes et de Vassieux, au tournant du siècle dernier, le Vercors s'est constitué une identité touristique et culturelle.
Passer Saint-Agnan-en-Vercors, (57 km). L'histoire de la commune a été marquée par le drame du 27 juillet 1944, quand fut cerné l'hôpital du maquis du Vercors, installé au niveau du porche de la grotte de la Luire, après l'attaque de l'armée allemande contre ce bastion de la Résistance. Une partie des blessés et de l'équipe soignante furent fusillées, d'autres déportées.
La commune offre divers témoignages d’un riche passé historique. L'église romane de Saint-Agnan-en-Vercors a été bâtie à la fin du XIIe siècle, vous pouvez aussi découvrir le château de la Tour, la chapelle Saint-Régis, la chapelle Notre-Dame-de-la Palette, les ruines du château médiéval (sous la chapelle Saint-Alexis). En 1780, la chapelle Saint-Alexis très vétuste, est relevée sur ses anciennes fondations.
Véritable paradis pour les randonneurs, Saint-Agnan-en-Vercors offrent de nombreuses opportunités également pour aborder les trésors que recèle la réserve naturelle des hauts-plateaux du Vercors. Une des balades les plus accessibles consiste à partir à la découverte de la chapelle de Rousset, isolée dans la forêt de buis.
La grotte de la Luire (62 km) sera votre prochaine étape de cette route touristique dans la Drôme. La grotte de la Luire est considérée comme la "plus grande remontée d'eau de la planète". Ce site unique en terme d'hydrologie est un spectacle en soi, mais sa découverte nécessite une bonne forme physique (encadrement assuré par un moniteur de spéléologie). L'entrée de la grotte est un porche naturel monumental, connu de longue date.
Durant la Seconde Guerre mondiale, le vaste porche d'entrée de la grotte de la Luire abrite pendant quelques jours un hôpital de la Résistance. Le 27 juillet 1944, ce site est le théâtre d'une sanglante attaque lors d'un raid allemand contre le maquis du Vercors. Cette attaque se solde par le massacre de 35 maquisards blessés, des médecins, du prêtre jésuite Yves de Montcheuil, ainsi que par l'arrestation et la déportation du personnel soignant féminin.
Dans un registre différent, la plaine karstique de Darbounouse est un site géologique étonnant qui vaut aussi le coup d'œil au terme d'une randonnée cependant exigeante. Il est temps de filer vers Vassieux-en-Vercors, perché a 1 000 m d'altitude, via la D518 et D76 (78 km), en passant par le Col de Saint-Alexis.
Vassieux-en-Vercors s'est développé sur un éperon calcaire dominant une plaine en forme de plateau, jalonnée de grottes et bordée de versants rocheux. En 1970, un atelier de taille de silex est découvert dans la forêt de Vassieux-en-Vercors. Pourtant abandonné par les hommes préhistoriques il y a près de 4 500 ans, l'atelier est resté intact.
C'est sur ce site historique que le musée de la Préhistoire est créé. Les fouilles archéologiques ont permis de retrouver des ossements, des outils et des minéraux que vous pourrez découvrir à travers une visite ludique et interactive. Vassieux aurait été fondé par des bergers provençaux bien avant le Moyen-Âge. Toutefois, les premières apparitions humaines remontent bien au-delà, il y a 120 000 ans.
Sur le plan du patrimoine, une découverte de Vassieux-en-Vercors peut débuter par la visite de l'église Notre-Dame de l'Assomption, comme le village dans sa quasi totalité, l'ancien édifice avait été détruit en juillet 1944. Le style est d'inspiration néo-romane et l'on observe surtout que pour symboliser le sacrifice de la commune, les pierres et les ouvertures de l'église évoquent une croix de Lorraine au-dessus de la Vierge.
Il est ensuite logique, dans cette localité au si douloureux passé, de consacrer quelque temps aux sites relatifs au "devoir de mémoire". Vassieux-en-Vercors est au cœur d'un passé historique fort. Ce petit bourg montagnard de la Drôme et ses environs a été le théâtre d'affrontements entre les résistants et l'armée allemande lors de la Seconde Guerre mondiale. Pour retracer cette histoire, à la fois héroïque et tragique, rendez-vous au musée départemental de la Résistance en Vercors se trouvant rue Fourna.
Construit en bordure de falaise, il offre une vue imprenable sur le massif du Vercors et le champ de bataille. Il est également le point de départ d'un parcours pour découvrir les lieux où se sont déroulés les combats. Autre site dédié à la mémoire des combattants, la nécropole de la Résistance de Vassieux-en-Vercors située à l'entrée du village.
Quittez ce village martyr pour les grottes du Brudour et son lac souterrain via la D76 (90 km). Un très agréable sentier mène à cette cavité, résurgence des eaux tombées dans les parages. Le Brudour lui-même ne tarde pas à s'engloutir, dans de nombreux "scialets". Il réapparaît définitivement, sous le nom de Cholet, au fond du cirque de Combe Laval. La galerie de gauche peut être parcourue avec une lampe jusqu'à une 3e salle qui comporte un petit lac (1/2 h AR).
Retour sur Saint-Nazaire-en-Royans, via la D76 et D209 (118 km).