L'ancien beffroi, plus élevé que l'actuel, surmontait un corps de garde que le roi décida, en 1788, de rebâtir. La ville reçut alors l'autorisation de reconstruire un beffroi, dont la hauteur fut limitée en raison de l'état des finances communales. La façade du corps de garde, datée de 1789, porte une sorte de cadran solaire.
Impossible de passer à côté de l'hôtel de ville de la fin du XVIIIe siècle, du château de l'Hermitage, de l'ancien couvent des Soeurs grises du XVIe siècle, la porte Vautourneux du début du XVIIIe siècle, des fortifications des XVIe et XVIIe siècles remaniées par Vauban, de l'ancien relais de poste ou encore du joli kiosque de Condé-sur-l'Escaut.
Condé-sur-l'Escaut présente un charme tout particulier sur cette route touristique, mis en valeur par un bel entretien des monuments, ainsi que par des visites guidées permettant d'en savoir un peu plus sur cette cité.
Prendre la direction de Le Quesnoy (27,8 km) via la D935, une ville fortifiée chargée d'histoire, sur les traces de Vauban et des Néo-Zélandais. Ville fortifiée, Le Quesnoy se situe à l'intérieur du Parc Naturel Régional de l'Avesnois. Devenue française au cours du XVIIe siècle, la ville du Quesnoy dévoile un beau patrimoine architectural et culturel.
En se promenant dans les rues du Quesnoy, les visiteurs découvrent un ensemble de monuments remarquables, comme le beffroi de l'hôtel de ville et son carillon de 48 cloches. Construit pour la première fois en 1583, le beffroi a depuis, subit de nombreuses destructions. Le Beffroi est une grosse tour carrée, trapue, massive, renflée dans sa partie supérieure, dominant le reste des demeures.
Dans sa partie centrale se trouvait une salle réservée aux gardes, au sommet se tenaient les cloches qui sonnaient le lever du soleil, l'ouverture et la fermeture du travail, et le couvre feu. Au dernier étage du Beffroi se trouvait la loge du guetteur, chargé de signaler soit l'approche d'un ennemi, ou les incendies. C'est aussi depuis cet édifice que se faisaient les proclamations à la population.
Cité particulièrement touristique, les remparts du Quesnoy, intacts, ont été édifiés à l'époque espagnole, avant d'être modifiés par le célèbre Vauban. On peut toujours admirer aujourd'hui les tours qui encerclent la ville depuis le XVIIe siècle ainsi que de nombreux autres monuments. Le patrimoine est tellement important à Le Quesnoy, qu'on ne sait par où commencer.
Après avoir profité des richesses architecturales, culturelles et naturelles du Quesnoy poursuivre vers Pont-sur-Sambre (50,3 km) via la D961. Les visiteurs qui traversent le village de Pont sur Sambre sont souvent intrigués par un édifice en pierres et en briques qui se dresse en bordure de la place. Il s'agit du beffroi de Pont-sur-Sambre.
Symbole de Pont-sur-Sambre, ce bâtiment de 4 mètres de côté et de 18 mètres de haut reste une énigme pour les pontois. Construite probablement au XVIIe siècle, époque tragique pour toute cette région, on pense qu'elle servait au guet. En effet, du haut de cette tour, le guetteur donnait l'alarme dès qu'une bande armée était signalée.
Ce petit beffroi de Pont-sur-Sambre se trouve au milieu de la Grand Rue qui n’est autre que la chaussée romaine de Bavay à Reims. Il commande les deux accès de cette route, de même que le chemin de Quartes. Il abrite une cloche datée de 1660 qui provient du collège des oratoriens de Thuin en Belgique.
La tour forme un carré dont chaque arête mesure 4 mètres. Elle est faite de briques et d’un chaînage de pierres blanches aux angles. Elle est couverte d’un toit à 4 pents en ardoises. Elle renferme une horloge, une cloche et un cachot et servait également autrefois de chambre de justice.
A voir aussi à Pont-sur-Sambre : l'église dont l'existence est mentionnée depuis 1125 dédiée à Notre-Dame de Quartes, les chapelles, l'ancienne brasserie, lieu de naissance du peintre Félix Del Marle (1889-1952).
Continuer vers Le Cateau-Cambrésis (83,6 km) via la D932 situé entre les grandes cultures du plateau cambrésien et l'amorce des bocages de l'Avesnois dans la vallée de la Selle, rivière pittoresque de 45 kilomètres. Le Cateau est une ville surprenante qui mérite le détour sur ce parcours.
Cité natale de Matisse, Le Cateau doit son origine à la réunion, autour de l'an Mil, de deux villages : Vendelgies et Péronne. Elle est plusieurs fois détruite pendant le Moyen âge et pendant les XVIe et XVIIe siècles (rivalités franco-espagnole). Elle est célèbre par les traités signés en 1559, qui
mettent fin aux guerres d'Italie et qui tentent d'instaurer un nouvel ordre européen.
D’où que vous veniez, vous ne pouvez manquer les deux clochers celui du beffroi de l’Hôtel de Ville et celui de l’Abbatiale qui font tout le charme de cette ville millénaire. De son passé ecclésiastique, artistique et culturel, Cateau-Cambrésis a hérité d’un patrimoine d’une grande richesse qu’elle a réussi à préserver et mettre en valeur pour le bonheur des visiteurs dont le Beffroi du Cateau-Cambrésis.
Le beffroi de Le Cateau-Cambrésis, de style renaissance, est édifié en 1705, il rappelle certains des caractères de l'architecture flamande. Le beffroi comporte quatre étages qui se superposent en ordre avec : l'ordre toscan au rez-de-chaussée, puis les ordres dorique, corinthien et composite. Certains de ses éléments sont typiques de l'architecture flamande, comme le triangle faîtier du pignon dit "à pas de moineau".
La flèche du beffroi est composée d'un campanile ainsi que de quatre petits clochetons. Le carillon quant à lui est installé en 1716 et rythme toujours la vie de Cateau-Cambrésis. Véritable joyau architectural de l'art baroque, l'église Saint-Martin (ancienne abbatiale bénédictine), édifiée à partir de 1634 est aussi remarquable par l'exubérance des sculptures de Jaspard Marsy.
Le Cateau est également connue pour son musée consacré au peintre Henri Matisse, natif de la ville, créé en 1952 par le peintre lui-même et installé aujourd'hui dans l'ancien palais Fénelon. Le palais Fénelon est l'ancienne résidence secondaire des archevêques de Cambrai, seigneurs du Cateau. Le bâtiment actuel, entre cour et jardin, date de la fin du XVIIe siècle.
A voir sur la commune de Cateau-Cambrésis : la brasserie historique de l'Abbaye (ancienne brasserie Lefebvre-Scalabrino), la chapelle du Bon Dieu, vestige de l'église Notre Dame disparue aujourd'hui, les vestiges des remparts, détruits au début du XVIIe siècle, dont une partie a été reconstruite. Les souterrains : un réseau de caves et de boves existe dans le centre-ville où voisinent des architectures de briques et de pierre blanche.
Fin de cette première étape de cette Route touristique "des beffrois du Nord".
Poursuivez ce parcours touristique en suivant : itinéraire du circuit 2 de la route touristique "des beffrois du Nord".