Route sur les pas de la guerre de Vendée - Circuit 5 (Vendée)

Votre itinéraire et visites sur le Circuit 5 de la Route touristique "sur les pas de la guerre de Vendée"

De La Roche-sur-Yon (km 0)continuer vers Les Sables-d'Olonne via la D160 (39 km). Située sur la côte de Lumière, Les Sables d'Olonne, une histoire aux racines lointaines, quand la pierre épouse la mer. Destination réputée, Les Sables d'Olonne, vous invitent à un retour vers le passé, prenez le temps de flâner dans les quartiers aux rues étroites et typiques,  visitez les monuments historiques comme l'Eglise Notre-Dame d'Olonne et l'Eglise Notre-Dame de Bon Port.

La première bataille des Sables-d'Olonne se déroule le Fin mars 1793, toutes les localités côtières du Marais breton tombent aux mains des insurgés vendéens : PornicBourgneuf-en-RetzBouinBeauvoir-sur-Mer et Saint-Gilles-sur-Vie, dont les gardes nationaux trouvent refuge aux Sables-d'Olonne. L'important port des Sables-d'Olonne est alors le nouvel objectif des insurgés de la Basse-Vendée

La 19 mars, une première alerte a lieu à La Gachère. Le 21 mars, les republicains font une sortie sur le passage Grève contre un premier groupes de révoltés, qui sont rapidement mis en fuiteDans la nuit du 23 au 24 mars, un cavalier nommé Jean Arnaud, âgé de 19 ans et originaire d'Aizenay, est envoyé par les insurgés pour remettre une sommation de rendre la ville. Mais les bleus jettent l'émissaire en prison et n'adressent aucune réponse.

Le 24 mars, les Vendéens marchent sur Les Sables-d'Olonne et prennent position à 10 heures du matin à Pierre-Levée, sur la route de Nantes, à quatre kilomètres de la ville. Les bleus se portent alors hors des Sables et la rencontre se produit au lieu-dit La VénérieLe combat s'engage, pour finir par une victoire des Républicains. Après leur victoire, Gaudin et Foucault adressent une proclamation aux insurgés.

La deuxième bataille des Sables-d'Olonne se déroule le Le , le chef vendéen Jean-Baptiste Joly rassemble ses troupes pour lancer une nouvelle attaque sur Les Sables-d'Olonne. Mais découragés par la défaite du 24 mars, les paysans sont moins nombreux à l'appel du tocsin. Les forces de Du Chaffault font notamment défaut.

Sables d olonne le chateau saint clair dans le quartier de la chaume routes touristiques de vendee du tourisme du pays de la loireLe 28 mars, les Vendéens se mettent en marche et avancent sur Les Sables-d'Olonne divisés en deux colonnes : l'une sur la route de Nantes, l'autre sur la route d'Olonne-sur-Mer. Les insurgés brandissent un drapeau blanc avec l'inscription « Vaincre ou mourir ».

Les fantassins vendéens prennent position dans les chemins creux qui entourent la ville, principalement dans l'allée des Soupirs. Du côté des républicains, Gaudin fait positionner 600 hommes à La Chaume. Deux navires prennent également position pour tenter d'appuyer les fantassins avec leur canons : une patache mouillant au fond du port et une corvette près de la porte Saint-JeanLa bataille bascule en faveur des républicains.

Les autorités républicaines organisent la répression en établissant dès le  une commission militaire chargée de juger les insurgés faits prisonniers. La guillotine, prêtée par la ville de Fontenay-le-Comte, est dressée sur les dunes, entre la jetée et le remblai. Les premières exécutions ont lieu le 6 avril, où 12 insurgés, âgés de 18 à 29 ans, « pris les armes à la main », sont guillotinés.

Parmi les condamnés, figure Jean Arnaud, âgé de 19 ans et originaire d'Aizenay, l'émissaire envoyé par les insurgés pour demander la reddition des Sables avant l'attaque du 24 mars. Le 19 avril, douze autres exécutions ont lieu. La commission est active jusqu'au 13 avril 1794, elle juge au total 479 personnes et prononce 127 condamnations à mort, 6 à la déportation, 20 aux fers, 12 à la détention provisoire, 124 envois devant le tribunal criminel et 189 mises en liberté. 30 femmes sont également jugées et une vingtaine guillotinées le .

Dans l’église Notre-Dame-de-Bon-Port des Sables-d’Olonne, se trouve un grand martyrologe rassemblant les noms des prisonniers vendéens guillotinés ou fusillés dans cette ville en 1793, mais aussi de tous ceux qui sont morts en captivité sous la Terreur.

Dans le quartier d'Olonne, le mobilier de l’église Sainte-Marie d’Olonne fut utilisé comme bois de chauffe par les troupes stationnées au camp de Pierre Levée lors des guerres de Vendée. Marquée par l’épisode révolutionnaire, sa flèche et son toit avaient, selon les mémoires de l’armateur sablais Collinet, brulé en 1797 après avoir été frappés par la foudre.

Le Château de Pierre-Levée fut le siège d’un camp où logèrent une partie des troupes chargées de la défense du port des Sables lors des guerres de Vendée. Chaque été une scénographie bénévole se tient dans les jardins du château. Elle retrace l’histoire du Pays des Olonnes depuis la préhistoire.

Quitter La station balnéaire des Sables d'Olonne pour l'Île de Noirmoutier, via la D38 (117 km). L'île de Noirmoutier bénéficie de paysage alternant plages de sable, dunes, criques, bois de pins et de chênes verts, et marais salants. Noirmoutier-en-l'Île, la capitale de l'île, séduit aujourd'hui les visiteurs par ses ruelles bordées de jolies maisons blanches, son port, son église du XIIe siècle et son château médiéval abritant un musée sur l'histoire de l'île.

Normoutier passage du gois routes touristiques de vendee du tourisme du pays de la loireAutant d'attraits à découvrir au fil de votre escapade, toutefois, l'Île de Noirmoutier fût le théatre de triste événement lors de la guerre de Vendée. L'île de Noirmoutier changea quatre fois de mains au cours de l'année 1793. Trois Batailles ont eu lieu à Noirmoutier : le 29 septembre 1793, le 12 octobre 1793 et celle du 2 et 3 janvier 1794.

La première bataille de Noirmoutier se déroule le le 29 septembre 1793. Les Vendéens tentent de s'emparer de l'île de Noirmoutier, cependant la surprise échoue et l'attaque est repoussée.

Séparé de l'armée d'Anjou et du Haut-Poitou, François-Athanase de Charette a regagné son territoire du Bas-Poitou et du Pays de Retz. En septembre, des habitants de Barbâtre, un des bourgs de l'Île de Noirmoutier, viennent le joindre pour lui proposer d'attaquer l'île.

Depuis longtemps Charette voulait s'emparer de l'Île de Noirmoutier. Les habitants de l'île étaient majoritairement favorables aux Vendéens et ce poste permettrait de tenir un coin de la côte propice à communiquer avec la Grande-Bretagne, voire à accueillir des troupes anglaises et émigrées.

Pour faciliter l'attaque, les habitants de Barbâtre lui proposent de s'emparer de la batterie qui couvre le passage du Gois, seul accès permettant de gagner l'île à pied par marée basse Charette accepte et le 29 septembre au soir, il se présente devant l'île, avec 2 000 hommes. Cependant, le complot est dénoncé au commandant Wieland par le laboureur Ganachaud.

Wieland fait alors battre la générale et organise la défense de la ville. À quatre heures du matin, les insurgés de Barbâtre se portent sur la batterie d'artillerie du Gois et de la Fosse, ils capturent et désarment les quelques soldats présents, s'emparent des quatre principaux postes, enclouent cinq canons, puis ils se portent à l'entrée du passage du Gois afin d'accueillir les troupes de Charette.

Mais l'alerte est donnée, les Républicains courent sur les batteries, parviennent à déclouer quelques canons, et ouvrent le feu sur les Vendéens. Ces derniers sont alors à hauteur de la pierre Belise ou à la mi-chemin du passage. Mais craignant d'être surpris par la marée s'ils s'éternisent trop sur le passage, les Vendéens font demi-tour peu avant l'aube, poursuivis par un petit navire qui les canonne à distance.

Repoussés, les assaillants Vendéens regagnent Bouin.

La deuxième bataille de Noirmoutier se déroule l, cette fois, les Vendéens s'emparent de l'île de NoirmoutierLe passage du Gois était le seul endroit où l'accès à l'Île de Noirmoutier était possible à pied, mais seulement à marée basse. Le 12 octobre, à 1 heure du matin, Charette et ses hommes commencèrent la traversée du passage en entrant par le lieu-dit l'Arche-de-l'Église à Beauvoir-sur-Mer.

Mais soudainement, après quelques minutes de marche, les Vendéens s'aperçurent avec angoisse que la marée remontait derrière eux et qu'un retour en arrière n'était plus possible. Cette manœuvre avait été volontairement calculée par Charette qui ne voulait pas que la déroute de septembre se reproduise. Il déclara à ses hommes que désormais il n'y avait pas d'autres issues que la victoire ou la mort.

N'ayant plus d'autres issues, les Vendéens passèrent à l'attaque et s'emparèrent par surprise de la batterie de la Maison rouge, située au nord de Barbâtre, qui gardait le passage du Gois. Les habitants de Barbâtre se joignirent alors aux soldats vendéens. Ceux-ci remontèrent alors vers le nord et repoussèrent un détachement républicain sur la pointe de La Casie. Richer, le commandant de ce détachement, fut tué par Charette lui-même.

Les Vendéens pouvaient alors faire marche sur le bourg de Noirmoutier-en-l'Île. Les Républicains commandés par l'adjudant-général Conrad Wieland s'y regroupèrent et se retranchèrent dans le château. Mais Wieland, constatant qu'il n'avait aucune chance d'être secouru, proposa rapidement une capitulation à Charette. Elle fut acceptée et les Républicains se rendirent.

Normoutier donjon et chemin de ronde du mur d enceinte du chateau routes touristiques de vendee du tourisme du pays de la loireÀ la suite de la reddition, Charette proposa à Wieland de rejoindre son armée mais celui-ci refusa ; Charette lui accorda néanmoins la liberté ainsi qu'à ses officiers à la seule condition de ne pas chercher à quitter Noirmoutier. Les soldats en revanche furent considérés comme des prisonniers de guerre.

Le 15 octobre, Charette quitta Noirmoutier après y avoir laissé la moitié de ses troupes pour en assurer la défense. René de Tinguy, secondé par Dubois de La Pastelière, fut chargé de prendre le commandement de la garnison en tant que gouverneur.

Charette considérant Noirmoutier, à tort, comme un havre de paix, il y envoya l'ancien général en chef d'Elbée, blessé mortellement à la bataille de Cholet, le 17 octobre 1793. 18 ecclésiastiques âgés et infirmes vinrent également y chercher refuge.

Charette laissa ses prisonniers à Bouin, sous la garde d'un de ses officiers, le chef de division François Pajot, qui les fit entasser dans les geôles de la ville. Cependant parmi les prisonniers furent reconnus des soldats du 5e bataillon des Chasseurs de la Manche qui s'étaient rendus coupables d'exécutions sommaires à Machecoul à la fin du mois d'avril 1793.

À la suite d'une certaine agitation dans les prisons à cause de l'entassement des prisonniers, Pajot prit alors prétexte d'une révolte des détenus pour ordonner leur exécution ; les chasseurs de la Manche furent sortis de leurs geôles et fusillés, suivis ensuite des canonniers de Noirmoutier qui n'avaient pourtant commis aucun massacre. Environ 200 prisonniers sur 800 furent fusillés.

La troisième bataille de Noirmoutier se déroula les 2 et 3 janvier 1794. Pour récupérer Noirmoutier les républicains mobilisèrent des forces considérables. Le 30 décembre, un premier affrontement se déroule près du bois de la Chaize entre les navires républicains et les batteries vendéennes.

Finalement, depuis Fromentine dans la soirée du 2 janvier, les républicains passèrent à l'attaque de Noirmoutier. Haxo quitte Beauvoir-sur-Mer et se porte à La Barre-de-Monts près du Gois, tandis que le lendemain la colonne de Jordy s'embarque à Bouin sur la frégate "La Nymphe".

Deux diversions sont tentées au nord de l'île. Le 3 janvier, c'était l'assaut général, à 6 heures du matin, la première vague républicaine, débarque discrètement à la pointe de la Fosse au sud de l'île. À une heure de l'après-midi, les républicains étaient parvenus à s'emparer de Barbâtre pendant que les Vendéens se replient sur Noirmoutier-en-l'Île.

Mais à peine Barbâtre était prise que déjà la répression commençait, ordonnée par les représentants en mission Prieur de la MarneLouis Turreau et Bourbotte qui surveillaient les opérations. Les habitants de Barbâtre s'étaient joints aux Vendéens lors de la prise de l'île de Noirmoutier par Charette à l'issue de la bataille du 12 octobre 1793, ainsi tous les hommes adultes présents dans le bourg furent passés par les armes.

Lorsque les Vendéens envoyèrent des émissaires, Haxo prit sur lui d'accepter leurs offres de reddition. Le général donna sa parole : « Je commande des Français contre des Français insurgés et puisque je peux épargner le sang des uns et des autres, je vous déclare que je promets la vie sauve aux Royalistes qui se rendront ».

Confiants en la parole de Haxo, considéré comme un officier loyal, les Vendéens cessèrent le combat, déposèrent les armes puis se retirèrent dans l'église et le château pendant que les républicains faisaient leur entrée dans la ville. La terrible année 1794 s'ouvrit dès ses premiers jours par un terrible carnage. Les républicains, qui venaient de reprendre l'île de Noirmoutier, s'y déchaînèrent impitoyablement contre les Vendéens.

La vie sauve avait été promise aux Vendéens mais les représentants en mission Prieur de la MarneLouis Turreau et Bourbotte ne prirent pas en compte la parole de Haxo. Malgré les protestations du général, les 1 800 défenseurs de la garnison seront fusillés. Le tribunal révolutionnaire fut remis en place, les soldats organisèrent des battues dans les bois et les souterrains et de nombreux habitants furent arrêtés.

Tous les prisonniers vendéens furent enfermés dans l'église Saint-Philbert, et leur nombre gagna rapidement les 1 500 parmi lesquels quelques émigrés, prêtres, femmes et enfantsLes représentants ordonnèrent ensuite la mise à mort de tous les prisonniers entassés dans l'église. Haxo tenta de s'opposer à cette mesure mais en vain, les représentants avaient autorité dans ce domaine.

Au matin du 4 janvier, les exécutions commencèrent, les prisonniers furent extraits de l'église par groupes de 60, sous prétexte de les faire comparaître devant la commission militaire. En fait, ils furent conduits tout droit, par la rue Banzeau et la rue des Martyrs, jusqu'à un cloaque de vase, au lieu-dit La Vache où ils furent fusillés.

Normoutier le fauteuil ou etait assi le general d elbee pour etre fusille routes touristiques de vendee du tourisme du pays de la loireLes cadavres furent transportés plus tard par les habitants de Noirmoutier dans les dunes de la Claire où ils reposent toujours. Ils y seront rejoints par d'autres victimes des fusillades d'avril, mai et juin 1794.

Les officiers et les prêtres furent en revanche fusillés sur la place d'Armes, devant le château séculaire. La place d'armes vit fusiller les 18 prêtres, puis les 16 officiers de la garnison, et enfin, le 6 janvier quatre victimes de choix : Maurice Gigost d'Elbée, son beau-frère Pierre Duhoux d'Hauterive, son ami Pierre de Boisy, et Jean-Conrad Wieland, l'honnête commandant républicain de l'île, que d'Elbée tenta en vain de sauver.

D'Elbée, blessé depuis la bataille de Cholet (), ne pouvait marcher et avait été placé sur un fauteuil. Leurs corps furent jetés dans les douves du château.  Onze jours plus tard, Marguerite du Houx d'Hauterive, épouse du général d'Elbée subit le même sortLes exécutions durèrent deux jours, les corps entassés dans une fosse ne furent enterrés qu'au bout d'un mois.

Les massacres prirent fin le 3 août 1794, par une ultime exécution de 22 personnes, en majorité des femmes et des enfants, quelques jours après la chute de Robespierre.

Passer le passage du Gois légendaire ou le pont de l’île de Noirmoutier, pour revenir aux Lucs-sur-Boulogne via la D753 (192 km).

Fin de cette Cinquième étape de cette Route touristique "Sur les pas de la guerre de Vendée​".

Poursuivez ce parcours touristique en suivant : itinéraire du circuit 1 de la route touristique "Sur les pas de la guerre de Vendée"

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Date de dernière mise à jour : 24/05/2020