Route "Mémoire et grandeur d'édifices roman" Circuit 1 (Vienne)

Votre itinéraire et visites sur le Circuit 1 de la Route touristique "Mémoire et grandeur d'édifices roman" dans la Vienne

Votre parcours touristique pour ce premier circuit commencera de Poitiers (km 0), ville d'art et d'histoire et Ancienne capitale du Poitou. Poitiers est un épicentre de la création romane en France avec notamment quatre édifices majeurs encore significativement conservés que sont Saint-Hilaire-le-Grand, l'église Notre-Dame-la-Grande, Saint-Jean-de-Montierneuf et Sainte-Radegonde.

Place forte de la chrétienté dès le haut Moyen Âge, ce qui lui conférera le surnom de "ville aux cent clochers", tout en étant cernée d'enceintes fortifiées, Poitiers se développe sous la dynastie des comtes de Poitou et ducs d'Aquitaine, avant de s'embellir sous la Renaissance et d'accueillir une université réputée. La ville de Poitiers recèle un riche patrimoine architectural exceptionnel et religieux qui s'est enrichi au fil des époques.

L'église Notre-Dame-la-Grande, des XIe et XIIe siècles, constitue un remarquable témoignage de l'art roman, avec sa superbe façade sculptée datant du XIIe siècle et ses étonnants clochersL'imposant baptistère Saint-Jean est considéré comme l'un des plus anciens témoignages de la Gaule chrétienne, ses fondations datent du Ve siècle. Ancienne maison romaine, il fut doté dès le IVe siècle d'une cuve pour que les baptêmes aient lieu par immersion.

Poitiers eglise notre dame la grande routes touristique de Vienne guide du tourisme de poitou charentesEn plus de la cuve baptismale, vous pourrez y admirer une collection de sarcophages et de belles peintures romanes. A voir encore, l'église Saint-Hilaire-le-Grand remarquable édifice roman, lieu de pèlerinage sur la route de Compostelle classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, est dédié au premier évêque attesté de Poitiers.  L'église Sainte-Radegonde, une des églises les plus anciennes de Poitiers du XIe et XVe.siècle

Incontournable, la cathédrale Saint-Pierre-et-Paul de style gothique des XIIe et XIIIe siècles et ses peintures murales datant du XIIIe siècle fraîchement découvertes. Dans un autre registre, les vestiges de la muraille élevée par Aliénor d'Aquitaine et ses tours ou celles du château qu'avait initié Philippe Auguste sont à voir.

Outre ses prestigieux monuments, la visite de Poitiers se poursuit, la ville regorge de charmantes ruelles et places animées où il fait bon flâner. Au fil de la balade,vous pourez aussi admirer un grand nombre de maisons anciennes et d'hôtels particuliers tels l'hôtel Fumé, l'hôtel Jehan de Beaucé ou encore l'hôtel Pélisson, le palais de Justice, ancien palais des comtes de Poitou et ducs d'Aquitaine.Un large éventail de découvertes est également proposé du côté des musées. 

​Quittez la ville d'art et d'histoire de Poitiers, en direction de Chauvigny, via la D951 (24 km).  La cité médiévale de Chauvigny, ville d'art, membre des "Plus Beaux Détours de France", est également un des hauts lieux de l'art roman où l'on peut découvrir plusieurs églises : la magnifique collégiale romane Saint-Pierre du XIIe siècle célèbre pour ses splendides chapiteaux sculptés et colonnes peintes ; l'église Notre-Dame ; Saint-Pierre-les-Eglises, célèbre pour ses peintures mérovingiennes.

L'origine de la collégiale Saint-Pierrevéritable bijou de l'art Roman est mal connue. Si la façade est peu ornée, le chevet visible de la rue Saint-Pierre, frappe par l'harmonieux étagement des volumes et par la richesse de la décoration sculptée. Vous pourrez faire une halte pour visiter la chapelle de Saint-Pierre-les Eglises, le plus ancien monument médiéval de Chauvigny, et découvrir une fresque composée de peintures murales exceptionnelles dont la datation est comprise entre 782 et 984.

Dominant la vallée de la Vienne, la ville haute de Chauvigny dévoile au fil de la flânerie ses charmantes ruelles et ses beaux édifices témoins des siècles passés. C'est ainsi que l'on découvre situés sur un même promontoire dominant la Vienne les cinq châteaux forts, que sont le château baronnial, le château d'Harcourt, le donjon de Gouzon, la tour de Flins et le château de Montléon. La cité médiévale séduit les visiteurs par la richesse de son patrimoine architectural.

Le château baronnial ou château des évêques, occupant l'extrémité du promontoire de la ville haute, est un ouvrage important construit au XIe siècle par les évêques de Poitiers. Son périmètre atteint 230 mètres. Le Château d'Harcourt fut construit entre le XIIIe et XVe siècle, c'est le mieux conservé des châteaux chauvinois. Le donjon rectangulaire du XIIe siècle, à contreforts plats, fut réaménagé au XIVe siècle. Au rez-de-chaussée se trouve une prison voûtée.

Le donjon de Gouzon du XIe et XIIIe siècle propose une vue panoramique de la ville et abrite une présentation originale des différentes productions locales à travers les âges. D'une enceinte peu étendue, dont quelques bases subsistent, émerge la haute et massive silhouette du donjon de Gouzon, que l'on l'aperçoit de toutes parts, en approchant de Chauvigny. Il a été édifié en plusieurs fois.

La tour de Flins domine les escarpements de la vallée du Talbat et s'incorpore aux fortifications de la ville de ce côté.. Ce petit donjon rectangulaire possède des angles renforcés par des contreforts plats. Il ne reste du château de Montléon que des vestiges épars, noyés dans des constructions plus récentes. Ses cinq châteaux font de Chauvigny un site unique en Europe.

La Porte de Gouzon date du XIIe siècle, c'est l'une des douze portes de cité médiévale de ChauvignyLa Porte des Piliers fait partie des ouvrages fortifiés qui se sont multipliés à partir du début du XIe siècle sur l'éperon. La Porte des Rampes est protégée par des bouches à feu des XVe et XVIe siècles.

Poursuivre sur la D951 jusqu'à Saint-Savin-sur-Gartempe (43 km), situé sur la rive gauche de la Gartempe, à la limite du Berry. Saint-Savin sur Gartempe est surtout connu pour son église abbatiale dont la voûte de la nef, le porche, la tribune et la crypte sont recouverts de peintures murales romanes uniques en Europe. L'église abbatiale est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Saint savin sur gartempe l abbaye routes touristique de la vienne guide du tourisme de poitou charentesLa richesse de ses peintures datant du XIe-XIIe siècle et leur étonnant état de conservation remarquable justifient bien son surnom de "Chapelle Sixtine de l'époque romane". Unique au monde, ce chef d'oeuvre de l'art roman et ses anciens bâtiments monastiques de l'Abbaye de Saint-Savin-sur-Gartempe constituent une étape incontournable pour tous ceux qui souhaitent découvrir ce monument phare du Poitou roman.

Le parcours scénographique permet aux petits et grands de s'initier ou d'approfondir les connaissances liées à l'histoire, les techniques, le sens religieux des peintures de l'abbaye grâce à l'intéractivité et la diversité des supports proposés. Le film a Fresco plongera le public au coeur de la création des peintures de Saint-Savin.

Saint-Savin-sur-Gartempe est aussi le point de départ de la Vallée des Fresques, une balade époustouflante de couleurs et de savoir-faire. Sur une vingtaine de kilomètres le long de la Gartempe, en passant par Antigny, Jouhet, Montmorillon et jusqu'à Saulgé, on retrouve dix monuments qui ont su, malgré les années, conserver des peintures murales exceptionnelles.

Un pont du XIe siècle enjambe la Gartempe presque en face de l'abbaye. Il est prolongé par la Grand Rue traversant la partie la plus ancienne du Bourg. Plus loin, cette rue croise la rue des Bans bordée par un relais de poste du XVIIe siècle. La vieille cité de Saint-Savin-sur-Gartempe était entourée de remparts dont quelques tours subsistent rue des Murailles et rue des Tanneries.

Continuer vers le Prieuré de Villesalem, via la D33 (59 km). Situé en pleine campagne, sur le territoire de la commune de Journet, l'ancien Prieuré de Villesalem, de l'ordre de Fontevraud, fondé au XIIe siècle, est l'un des joyaux de l'art roman poitevin. Il réunissait des religieuses bénédictines cloîtrées et des moines. C'est pourquoi, le prieuré comprenait un couvent de moines et un de moniales.

Les prieurés de Villesalem et celui de Lencloître sont les seuls des six prieurés construits dans le territoire du département actuel de la Vienne à exister encore de nos jours. La guerre de Cent Ans ravage le site à plusieurs reprises. Le chevet en porte encore les stigmates. En 1369, le connétable anglais John Chandos met Villesalem à sac et endommage l'église. Les dévastations sont telles que les moines abandonnent le prieuré à la fin du XVe siècle.

L’église romane de Villesalem fut probablement commencée vers 1150 en commençant par l'abside sud, mais reste inachevée dans les parties hautes. L’église présente un très bel ensemble sculpté dont de nombreux éléments sont comparables à Notre-Dame-la-Grande de Poitiers. La façade occidentale et le portail nord constituent les exemples les plus remarquables où têtes humaines, animaux, monstres et végétaux s’entremêlent. Le décor est très riche.

La prochaine étape sera la collégiale Notre-Dame de Morthemer, via la D115 (93 km). L'église romane des XIe et XIIe siècles, située sur un promontoire est un édifice complexe. L'édifice a été fortifié au XIVe siècle. L'église était, autrefois, intégrée au château. Elle possède une nef unique de cinq travées. Le transept est dissymétrique. Le chœur est en hémicycle et il surmonte une crypte.

Morthemer chateau et eglise du xiie siecle routes touristique de la vienne guide du tourisme de poitou charentesL’édifice a été modifié à l’époque gothique. Le chœur repose sur une crypte romane ornée de peintures murales gothiques. Le chevet a conservé des modillons sculptés dont certains sont ornés de visages ou de personnages en pied, montrant l'inépuisable créativité des sculpteurs romans. L’église Notre-Dame de Morthemer abrite aussi des enfeux gothiques qui accueillaient les sépultures des seigneurs de Morthemer.

C’est aussi dans cette église que le Connétable anglais John Chandos, blessé mortellement lors d’un combat franco-anglais au pont de Lussac en 1369, aurait été enterré. Accolée au château et dominant le joli village de Morthemer, l'Eglise Notre-Dame, forme avec le château médiéval un ensemble majeur du bourg. Le château présente l'image d'une forteresse composée de deux parties : le donjon et un bâtiment rectangulaire appelé "petit château".

Siège d’une châtellenie mentionnée dès 1077 et érigée en baronnerie au XVe siècle, le donjon roman du château de Morthemer remonte au XIIe siècle, il a fait l’objet d’une restauration abusive sur l’élévation. Le bâtiment reste néanmoins un exemple spectaculaire de château-église. Le château est privé, donc reste inaccessible. La richesse patrimoniale de cette commune de Morthemer mérite le détour. 

On peut citer notamment, l'église Notre-Dame de la Chapelle-Morthemer construite vers la fin du XIe siècle, d'architecture romane. La finesse des traits, la qualité d'exécution de l'ensemble des œuvres montre l'inépuisable créativité des sculpteurs romans. L'église Saint-Hilaire de Salles-en-Toulon du XIIe siècle de style roman. Elle conserve quelques éléments de son décor sculpté et des traces de peintures anciennes.

Ces lieux bâtis remarquables de commune de Morthemer sont complétés par un nombre important de maisons ayant conservé des éléments intéressants de leur édification au Moyen-Âge ou dans la période pré-révolutionnaire de part et d'autre de la rive de la Dive. A voir aussi : dans le cimetière une croix hosannière de style roman, le village qui conserve de nombreuses maisons anciennes du XVe-XVIe siècles.

Fin de cette première étape de cette Route touristique "Mémoire et grandeur d'édifices roman".

Poursuivez ce parcours touristique en suivant : itinéraire du circuit 2 de la route touristique "Mémoire et grandeur d'édifices roman".

Pour vous rendre sur la route touristique "Mémoire et grandeur d'édifices roman"

Poitiers

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Le saviez-vous ?

Saint-Macou

Saint-Macou (ou Maclou ou Malo) a laissé son nom à différentes fontaines dans le Poitou. En effet, le saint était invoqué pour la guérison des enfants malades, plus particulièrement, les enfants rachitiques et fragiles appelés les macouins.

La pratique consistait à immerger le petit malade quelques secondes dans la fontaine. Cette pratique a perduré jusqu'à la fin du XIXe siècle. Le culte de saint Macou était important.

Sa statue de pierre le représentant en évêque se trouvait autrefois dans la chapelle de l'absidiole de l'église appelée chapelle Saint-Macou. La statue fut dérobée dans les années 1960.

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Date de dernière mise à jour : 03/09/2020