Les routes touristiques en France

Route de l'Art baroque en Savoie dans la vallée de la Maurienne - Circuit 3 (Savoie-73)

Votre itinéraire et visites sur le Circuit 3 de la Route touristique "de l'Art baroque en Savoie dans la vallée de la Maurienne "

Après avoir exploré Valloire (km 0) et profité de son cadre enchanteur, poursuivez votre parcours. Retour sur Saint-Michel-de-Maurienne (18 km) , via la D902, puis dirigez-vous en direction d'Orelle par les D1006 et D215C (25 km). Au fur et à mesure que vous traversez la vallée de la Maurienne, vous constatez qu’il y a plusieurs plaines formées par la confluences de plusieurs rivières avec la rivière principale : l’Arc. 

Aux détours des ruelles des différents hameaux d'Orelle, laissez-vous charmer par les lavoirs et fontaines d’antan, admirez les chapelles et l’église baroque qui font la fierté des Orellins, les maisons de pierre surmontées de solides charpentes de mélèze. La tradition veut que l'église primitive, située à l'extérieur du village, fut détruite par une chute de rocs ou une avalanche… On choisit de la rebâtir au centre du vieux bourg, à l'emplacement où elle vous présente aujourd'hui son décor baroque.

L'église Saint Maurice d'Orelle, date du XVème siècle. L'architecture et le mobilier de l'église, qui mélangent les styles gothique, baroque et néoclassique, vous offrent un véritable raccourci d'histoire de l'art. L'imposante bâtisse, d'un aspect extérieur massif, possède des lignes intérieures beaucoup plus sveltes. Le chœur est d'architecture gothique alors que le reste de l'église, plus moderne, se compose d'une nef assez spacieuse, surmontée dans toute sa longueur d'une voûte en maçonnerie.

Eglise saint maurice d orelle routes touristiques de la savoie guide du tourisme de rhone alpesDouze tableaux peints par Jacques Guille en 1865 représentant onze apôtres et saint Paul sont suspendus à la balustrade de la tribune. Saint Aurèle, dont le nom est une déformation locale d'Aurélien, est représenté sculpté sur le retable du maitre-autel. celui-ci réalisé initialement par François Cuenot est restauré en 1831 par le sculpteur Gilardi. Si la commune d'Orelle doit son nom à ce saint, c'est curieusement à saint Maurice que les habitants préférèrent confier le patronage de leur paroisse.

Il est temps de filer vers Villarodin-Bourget, via la D1006 (45 km), située en Haute MaurienneOccupant les deux versants de la vallée de l'Arc, la commune est composée de plusieurs villages : Villarodin sur la rive droite de l'Arc, le Bourget sur la rive gauche, et la station de sports d'hiver de la Norma, aménagée sur un plateau dominant le Bourget dans les années 1970. C'est en 1775 que les deux paroisses furent réunies en une seule entité par le duc de Savoie.

Sur le plan du patrimoine historique, au cœur du village, vous visiterez avec intérêt au Bourget (51 km) ; l'église Saint-Pierre, achevée en 1678 dans un style baroque, elle a été restaurée en 1895 et en 1935. Le bombardement de septembre 1943 a remodelé le village mais a épargné l’église St-Pierre-aux-Liens, joyau baroque. L’édifice de structure romane donc médiévale, recèle un décor baroque du XVIIè siècle, en particulier les ors du retable du chœur. 

On remarquera son clocher romain doté d'arcatures lombardes et sa couverture de lauzesSa nef unique, précédée d’un narthex simple ne laisse pas soupçonnée cette magnificence.  Les maisons du Bourget sont restées groupées autour du clocher. La mosaïque des jardins potagers sous le village forme une marqueterie de couleurs et de senteurs pendant le printemps et l’été.

Sur l’envers ou ubac, le versant à l’ombre, Villarodin via la D215E (55 km) offre un cœur de village préservé depuis le XVIIIe siècle. Au long de son axe principal, la rue Saint-Antoine, les maisons traditionnelles s’ouvrent vers une place aérée, dominée par l’église Saint-Julien. De nombreux petits édifices jalonnent les rues et ruelles : chapelles, lavoirs et fontaine. Certaines maisons sont flanquées d’escaliers en saillie : ces tours d’escalier sont une particularité de Villarodin ainsi que les passages couverts traversant la rue. 

L’église Saint-Julien saint Ferréol de Villarodin de 1528 pour ses parties les plus anciennes, domine le village. Elle aussi de style gothique, l'église fut dotée d'un nouveau chœur et d'un dôme en 1631 puis de tribunes en 1666. Sa structure romane avec l’ajout d’un dôme et d’un vestibule plus tardifs au XVIIe siècle possède un riche décor baroque du XVIIè et XVIIIè siècle, en particulier la coupole octogonale ornée de médaillons illustrant les béatitudes et les évangélistes. Comme au Bourget, une restauration a eu lieu au début des années 1990.

Entrez dans l’église Saint-Julien saint Ferréol par un vestibule voûté se cachant derrière une porte ornée de chardons sculptés. Au bout de la nef allongée, retrouvez le retable majeur et son tabernacle qui vous offre un joli spectacle : colonnes torses, statues, chandeliers, reliquaires… Tout a été réalisé par un sculpteur natif du pays, sauf la pose des feuilles d’or… réalisée par sa fille. Autre caractéristique locale : le gypse, qui abonde dans la région. La voûte en est décorée : ses palmettes, angelots et médaillons vous dominent, tout comme la petite coupole octogonale qui, elle, est cernée de balustres peintes en trompe l’œil. 

A l'entrée du village de Villarodin , à voir aussi, la chapelle Saint-Roch du XVIe siècle et celle dédiée à saint-Sébastien, qui ressemble plutôt à un oratoire. Une statue en bois polychrome du XVIIe siècle y est conservée. Toujours en terme d'architecture, on remarquera également les anciennes fortifications qui abritaient l'usine de carbure de calcium, des éléments de petit patrimoine au gré des villages et hameaux tels que lavoirs et fontaines et, sur les sommets de la commune, des chalets d'alpage à l'architecture savoyarde traditionnelle.

Dans la commune d'Avrieux, via la D215E (57 km). Derrière son allure de village nonchalant, Avrieux étonne plus d'un visiteur surpris de découvrir dans ce petit bourg de montagne l'église Saint-Thomas Becket. Venez découvrir ce patrimoine religieux exceptionnel, joyau de l'art baroque. Placé très tôt sous le vocable de Saint Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry, l’édifice regorge de trésors et d’exubérance. L'église présente sur ses murs extérieurs, une fresque figurant les vertus et les vices. Sa porte est du XVIIe siècle.

Derrière un aspect extérieur plutôt austère se cachent des trésors insoupçonnés : l'église Saint-Thomas Becket abrite un diptyque d'un ancien retable du maître-autel réalisé par Jean Clappier.nuées d’angelots sculptés et peints, retables dorés à la feuille d’or, décor en trompe-l’œil, bois sculpté doré et polychrome, peintures, moulures… La pièce maîtresse du décor : le retable du maître-autel Sculpté et peint en 1670 par des artistes locaux, Pierre et Augustin Bertrand et Laurent Portaz, il est doré à la feuille en 1680 par un Flamand, Pierre Milandre.

L’ensemble raconte l’histoire passée d’une communauté villageoise dont la foi est perceptible. Réputée comme étant la plus belle église de Maurienne, l'église Saint-Thomas Becket d'Avrieux illustre à merveille les fastes du baroque savoyard. Un très plus beaux témoignages où des artistes piémontais et locaux se sont succédés durant plusieurs décennies. 

Avrieux se laisse découvrir à travers ses vieilles ruelles, son église baroque, l'originalité de la chapelle Notre-Dame des neiges, sa Redoute Marie-Thérèse, élément incontournable de la barrière des forts de l'Esseillon, et le Centre d’Interprétation du Patrimoine Fortifié qu’il abrite, venez découvrir l’histoire des forts militaires du XIXème siècle construits par le Royaume Sarde pour se prémunir d’une invasion française et protéger Turin, capitale de l’époque.

Poursuivre vers Aussois, via la D215G (65 km). Les habitants d’ Aussois sont surnommés "les sorciers". Selon une légende, ce sobriquet vient du fait que le village d’Aussois a été épargné durant la guerre. Il plane sur le village d’ Aussois et ses habitants une protection pleine de mystère. Les gravures sur roche que l’on peut admirer près du village, au parc archéologique des lozes, témoignent de la présence des premiers habitants dès le néolithique environ 3000 ans avant J-C.

Aussois eglise notre dame de l assomption routes touristiques de la savoie guide du tourisme de rhone alpesLa commune d’Aussois possède également un patrimoine historique qu'il convient de découvrir. C'est le cas de l'église Notre-Dame de l'Assomption, édifiée en 1648 sur les bases d'une église du XIIe siècle. Au cœur du village, l'église et son clocher de style piémontais à l'allure romane sont incontournables. A l'extérieur, la pierre et la lauze ne promettent rien de féérique… pourtant, que d'ors et couleurs vous attendent derrière la porte, sa sobriété extérieure contraste avec ses riches ornementations intérieures.

Pénétrez dans l’église Notre-Dame de l'Assomption pour découvrir ses retables aux couleurs irisées et colonnes torses, sa poutre de gloire colorée ou encore la voûte de son chœur, nervurée « en parapluie » par un décor « à la perle »…Avant même d’entrer, on remarque déjà au-dessus du portail, la corniche sculptée de personnages, de fleurs de lys et de croix de Savoie... Votre attention est ensuite attirée par ses peintures murales du Jugement Dernier, les peintures de la coupole du chœur, et le retable du maître-autel du XVIIe siècle qui est doté de trois tableaux, l’Assomption (1673) au centre, et saint Jean-Baptiste et saint Jean l'apôtre de chaque côté.

Par ailleurs, de nombreuses chapelles jalonnent le territoire d’Aussois, appréciées jadis par les habitants des fermes et hameaux isolés en hiver : elles sont notamment dédiées à Saint-Nicolas, à Saint-Roch (XVIIe) ou à Notre-Dame de la Salette (XIXe). Dans le village ou aux alentours, à voir également, de nombreux éléments dits de petit patrimoine, tels que fontaines, lavoirs et un remarquable exemple de four banal, rue Saint-Nicolas. On n'oubliera pas l'agréable sentier des arts situé en pleine forêt, qui comprend une dizaine de sculptures sur bois de l'artiste local Serge Couvert.

Continuer en direction de Sardières, via la D83 (70 km), commune situé dans le parc national de la Vanoise, en vallée de Haute-Maurienne. Pour les amoureux d’histoire et de culture, le musée archéologique retrace 6000 ans dans les montagnes de Maurienne et fait découvrir l’incroyable passé néolithique de Sollières-Sardières… Le majestueux monolithe vous invitera à sa découverte dans la forêt qui l’abrite en son sein.

L'église Saint-Laurent de Sardières est une ancienne chapelle devenue église en 1627. Son emplacement singulier fait que son petit clocher pointe, plus encore que d’autres, dans le ciel. Une jolie petite église de montagne pleine de charme, d'autant plus lorsqu'elle est vêtue de blanc en hiver. Simplicité, couleurs et perfection, voilà ce qui vous attend dans l’église Saint-Laurent. On y découvre des pièces dignes du plus grand intérêt telles que la voûte et le chœur ou encore le retable du maître-autel qui a récemment été modifié, des statues de saint Pierre et saint Paul.

Pénétrez dans l'église Saint-Laurent de Sardières par le petit vestibule et, vous verrez, c’est un autre monde coloré qui vous surprend à l’intérieur de ce petit édifice. Le vestibule, comme dans toutes les églises de Maurienne, protège du passage trop direct de l’air frais de l’extérieur. Mieux vaut protéger les fidèles du froid, qui peut être glacial à cette altitude, même si en hiver l’édifice a encore plus de charme, coiffée de blanc et posée sur un manteau de neige…

Perchée sur son promontoire, cette petite église Saint-Laurent de Sardières est un bijou d’originalité plein d’exceptions : les décors fleuris de sa voûte  peints au pochoir, le trompe-l’œil du chœur, le confessionnal ouvragé en bois de pin cembro… Jusqu’à la poignée de son portail d’entrée : celle-ci, joliment ciselée. Et l’édifice contient encore tant d’autres choses à découvrir.

Prendre la direction de Val-Cenis, puis sur la droite suivre Le Verney et Bramans, via la D1006 et la route Napoléon (80 km). Située entre Bramans et le Verney, deux villages d’une même commune, cette église Notre-Dame-de-l'Assomption ne fait cependant pas dans la demi-mesure. Bien qu'entièrement reconstruite entre 1936 et 1938 à cause de l’instabilité du terrain gypseux, elle vous offre toujours son mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles.

Fiertés du pays, les mobiliers baroques ornant l’édifice ont été en majorité réalisés par des artistes locaux du village ou de la vallée. Bien que bâtie entre 1820 et 1830, l’église Notre-Dame-de-l'Assomption reste fidèle aux contrastes de l’esprit baroque : sous son air austère, elle cache un intérieur richement décoré. Laissez-vous surprendre par l’harmonieuse cohabitation de chefs-d'œuvre de siècles différents. Observez le majestueux retable majeur où la vigne et ses raisins s’enroulent autour de colonnes torses qui s’élancent vers un flamboyant baldaquin.

Levez les yeux et regardez la poutre de gloire colorée qui sépare la nef du chœur : elle aurait, dit-on, été offerte en reconnaissance à la Vierge par un habitant du village qui s’était perdu dans les anciennes mines de fer de la Colombière, dans les montagnes de Bramans… Un village, deux églises : venez découvrir cette étonnante cohabitation !

En effet, l’ancienne église, située de l’autre côté de la rue, devenant vétuste et trop petite, les habitants décident d’en bâtir une nouvelle, plus vaste : elle est dotée de trois nefs, celle du milieu étant coiffée d’une coupole majestueuse. L’ancienne église a été conservée. Elle sera reconvertie en école, tribunal, puis espace culturel, toujours visitable aujourd’hui. Son mobilier aussi a été heureusement gardé. Transportés dans le nouveau lieu de culte, les quatre retables baroques notamment, en bois polychrome et doré à la feuille, sculptés dans le pin cembro, résineux très présent dans la vallée, vous attendent…

À Bramans se trouvent également l'église Saint-Pierre d'Extravache avec un magnifique panorama. Le Vallon de Savine et le col Clapier, des lieux de passage supposés d'Hannibal Barca.

Revenez sur vos pas puis la D1006 jusqu'à Termignon (88 km) où se trouvent l'église Notre-Dame-de-l'Assomption et La chapelle Notre-Dame de la Visitation. L’église de Termignon ou Termignon-la-Vanoise est édifiée à l’écart du village, sur un éperon rocheux qui domine le Doron. Un parchemin daté de 1384 confirme l’ancienneté de la paroisse. C’est une charte signée par Amédée, Comte de Savoie confirmant les franchises et immunités accordées à la paroisse de Termignon. L’église a été remaniée du XVe au XVIIIe siècle.

Termignon eglise notre dame de l assomption routes touristiques de la savoie guide du tourisme de rhone alpesOn entre dans son vestibule qui couvre la largeur de la nef par une porte de la façade Sud. Le plafond conserve de beaux médaillons peints et des éléments de fresques. L’intérieur de l’église contraste avec la sobriété de l’extérieur. On est ébloui par la profusion des couleurs, des peintures, des dorures résolument baroques. Puis on découvre ce qui fait de cette église l’une des plus remarquables de Maurienne ; cinq retables en bois sculpté, doré et polychrome réalisés par les sculpteurs Sébastien Rosaz et Bernard Flandin de Termignon, aidés de Jean Simond de Bramans.

Termignon possède aussi les chapelles Saint-Roch et Saint-André, également un charmant patrimoine culturel et architectural rappelant les traditions alpines.

Reprenez votre véhicule pour rejoindre Lanslebourg Mont-Cenis situé au pied du col du Mont-Cenis, sera la prochaine étape sur ce parcours en haute Maurienne, via la D1006 (94 km). L'église Notre-Dame-de-l'Assomption, construite entre 1828 et 1830  possède un décor peint de style néoclassique. L'église, devenu Espace baroque est un lieu d'exposition permanente créé dans cette ancienne église. Il est conçu pour donner les clés de lecture de l'Art baroque savoyard. Il présente aussi des expositions temporaires sur l'histoire et le patrimoine de la vallée.

La chapelle Notre-Dame de l’Assomption, au sommet de la « Pyramide » du Mont-Cenis est une réalisation contemporaine de l’architecte Philippe Quinquet. L’intérieur est d’une grande sobriété avec ses murs de béton brut de décoffrage et sa forme géométrique.  On accède à la Pyramide par la route du col du Mont-Cenis. Le site surplombe le lac au plan des Fontainettes non loin de la frontière franco-italienne. Attention le site est estival, l’hiver la route est fermée à la circulation.

Passez Val-Cenis, nouvelle commune du parc national de la Vanoise, créé en regroupant les anciennes communes de Bramans, Sollières-Sardières, Termignon, Lanslebourg-Mont-Cenis et Lanslevillard. Il est important d'avoir conscience qu'il s'agit donc d'un vaste territoire et de bien savoir où l'on va lorsque l'on souhaite visiter Val-Cenis, car on aurait vite fait de faire des kilomètres. Elle est devenue l'une des plus grandes communes de France.

Continuer jusqu'à Lanslevillard, via la D902 (97 km) où se trouvent l'église Saint-Michel, caractéristique du style "baroque" savoyard, cette église date pourtant du Moyen-ÂgeAu pied du Mont-Cenis, le village montagnard de Lanslevillard est fier de ses chapelles et surtout de son église. Dédiée à Saint Michel, le vainqueur du dragon, elle est citée dès 1126.  Par la visite de ce monument qui abrite encore les reliques de saint Landry, moine de l’abbaye de la Novalaise, offrez-vous un voyage dans le temps…

Landry, curé à Lanslevillard au Xème siècle, se noie dans l'Arc à Bonneval. La légende dit que son corps s'est miraculeusement retrouvé  à Lanslevillard et que les cloches se sont mises à sonner sans que personne ne soit intervenu. La châsse qui contient ses reliques se trouve dans la chapelle Saint Joseph. Saint Landry était invoqué pour se protéger de la sécheresse.

Lanslevillard eglise saint michel routes touristiques de la savoie guide du tourisme de rhone alpesLe chef d’œuvre de l’édifice de l'église Saint-Michel est son retable du Rosaire sous forme de diptyque daté de 1626 : placé à gauche, près du chœur, il est constitué de deux volets se fermant sur un panneau central fixe. L’extérieur des volets est orné d’un décor peint en "grisaille" avec lequel les couleurs vives et la dorure de l’intérieur et du panneau central, créent un contraste éblouissant. Le tout fut sculpté de main de maitre par Jean Clappier, un grand artiste local. Les rétables de Saint-Joseph et du maître-autel sont caractéristiques de l'art développé par les moines bénédictins de Saint-Michel-de-la-Cluse.

Sur le clocher, de l'église Saint-Michel sous une petite cloche, se trouve un cadran solaire portant inscrite la date de 1745 et la devise partiellement éffacée sur laquelle le soleil dit au cadran "De mane usque ad vesperam finies me ", soit " Du matin au soir, tu me borneras ". Sur la face à gauche de ce grand cadran, on en trouve un plus petit qui pourrait etre le cadran du soir.

On peut aussi découvrir à Lanslevillard : Chapelle Saint-Antoine, chapelle Sainte-Anne, chapelle Saint-Roch, chapelle de la Madeleine, chapelle Saint-Étienne, chapelle Sainte-Agathe, chapelle Saint-Genix, chapelle Saint-Pierre et le pont sur le ruisseau de l'Arcelle Neuve, chapelle Saint-Laurent, chapelle Notre-Dame-de-la-Salette, chapelle Saint-Jean-Baptiste, Chapelle Saint-Sébastien... la Pierre à cupules dite Pierre de Chantelouve, la Pierre aux Pieds, un rocher blanc gravé de nombreuses cupules.

Prendre la D902, le village traditionnel, typique de la Haute Maurienne, de Bessans (107 km) sera votre dernière étape de cette Route touristique "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Maurienne. Pays de sculpteurs, Bessans est d'une extrême richesse dans l'art populaire comme l'art religieux : rouets et quenouilles, poules à sel, jouets en bois, statues, croix... abondent. Les plus célèbres des sculpteurs furent les Clappier. Jean-Baptiste Clappier du hameau des Vincendières (vallée d'Avérole) fut un des premiers artistes locaux à maîtriser toute la technique de l'art Baroque.

Véritable joyau de la Haute-Maurienne, sous l’attention bienveillante du glacier du Charbonnel, Bessans est un village montagnard regroupé autour de son église typiquement savoyarde à l’intérieur baroque domine le village ; elle est flanquée de la chapelle Saint Antoine du XVIIe siècle, aux fresques renommées relatant la vie de JésusUn riche patrimoine religieux jalonne le territoire au fil des sentiers et des hameaux, avec de nombreuses chapelles et plus encore d’oratoires.

En bordure d'un plateau, l'église Saint Jean-Baptiste domine le village de Bessans. Cette vieille dame existait déjà au Moyen-Age, il est impossible de déterminer la date de son édification mais il est certain qu'elle existait déjà en 1376. Elle a subi au cours des années de nombreuses modifications, mais elle vous contera surtout l'histoire du baroque, entre autres par ses sculptures façonnées par des artistes bessanais. Le clocher orné de quatre cloches, est de date très reculée. Sa structure est la même que celle des tours dites Sarrasines que l'on retrouve encore tout au long de la vallée.

Comme toutes les églises de Haute Maurienne, l'église Saint Jean-Baptiste possède un vestibule fermé, sur lequel se trouve encore une tribune. La voûte de ce vestibule est décorée au milieu par un motif en plâtre existant déjà en 1827 et représentant le miracle de la Sainte Hostie de Turin. A l'intérieur de l'église, huit fenêtres cintrées introduisent assez de lumière pour contempler la voûte à médaillons.

Bessans eglise saint jean baptiste routes touristiques de la savoie guide du tourisme de rhone alpesLa vue est tout d'abord attirée par le maître-autel, dont le marbre est d'un beau blanc de Carrare, orné d'un Saint Jean Baptiste sur le devant, de facettes fines et de dessins ; les gradins sont à rebords dentelés et, sur le tabernacle, un dôme élancé se profile sur quatre colonnettes élégantes. Cet autel a été exécuté en 1858. Quatre autres petits autels se trouvent de part et d'autre de la nef de l'église. On peut admirer à l'intérieur de l'église Saint Jean-Baptiste de magnifiques peintures murales et statues religieuses, oeuvres d'artistes locaux. 

L'église Saint Jean-Baptiste est située à proximité de la chapelle Saint Antoine du début du XVe siècle. La chapelle fait partie d'un réseau impressionnant de chapelles, oratoires et croix sur le territoire paroissial de Bessans. La chapelle Saint Antoine est un bâtiment rectangulaire construit sur l'éperon qui surplombe Bessans. On situe la date de la décoration de la chapelle entre 1503 et 1522. Elle se dresse parallèlement à l'église paroissiale sur l'envers du village.

La façade principale de la chapelle Saint-Antoine, est protégée par un auvent qui abrite la décoration extérieure, des fresques reproduisant la danse des vices reliés par une chaîne, tirés par deux démons en direction de l'enfer. Le clocher roman de la chapelle est monté sur le pignon occidental et domine une toiture à double pente en lauzes. Cette chapelle possède un plafond à caissons typique de la Renaissance avec des peintures polychromes (1526). La chapelle Saint-Antoine possède une précieuse galerie de peintures murales.

Sur les murs intérieurs de la chapelle se trouvent quarante panneaux représentant la vie du Christ, de la Nativité à la Pentecôte, dans le même style que les peintures de la chapelle Saint Sébastien de Lanslevillard. La peinture est "à fresques", c'est à dire une peinture à l'eau sur du mortier frais. L'artiste qui s'est vu confier cette oeuvre considérable a intégré une multitude de détails locaux qui mêlent la vie du Christ à celle du village.

Fin de cette troisième étape de cette Route touristique "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Maurienne.

Poursuivez ce parcours touristique en suivant : la route touristique "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Tarentaise.

Pour vous rendre sur la route touristique "de l'Art baroque en Savoie"

Couvert

Valloire

5 °C Couvert

Min: 3 °C | Max: 5 °C | Vent: 8 kmh 225°

Le saviez-vous ?

N'oubliez pas !

Par respect pour les habitants et l'environnement, merci de respecter les panneaux signalétiques et consignes. Merci de respecter le droit de propriété et de ne pas pénétrer sur les terrains privés :

  • Observez le code de la route en tous lieux et en toutes circonstances, et soyez courtois avec les autres usagers que vous pourrez croiser sur votre chemin.
  • Camping et Feux interdits (pas de barbecue)
  • La nature est fragile et des chutes de pierres sont parfois fréquentes.
  • Veuillez ramasser vos déchets avant de partir.
  • Plus que les sacs plastiques ou les pailles, ce sont les mégots de cigarettes qui pollueraient le plus les océans. les filtres à cigarettes se dégradent très lentement. Deux ans en moyenne.
  • L'un des "petits gestes élémentaires" à accomplir : ne plus jeter ses mégots par terre. ​Pensez boite à mégots !

Nos coups de cœur sur la route touristique "de l'Art baroque en Savoie"

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Date de dernière mise à jour : 11/08/2021