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Route de l'Art baroque en Savoie dans la vallée de la Tarentaise - Circuit 2 (73)

Votre itinéraire et visites sur le Circuit 2 de la Route touristique "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Tarentaise

La Savoie est une région connue pour ses montagnes, ses stations de ski et ses recettes traditionnelles riches en fromage, mais savez-vous qu’elle cache également un patrimoine religieux plein d’originalité ? En effet, ses vallées renferment de nombreuses églises et chapelles baroques du XVIIe siècle témoins d’un art rural étonnant et proche des tendances du reste de l’Europe. Certaines chapelles et églises renferment de somptueux retables baroques.

Pour la deuxième option, à partir de Séez (km 0).  Après vos visites, reprendre votre véhicule pour Hauteville-Gondon, via la D119 (6 km), situé sur le versant gauche de l’Isère, entre Bourg-Saint-Maurice et Landry. Reconnu pour son église baroque Saint-Martin de Tours, construite à la fin du XVIIème siècle et récemment rénovée, Hauteville-Gondon vous fait voyager dans le temps avec sa dominante rurale, qui a su garder son authenticité. Reconstruite entre 1681 et 1694, l’église Saint-Martin de Tours de Hauteville-Gondon est ornée de trois retables polychromes du XVIIe siècle réalisés par le sculpteur valsésian Joseph-Marie Martel.

Prendre la D220 jusqu'à Landry (10 km). Une partie du parc national de la Vanoise s'étend sur le domaine communal. En terme architectural et historique, le principal bâtiment de cette commune est l'église Saint-Michel et sa situation remarquable sur un promontoire, lui permettant de dominer tout le village. L'un des plus beaux clochers à bulbe de Tarentaise. Visible de très loin, perchée sur un éperon forestier au dessus du village, l'église Saint-Michel de Landry consacrée en 1687, signale avec infiniment de charme l'entrée de la vallée du Ponturin.

Un décor floral enlumine les voûtes qui comportent également une remarquable peinture des quatre évangélistes ; le retable majeur a été rénové au xixe siècle par Jean Tresal, habitant de Landry, avec les éléments de l'ancien retable du Rosaire du xviie siècle attribué à Étienne Fodéré. Le tableau central de saint Michel Archange de Giulietta date de 1816 ; la tribune sur pilier unique en son genre est un véritable chef-d'œuvre d'architecture. Permanence assurée en été pour vous permettre d'admirer les merveilles d'art baroque qui s'y trouvent.

Peisey nancroix chapelle notre dame des vernettes routes touristiques de la savoie guide du tourisme de rhone alpesLa chapelle Notre-Dame-des-Vernettes (24 km) via la D87, située à 1816 mètres d’altitude, dans les alpages au-dessus du village de Peisey-Nancroix, (une heure de marche depuis le dernier village) sera la prochaine étape de ce parcours "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Tarentaise. Au début du XVIIIe siècle, en 1702, à la suite de la guérison miraculeuse d'un habitant de Peisey, un oratoire dédié à Notre-Dame-de-Pitié, patronne des lépreux, est édifié auprès d’une source “miraculeuse” dans un ravin à 1800m d’altitude. Après sa destruction, il est reconstruit un peu plus haut, puis remplacé par les communiers par une magnifique chapelle baroque dans les années 1720 : Notre-Dame-des-Vernettes. La chapelle Notre-Dame des Vernettes est un haut-lieu de l’art baroque savoyard, elle présente un décor peint remarquable. 

Le gros œuvre est construit de 1722 à 1727 par le maître-maçon Antoine Jacquet (originaire de la vallée de la Valsesia, entre Turin et Milan). Son architecture, sur plan centré avec dôme surmonté d’un lanternon circulaire l’enracine solidement au sol. C’est l’architecture privilégiée de l’âge baroque, accentuée par le portail d’entrée surmonté d’un fronton interrompu à volutes.  L’intérieur est d’une grande luminosité, grâce aux peintures des voûtes et à la polychromie des trois retables. Les peintures de la coupole, du lanterneau et des piliers ont été réalisées dès 1733 par Lucas Valentino et restaurées à plusieurs reprises, elles sont reprises en 1780 par les frères Dominici.

Imposant retable en bois du maître-autel dédié à Notre-Dame de Pitié sculpté vers 1728 par Joseph Marie Martel et retable de Saint-Nicolas en 1758. Ce sanctuaire rappelle la mémoire des Croisés et la Contemplation de la Vierge dans le Sinai. Vous trouverez sur place: tables de pique-nique, table d'orientation, WC oublics l'été; Vente de bougies, cartes postales, livrets, souvenirs. Le site de la chapelle Notre-Dame-des-Vernettes est absolument magnifique avec une vue à 360° vers l’Aiguille Rousse, l’Alliet et l’imposante face nord de Bellecôte, dont le sommet s'élève à 3 417 m. Un petit coin de paradis à ne manquer sous aucun prétexte !

L'église de La Trinité de Peisey, perchée en haut du village, a été construite entre 1685 et 1720, sur l'emplacement d'une église plus ancienne. Elle est une des rares en Tarentaise a être encore entourée de son cimetière avec son chemin de croix. L'église que jouxte un jardin offre également au visiteur un point de vue panoramique appréciable. Son clocher élancé, dont la tour carrée est percée de baies et surmontée d'une petite aiguille métallique, est le plus haut de TarentaiseL'extérieur de l'église de La Trinité de Peisey se révèle d'une certaine sobriété en terme d'architecture, à l'exception du portail, la décoration intérieure de l'église est en revanche tout-à-fait remarquable.

En effet, la décoration intérieure de l'église de La Trinité de Peisey est exceptionnelle dans toute la Tarentaise. L'église est réputée pour abriter un retable majeur dédié à la Sainte Trinité, entourant un tabernacle monumental, et un ensemble de sept retables latéraux dédiés notamment à Notre Dame du Rosaire, Saint Jean Baptiste, Notre Dame des Sept Douleurs ou évoquant le Purgatoire. Lretable du maître-autel a été sculpté et doré par Jacques-Antoine Todesco et Jean-Baptiste Guallaz en 1700.

Cette église est décorée aussi de belles fresques. Son orgue italien construit en 1773, amélioré en 1850 par Michel Tresallet et restauré en 1989, est l'un des quatre instruments de Savoie classé lui aussi monument historique. Vous pourrez entendre les plus grands morceaux de musique classique joués depuis cet orgue lors de plusieurs événements, notamment lors du Festival International d’Orgue qui fait étape chaque été à Peisey-Vallandry pour le plus grand plaisir de tous. Un groupe de bénévoles assure des permanences en été pour vous permettre d'admirer les merveilles d'art baroque qui s'y trouvent.

La chapelle Sainte Marie-Marie-Magdeleine, mentionnée pour la première fois en 1664 est située au centre du village de Nancroix (32 km), via la D226, et son toit surmonté comme l'église de Peisey d'un clocher surélevé. Sur son chevet, un tableau représente Sainte Marie-Madeleine. Elle possède aussi de belles fresques, restaurées en 2007. En montant sur La Chenarie, est perchée la chapelle Sainte Marguerite, dont le nom fut invoqué pour protéger des crues torrentielles.

La D225, vous emmenera à Bellentre (54 km), la commune composée de treize hameaux s’étend sur les deux rives de l’Isère. Le patrimoine religieux et baroque est fortement présent sur la commune à travers les deux églises du chef lieu et les nombreuses chapelles disséminées dans tous les hameaux. L’église Saint André telle que vous la voyons aujourd’hui est le fruit d’une multitude de transformations au cours des siècles. Son aspect extérieur atteste de ses origines romanes. Par la suite son clocher fut rattaché à la nef, le chevet reculé et doté d’un fond plat. En 1716, Pignol peint le tableau central du maître-autel représentant le martyre de Saint André encadré par des colonnes doriques.

Ce mélange des styles architecturaux est typique du style néo-classique. Thèse appuyée par la rareté des sculptures d’applique, la raideur et la petite taille du tabernacle. La chaire, élément majeur de l’édifice fut sculptée en 1765 par Joseph-Marie Martel : coiffée d’angelots, Saint Jean-Baptiste, Saint André et les armoiries de la famille Montmayeur, seigneurs locaux. Une Adoration des Mages, probablement peinte par Oudéard, peintre beaufortain du XVIIè, figure sur le mur sud de l’église Saint AndréLe clocher dit à "Bulbe", toujours là pour interpeller le voyageur, traduit une influence du Nord du Piémont. Il fut décapité en 1797 durant la révolution et reconstruit en 1816 après la reprise en main de la Savoie par l’Etat sarde. 

La croix située devant l’église Saint André date quant à elle de 1756. Elle fut sculptée dans le marbre de Villette, à proximité d’Aime, reconnu pour sa qualité. Au-dessus du Fronton vous pouvez observer une statue du coq, symbole de la commune de BellentreLa chapelle Notre-Dame-de-la-Compassion de 1634, connue anciennement sous le vocable de Notre-Dame de L'Allée, est située sur la commune de Bellentre.

Suivre la direction d'Aime (60 km), via la N90 (le plus rapide), blotti dans son écrin de verdure au cœur de la Tarentaise. Les trésors du patrimoine bâti de Aime sont parfois bien discrets mais pourtant si riches... Laissez-nous conter leur histoire en commençant par l'église Saint-SigismondConsacrée à la nativité de la vierge, rebâtie de 1675 à 1678 en plein essor de l’art Baroque, elle vous surprendra par ses ors, ses statues, ses peintures et ses nombreux angelots. Dorures et couleurs... L’histoire religieuse et civile est en ce lieu mise en scène. Les vitraux du XXe siècle, et le dernier autel apportent leur touche de modernité. Cette église abrite une «  Vierge allaitant  » du milieu du XIVe siècle.

Aime eglise saint sigismond routes touristiques de la savoie guide du tourisme de rhone alpesL'église paroissiale dédiée à Saint Sigismond, le dernier roi burgonde qui au Ve siècle apporte un appui décisif aux catholiques du royaume. Possédant des éléments du XVe siècle, l'édifice a été reconstruit dans la dernière partie du XVIIe siècle. Elle était alors « orientée », c’est-à-dire que sa porte d’entrée se situait à l’ouest et que son chevet était à l’est. Cet édifice évoque aussi l'art néo-classique, que l'on revisite au XIXe siècle après la découverte de Pompéï et Herculanum. L'église Saint-Sigismond comporte aussi un cadran solaire.

La première église située sur le hameau de la colline Saint-Sigismond, perd son statut aux XIII-XIVe siècles au profil d'un édifice roman bâtit à ses pieds. La légende raconte qu'elle aurait été édifiée par saint Jacques. Des fouilles ont permis de trouver des éléments d'édifices romain. Elle accueille désormais le musée archéologique Pierre Borrione. Créé en 1968, il expose près de 500 pièces, des vestiges romains à l’art baroque en passant par l’histoire des mines de la Plagne, ainsi qu’une magnifique collection de minéraux et fossiles.

L'Ancien prieuré et la basilique Saint-Martin d'Aime mérite aussi votre attention. La basilique romane du XIè siècle, repose sur une crypte et des absides souterraines du VIe siècle, qui entourent un chevet carolingien et un édifice romain. Les inscriptions latines et les fresques du XIIè siècle décorent un arc triomphal. La basilique Saint-Martin, dédiée à Martin de Tours se trouvait sur l'ancienne voie romaine Alpis Graia, qui reliait Milan en Italie à Vienne en France par le col du Petit-Saint-Bernard Désaffectée, elle accueille un espace muséographique.

Dans le bourg d'Aime, à l'angle de la rue de la Gare et de la voie ferrée se trouve la tour des Sires de Montmayeur, puissants seigneurs de Savoie. Edifice des XIIe et XIIIe siècles, le donjon et le corps de logis ont été entièrement restaurés. Elle commandait un pont à péage sur l'Isère, aujourd'hui, elle abrite plusieurs expositions. L’exposition permanente porte sur la construction des maisons de la vallée. Une petite histoire du vin est également proposée.

Quittez Aime en direction de La Côte d'Aimes par la D86 (64 km), située sur le Versant du Soleil de la vallée de la Tarentaise. La Côte-d’Aime, ce sont 10 villages échelonnés entre 800 m et 1 300 m. Église Saint-Laurent de la Côte d’Aime fut construite entre 1702 et 1714. Elle occupe sensiblement l’emplacement de l’ancienne chapelle Saint Laurent, et c’est à partir de cette chapelle qu’à été construit le chevet au chœur de l’église. L'église St-Laurent, à la Cote d'Aime, est un bel exemple d'architecture religieuse en Tarentaise.  N'hésitez pas à pousser la porte et soyez étonné par l'éclat du baroque.

Elle fut d’abord appelée église et paroisse de Saint Amédée de la Côte. En réalité, le premier patron de la Côte n’a jamais été canonisé, il s’agit du « bienheureux Amédée IX », qui fut duc de Savoie de 1465 à 1472 qui épousa Yolande sœur de Louis XI roi de France. Amédée IX était fils du duc Louis qui en 1442 avait « albergé » aux communiers de La Côte, le territoire qui par ailleurs est semblable à celui que nous connaissons aujourd’hui.

Alberger signifie que les coterains deviennent les propriétaires de ce territoire depuis le cours d’eau de l’Isère jusqu’à la Grande Parey. Pour remercier Amédée IX, les paroissiens ont fait peindre au sommet du maitre Autel un tableau le représentant. Il tient en main un cartouche sur lequel est écrit « pratiquez le discernement et la justice et chérissez les pauvres ». Sous le porche de l'Église Saint-Laurent de la Côte d’Aime : une peinture murale représente les quatre évangélistes. L’église comprend trois nefs et travées, une tribune et un chœur. La poutre de gloire est décorée et soutenue de part et d’autre par des angelots. Sur celle-ci, le Christ en croix est entouré de Marie et Saint Jean.

Sur le tableau du rétable du Rosaire, vous voyez la Vierge remettant le chapelet à Saint Dominique et Catherine de Sienne avec au-dessus, la Vierge couronnée par la Trinité. Le retable de l’autel dédié à Saint Joseph comprend un tableau où l’on voit Saint Joseph et Saint Antoine. Au-dessus, le Christ, Dieu le Père et la colombe du Saint-Esprit figurent la Trinité. Sur la chaire, remarquez les sculptures des quatre évangélistes et sur le dosseret, le Bon Pasteur.

Revenir vers Aime, puis suivre la direction de Macôt-la-Plagne, via la D86 (70 km). Situé sur le versant de l’ubac et s’étage de 600 à 2700 mètres d’altitude comprenant des champs de pommiers, poiriers, noyers, des prés, des forêts et pour finir la roche. Tout en profitant d'une vue imprenable sur le glacier du mont Pourri, partez à la découverte des nombreux monuments religieux et bâtiments d'autrefois. Si Mâcot-la-Plagne est surtout connue pour accueillir six des dix stations de ski composant le domaine de La Plagne : Plagne 1800, Plagne Centre, Plagne Villages, Bellecôte, Belle Plagne et Plagne Soleil. La commune accueille en son sein l'église Saint-Nicolas.

Il se voit de loin ce clocher de l'église Saint-Nicolas, surmonté d'un toit à l'impériale coiffé de deux bulbes. Décapité en 1794 par la révolution, il fut réédifié vingt ans plus tard, selon la même architecture  : toit à l’impériale surmonté de deux lanternons successifs coiffés chacun d’un bulbe. Lignes courbes... avant goût des décors baroques s'offrant à vous à l'intérieur ! Au-delà des retables, un mobilier intéressant est à découvrir : notamment les deux bas-reliefs du chœur et, sur les piliers à l'entrée de ce dernier, une Pietà du XVIIIe siècle et une Vierge à l'Enfant de facture plus ancienne.

Poursuivre vers Notre-Dame-du-Pré, via la D88 (82 km). L'accès du village en provenance Aime et Macôt-la-Plagne est douce, avec une route plus accessible et droite. Depuis les hauteurs de la commune, on bénéficie d'un panorama sur le mont Blanc, et la chaîne frontalière avec la Vallée d'AosteNotre-Dame-du-Pré fait face au sud au massif de la Lauzière, le col de la Madeleine et à la vallée des Bellevilles avec le Cheval Noir surplombant son entrée. Et sur sa face ouest, la montagne du Quermoz avec les villages de Montgirod et de Hautecour.

Eglise de notre dame du pre routes touristiques de la savoie guide du tourisme de rhone alpesLes amoureux d’authenticité sauront apprécier la ruralité des lieux, l’habitat traditionnel fait de pierres et de bois, les ruelles anciennes, la décoration soignée des façades, les lavoirs et fontaine au coeur du village … Situés à l’extrémité du village de Notre-Dame-du-Pré, l’église et son clocher veillent sur le site et semblent dominer et protéger toute la vallée… Sur son plateau d'altitude, tel un phare pour la vallée de la Tarentaise, l'église baroque de Notre-Dame-du-Pré du XVIIe siècle a succédé à un premier édifice plus petit du XIIe déjà consacré à Marie. Comme la proue d'un navire, elle vous attend entre village et champs !

L'église de Notre-Dame-du-pré, détient un retable sculpté par Pierre Antoine Marauet. Retable aux couleurs contrastées ou tabernacle aux fines colonnettes dorées : à vous de choisir. Parmi les angelots virevoltants, la patiente sainte Barbe tenant sa tour attend votre verdict après votre visite. Nous vous conseillons de vous rendreau hameau de Hauteville, à 30mn du village (accès uniquement à pied). Il permet de voir un large panorama sur la vallée et Moûtiers.

Descendre dans la vallée en suivant la direction de Moutiez via la D88 pour rejoindre la N90. La route est à fort dénivelé, en lacets (environ 27, certains avancent même le nombre de 37), ce qui peut donner la sensation d'une ascension interminable. Arrivée sur la National, prendre sur votre droite la direction Aime.

Prendre ensuite sur votre gauche la D88 et la D85B en direction de vos prochaines visites situées dans le village de Montgirod (106 km). Le village  est perché sur la base rocheuse du Siaix. Bâtie à l’aval du hameau, le long de l’ancien chemin qui monte de Centron, la chapelle Saint Jean-Baptiste s’impose à notre regard. Sa façade, très sobre contient un bénitier de pierre et une niche fermée par une grille moderne en fer forgé. La statuette de la vierge, de facture baroque en bois sculpté, ne correspond donc pas au vocable de Saint Jean. La porte en bois asymétrique semble très ancienne.

Encore entouré de son cimetière, l'Eglise de Saint Laurent de Montgirod est très ancienne. Elle est citée pour la 1ère fois en 1151 et dépend de la collégiale des chanoines de St Ours (Aoste). Comme de nombreuses églises de montagne en Tarentaise, celle de Montgirod, est installée en limite du replat où se trouve le village et de fait domine la vallée de l'Isère. 

La route forestière vous mènera à Hautecour (110 km), Hautecour est composé de cinq hameaux principaux étagés de 900 à 1200 m d’altitude. L’empreinte du passé est bien présente au coeur de ces hameaux de montagne : oratoires, chapelles et église témoignent de la ferveur religieuse des habitants de l’époque et renferment de vrais trésors artistiques. Au fil d’une promenade, empruntez les petites ruelles, découvrez leurs maisons anciennes, elles ont conservé une architecture locale typique privilégiant la pierre et le bois. Votre balade, vous conduira sur le promontoire rocheux où se dresse la chapelle néogothique Sainte agathe et Sainte Marguerite.

Au hameau de la Basse, vous découvrirez un vestige d’une époque pas si lointaine et très ingénieux, la “boueda” … vous connaissez ? Au fil d’une promenade sur le sentier artistique Lez’arts en Adret, vous découvrirez des créations in-situ originales, des hameaux joliment fleuris, des oratoires et chapelles, l’ancien four du village, des bachals en pierre, et la chèvrerie de Pradier ! 

Au dessus du plan d'eau, un clocher pointu se détache sur le ciel. ​Remarquable avec son clocher roman du XIIè siècle, l'église Saint-Etienne de Hautecour, avec des baies géminées surmontées d'arcatures lombardes, domine toujours les quartiers du village disséminés dans la pente et le bassin de Moûtiers... Un portail sculpté vous invite à aller plus avant à la découverte d'un édifice dans lequel les décors des siècles successifs se complètent dans une belle harmonie. Lors du réaménagement de l'édifice au XVIIe siècle, G. Cocher, maître-tailleur du village, sculpte le portail en pierres avec un arc au fronton interrompu, surmonté d'une statue de la Vierge à l'Enfant.

L'ensemble du décor peint de l'église Saint-Etienne de Hautecour, restauré en 1990, a été réalisé par les frères Artari en 1860. Ils ont peint les voûtes de la nef et du chœur : leur décoration, pleine de finesse, fait apparaître de saints personnages et des représentations symboliques illustrant les fondements de la foi. Au fond du chœur, le retable principal est réalisé en 1825 par Gilardi et Schira, sculpteurs de la Valsesia, en Piémont : quatre colonnes aux fûts lisses encadrent le tableau central où figurent les deux saints Etienne, l'un pape et l'autre martyr.

Dans les collatéraux, les deux retables de saint Antoine et du Rosaire ont mieux conservé l'esthétique baroque du XVIIe siècle. A noter, dans le collatéral droit, un bas-relief en bois sculpté, peint au XIXe siècle et provenant d'Italie, qui présente une Nativité entourée de nombreux personnages et animaux. Plus étonnant on trouve dans cette église Saint-Etienne de Hautecour, le tombeau d'un enfant du pays devenu Archevêque de Gênes:  Mgr Charvaz (1793-1870). Ce tombeau est réalisé en marbre de Vilette. Le buste de Mgr Charvaz qui domine l'édifice est en marbre de Carrare, preuve de  l’importance du personnage, le même buste existe dans la cathédrale de Gênes.

Le village montagnard d’Hautecour abrite de nombreuses chapelles dans nombre de ses hameaux. Hautecour possède un patrimoine naturel, culturel et artistique à découvrir absolument, c’est une étape incontournable de votre parcours touristique en Cœur de Tarentaise ! 

Descendre vers Moutiers, via la D85 (120 km). Ce qui frappe le visiteur qui s’aventure au départ de Hautecour, sur l’étroite route en lacets qui le mène jusqu’à Moutiers, c’est l’arrivée au village du Breuil, aux abords du plan d’eau avec une vue panoramique sur le mont Jovet, qui semble à portée de main, et sur la vallée des Belleville. Moûtiers, saura vous charmer par la richesse de son passé.

Prenez le temps de découvrir le centre historique de Moutiers avec ses musées, la cathédrale Saint-Pierre, l’ancien archevêché, les anciennes salines Royales. Terre d’histoires et de surprises, au détour d’une ruelle et de façades colorées ou en longeant l’Isère, vous trouverez des bâtiments classés qui se mêlent aux fresques de Street Art. La ville renferme de véritables richesses historiques et patrimoniales liée à son statut de Capitale de la Tarentaise dès le IIème siècle après JC. La ville fût le siège de l’ancien Evêché et les archevêques également Comtes de Tarentaise y exercèrent un double La perriere eglise saint jean baptiste routes touristiques de la savoie guide du tourisme de rhone alpespouvoir à la fois spirituel et  temporel. ​

La cathédrale Saint-Pierre de Moûtiers est une cathédrale catholique romaine, son architecture composite s'explique par les nombreuses transformations au cours des siècles : chœur roman, façade gothique, nefs néoclassiques. Le christianisme s'est organisé en Tarentaise au début du Ve siècle. C’est de cette époque que date probablement la première cathédrale dont l’histoire ne nous a pas laissés de traces. Sur le même emplacement, plusieurs édifices se sont succédés jusqu’au 11è s. On fit alors appel à des maîtres maçons lombards. Ces artisans du nord de l’Italie allaient se faire un nom des rives de la Méditerranée jusqu’en Angleterre ou en Allemagne pour certains.

Parmi les nombreuses œuvres artistiques, on peut citer la mise au tombeau du XVIe siècle, un remarquable groupe sculpté polychrome de grandeur nature. D'autres lieux sont symboliques de MoûtiersLe palais épiscopal de Tarentaise, accueillant le Centre culturel Marius Hudry et le Musée des traditions populaires de Moûtiers, lprieuré Saint-Martin du XIe siècle. Le prieuré Saint-Michel...

Direction le massif de la Vanoise, suivre la D915 jusqu'à La Perrière (143 km). Ne vous fiez pas à l'aspect austère des façades de l'église Saint-Jean-Baptiste (1718-1729) dont les enduits ont été ôtés lors de la restauration réalisée à l'occasion des Jeux olympiques de 1992... Ce sont les ors et les couleurs baroques qui vous accueillent à l'intérieur ! Reconstruite au XVIIe siècle, l'église Saint-Jean-Baptiste possède un retable majeur à la gloire de saint Jean-Baptiste accompagné ici de saint Grat et saint Guérin, respectivement invoqués pour la protection des récoltes et du bétail.

En 1772, Pignol réalise la toile centrale, représentant le saint patron, partiellement cachée par l'imposant couronnement du tabernacle baroque. Les retables latéraux ont une allure néo-classique plus sobre : à droite, celui du Rosaire a une toile de 1844 et, à gauche, celui de saint Sébastien qui était invoqué contre la peste. Le patron de la paroisse trône sur le dossier de la chaire sculptée en haut relief avec les quatre évangélistes : on retrouve ces derniers une seconde fois, peints sur la voûte du chœur. Ne manquez pas la toile posée sur les stalles sur la droite du chœur qui figure trois personnages identiques tenant un globe terrestre et coiffés chacun d'une tiare : c'est une représentation peu courante de la Sainte Trinité.

Continuez sur la D915 vers Bozel (157 km). Traversé par le cours du Doron, affluent de l'Isère, le bourg  prend son essor ensuite au Moyen Âge, autour d'une maison forte, et doit sa prospérité sous l'Ancien régime à son agriculture (vignes, élevage, production de fromages). À Bozel on marche sur les traces de l'histoire : la Tour Sarrazine, du XIIe siècle, laisse imaginer la puissance féodale des seigneurs Rouge de Bozel ; la chapelle Sainte Barbe du XVIe siècle rappelle la vigueur et l'ancienneté du christianisme dans la vallée, jusqu'à la Contre-Réforme baroque La Chapelle Notre Dame de Tout Pouvoir, 1741.

Votre étape à Bozel peut débuter par la découverte de l'église Saint-François de Sales, reconstruite en 1732 après avoir été fortement endommagée par des crues en 1666 et 1669. Ne subsistent de l'édifice précédent que la sacristie et le chœur. L'église fut ensuite agrandie au XIXe siècle. On remarque son clocher à double bulbe, unique dans la région. A l'intérieur, elle abrite un retable du XIXe siècle qui comporte des tableaux peints à Milan représentant la guérison d'un enfant et une reproduction d'une œuvre de Raphaël, une chaire sculptée et de grandes statues en terre cuite. Quant à la porte, elle est caractéristique du baroque savoyard avec sa niche, sur le fronton, où a été installée une statue de saint Pierre et ses anciens décors peints.

Autre bel exemple de patrimoine religieux, la chapelle Notre-Dame-de-Tout-Pouvoir, édifiée durant la première moitié du XVIIIe siècle pour remplacer une chapelle plus ancienne. Selon la tradition, une satue de Notre-Dame de Pitié ou de Compassion était placée dans une niche de la façade de l’église de Bozel, au dessus du portail. Aux XVe siècle, son pouvoir de guérison fut sollicité, et des résultats furent constatés. Cette statue fut alors appelée Champagny en vanoise eglise saint sigismond routes touristiques de la savoie guide du tourisme de rhone alpesNotre-Dame Miraculeuse vers le milieu du XVIIe siècle. Lieu de pèlerinage, elle constitue un parfait exemple de la richesse baroque en Savoie, avec ses nombreux décors peints, son plan en croix grecque, et son retable doré de 1754 qui abrite une statue réputée miraculeuse.

Prolongez votre escapade en direction de Champagny-en-Vanoise (162 km), via la D91B. Constitué de hameaux à l’habitat traditionnel en bois et pierre, le village s’est transformé en 1971 en une station de sports d’hiver à taille humaine. Vous apprécierez le charme du village, son église baroque et ses petites ruelles abritant chapelle et oratoires. 

Champagny-en-Vanoise se compose de deux parties bien distinctes, Champagny-le-Haut étant séparé de Champagny-le-Bas par les gorges de la Pontille. Le village du bas est organisé en hameaux, autrefois tous distincts, qui sont aujourd'hui regroupés autour de l'église baroque du XVII°siècle. L’église de Saint-Sigismond domine le village de Champagny-en-Vanoise. Impossible de la manquer. Elle se trouve à l’entrée du village de Champagny-le-Bas. Le vallon de Champagny le Haut (1500m) bénéficie du statut de site naturel classé depuis 1992 et est caractérisé par ses hameaux traditionnels groupés, inscrits à l'inventaire du patrimoine architectural.

Sur son promontoire en haut de la colline, telle une sentinelle, l'église Saint-Sigismond de Champagny-en-Vanoise est un bel exemple de l'art baroque en Savoie : elle fut reconstruite pour la 3è fois en 1683 sur son promontoire gypseux, les valsésians Calcia et Graullo adoptant le plan actuel avec son choeur, ses 3 travées et sa façade à portail baroque. Poussez les portes... et c’est un joyau de l’art baroque, entre dorures et couleurs vives qui se déploient sous vos yeux. Son extérieur très simple contraste nettement avec la richesse de la décoration intérieure, typique de l'art baroque : profusion du décor, usage immodéré des ors, des couleurs, des jeux de lumière, des lignes courbes, saturation de l'espace, mouvement, etc.

Le retable majeur de Jacques Clérant (1710), entièrement doré et peuplé d'une centaine d'angelots, en est une parfaite illustration : des anges musiciens accompagnent le Christ placé au centre, d'autres entourent l'Assomption de la Vierge et son couronnement. Le magnifique retable de l'église Saint-Sigismond de Champagny-en-Vanoise, entièrement doré et peuplé d’angelots, daté de 1710, est l’une des pièces remarquables de l’exubérante décoration de cette église.

Saint-Sigismond était un roi burgonde, qui avant d'être béatifié, fit notamment étrangler Sigéric, son beau-frère, pour permettre à un enfant de sa 2ème femme de monter sur le trône. Devant les armées de Clovis, il décida de fuir mais fut pris par les soldats de Clodomir qui le jetèrent ainsi que sa femme et ses enfants dans un puits près de Columna dans la région d'Orléans. La légende dit que l'eau de ce puits est miraculeuse.

Fin de cette deuxième étape de cette Route touristique "de l'Art baroque en Savoie".

Poursuivez ce parcours touristique en suivant : itinéraire du circuit 3 de la route touristique "de l'Art baroque en Savoie" dans la vallée de la Tarentaise.

Pour vous rendre sur la route touristique "de l'Art baroque en Savoie"

Couvert

Séez

8 °C Couvert

Min: 5 °C | Max: 9 °C | Vent: 8 kmh 198°

Le saviez-vous ?

N'oubliez pas !

Par respect pour les habitants et l'environnement, merci de respecter les panneaux signalétiques et consignes. Merci de respecter le droit de propriété et de ne pas pénétrer sur les terrains privés :

  • Observez le code de la route en tous lieux et en toutes circonstances, et soyez courtois avec les autres usagers que vous pourrez croiser sur votre chemin.
  • Camping et Feux interdits (pas de barbecue)
  • La nature est fragile et des chutes de pierres sont parfois fréquentes.
  • Veuillez ramasser vos déchets avant de partir.
  • Plus que les sacs plastiques ou les pailles, ce sont les mégots de cigarettes qui pollueraient le plus les océans. les filtres à cigarettes se dégradent très lentement. Deux ans en moyenne.
  • L'un des "petits gestes élémentaires" à accomplir : ne plus jeter ses mégots par terre. ​Pensez boite à mégots !

Nos coups de cœur sur la route touristique "de l'Art baroque en Savoie"

Hébergement :

Restauration :

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Date de dernière mise à jour : 11/08/2021