À la bataille de Bouvines, en 1214, on retrouve Hugues et Jean de Mareuil qui capturent le Comte de Flandres. Hugues et Jean avec une bannière de 10 chevaux, reçoivent de Philippe Auguste la baronnie de Villebois, et la famille devient alors baron de Villebois-Mareuil. Plus tard, un Raymond de Mareuil est mentionné dans les chroniques de Froissart, Seigneur de Mareuil, de Villebois et de Montmoreau (1356-1393), marié à Jovide de Montchaude, Dame de Vibrac et d'Angeac. Puis un autre grand seigneur fut Guy II de Mareuil (1466-1519), seigneur de Mareuil, baron de Villebois, seigneur d'Angeac, Vibrac, Bourzac et Pranzac, de Dompierre, Longayves et Saint-Christophe, sénéchal d'Angoumois.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, il faut attendre 1942 pour que la résistance s'organise sous l'impulsion de Dominique Vives, Mareuillais de souche. C'est à partir du hameau du Repaire, qu'il commande à un groupe d'une quarantaine de volontaires. La rue des Martyrs, et une stèle qui s'y trouve, commémorent ces hommes, des Mareuillais. La nouvelle localité possède un important patrimoine historique bâti comme les châteaux, églises, une aubaine pour les visiteurs et vacanciers amateurs de vieilles pierres et d'histoire. Sur le plan religieux, il faut ainsi citer, à Mareuil l'église Saint-Pardoux, de style roman, édifiée au XIIe siècle, mais qui a été considérablement remaniée au XVe. On admire en particulier son clocher carré orné d'arcatures, réputé comme l'un des plus beaux du Périgord.
Pour ce qui concerne cette fois les châteaux de la nouvelle commune de Mareuil-en-Périgord, le plus célèbre est celui de Mareuil qui fut le siège d'une des quatre baronnies du Périgord au Moyen Âge, avec Beynac, Biron et Bourdeilles. Le Château de Mareuil présente la particularité d'être un château fort de plaine, contrairement aux forteresses édifiées sur des éperons pour dominer les environs. Reconstruit au XVe siècle sur le site d’une place forte médiévale détruite pendant la guerre de Cent Ans. Au sein du Parc naturel régional Périgord-Limousin, l’imposante silhouette du château se dresse à l’entrée de Mareuil, laissant apparaître une résidence de plaisance de style gothique flamboyant du XVe siècle. Ses douves étaient autrefois alimentées par la rivière de la Belle. Le château possède une chapelle de style gothique flamboyant. Devenu propriété de la famille de Talleryrand-Périgord sous l'Ancien régime, le château est entretenu et même restauré mais rarement habité.
Accédez à la cour intérieure du château par un pont de pierre et une porte dotée d’une herse. Deux tours rondes encadrent l'entrée, constituée par une porte en anse de panier, donnant accès à la cour intérieure. Près de l'entrée se trouve la chapelle. En face de la porte d'entrée, dans l'angle opposé de la cour, s'élève le donjon carré qui renferme un escalier monumental. Les intérieurs sont généralement lambrissés et ornés de grandes cheminées de bois dans le goût du XVIIe siècle. À l'intérieur, les pièces sont décorées de belles peintures et meublées d’un mobilier d'époque Louis XV, Louis XVI et Régence. Constitué de bâtiments s'échelonnant du XVe au XVIIIe siècle, lieu de naissance du troubadour Arnaut de Mareuil au XIIe siècle, le château abrite une pièce consacrée au maréchal Lannes (Premier empire), aïeul des actuels propriétaires.
Le territoire de la commune de Mareuil-en-Périgord réserve à ses visiteurs d'autres châteaux. Tel le château des Barnardières, sur Champeaux-et-La Chapelle-Pommier : l'édifice présente la particularité de comprendre des éléments datant de l'époque féodale (XIIIe), et des remaniements effectués au XVIIe siècle. Deux singularité ont marqué l'histoire de cette châtellenie. Ainsi, au XIIIe siècle, dans une tour, réside un temps le célèbre Barberousse, bey d'Alger et amiral de la flotte turque. Plus tard, le domaine est au cœur de forges réputées pour fabriquer des munitions destinées à la marine royale.
Toujour à Champeaux-et-La Chapelle-Pommier, l'église Saint-Martin sur Champeaux est caractéristique du style gothique périgourdin, proche encore du roman. On remarque entre la nef et le chœur une coupole que surmonte un clocher carré percé de baies géminées. Ne pas manquer par ailleurs d'admirer la peinture ancienne, préservée sur la porte de la sacristie, qui représente une abbesse. Sur La Chapelle-Pommier, l'église Saint-Fiacre date du début du XIIe siècle et a fait l'objet de travaux de fortification durant la guerre de Cent ans : une chambre de défense est ainsi visible au-dessus du chœur.
Enfin, à Beaussac, un détour par le château d'Aucors n'est pas sans intérêt : édifié dès le XIe siècle sur un éperon rocheux naturel, le site fortifié fut tenu par les Anglais durant la guerre de Cent avant d'être repris par les Français en 1435 suite à un long siège. Au début du XVIe siècle, le logis puis une tour d'escalier sont reconstruits mais le site qui borde une falaise est de nouveau fort endommagé lors des guerres de Religion. Un siècle plus tard, un nouveau propriétaire lui redonne vie, le corps central étant encadré par des échauguettes et au XVIIe siècle, enfin, une spectaculaire terrasse surplombant le vide est ajoutée.
A Beaussac, on n'oublie pas l'église Saint-Étienne de style roman du XIIe et aux Graulges, l'église du XIIe siècle qui s'achève par un chevet plat et est dotée d'un singulier chœur de plan carré, dont la voûte forme une coupole. Sur la façade ouest, une rangée d'arcatures est soutenue par des colonnes aux chapiteaux ornés de feuillages et d'animaux. A Saint-Sulpice de Mareuil, l'église éponyme de style roman date du XIIe siècle et si son architecture semble sobre : une nef unique et un avant chœur voûté avec coupole que domine un clocher carré, c'est son portail au décor très ouvragé avec des anges et griffons sculptés qui retient l'attention.
Entre patrimoine historique et curiosité naturelle, les Cluzeaux de Saint-Pardoux-de-Mareuil valent également le détour, grottes naturelles qui furent aménagées et occupées par l'homme dès le Haut Moyen Âge. Des cavités sont utilisées comme réserves de grains, d'autres portent les traces d'étagères ou auges. Les historiens affirment qu'une communauté religieuse occupa également les lieux, des sarcophages mis au jour à proximité attestant de l'existence d'une nécropole sur cette colline. Enfin, à Leguillac, l'église Saint-Maurice a été édifiée au XIIe siècle et comme d'autres, a été fortifiée au XVe, entre la guerre de Cent ans et avant les guerres de Religion. Le clocher s'élève depuis l'une des deux coupoles surmontant la nef.